Gouvernance locale : autochtonie et graine tribale (1)

D’après le document du Bit, « à la lumière des critères d’identification contenus dans la convention n° 169 de l’Oit et du rapport de la Commission africaine sur les populations/communautés autochtones, les groupes qui peuvent être considérés comme autochtones au Cameroun sont les éleveurs Bororos et les chasseurs-cueilleurs encore appelés peuples des forêts ou vulgairement « Pygmées ». Les Bororos sont présents sur tout le territoire camerounais, mais se trouvent en plus grand nombre dans les régions de l’Ouest, de l’Est, du Nord-Ouest et dans le septentrion. Les peuples de la forêt quant à eux sont les Baka, les Bakola ou Bagyéli et les Bedzang. Ils sont ainsi appelés parce qu’ils sont les habitants originels des forêts du Cameroun.

Décentralisation : le serpent de mer du pouvoir

La convocation de la session extraordinaire de l’Assemblée le 13 décembre 2019 a laissé croire que l’on pouvait avoir quelque chose de concret pour la bonne tenue des élections locales annoncées pour le 9 février 2020, mais voilà que l’on sert au Camerounais un autre texte de loi sur la décentralisation. Un de trop, ou un de plus ? Le projet de loi portant Code général des collectivités territoriales décentralisées puisqu’il s’agit de ça, est la nouvelle pièce de distraction trouvée par le pouvoir pour gagner encore du temps.

Gouvernance : l’influence de l’impérialisme (4) Les reliques

Il a commencé par venir sur les côtes africaines prendre les Noirs pour aller en faire des esclaves dans des champs de canne à sucre en Amérique, ensuite il a édicté le Code Noir pour dire que ces esclaves étaient des sou hommes, il a qualifié le continent africain de tiers monde, il a écrit la charte de l’impérialisme pour venir le dominer, il est allé à la conférence de Berlin pour le diviser et le coloniser, après les luttes d’indépendance il est parti par la porte mais est revenu de plus fort par la fenêtre, et encore aujourd’hui il continue de dire au noir ce qu’il doit faire

Figures : Rudolf Duala Manga Bell, la résistance des premières heures

Et comme l’avait prédit le combattant de la liberté, l’Allemagne perdra la main sur le Cameroun 4 ans plus tard, en 1918, à la fin de la première guerre mondiale. La Société des nations (Sdn) nouvellement mise sur pied place le pays sous la double tutelle française et anglaise, lesquelles puissances qui, en application de la charte de l’impérialisme ont fait leur chasse gardée, sur laquelle elles gardent encore leurs mains invisibles

Gouvernance : l’influence de l’impérialisme 3 : la Conférence de Berlin ou le partage de l’Afrique

L’Afrique est donc entrée de plein pied dans la colonisation au sortir de cette conférence, désormais régie par la fameuse charte de l’impérialisme. La suite a été le réveil des consciences, les guerres d’indépendance avec les massacres à grande échelle, et l’accès à une indépendance qui reste questionnable aujourd’hui.

Gouvernance : l’influence de l’impérialisme (2) : Le Code noir

Mais il n’était pas question d’abolir l’esclavage et rester les mains croisées. Il fallait aller directement annexer le continent d’où venaient ces nègres moins que rien. S’ils n’ont pas le droit d’avoir un nom, combien de fois posséder une terre. Avant d’adopter le décret d’abolition, les Occidentaux prirent donc soin d’élaborer la charte de l’impérialisme, document guide de la partition de l’Afrique, qui sera discutée en profondeur au cours de la Conférence de Berlin, au pendant laquelle le Continent tel un gâteau d’anniversaire, sera partagé entre les convives.

Justice populaire : Nkongmondo ou l’autre expression du trop plein

Les membres du gouvernement peuvent aussi faire des sorties pour s’indigner de la recrudescence de ce phénomène, et proférer également des menaces vis-à-vis de ceux qui le perpétuent. Au-delà, le gouvernement devrait rassurer les populations, qu’elles n’ont plus besoin de se rendre justice, parce qu’en définitive, dans un état de droit, force doit revenir à la loi, et surtout quand elle connait la même application pour tous.