Mœurs : le piège de la contraception

Le plaisir sexuel serait devenu une obligation, de sorte que la gente féminine prenne des dispositions pour s’y adonner sans risques, immédiats en tout cas. Mais les conséquences à long terme sont incommensurables, et l’on se rend compte toujours un peu tard

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Lentement mais surement, une pratique a pris corps au sein de la jeunesse féminine camerounaise, celle de  l’utilisation des contraceptifs. Les conditions de vie, et la recrudescence du nombre des mères filles ont en effet contraint bon nombre de  filles à prendre des mesures drastiques pour éviter de devenir fille mère. Elles sont discrètement aidées en cela par leurs mères parfois, et les femmes mariées ou en couple ne sont pas elles aussi exemptes de la pratique. Parmi les méthodes contraceptives, la publicité vante plus l’utilisation du Norplant, présentée comme la méthode la plus sûre. Le Norplant consiste en 6 bâtonnets de silastic (caoutchouc de silicone), chacun mesurant 3,4 cm de long et 2,4 mm de diamètre. Chaque bâtonnet est rempli d’une hormone appelée levonorgestrel, une progestérone de synthèse. Le levonorgestrel est libéré dans le sang dès que les bâtonnets sont insérés sous la peau du bras. Le Norplant est efficace durant cinq ans ou moins, après quoi il est nécessaire de faire retirer les bâtonnets. On expérimente actuellement le Norplant II, fait de 2 bâtonnets au lieu de 6, ainsi que des implants biodégradables, dont les bâtonnets se décomposent lentement sous la peau. D’après le site internet www.extranet.who.int,  associé à l’Organisation mondiale de la sante, « les implants contraceptifs sous-cutanés sont très efficaces, faciles à utiliser et présentent un faible risque d’effets indésirables. Grâce à ces caractéristiques, ils constituent une bonne méthode de contraception pour les femmes vivant dans des milieux défavorisés. Cependant, les données relatives à la performance des implants contraceptifs comparés aux autres méthodes de contraception sont insuffisantes. »

Norplant Implants birth control device at the Laurence G. Paquin school for expectant mothers. (Photo by mark peterson/Corbis via Getty Images)

Contraceptif favori

Le Norplant est accepté comme contraceptif dans 26 pays. Il est surtout utilisé dans les pays en voie de développement, où il est offert gratuitement aux femmes. Environ 55,000 femmes ont utilisé cette méthode dans les recherches cliniques sur son efficacité et son acceptabilité. Selon la Fédération du Québec pour le planning des naissances, d’autres études ont démontré que ces recherches ont manqué de rigueur scientifique, en omettant d’inscrire aux dossiers les effets sur la santé, le refus de retrait du Norplant, le calcul du taux d’efficacité sans inclure le nombre d’abandons de la méthode. Par conséquent, la Fédération du Québec pour le planning des naissances recommande une extrême vigilance dans l’utilisation du Norplant. Aucune étude à long terme n’a été réalisée sur l’impact de ce contraceptif sur la santé des femmes ou sur la santé des enfants qu’elles ont eu après le retrait des implants. De même, très peu d’études ont été menées sur les effets de l’hormone contenue dans le Norplant sur les enfants conçus ou allaités alors que la femme utilisait cette méthode. Pourtant, plusieurs guides médicaux et pharmaceutiques recommandent de ne pas utiliser des progestérones de synthèse durant la grossesse, nommant cette hormone, levonorgestrel, comme un médicament augmentant les risques de malformation fœtale ou de dommages irréversibles au fœtus. En clair, après l’utilisation il est possible que l’on donne naissance à des enfants malformés ou présentant des anomalies de croissances, souvent imputés à des sorciers dans notre société

Priorité au plaisir

Le Norplant en effet, comme toutes les autres méthodes contraceptives modernes, est présenté dans les pays en développement seulement sous la facette de bienfaisance, les utilisatrices sont très peu sensibilisées sur les dégâts collatéraux que causent ces substances sur la santé de la femme et même sur son système reproductif. Quand une jeune fille, qui n’a pas encore accouché, prend sur elle de faire implanter une substance étrangère dans son corps pour l’empêcher de concevoir, elle ne se rend pas compte des risques qu’elle prend. Que ferait-elle si cet empêchement devenait définitif ?  Au-delà d’un effet fatal, du fait que les organismes réagissent toujours différents à des substances étrangères, des études poussées relèvent bien d’autres conséquences négatives. Le Norplant peut provoquer de l’acné ou l’apparition des boutons, les tensions mammaires comme  les seins gonflés, tendus, parfois hypersensibles et douloureux, des infections vaginales, les maux de têtes et les prises de poids. L’étude indique également que la pose d’un implant contraceptif estcontre-indiquée en cas d’insuffisance hépatique, de phlébite, d’embolie pulmonaire, de tumeur sensible aux hormones sexuelles, de saignements vaginaux inexpliqués. Combien parmi les filles et femmes qui se font implanter le Norplant prennent le temps de faire tous ces examens pour s’assurer qu’elles peuvent le prendre sans risque. On peut deviner qu’il y en a très peu ou pas du tout, car ces substances sont plus souvent prises en cachette.

Menace sur la population, au profit du plaisir

Le piège de la-non procréation

L’une des raisons pour lesquelles la gente féminine préfère aujourd’hui le Norplant, c’est d’après leurs commentaires sous cape ou entre copine, qu’il leur enlève le stress des grossesses indésirées, et surtout leur permet de mener leurs vies sexuelles comme elles veulent pendant 3 ou 5 ans. Ce qui est une simple trahison de la légèreté des mœurs de la société d’aujourd’hui. La dignité de la femme est ainsi bradée, le corps féminin est vulgarisé. Elle sait qu’elle ne peut pas avoir une vie sexuelle ordonnée, en conséquence elle prend des précautions pour être désordonnée pour un mandant de 5 ans, éventuellement renouvelables. La grossesse, la conception d’un enfant qui était jadis célébrée dans la société traditionnelle, parce qu’ayant été prise dans des conditions dignes et élogieuses, est aujourd’hui une abomination pour la jeune génération, parce qu’elle arrive dans un contexte de dépravation des mœurs, de déshonneur. Et au-delà des questions d’éthique, il ne faut pas non plus oublier que les méthodes contraceptives font partie du plan du malin pour contrer l’œuvre divin, qui a dit allez et multipliez-vous, tout le contraire des idéologies occidentales d’aujourd’hui qui travaillent à réduire la population humaine.

Roland TSAPI

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