Covid 19 : l’Afrique doit résister…pour toujours

Contre toute attente, le continent tient bon face à la pandémie, et a d’ailleurs de quoi faire plus, à condition de se décoloniser dans le mental

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Dans Un article du journal français Le point du 7 mai 2020, la journaliste Sylvie Rantrua se posait la question suivante : « Avec son milliard deux cents millions d’habitants, l’Afrique fait preuve, pour le moment, d’une étonnante résilience. Pourquoi ? Comment ? Jusqu’à quand ? »

Le monde s’étonne en effet de constater que le continent noir, constitué en majorité des pays pauvres et très endettés, habité par la misère, sous développé, en retard sur le plan technologique et scientifique, vivant encore dans la barbarie, affublé de tout autre qualificatif dégradant qu’on lui trouve, que ce continent sale résiste à la maladie qui fait des morts à la pelle chez les civilisés. Comment l’Afrique sans les mêmes moyens que l’occident arrive à résister à la pandémie ? La réponse est simple, en restant elle-même. C’est-à-dire naturelle, ou plutôt en puisant dans la nature. Dès les premiers signes de la maladie au Cameroun par exemple, les populations, indépendamment des mesures barrières venues d’ailleurs, dont elles ne savaient d’ailleurs rien, se sont simplement retournées vers la nature, et ont constitué, chacun en fonction de ce que la nature lui proposait sur le champ, une barrière qui jusqu’ici tient. D’aucuns, en fonction des positions qu’ils occupent dans la société, ont par la suite vulgarisé leurs recettes. Les autorités traditionnelles, les naturopathes, les guérisseurs, les hommes de Dieu, les chercheurs, tous ont à un moment ou un autre fait savoir qu’ils avaient une solution à la maladie. Et des solutions provenant de la nature, des médicaments, décoctions ou compositions faites exclusivement à base des plantes locales. Qui ont prouvé leur efficacité.

L’habitude occidentale de discréditer

Pourtant, l’organisation mondiale de la Santé a trouvé le moyen de mettre en doute ces solutions. Le 5 mai 2020, elle appelait les populations à se méfier des remèdes locaux non testés qui prétendent soigner le corona. L’organe Onusien de la santé mondiale estimait que ces médicaments devraient d’abord être sérieusement testés. Mais l’Afrique, qui quoiqu’on dise, tient debout devrait toujours se rappeler de la dernière place qui lui a été attribuée dans le partage du monde, et savoir que c’est en fonction de cette place que ceux qui croient tenir les rênes du monde continuent à s’adresser à elle.

Elle doit se souvenir que l’Organisation mondiale de la Santé est un organisme de l’Organisation des Nations Unis, et que dans la charte de l’impérialisme édictée par les puissances coloniales, l’article 22 dit : « L’Onu est notre instrument, nous devons l’utiliser contre nos ennemis et les pays du tiers-monde pour protéger nos intérêts.»  Cette  « charte » a été élaborée à Washington pendant la « traite négrière », ensuite discrètement négociée à la « conférence de Berlin en 1885 » pendant que les puissances Occidentales se partageaient l’Afrique ; renégociée secrètement à Yalta au moment du partage du monde en deux blocs après la deuxième guerre mondiale. L’article 25 de la charte précise que «  Notre devoir est de maintenir l’Afrique et d’autres pays du monde dans le sous-développement, la misère, la division, les guerres, le chaos pour bien les dominer, les exploiter et les piller à travers les « Missions » de « Nations-Unies ».

Pendant une conférence sur l’eugénisme de l’Organisation mondiale de la santé le 25 février 2009, le docteur Henry Kissinger, ancien Conseiller à la Sécurité nationale des Etas Unis en 1969 et Secrétaire d’Etat en 1973, disait : « Une fois que le troupeau a accepté la vaccination obligatoire, la partie est gagnée ! Ils vont alors accepter n’importe quoi, « pour le plus grand bien », on pourra modifier génétiquement les enfants ou les stériliser « pour le plus grand bien.» Contrôler le mental du mouton et vous contrôlez le troupeau. Les fabricants des vaccins peuvent s’attendre à faire des milliards, et plusieurs d’entre vous qui êtes dans cette salle êtes des inventeurs. C’est un énorme jeu gagnant-gagnant ! On diminue le troupeau et le troupeau nous paie pour leur fournir des services d’extermination. »

La réponse africaine

Le 7 mai 2020, le docteur Yagnigni Mfopou Euloge, médecin cancérologue à Yaoundé a adressé une lettre au ministre camerounais de la Sante publique, avec en objet « information relative à la mise au point d’un traitement curatif anti covid 19. » Il dit au ministre : « après conduite des recherches approfondies au sein de la clinique Les promoteurs de la bonne santé sise à Ngoa Ekelle Yaoundé, nous avons établi qu’une substance composée de deux substrats comestibles et sur laquelle plusieurs études scientifiques ont déjà été faites par le passé rend le virus vulnérable chez les personnes covid 19 positifs symptomatiques ou pas et au stade ne nécessitant pas l’admission en réanimation. Après avoir traité une quinzaine de patients covid 19 positifs avec succès et sans effets indésirables suites aux analyses biologiques, radiologiques, et scannographiques, nous avons l’obligation de porter ce fruit de la recherche scientifique à votre attention pour pouvoir encadrer et faciliter le traitement d’un grand nombre. » Cette nouvelle trouvaille vient se joindre à une kyrielle qui existent déjà, et à laquelle le gouvernement s’intéresse heureusement.

dans les forêts africaines, tout s’y trouve

Beaucoup d’enfants camerounais et africains ont grandi, soignés avec ce qui est encore affectueusement appelée la potion de grand-mère. Quand la grand-mère presse le jus d’une herbe pour soigner la blessure de l’enfant au champ, elle n’attend pas que l’Oms vienne tester son remède et le certifier. L’enfant se réveille le lendemain avec la plaie qui a séché et va continuer à jouer.

L’avènement du corona virus est en train de révéler l’Africain à lui-même, il n’est plus temps que l’africain mette au point une invention et attende que l’on vienne de l’occident lui dire que c’est bon ou pas, il est temps pour lui de déconstruire dans sa tête la colonisation et ses supposés bienfaits, et comprendre que le Continent est le berceau de l’humanité. Rien, même pas les déclarations de l’Oms, ne devrait décourager les Camerounais et les Africains dans cet élan de recherche, car que l’on le veuille ou pas l’Afrique démontre qu’elle peut se défendre et se soigner. Les puissants ont classé l’Afrique dernier de la classe, le bilan du covid démontre jusqu’ici le contraire. Et à la question de la journaliste française de savoir jusqu’à quand l’Afrique va résister à la pandémie, on peut lui répondre fièrement : pour toujours !

Roland TSAPI

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