Covidgate : les mauvaises pratiques confirmées par la Chambre des comptes

Au demeurant, les descriptions faites par la Chambre des comptes de la Cour suprême de la gestion du Fonds de solidarité Covid au Cameroun, peuvent faire de ce rapport d’audit un manuel de choix pour les cours magistraux de la mafia sicilienne. L’Assemblée nationale qui a refusé en juin de le réceptionner, prendra-t-il au moins acte de sa publication ?

Africains : réveillez-vous

Les ingénieurs zambiens sont-ils si invisibles qu’ils ne peuvent pas inventer un simple concasseur de pierres, ou un simple filtre à eau pour purifier l’eau de puits pour ces pauvres villageois ? Êtes-vous en train de me dire qu’après 37 ans d’indépendance, votre école d’ingénieurs n’a pas produit un scientifique ou un ingénieur capable de fabriquer de simples petites machines à usage de masse ? A quoi sert votre université alors…

Figure : Lottin à Samè le pasteur de l’inculturation

Mais ces difficultés firent plutôt ressortir en lui l’essence même du Noir, la fertilité de l’esprit en temps de souffrance. C’est dans cette douleur qu’il eut l’inspiration de composer plusieurs centaines de cantiques à la « negro spiritual », qu’il intitula Esew’a Bosangi, une compilation de plus de 400 chansons aujourd’hui reprises par des centaines de chorales à travers le pays et même dans le monde. Son œuvre musicale est présentée comme un véritable cri de révolte de l’homme noir en quête de libération. Avec ces chansons, il gagna progressivement le cœur des populations, ses chanteurs vinrent de tous les quartiers de Douala et de toutes les religions, sans distinction. Les familles éprouvées par des deuils prirent l’habitude de l’inviter en vue d’organiser des veillées funèbres, où il faisait des prêches de plein air, agrémentés par ses chants d’une profonde consolation.

Sport : le mépris déguisé des acteurs par les gouvernants

Comble de tout, alors que les Lionnes indomptables de handball tirent le diable par la queue, le ministre des Sports, annonçait après le match Cameroun Cote d’ivoire, une prime spéciale de 5 millions de francs du chef de l’Etat pour chaque joueur de l’équipe nationale de football. Soit 115 millions de francs cfa au minimum pour les 23 joueurs, alors que les Lionnes indomptables de handball ont besoin de bien moins que cela pour une représenter dignement le Cameroun en Espagne. Pour récupérer les victoires des jeunes en aval, il faudrait au moins songer à leurs souffrances en amont

Economie : la face visible de l’endettement de l’Etat

Et dire que pour essayer de rembourser le peu de dettes qu’il arrive à faire, l’État continue de s’endetter. On déshabille Pierre pour habiller Paul, le temps de se rendre compte que Pierre est désormais nu. La gouvernance publique est une fois de plus interpellée, si l’on veut un jour sortir de la spirale de la dette, les ordures qui s’entassent dans la rue faute de ramassage, en est aussi une conséquence.

Modification de la Constitution : à qui profitait le crime

Aujourd’hui les évidences parlent. Les deux mandats que le président Paul Biya a pris après la modification de la constitution auront été ceux qui ont noyé tout ce qu’il pouvait mettre de positif à son actif depuis sa prise du pouvoir en 1982. 3 ans seulement après qu’il ait rempilé en 2011, grâce à cette modification de la loi fondamentale, la partie septentrionale du pays s’est embrasée avec l’apparition du Boko Haram. 5 ans après, en 2016, c’est la crise anglophone qui prend le relais. Partie d’une simple revendication corporatiste, on en est aujourd’hui à la guérilla urbaine, avec des bombes artisanales ou pas qui explosent dans les taxis. Les morts se comptent par milliers, les souffrances induites sont intenables. La Constitution aurait été respectée que Paul Biya serait parti en 2011, que le Cameroun n’aurait peut-être pas connu tout ceci, ou si cela arrivait ce serait derrière lui, qu’une autre personne aurait porté le chapeau. Mais jamais plus à présent, il ne pourra pas s’en dédouaner, l’histoire retiendra que c’est sous son règne que l’unité, qui fait partie des valeurs nationales, aurait été la plus fragilisée. Et comme on se demande souvent dans les enquêtes policières, à qui le crime aurait-il finalement profité ?

Figure : Njoya Ibrahim et l’écriture Bamoun

les administrateurs français vont affaiblir Njoya qui sera privé de ses pouvoirs traditionnels autour de 1924. Il est finalement arrêté et exilé à Yaoundé en 1931, en compagnie de quelques proches et fidèles. Il y meurt le 30 mai 1933. Bien évidemment, l’administration française, dont le but était d’effacer la culture africaine, interdit les langues camerounaises et l’usage de l’écriture du Roi Njoya en particulier, qui disparut progressivement des usages, au profit de la langue française. Depuis 2002, des initiatives sont entreprises à l’occasion des festivals pour la réhabiliter, mais du chemin reste encore à faire, avec le poids colonial qui pèse encore.

Pouvoir : comment Paul Biya a pu durer

Avec cette décision de la Cour Constitutionnelle, la voie était désormais ouverte pour la nouvelle candidature de Paul Biya à la présidence de la république en 2011. L’objectif de l’appel de la Lékié le 6 novembre 2007 avait été atteint. 14 ans après, la même Lékié a initié le 1er novembre 2021 un autre appel, cette fois pour une nouvelle candidature de Paul Biya à la magistrature suprême en 2025, quand il aura 92 ans. L’histoire va-t-elle se répéter ?

Changement : la responsabilité collective

Chacun veut voir ses enfants grandir, mais personne ne pose la question « pour aller où et pour vivre dans quelle société ». Certains se préparent à envoyer les leurs à l’étranger et même y prendre la nationalité, mais ce que vivent les Camerounais en Guinée équatoriale est aussi un message. Il est plus que temps de penser au Cameroun à laisser aux enfants, si tant est qu’on les aime comme on le proclame tous les jours. On ne peut accoucher les enfants camerounais, et préparer leur avenir à l’étranger