Torture de Ndu : la victime abandonnée à son sort ?

En tout état de cause, il ne faudra pas seulement que l’opinion soit informée à la fin qu’il est décédé à la suite d’un sepsis sévère, comme cela avait été le cas pour le journaliste Wazizi. L’Etat a en tout cas intérêt à ce que Jean Fai ne succombe pas à cette torture, il portera sa mort sur la conscience et surtout projettera à ses partenaires l’image d’un Etat tortionnaire, car ce sont de tels actes qui ternissent l’image du pays à l’extérieur, et non pas les marches dans les rues.

Armée : les hommes du déshonneur ?

En regardant de plus près la vidéo on ne peut s’empêcher de se poser ces questions. La méthode utilisée, la technique du corps mouillé pour le rendre plus sensible à la douleur, l’utilisation de la machette à plat sur le dos et les plantes de pieds, alors que les jambes sont maintenues au sol dans une position précise, tout cela ressemble à la mise en application d’une leçon bien apprise. Où ? Plus, dans la sinistre pratique, inhumaine, on entend une des voix de tortionnaire qui dit que c’est comme cela qu’ils traitent les étudiants, qu’on appelle ça la manœuvre. Pour dire simplement qu’ils savent bien ce qu’ils font.

14 février : L’hypocrisie de l’amour

Au nom de l’amour on tue, on violente, on jalouse, on déteste, on porte plainte, on met le feu aux maisons, on vole les enfants, on casse les voitures, on bagarre dans les rues, on triche, on détourne les deniers publics, on développe la malhonnêteté, on ment éhontement, on sèches les cours, on abandonne le travail en prétextant la maladie, on désobéit aux parents envers lesquels on devient insolent, l’amour est devenue source de tous les maux en somme.

Figure : Pierre Kamdem Ninyim, la jeunesse sacrifiée

Il sera fusillé le 3 janvier 1964 à Bafoussam » sur la place publique, face à une population estimée à 40 000 personnes, sommées par les autorités d’assister au supplice. A 23 ans, tout jeune et plein de vie, le pouvoir offrait son corps en spectacle. Ce pouvoir pensait peut-être tuer Kandem Ninyim, mais c’est toute la jeunesse qui était ainsi assassinée, cette jeunesse que le pays célèbre le 11 février, à sa manière.

Evolution : quand internet déconnecte l’homme de l’homme

Dans une de ses chansons, la chanteuse Céline Dion dit qu’elle apprendra à son enfant à toucher à tout mais à ne jamais en dépendre. La jeunesse africaine devrait faire sienne ce conseil, car derrière les aspects positifs qu’offre la première face d’internet, se cache un piège dont il n’est pas aisé de sortir une fois qu’on se laisse aller. Si rien n’est fait en milieu jeune l’on va droit vers une société virtuelle demain, dans laquelle les hommes seront isolés chacun dans son coin et complètement étranger aux autres, car il ne faut jamais l’oublier, en se connectant à internet, l’homme se déconnecte de l’homme.

Entreprises publiques : objet des titres fonciers pour certains dirigeants

Les concernés eux-mêmes, ces directeurs généraux et leurs adjoints pouvaient remettre les choses en ordre en remettant le tablier, s’ils avaient le sens de l’honneur. Sauf que les personnes avec le sens de l’honneur font partie d’une espèce en voie de disparition au Cameroun, où on ne quitte pas la mangeoire sans y être contraint. L’impossible retour à la normale en somme. Il vaut donc peut-être mieux que chacun reste à son poste, « En attendant Godot. »

Football : quand le Chan 2020 s’achève sur les conflits de la fécafoot

Bref, pendant que le chan se jouait dans les stades, une autre compétition s’était ouverte dans les couloirs de la fécafoot, une énième qui est bien partie pour durer. Seule vœux, que cette compétition s’achève une fois pour toute avec un seul vainqueur, le football camerounais qui n’a que trop souffert en captivité, depuis qu’il a été kidnappé avec le départ de Iya Mohammed, en 2009, cela fait 11 ans aujourd’hui.

Figure : Kamé Winton Samuel, le théoricien du parti unique

A l’époque, la gendarmerie nationale camerounaise est commandée par le lieutenant-colonel Aurousseau ; l’Armée de terre par le lieutenant-colonel Gaillet ; la Marine basée à Douala par l’enseigne de vaisseau Hubert ; l’Armée de l’air par le commandant Jeguou ; et l’École militaire interarmes par le capitaine Baron Louis, tous des expatriés. Kamé Samuel souhaite que la camerounisation des commandements se fasse de façon accélérée mais sans préjudice de la qualité des Forces armées en matière de technique et de discipline. À ce sujet, il considère qu’aucun emploi ne doit être confié à un membre de l’assistance technique s’il existe un Camerounais susceptible de l’occuper valablement