Douala : voies urbaines, les patrouilles des troubles

Et il ne faudra pas que le pire arrive avant que l’on ne songe à suspendre ces patrouilles et redéfinir leurs missions, tout en partageant les rôles et en désignant clairement celui qui portera le chapeau, en cas de problème. On accuse déjà les usagers de la route et surtout les conducteurs des motos d’être indisciplinés, mais dans les cas d’espèce, la violence et l’indiscipline proviennent de ceux qui sont justement chargés de lutter contre le fléau.

Développement : le surendettement du Cameroun sans impact visible

On est là dans un cas de figure où un père a contracté des dettes dans toutes les banques, au quartier il doit des fortes sommes aussi au boutiquier du coin, il meurt en laissant une maison qui suinte de partout avec de meubles abimés, et les enfants héritent des dettes et des crédits au quartier qu’il doivent payer, sans savoir à quoi ils ont servi. Peut-être le père s’était-il entendu avec les différents créanciers pour qu’ils viennent récupérer la maison après sa mort ? Sait-on jamais !!!

Corona virus : le forcing du vaccin

Il faut dire que cette opacité entretenue volontairement n’est pas de nature à favoriser l’adhésion souhaitée. Le protocole étatique et la grandeur des cérémonials n’entament malheureusement en rien la suspicion née autour des vaccins contre le coronavirus, du fait de la célérité avec laquelle ils ont été mis au point alors que d’autres épidémies comme le Sida n’ont pas connu la même mobilisation. Et une dernière question ne cesse de brûler les lèvres, que cache la mobilisation autour du covid 19 et de son vaccin ?

Figure : Guillaume Oyono Mbia et les trois prétendants…

Cela fait 57 ans que cette œuvre a été écrite, et les problèmes soulevés sont toujours d’actualité. La société reste encore interpellée sur le système de la dot comme frein au mariage des jeunes filles, et sur cette tendance à ne pas demander l’avis de la jeune fille que l’on veut envoyer en mariage, étant plus intéressé par la grosseur du portemonnaie du prétendant que du bonheur de la jeune fille. De l’au-delà, Guillaume Oyônô-Mbia rappelle encore à la conscience collective, à ceux qui demandent des porcs « long chassis » comme dot, que la fille n’est pas une chèvre…à vendre

Justice : les huissiers en voie de disparition au Cameroun

A moins que le gouvernement n’ait décidé de se passer d’ici quelques années des services de ce corps, il reste incompréhensible que le silence continue d’être gardé. Lors de la rentrée solennelle de la justice de 2021, le premier président de la cour suprême, de même que le procureur général auprès de ladite institution, ont rappelé que la non-exécution des décisions de justice faisait le nid de l’injustice et décrédibilise la justice camerounaise. Comment les cas de non-exécution de ces décisions ne vont pas foisonner, si les huissiers de justice à qui revient cette phase de la justice, sont devenus des laisser pour compte ? Quand les acteurs de la justice sont autant victimes de l’injustice, que dire des simples justiciables

Morts en série : un rappel de la vanité de la vie

Ces morts en série nous rappellent simplement que nous sommes de passage sur terre, quelle que soit l’importance que les hommes nous accordent, quelle que soit la fonction que nous occupons, quelle que soit la richesse que nous avons amassée. « Chaque jour de ta vie est un feuillet de ton histoire que tu écris », dit un proverbe arabe. Aux vivants de l’intégrer, et se pose chaque jour la question simple : ai-je bien écrit mon histoire ?

Christian Cardinal Tumi : et si c’était un gâchis ?

Le constat est amer mais réel, le messie envoyé par le pape, que le président Paul Biya croyait recevoir il y a 33 ans s’est révélé être plutôt un empêcheur de s’accrocher en paix au pouvoir. L’homme de Dieu a toujours eu un franc parlé, mais est-ce pour autant une raison pour le renier et ne pas lui accorder la considération due ? Le goût et l’avidité du pouvoir ont aveuglé les gouvernants, les empêchant de voir les valeurs de l’homme et profiter de ses conseils, les mettre en application. A cause de l’orgueil du pouvoir, le Cardinal aura un été en fin de compte une mine d’or inexploitée pour le Cameroun, un véritable gâchis.

Figure : Christian Cardinal Wiyghan Tumi, l’humilité jusqu’au bout du trajet

Alors que rien ne lui manquait et que les propositions lui étaient faites dans ce sens, il a refusé de se faire évacuer à l’étranger pour se soigner, expliquant à l’un de ses confidents de dernière heure Elie Smith, que les médecins étrangers chez qui on veut l’amener sont formés à la même école que ceux qui sont au Cameroun, et ensuite que lui en qui se reconnaissait une bonne partie de la population démunie, s’il allait se soigner à l’étranger, où ira-t-elle ? Au luxe insolent des hôpitaux huppés d’Europe, où l’on meure quand même malgré les machines sophistiquées branchées sur soi, il a choisi la modestie de sa chambre à l’archevêché pour remettre à Dieu son souffle, avec sans doute, comme Jésus à son époque, cette prière de compassion envers certains : « Père pardonne leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font »

Extrême Nord : le chemin de croix à la recherche d’une goutte d’eau

que font les représentants des populations locales ? Le département du Mayo Tsanaga qui est pris en exemple ici, compte 6 députés, donc 5 du Rassemblement démocratique du peuple camerounais au pouvoir, et un de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès, son allié. Ces derniers roulent dans des voitures payés par ce bas peuple, ont des salaires payés sur le dos de ces derniers, et en plus bénéficient de 8 millions de francs Cfa chaque année pour mener des micros crédits parlementaires en faveur de ces pauvres, mais qu’en font-ils ? 4 millions de francs sont suffisants pour faire un point d’eau et construire une pompe à motricité humaine. Ça ferait 2 forages par député, soit 12 par an, en 10 ans le département aurait eu 120 points d’eau, répartis dans les 7 communes qui le constituent, soit au moins 17 points d’eau chacune, les populations n’en demandent pas mieux. A chaque élection on présente pourtant cette région, volontairement maintenue dans un état de misère poussée, comme celle qui donne des scores à la russe au parti au pouvoir et à ses alliés, mais qu’ils laissent en retour… mourir de soif. Pourquoi ?