Crise anglophone : gestion orientée vers la conservation du pouvoir

Au mois de janvier 1960, l’indépendance fut proclamée au forceps, et l’on sait où on en est aujourd’hui, à une parodie d’indépendance. Le régime avait couvert le pied, mais la blessure restait en dessous, l’objectif étant de conserver son pouvoir. Le déroulé de la crise anglophone et les réponses du gouvernement ressemblent étrangement au scénario de ces années de braise. Tant que le régime en place se maintient au pouvoir, tout va bien, et les morts ne comptent que pour ceux qui veulent bien les compter et s’en émouvoir. Pour le reste, je cite Paul Biya « tant que Yaoundé respire, le Cameroun vit…

Développement : l’Afrique toujours sur le mauvais chemin

Sauf qu’ils n’avaient pas compris que même s’ils produisaient des milliers de tonnes de café ou de cacao, il fallait attendre que le blanc vienne l’acheter. Et s’il ne l’achetait pas, le cultivateur ne pouvait pas le consommer comme il aurait dû consommer son macabo. En plus, le colon fixait le prix qu’il voulait, il continue d’ailleurs de le faire, pour la production que les paysans ont mis toute leur énergie à faire.

Figure : Ernest Simo, l’inventeur du Vsat

Pour lui il n’y a aucun doute que les scientifiques camerounais peuvent faire briller davantage les couleurs du Camerounais dans les laboratoires les plus prestigieux du monde, et pour y arriver ils doivent être « courageux, ambitieux et se laisser entraîner par les forces gravitationnelles de la curiosité et de l’innovation. Visez très haut, ciblez la lune, parce que quand bien même vous la ratez, vous vous retrouverez parmi les étoiles. »

Sida : mission accomplie ?

, un média français met en garde contre les fausses idées qui continuent d’être reçues. La première est qu’on ne meurt plus de sida, ce qui est faux, et les chiffres de l’Onusida le confirment. La deuxième est que la pilule protège contre le sida. Non, la pilule est un moyen contraceptif qui permet d’éviter une grossesse, mais ne peut limiter les risques de transmission du Vih dans l’organisme lors d’un rapport sexuel non protégé. L’autre fausse idée propagée autour de la maladie est qu’elle ne touche que les homosexuels, mais il est établi que même si la communauté homosexuelle a été la première à être touchée par cette épidémie, elle a également été la première à se protéger et même efficacement. Enfin, l’idée selon laquelle on ne peut pas avoir d’enfant quand on a le sida n’est pas fondée, il suffit d’anticiper la grossesse afin de bénéficier d’une prise en charge médicale adaptée et d’éviter le risque de contamination de l’enfant…de quoi garder espoir. En restant prudent.

Can 2022 : le saupoudrage des villes

A l’Assemblée nationale, les députés ont voté quelques lois à ce sujet, juste pour donner un sens à leur existence. Il est évident qu’après le saupoudrage exigé par les maires des villes, le problème des villes camerounaises ressurgira de plus belle au lendemain de la Can. Et il en sera ainsi jusqu’à ce que les gestionnaires du pouvoir et des villes camerounaises, comprennent que la beauté d’une ville ne se résume pas au rafraîchissement de la peinture sur un mur la veille de noël ou aux casses de quelques kiosques occupants des trottoirs, elle est assise sur la planification contenue dans les textes, et dont la mise en application ne se fait pas en pensant à son ventre et aux prochaines élections, mais en pensant à la prochaine génération.

Déchéance du sport: qui blâmer ?

Méprisés, ils sont pourtant des soutiens actifs ou passifs au régime. Dans la plupart des cas, ils choisissent de se battre entre eux, se mettant bien souvent au service de vulgaires imposteurs pour broyer leurs camarades, jusqu’à ce qu’ils se retrouvent eux-mêmes dans la position de victimes. Les populations camerounaises les soutiennent avec passion (et compassion, le cas échéant) mais les malheurs desdites populations ne semblent pas toucher ces stars qui, à chaque fois, se taisent ou ajoutent leur voix à celles de leurs bourreaux

Africains : réveillez-vous 2eme partie

. Pendant que les ingénieurs sont dans les champs en Asie et en Inde, en Afrique ils sont dans les bureaux, et en fin d’année, les ministres du Commerce font leur bilan pour dire combien de milliards ont été dépensés pour acheter le riz produit par ceux-là. Comme dit Field Ruwe : « Nous pensons que le développement peut être généré en nous asseyant de 8h à 16h derrière un bureau portant une cravate avec nos diplômes accrochés au mur.»
A méditer

Figure : Ndeh Ntumazah, l’incompris

J’écris donc cette préface pour l’encourager à dire au monde si c’est notre conception de la politique ou la sienne qui était fausse. Pour l’encourager à nous éduquer sur la façon dont nous devons concevoir la politique, la manière avec laquelle nous devons concevoir la vie en général, comment nous devons concevoir le progrès, la richesse et le développement. Et tout ceci parce qu’il me paraît toujours difficile de comprendre comment un individu peut choisir de voir les choses différemment que le reste de l’humanité, et pour aussi longtemps.

Compétitions : la Can 2021 de toutes les humiliations

Avec la dernière correspondance du secrétaire général de la Caf avec un contenu aussi humiliant, un Etat souverain fier devrait à ce stade, se retirer simplement de l’organisation de cette compétition, quitte à supporter toutes les conséquences de droit et payer fièrement toutes les amendes que cette décision entraînerait. La fierté d’un pays ne se négocie pas, et ne peut pas se jouer sur des stades de jeu, en plus sans enjeux. La Can de la fierté du renouveau aura été plutôt la Can de toutes les humiliations.

Covidgate : audit public, et après

La décision de poursuivre les auteurs de ces détournements, sera-t-elle judiciaire ou politique, qui donnera un sens au rapport d’audit de la Chambre des comptes, en déclenchant une action judiciaire ? Pour le moment le public semble simplement moqué, par l’absence de réaction d’aucune institution, même pas l’Assemblée nationale depuis la publication du rapport, et par l’attitude des auteurs de ces dérives, dont aucun n’a osé jusqu’ici avoir le sursaut d’honneur de démissionner pour se mettre à la disposition de la justice.