Crises sociales : faut-il abolir tout le système?

Le président de la république va-t-il signer par exemple le décret d’application de l’article 66 de la Constitution sur la déclaration des biens et avoirs des dirigeants, afin d’endiguer cette course à l’enrichissement promotrice des niches de corruption à tous les niveaux des administrations, va-t-il dissoudre l’Assemblée nationale et le Sénat pour permettre qu’il y ait un souffle nouveau, va-t-il faire une purge du gouvernement actuel, ou va-t-il remettre toute la loi fondamentale sur la table pour qu’elle subisse des modifications sans intérêts personnels, comme ce fut le cas pour Lincoln avec le 13ème amendement de la Constitution des Etats Unis ?

Media : pour ou contre la société ?

L’une des vielles missions des médias, c’est de faire la veille de la cité, voir le danger qui arrive de loin et prévenir. Et si un matin la cité se réveille complètement rongée par une gangrène, on peut logiquement se poser la question de savoir pourquoi les médias ne l’ont pas vue venir. Et même quand elle est déjà là, les média aident-il à la justifier ou à la soigner ?

Figure : Jean Paul Pougala, militant de l’indépendance alimentaire

En utilisant moins de la moitié des terres africaines, la Chine parvient à nourrir convenablement 1,3 milliards d’habitants et de fournir l’Europe en divers produits alimentaires comme le soja, la tomate etc. Pour lui, l’Afrique a besoin de détruire tous les champs de cacao et de café qui ont la fâcheuse caractéristique de ne rien laisser pousser en dessous, pour mener sa propre révolution agricole en cultivant ce qu’elle peut contrôler et ce qui peut lui donner une récolte tous les trois mois, et non 12 comme pour le Café et le cacao. »

Gestion publique : 29 ans d’attente du Sigipes

Près de 8 milliards s’étaient ainsi envolés, et on ne sait non plus de qu’est devenu le consortium Cameroun Audit Conseil-CBL Consulting. Le marché a été re attribué aux tunisiens pour 4 milliards 200 millions supplémentaires, avec un autre délai de 24 mois, soit jusqu’en mai 2023. On sera ainsi à 29 ans que le Cameroun court derrière un logiciel de gestion du personnel de l’Etat, et 11 milliards 800 millions de francs cfa dépensés ! Si jamais ce délai est respecté, il y aura alors, mais alors seulement à ce moment-là espoir que le traitement des dossiers des fonctionnaires se fasse avec célérité, si tant est que le gouvernement compte sur ce logiciel. En attendant, les promesses du ministre de la Fonction publique aux élèves professeurs risquent d’être des promesses. Sans compter qu’elles s’adressent à des personnes qui n’ont encore rien demandé, alors que les mécontents… attendent toujours.

Assemblée nationale : l’Union pour le statut quo

A moins que les membres de cette coalition ne rendent publics les accords paraphés de tous et répartissant entre eux les postes qui reviennent de droit à un groupe parlementaire. Autrement, l’Union pour le changement du 11 mars 2022 ressemble à tout point de vue à un braquage qui a mal tourné au moment du partage du butin. Les députés dit de l’opposition, dont certains se réclament même être de proposition, voulaient une fois de plus se payer des avantages sur la tête du peuple, en prenant soin, comme tous les hommes politiques, de préciser dans leur déclaration qu’ils avaient à cœur de défendre les intérêts du peuple. Les députés du parti au pouvoir au moins fonctionnent à visage découvert, ils ont la majorité parlementaire pour mieux protéger un gouvernement qui a réussi l’exploit de transformer le pays en poudrière en attente, avec les préavis de grève désormais au mètre carré. Ceux dit de l’opposition veulent hélas laisser croire qu’ils font autrement, mais cette hypocrisie politique ne sert pas le peuple

Grogne des enseignants : Nalova entre devoir et loyauté

Elle en est consciente, mais oserait-elle faire son devoir jusqu’au bout, en rendant son tablier pour témoigner de sa totale sympathie pour la cause des enseignants qui la regardent, avec une chance de décrisper l’atmosphère, ou va-t-elle malgré tout rester fidèle à celui à qui elle doit son ascension sociale, au risque de rentrer dans le même registre de l’hypocrisie politique ? Entre devoir et loyauté du ministre Nalova, se joue également le sort du mouvement « On a trop supporté » et l’opération « craie morte »,

Grogne des enseignants : la logique du pourrissement ?

A chaque fois ils ont du se calmer après des réunions comme celles qui sont convoquées dans divers ministères depuis le début de l’opération « craie morte », réunions au cours desquelles les promesses ont toujours été faites, après avoir flatté leurs égos avec les expressions comme « vos revendications sont légitimes », « le gouvernement va prendre des mesures ». Une fois rentrés dans les classes, les dossiers étaient tout de suite remis dans les tiroirs-cimetières des bureaux ministériels, et priorité donné à autre chose

Figure : Thaddée Nya Nana, victime du leadership politique

Thaddée Nya Nana, réputé être une forte tête, qui en plus s’opposait ouvertement à Samuel Kame, était vite rangé dans le même registre que les Victor Kanga ou Jean Mbouendé, qui malgré leur appartenance au pouvoir, était soupçonnés d’être de mèche avec les nationalistes, c’est pourquoi dès que l’occasion se présentait le système en profitaient pour s’en débarrasser, et parfois les méthodes était aussi radicales que la pendaison. Ce fut le cas de Thaddée Nya Nana le 19 novembre 1965, alors qu’il avait 44 ans, pendu avec un présumé complice du nom de Yitna. Une autre victime de ses convictions.

Consommateurs : ces droits inconnus

Dans nos villes, il y a des bailleurs qui ont construit des maisons qui ne respectent déjà aucune règle en matière d’habitat, avec des pièces exiguës, sans toilettes, dans des endroit où ils ne peuvent pas eux-mêmes arriver à cause des marécages ou des pistes impraticables sur les flancs des collines, qui logent dans le même bâtiment des privés qui ont besoin de tranquillité, des soudeurs métalliques dont les machines font du bruit à longueur de journée et des tenancier des bars qui produisent un vacarme indescriptible tous les soirs. Pour bien montrer que l’argent seul les intéresse, ils demandent aux locataires de se débrouiller pour avoir de l’eau ou de l’électricité, refusant de dépenser de l’argent pour faire des adductions principales ou des branchements mère. Tout ceci est fait en totale violation des droits des consommateurs que sont les locataires.