Figures : André Marie Mbida, l’inconnu premier chef d’Etat camerounais

André-Marie Mbida refusa de souscrire à l’idée de parti unique et jusqu’à sa mort, le PDC refusa de s’intégrer à l’Union camerounaise et plus tard à l’Union nationale camerounaise. Il abandonna pratiquement la vie politique. Les derniers moments de sa vie furent quelque peu pénibles car faits de solitude. En 1980, il connaît une nouvelle évacuation sanitaire, mais meurt aveugle à l’âge de 63 ans, des suites de tous ces sévices, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière le 2 mai 1980 où il avait été admis deux semaines auparavant. Il fut enterré dans l’anonymat total, tout comme le sera plus tard son successeur. Un autre camerounais tombé en disgrâce au point de perdre sa vie, pour avoir simplement pensé plus à son peuple qu’aux intérêts français.

Crise sociopolitique : les médias et les Ong à sacrifier

Le thème principal retrouvé est donc la justice et la culpabilité. Quant à la morale, il ressort d’après l’analyste « que c’est le plus faible qu’on punit parce que les puissants ont la force de pouvoir le faire. Jean de la Fontaine dénonce l’hypocrisie de la justice qui n’est juste que pour les puissants mais qui suinte d’injustice pour les plus faibles. Car le renard dans cette fable plaide en faveur des puissants qui ont mangé des moutons mais diabolise un honnête âne qui a mangé de l’herbe.»

Elections partielles : reprise dans les mêmes conditions de température et de pression

Devant l’obstination de l’Etat à tenir les élections dans ces conditions, on se seraient même attendu à ce que les partis en lice, le Rdpc et le Sdf, et accessoirement le Bric, l’Udp et l’Opdc prennent leur responsabilité, mais comme dans un camp comme dans l’autre l’on veut être député à tout prix, il n’est pas impossible que des arrangements puissent se faire, les partis pourront arriver à une sorte de gentlemen agreement qui évitera que ne se reproduise cette situation de honte, pourvu que chacun tire son épingle du jeu en sauvant quelques sièges…dans l’Assemblée national

8 mars : la femme et les droits de la femme

Confier ce département ministériel à une femme était une bonne idée, car qui mieux qu’une femme peut défendre les droits de la femme, la protéger et la promouvoir ? Mais au lieu de saisir la perche, prendre les devants et dire non à ces souffrances, elles se sont une fois de plus aménagé des sièges douillets dans les tribunes pour le cérémonial, fermant les oreilles sur la mort de deux femmes gendarmes à Galim la veille, pendant que d’autres femmes se faisaient éclater les pieds en essayant de les protéger à Bamenda. Un autre 8 mars au Cameroun.

Pré carré français : l’alternance sur commande

Il est dès lors difficile de croire que cette décision de ne plus se représenter vienne de lui, il est bien possible que cela lui ait été suggéré, comme l’on dit en langage diplomatique. Au-delà donc de de l’annonce de Ouattara, on entrevoit également la France qui tient à soigner son image, en « encourageant » – et là c’est une autre expression diplomatique- autant que faire se peut, les dirigeants qui s’éternisent au pouvoir, à emprunter une voie honorable pour la sortie. Après l’exemple ivoirien, qui va suivre ?

Figures : Eboue Etongo roi Malimba, les premiers martyrs

Qui ira dire à Etongo Eboué, que les chefs traditionnels sont aujourd’hui devenus les auxiliaires de l’administration, qui ira lui dire qu’ils sont devenus friands des postes de nomination, et qu’ils se réunissent désormais pour adresser des motions de soutien aux héritiers du colon, qui irai lui dire, comme le répète souvent le chef Sokoudjou Jean Rameau de Bamendjou, que le pays est resté derrière se gâter ?

Elections des maires et adjoints : la discipline du parti à l’épreuve de la démocratie au Cameroun

, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais a pris l’habitude d’imposer des candidatures lors des sessions de plein droit, et parfois des candidats qui n’ont pas l’onction de la base et ne sont même pas connus. Dans cette pratique anti démocratique, le parti au pouvoir agite souvent le principe de la discipline du parti, qui veuille que si la hiérarchie a pris une décision, que les autres militants la respectent, même si cette décision est en contradiction avec la loi. Il faut noter en passant que cette notion de discipline du parti ne s’applique qu’aux militants de base qui doivent la respecter, parce que quand ceux-ci portent aussi leurs choix sur un militant, la hiérarchie ne se sent pas obligé d’être disciplinée en respectant ce choix, c’est ainsi que lors des élections primaires, des candidats peuvent être choisis pour conduire une liste , la hiérarchie en décide autrement sans devoir d’explication.

Drame de Ngarbuh : qui et que croire ?

Trois enquêtes donc annoncées, pour la même affaire de Ngarbuh, sans compter la première indiquée dans les communiqués du ministère délégué à la Défense, qui a permis de savoir qu’une opération menée par les militaires avait abouti à la neutralisation de 7 terroristes et à la mort accidentelle de 5 civils dont 4 enfants et une femme. Si cette information est aussi vraie que cela, à quoi serviront alors les enquêtes subséquentes ? Ou plutôt, si des enquêtes sont encore annoncées, n’est pas une raison suffisante pour mettre en doute les chiffres déjà avancées ? Il n’est pas dès lors surprenant que l’opinion soit sceptique et adopte une attitude de réserve vis-à-vis de l’information officielle.

Coronavirus : une autre invention de laboratoire ?

le corona virus est-il une fabrication de laboratoire comme le Wuhan-400 du roman, à chacun de se faire son opinion et tirer des conclusions. Mais en attendant, quel que soit l’hypothèse, il faut simplement constater que pendant qu’au Cameroun on passe le temps dans des querelles inutiles de tribus, ailleurs les autres pensent à comment conquérir le monde, avec des méthodes catholiques ou non. Et il ne sera pas surprenant qu’un matin, quand les uns auront fini de bomber les torses en disant qu’ils sont plus forts que ceux des autres tribus, que l’on ne se réveille pour réaliser que le pays a déjà été pris par les étrangers, et il faudra même qu’on soit encore vivant pour le constater.

Cameroun/France : Macron a-t-il raison sur le Cameroun

Les propos de Macron, jugés irrévérencieux par certains mais tolérés par le pouvoir sont dès lors compréhensibles. Yaoundé veut rester prudent, mais tout porte à croire que le pouvoir en place incarné par Paul Biya ne rentre plus dans les calculs de l’Elysée. Sauf que Paris tient en même temps à ses intérêts et aux accords secrets. S’il désavoue donc Paul Biya, c’est qu’il s’est déjà assuré de celui qui va le remplacer et poursuivre l’œuvre, celle de garantir ses intérêts. Qui est-ce, on ne saurait le dire pour l’instant, toujours est- il que les camerounais devraient rester prudents, car la France est bien capable de déshabiller Paul… pour habiller Pierre.