Assemblée nationale : les députés et l’envie d’exister

S’ils se préoccupaient de l’intérêt du parti, ils se seraient investis pour que lors de sa prochaine session qui ouvre cette semaine, l’assemblée nationale qui ferme ses yeux depuis le début du drame, profite de cette sortie des parlementaires américains pour enfin ouvrir un débat sur la crise anglophone et la guerre qui en a suivi, comme le demande le SDF depuis des années et qui a même poussé un de ses députés, l’honorable Joseph Wilba qui a publiquement exprimé cette demande à l’exil. C’aurait été l’occasion idoine pour les parlementaires camerounais de répondre à leurs collègues américains, dans un cadre plus solennel et un style plus courtois et nettement plus diplomatique. » Les députés qui entrent en session, en tiendront compte ? C’est à voir !

Cameroun : la presse prise à son propre piège ?

Autant la presse devra être exigeante envers d’autres corps de métiers, dénonçant les pratiques peu orthodoxes, autant elle devra être exigeante envers elle-même. Les doyens ont qualifié le journalisme de plus « beau métier du monde » et c’est en se respectant par l’accomplissement digne de ses missions, qu’elle va se faire respecter, en gardant bien en conscience qu’elle reste un pouvoir, sans oublier que le pouvoir, non seulement il corrompt, mais aussi tout le monde cherche à l’acheter.

Covid-19 : le gouvernement lutte-t-il pour ou contre ?

Personne n’a envie de mourir, ou de se laisser mourir. Aujourd’hui, les patients testés positifs au corona virus et qui ont leurs moyens ne vont pas refuser d’être pris en charge par des structures privées qui s’occupent d’eux, sous prétexte qu’ils doivent être référés dans un centre public agrée. Celui qui n’a pas de moyens, et à qui on dresse une ordonnance alors que la prise en charge est officiellement gratuite, n’a pas d’autre choix que de se retourner vers la décoction de grand-mère, que le ministre qualifie d’automédication. L’interdire alors qu’aucune alternative n’est offerte malgré les discours, c’est un peu comme demander à la population de se laisser mourir. A moins que ce ne soit le but.

Produits de contrebande : la distraction du gouvernement

Et quand lors d’une descente pour constater le phénomène, le ministre du commerce en vient à affirmer que les produits qui sont sur notre marché « sont sous surveillance et conforme pour l’essentiel », il confirme là simplement que les membres du gouvernement et les populations ne vivent pas dans le même pays, ou plutôt que dans le même pays, il y a Camerounais à part entière comme eux, et des camerounais entièrement à part comme les autres…exposés aux produits de contrefaçon

Infrastructure de la Can 2019 : et si l’histoire du complexe d’Olembe nous était contée

Si l’histoire du complexe sportif d’Olembé nous était contée, elle se résumerait à celle d’une infrastructure lancée il y a 5 ans, qui devait être livrée il y a 3 ans, pour une compétition qui devait avoir lieu il y a 2 ans, mais qui s’est embourbée dans un labyrinthe gouvernemental propre au renouveau où tout le monde est responsable de tout… mais personne n’est coupable de rien.

Covid-19 : le vaccin comme la religion pour l’Afrique

Article 22 : L’Onu est notre instrument, nous devons l’utiliser contre nos ennemis et les pays du tiers-monde pour protéger nos intérêts. Article 25° : Notre devoir est de maintenir l’Afrique et d’autres pays du monde dans le sous-développement, la misère, la division, les guerres, le chaos pour bien les dominer, les exploiter et les piller à travers les « Missions » de « Nations-Unies ». L’Afrique qui devrait se réinventer avec le corona virus, continue à attendre que la providence du ciel. De tous les vaccins présents sur le marché à ce jour, chaque continent se revendique la propriété d’au moins un, sauf l’Afrique.

Figure: François Sengat Kuo, la lutte pour le retour à soi

Soucieux du devenir de l’humanité, et très mal dans sa peau de voir le Noir traité moins qu’un meuble, il a utilisé l’écriture comme arme de combat, et a également cru qu’il pouvait transposer ces idées d’idéalistes sur le plan politique, mais c’était sans compter avec le côté opaque de cette politique. Ne se sentant plus en harmonie avec les membres de son parti, il a préféré refuser la compromission et a démissionné, mais le faisant il s’est également placé dans le viseur du politique, le vrai, celui qui a les mains sales comme le décrivait Jean Paul Sartre. Il rendra l’âme finalement en septembre 1997 à Casablanca au Maroc, à l’âge de 66 ans. Son œuvre reste inconnu, mais résiste au temps, et il aura bien durant son passage sur terre, contribué à sa manière à ce que l’homme noir se redéfinisse en science comme en politique, et retrouve sa place au cœur de l’humanité.

Torture de Ndu : la victime abandonnée à son sort ?

En tout état de cause, il ne faudra pas seulement que l’opinion soit informée à la fin qu’il est décédé à la suite d’un sepsis sévère, comme cela avait été le cas pour le journaliste Wazizi. L’Etat a en tout cas intérêt à ce que Jean Fai ne succombe pas à cette torture, il portera sa mort sur la conscience et surtout projettera à ses partenaires l’image d’un Etat tortionnaire, car ce sont de tels actes qui ternissent l’image du pays à l’extérieur, et non pas les marches dans les rues.