Réseau routier : les péages de la corruption

le philosophe Albert Einstein disait « le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire » Regarder d’un œil complaisant les criminels à col blancs ou en blouse orange qui détournent pendant 28 ans 100 milliards de francs cfa collectés en monnaie de 500 francs, ne rien faire, et feindre d’exprimer sa compassion face aux souffrances des populations, c’est comme on dit dans la culture bantou, tuer l’enfant de quelqu’un et être le premier au deuil, et en plus pleurer plus que tout le monde. Une fois de plus, la volonté politique est ce qu’il faut pour éradiquer un certain nombre de fléaux, et assurer un minimum de bien être aux populations.

Cameroun : fonds covid, l’urgence de…faire vite

Qui ne comprend pas que les intérêts stratégiques de l’Etat sont en jeu dans la lutte contre le corona virus, et que cela justifie à la lumière de ce décret qu’il faut faire vite ? Et en plus, ces marchés ne sont-ils pas passés sur très haute instruction du Chef de l’Etat, comme le prévoit la loi ? Des questions cessent d’être posées, quand on sait qui est l’Etat au Cameroun.

Figure : Simon Achidi Achu, « politic na njanguy »

Il s’attela tant bien que mal à la tâche, utilisant au mieux les moyens d’Etat mis à sa disposition pour tenter de renverser la force militante qui avait tourné le dos au pouvoir, et pour mieux parvenir à ses fins, il adopta la formule devenue célèbre, « politic na njanguy », la politique c’est la tontine. Dans un langage plus terre à terre, il voulait ainsi faire comprendre aux populations qu’il faut voter pour le parti, le vote étant assimilé à la mise dans la tontine, pour qu’en retour les recrutements des fils de la région dans la fonction publique, des investissements ou des projets de développement et autres soient orientés vers eux, ce qui sera le bénéfice de la tontine. Autrement dit fallait voter pour avoir les dividendes politiques.

Covidgate : cacophonie au sommet

Comme dans le Watergate au Etats Unis, l’enquête menée au début par les employés de la Maison Blanche n’a abouti à rien, on peut deviner pourquoi. Le Fbi prit le relais par la suite sans résultat, on peut encore deviner pourquoi. Au Cameroun l’enquête initiée par l’administration piétine, mais on n’est encore qu’à l’entrée, le tunnel semble bien long

Succession : Franck Biya, un épouvantail ?

Face aux manœuvres de diversion, les Camerounais ne doivent pas perdre de vue l’essentiel, qui est l’amélioration de leurs conditions de vie. L’accent et la pression devront être mis pour la résolution des problèmes quotidiens, tout en gardant un œil ouvert, car il n’est pas exclu qu’après la préparation de l’opinion, quelques coups de feu soient incités aux frontières, pour parachever la forfaiture.

Liberté de la presse : le journaliste camerounais face à lui-même

Le combat pour l’acquisition de la liberté de la presse ne sera gagné que si les journalistes faisaient d’abord leurs devoirs, rien que leurs devoirs, pour être en bonne position de revendiquer leurs droits. Tant qu’il y aura dans la profession des gens qui font leur travail honnêtement, et d’autres qui utilisent le titre de journaliste parfois auto acquis pour faire du renseignement et du marchandage, la liberté de la presse restera comme cette carotte pendu sur un bâton attaché sur la tête de la chèvre, elle la poursuivra indéfiniment

Travail : absence de volonté de réduire le chômage

Maintenir le Smig à 36 000 alors que le coût de la vie augmente chaque jour qui passe, est une façon déguisée de maintenir la population dans la misère, tout en faisant en même temps la promotion d’une classe bourgeoise réservée. Par le décret 2019/321 du 19 juin 2019, le président de la république fixait les catégories d’entreprises publiques, la rémunération, les indemnités et les avantages de leurs dirigeants. Aux termes de ce décret, il y a des directeurs d’entreprise publique au Cameroun dont le salaire mensuel et ses accessoires plafonnent à 12 millions de francs Cfa. Entre 36 270 F cfa prévu pour le miséreux, et 12 millions, chacun peut prendre le mètre pour mesurer le fossé, et surtout apprécier la volonté du gouvernement de construire une société juste, faite d’hommes égaux en droit et en devoir

Figure : Lazare Kaptué, la bataille pour la recherche et la formation des médecins

un an après avoir quitté ses fonctions au ministère de la Santé, il s’était, outre ses fonctions académiques, consacré à fondation de l’Association pour l’Education et le Développement (AED), promotrice de l’Université des Montagnes (UdM). L’ambition était de prêter main forte à l’Etat dans la formation des médecins au Cameroun, dont la carence se faisait criarde d’années en années, alors que l’Etat ne pouvait admettre plus de 80 étudiants en médecine chaque année. La tâche fut rude pour le professeur Lazare Kaptué, qui présidait au destinée de cette université depuis 2008. Il était obligé, faute d’avoir obtenu du ministère de l’Enseignement supérieur les autorisations nécessaires de délivrance des diplômes de médecine, de faire parachever la formation de ses étudiants à l’Université de Kinshasa en République démocratique du Congo, d’où ils revenaient avec le diplôme de médecine

Paludisme : et si on valorisait la recherche locale ?

Elle ambitionne en plus de produire une capsule, type comprimé effervescent, à dissoudre dans l’eau, et son rêve serait « que ses recherches soient reprises dans un projet plus vaste pour aider le Cameroun dans sa lutte contre le paludisme et contre d’autres maladies induites par les moustiques. » Si sur les 135 milliards de francs cfa que le Cameroun dépense sur le paludisme chaque année, seulement un milliard était mis à la disposition de la chercheuse, sans doute révolutionnerait-elle la recherche en matière de l’éradication de cette maladie. Ne vaut-il pas la peine d’essayer ?

Douala/Yaoundé : désordre urbain, la bête noire des maires de ville

. On dirait même que le maire de la ville essaie de gagner du temps, devant une situation qui le dépasse, pour à la fin de son mandat dire qu’il a quand même essayé quelque chose. Bref, un an après, les super maires ont démontré leur incapacité à apporter un début de solution au désordre urbain dans toutes ses manifestations. Mais la mobilité urbaine doit et devrait être une préoccupation permanente des gestionnaires de la ville, et face à l’instinct de survie qui pousse les populations à ne plus tenir compte d’un minimum de règles, il est recommandé une main de fer dans un gang de velours. Si la ville ne vaut que par les habitants qui la peuplent, elle ne doit pour autant pas mourir à cause de ces habitants.