Afrique : se mettre du bon côté de l’histoire

Le continent est victime, depuis des lustres, d’un dénigrement systématique, qui cache en réalité un appétit plus que grandissant sur ses richesses et ses hommes

Même sur la carte du monde, le continent est représenté au rabais

Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, le chasseur ne racontera l’histoire de la chasse qu’à son avantage », dit un proverbe africain. Il en ainsi de l’Afrique justement. Le continent, en laissant son histoire être façonnée et racontée par les autres, s’est toujours vu attribuer les derniers rôles. Depuis que les européens, dans leur quête de quoi vivre, ont découvert l’Afrique et ses richesses incommensurables, il s’en est suivi une campagne de dénigrement tous azimuts, le but étant de faire croire aux peuples africains qu’ils étaient des attardés, que c’est par faveur qu’on pouvait même les considérer comme des êtres humains. Et même s’il fallait les considérer comme tel, c’était pour les utiliser comme des machines à travailler ou de la simple marchandise. La traite négrière participe de cette démarche, qui fut suivie par le Code noir, une série de règles édictées par eux pour définir l’habitant de l’Afrique et le traitement qui devrait lui être infligé. Quand grâce aux luttes, l’esclavage fut en principe aboli, s’en suivit le racisme. La peau noire était dédaignée, insultée. Le noir devait servir de domestique dans les châteaux et les « senzala », mais dormir sous l’étable avec les chevaux. Il y a avait des restaurants pour Noir et des restaurants pour Blancs, des bus pour Blancs et pour Noirs, des écoles, des églises, des supermarchés desquels le Noir ne devait pas s’approcher. Quant à leurs terres, elles étaient qualifiées de broussailles inhabitables, qui avaient besoin du savoir-faire et de la civilisation occidentale pour être développées. Tous ces stratagèmes étaient bien pensés, le but étant de dénigrer l’Africain, le faire douter de lui-même, le détourner de ses  terres et de ses traditions en lui faisant croire que le paradis est en occident. La technique marche encore aujourd’hui, si l’on s’en tient seulement au nombre d’Africains  qui continuent de mourir dans le désert ou dans la méditerranée croyant atteindre le paradis ailleurs, ou au sérieux que la fille africaine met encore aujourd’hui à se dénaturer pour ressembler à la blanche.

En comparaison avec la Chine, 1 milliard  444 millions 216 mil habitants pour une superficie 3 fois inférieure  à savoir 9 millions 600 mil 13 km², soit une densité de 150 habitants au km, l’Afrique est encore sous peuplée.

Terre de richesses

L’Afrique et ses habitants sont pourtant au centre du monde, et l’acharnement qu’ils ont mis à le dépecer comme un gâteau à la Conférence de Berlin en 1885 est une preuve qu’ils s’étaient rendu compte que le continent était un bon gibier, de par ses ressources humaines et naturelles. Aujourd’hui encore, malgré les efforts de dissimulation des chiffres, des données et des superficies, l’Afrique reste le continent de l’avenir, sa conquête et sa domination continuent d’influencer les géostratégies mondiales. Selon la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, le continent possède 54 % des réserves mondiales de platine, 78 % de celles de diamant, 40 % de celles de chrome et 28 % de celles de manganèse. Sur le plan humain, le continent africain, avec une superficie qui oscille en 30 et 31 millions de Km² selon les sources, comptait en 2020, d’après les chiffres de l’Organisation des Nations Unis, 1 milliard  340 millions 598 000 habitants, soit une densité de 44 habitants au Km². En comparaison avec la Chine, 1 milliard  444 millions 216 mil habitants pour une superficie 3 fois inférieure  à savoir 9 millions 600 mil 13 km², soit une densité de 150 habitants au km, l’Afrique est encore sous peuplée. Mais cela ne les a pas empêché  d’introduire sur le continent la notion de planning familial, simplement pour ralentir les naissances. Jusque-là  les projections de l’Onu font état de ce qu’en 2100 l’Afrique représentera 39% de la population mondiale. Tout ceci pour dire que l’avenir du monde c’est en Afrique.

Si les standards continuent d’être établis par l’Occident, il est évident qu’ils le seront toujours à leur avantage, ce sont eux qui seront toujours les plus beaux, les plus forts et les plus intelligents, ce sont eux qui seront les seuls à trouver le médicament et le vaccin contre le corona virus ou autre, ce qui viendra de l’Afrique sera toujours dénigré, tant que c’est eux qui écrivent l’histoire. Mais il est plus que temps que l’Afrique se réveille et apprenne elle aussi à écrire l’histoire. Avec l’avantage qu’elle n’aura pas à déformer la réalité, elle relatera simplement les faits qui sont incontestables, à savoir que l’avenir, c’est l’Afrique 

Se ressaisir

Aretha Franklin, l’une des virtuose du jazz

Et pour les Africains encore influencés par l’idéologie occidentale de dénigrement et qui peinent encore à croire aux valeurs africaines, l’évocation de ces fils et filles d’Afrique qui ont marqué le monde devrait être une référence. La personne la plus riche de l’histoire de la terre était Mansa Musa du Mali, un Noir. Le plus grand musicien Pop était Michael Jackson un Noir, la plus grande chanteuse de jazz” était  Aretha Franklin une Noire. Le plus grand footballeur était Pèle un Noir, le plus grand boxeur était Muhammed Ali, un  Noir, le plus grand et le plus riche golfeur est Tiger Woods un Noir, le plus  grand joueur de Basket-ball était Michael Jordan, un Noir, le plus  grand coureur et seul record du monde  est Usain  Bolt un Noir, la plus grande joueuse de tennis féminin est Serena Williams une Noire, le plus grand artiste de Hip Hop était 2 PAC un Noir, les plus grands philosophes étaient Malcolm X et Martin Luther King Jr tous Noirs, le plus grand artiste de Reggae était Bob Marley, un Noir, le Président le plus instruit était Robert Mugabe un Noir, le plus grand Président du monde était Nelson Mandela un Noir, l’homme  qui a réalisé avec succès la navette spatiale américaine vers la lune s’appelait ” Arineitwe” un ougandais  Noir, le plus célèbre des généraux était Colin Luther Powell un Noir, le plus grand chirurgien dans le monde est Ben Carson un Noir, la plus grande invention médicale, le robot révolutionnaire utilisé en chirurgie du cerveau est du franco béninois Bertin Nahum un Noir. On peut étendre la liste à l’infini.

Cette énumération peut être contestée et critiquée, mais ça dépend, comme indiqué à l’entame, de qui écrit l’histoire, de qui fixe les valeurs. Si les standards continuent d’être établis par l’Occident, il est évident qu’ils le seront toujours à leur avantage, ce sont eux qui seront toujours les plus beaux, les plus forts et les plus intelligents, ce sont eux qui seront les seuls à trouver le médicament et le vaccin contre le corona virus ou autre, ce qui viendra de l’Afrique sera toujours dénigré, tant que c’est eux qui écrivent l’histoire. Mais il est plus que temps que l’Afrique se réveille et apprenne elle aussi à écrire l’histoire. Avec l’avantage qu’elle n’aura pas à déformer la réalité, elle relatera simplement les faits qui sont incontestables, à savoir que l’avenir, c’est l’Afrique !

Joyeux Noel…

Roland TSAPI

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