Assassinat de Martinez Zogo : l’attente du suspect

10 jours après l’enlèvement de Martinez Zogo, et son assassinat par la suite, le gouvernement ne peut prétendre que son « enquête » lui a permis seulement de découvrir le corps. Le contexte, le cours des évènements, des informations circulant sur les réseaux sociaux devraient déjà avoir donné à la justice de quoi interpeller des suspects. Dans d’autres circonstances, au mépris de la présomption d’innocence, des personnes interpellées sont quotidiennement présentées à la presse par les unités de police et de gendarmerie, et qualifiées sans précaution de bandits de grand chemin. Dans la même logique, le gouvernement devrait déjà sinon présenter au public des suspects identifiés pour ce crime qu’il qualifie lui-même de crapuleux, du moins donner leurs noms. Et s’il n’y a pas encore de suspect, cela devient suspect.