Crime : les citoyens en sursis

Martinez Zogo est-il victime d’une guerre des clans, son assassinat est-il un message qu’un clan envoie à l’adversaire en face, et si oui cet adversaire va-t-il rester les bras croisés, ou prépare-t-il froidement la vengeance ? Va-t-on assister à un bain de sang, le Cameroun va-t-il devenir le Far West ? Qui sera la prochaine victime ? Un autre journaliste, une femme, un enfant, une maison qui va prendre feu, une voiture qui va exploser au démarrage ? Le journaliste en particulier, et le citoyen en général fait un effort pour rester serein, mais le gouvernement à la lourde responsabilité d’arrêter le massacre, au plus vite, comme il l’a promis, en commençant par livrer à l’opinion le coupable. Le vrai coupable, pas celui qui a exécuté la mission, mais le commanditaire, « quel que soit son rang social », pour paraphraser le président Paul Biya, dans son discours prononcé il y a exactement 24 jours.
Ils l’ont fait, ils ont commis le crime, le citoyen est désormais en sursis