Commerce : la combine chinoise

Quel volume de marchandises est ainsi écoulé sur le marché camerounais chaque jour, chaque mois, chaque année, et combien d’argent perd le fisc dans ce cafouillage ? Mais il reste constant que si cette pratique prospère, c’est bien avec la complicité d’un système de corruption trouvé sur place. Il est difficile de dire que les commerçants chinois sont venus avec l’intention de contourner le fisc, mais il est facile de penser qu’ils ont été entrainé sur place par les acteurs déjà moulés à la corruption, lesquels leur auraient d’ailleurs proposé des pistes, maîtrisant parfaitement les failles qu’offre la machine fiscalo-administrative. L’Etat perd beaucoup d’argent dans ces pratiques, mais l’assainissement de ce milieu qui pourrait renflouer davantage les caisses, semble plus difficile à faire que de doubler le prix de la vignette automobile ou du timbre sur le permis de conduire. Donnant plus de sens à cette phrase « la politique n’a pas changé depuis Louis 14. Colbert disait : Sire, nous n’avons plus d’argent. Le roi répondait : prenez aux pauvres, ils sont nombreux et ils ne disent jamais rien. »