Vie chère : le coup de massue présidentiel

En termes simples également, les prix des services publics qui augmentent, ce n’est pas parce que l’Etat veut renflouer les caisses, c’est parce que le pays doit déjà trop d’argent à l’Etranger et l’huissier l’a déjà sommé et lui a donné un délai pour faire preuve de bonne volonté. La question de savoir à quoi ont servi ces dettes est un autre débat. En attendant, la situation dans les prochains jours se dessine ainsi, en schéma simple : le conducteur de taxi devra payer 10 000 francs pour avoir son permis de conduire au lieu de 5000 francs, 10 000 pour sa capacité au lieu de 5000, et payer plus cher le carburant à la pompe, comme annoncé par le président de la République. La conséquence logique sera qu’il augmente à son tour le prix de la course. Bien sûr il ne va pas dire qu’il a augmenté le prix, mais quand il va refuser deux fois le client pour une distance, ce dernier va lui-même proposer plus cher que le tarif normal, pour espérer aller vite, ce qui revient au même. D’un autre côté, l’augmentation des salaires que réclament des syndicats pour rendre la pilule moins amère, est un leurre. Si l’on augmente un salaire de 20 000, au même moment que les charges ont augmenté du même montant, la balance est nulle, c’est une opération qui ne vaut pas la peine, ou qui nous maintient comme depuis 42 ans dans le mouvement immobile dont parle l’autre économiste, Célestin Monga.