Cameroun : quand les entrées repoussent

Au-delà de l’aéroport, aucune entrée de la ville de Douala, vitrine du Cameroun, ne paye de mine. Par le port de Douala Bonaberi, désordre et tracasseries sont au rendez-vous, les entrées Est et Ouest de la ville agressent littéralement la vue par le désordre et les débris qui jonchent ce qui tient lieu de chaussées et les abords, dépriment le corps et stressent le mental par des embouteillages qu’on dirait commandés. Ceux qui partent du pays et reviennent, sont obligés dès l’entrée du pays, de puiser la force mentale aussi loin que dans les familles, dans l’amour ou dans le devoir pour continuer, sinon ils sont tentés de rebrousser chemin dès que le pied touche le tarmac… Si la ville de Douala elle-même ne peut être meilleure, au moins les entrées devraient être flatteuses. Comme une femme devant le miroir, elles ont besoin de se faire une beauté.

Santé : le fonds de solidarité à fonds perdus

L’inquiétude de Hrw était d’autant plus fondée que deux ans plus tôt, en 2018, la Banque mondiale dans un rapport avait tiré la sonnette d’alarme au sujet de l’absence de règles et d’informations sur ce fonds, notant qu’on n’est pas en mesure de savoir clairement à quoi sert le Fonds de solidarité » et qu’il n’y a toujours pas de législation sur son mode d’utilisation. » Qu’est devenu ce Fonds de solidarité pourtant régulièrement alimenté par les institutions sanitaires, au moment où l’on cherche des financements pour permettre l’accès aux soins des plus démunis ? La question est d’autant plus sérieuse que les revenus du fonds proviennent dans une large mesure des frais de traitement supportés par les malades. Les statistiques en la matière parlent d’elles-mêmes, en 2018, 70 % du total des dépenses de santé du pays étaient supportés par les ménages. Une partie de ces dépensent alimentent un fonds, sur lequel règne visiblement… la loi de l’omerta