Décentralisation : l’enjeu des privilèges

Dans le secteur éducatif par exemple, le promoteur d’un établissement scolaire privé doit dans la pratique de la centralisation, adresser une demande au ministère, d’où doivent partir de multiples missions d’inspection dont le rapport fera avancer la procédure. Ce qui implique des frais de mission, et l’ « accueil » par le promoteur qui doit être digne des gens qui viennent de Yaoundé. Autant d’avantages qui seraient perdus si tous les agréments et autorisations nécessaires devaient désormais s’obtenir au niveau de la Région dans le cadre de la décentralisation. S’il est convenu que la décentralisation est gage d’un meilleur développement au niveau local au bénéfice des populations, le refus manifeste de transférer les compétences accompagnées des ressources nécessaires, ne peut être motivé que par l’enjeu… des privilèges.