Enseignements secondaires : les nominations victime des lourdeurs

Il va sans dire que la publication de l’arrêté portant nomination des personnels de l’éducation trois mois après la rentrée scolaire, crée plus de problèmes qu’elle n’en résout. Sur le plan social d’abord, c’est la dislocation familiale assurée, avec ses corollaires que sont la perte de l’autorité parentale sur les enfants, l’éloignement physique des conjoints qui peut entrainer l’éloignement des cœurs et aboutir à la rupture. Au plan professionnel, les nouveaux nommés doivent prendre les commandes d’un train en marche et assumer un probable déraillement ou recevoir les lauriers d’une arrivée triomphale en gare, alors qu’ils ne sont en rien responsables du type de passagers embarqués, de la qualité et de la quantité du carburant consommé par la locomotive au départ. Ce qu’ils savent, ces nouveaux responsables, c’est qu’ils doivent se débrouiller pour que l’année scolaire s’achève. Penser que dans ces conditions la qualité de l’éducation n’en prend pas un coup, c’est simplement confirmer l’absence de vision en la matière, car pendant que les Camerounais attendent une véritable politique de l’éducation le gouvernement leur sert…une éducation politisée.