Figure : Paul Momo, le capitaine génie de l’Upc

Paul Momo est trahi et abattu par la gendarmerie le 17 novembre 1960 sur une piste à Bahouan. Ses deux protecteurs prennent peur et se font accompagner par le député Noé Mopen à Bafoussam 10 jours plus tard pour se rendre officiellement. Ils sont immédiatement récupérés et mis en exploitation c’est-à-dire interrogatoire sous torture. Des informations qu’ils fournissent, et de l’exploitation des documents saisis lors de l’attaque du QG de Paul Momo, les forces françaises apprennent que les unités du capitaine génie étaient étrangères aux harcèlements récurrents subis par les colonialistes au nord et au sud de l’arrondissement de Bafoussam. Après son assassinat, le corps de Paul Momo est exposé pendant des jours au carrefour aujourd’hui connu sous le nom de Carrefour Maquisard en plein cœur de la ville, avant d’être décapité et enterré entre deux dalles de béton lourdement armé, pour éviter dit-on, qu’il ne se métamorphose et sorte de terre. Paul Momo fait partie des milliers de victimes assassinées de manière barbare au mépris des lois de la guerre, et dont la mort rentre dans le lourd passif colonial… qui reste non liquidé.