Santé publique : le financement dans le coma

Par la suite les principaux leaders du syndicat étaient affectés dans des coins reculés du pays. Le président, Dr Pierre Yves Bassong, neurologue en service à hôpital régional de Bamenda était affecté au centre médical d’arrondissement de Somalomo dans la région de l’Est. Le vice-président, Dr Kamta, neurochirurgien en service à l’hôpital général de Douala était affecté au centre médical d’arrondissement de Ngaoui dans la région de l’Adamaoua. Le Secrétaire général, Dr Ndoudoumou, en service au centre médical d’arrondissement d’Akono était affecté au centre médical d’arrondissement de Mayo baleo dans la région de l’Adamaoua. Le Chargé de communication, Dr Laah, radiologue à l’hôpital régional de Bamenda était affecté au centre médical d’arrondissement de Mozogo dans la région de l’extrême Nord. Ainsi, 3 médecins spécialistes membres du syndicat étaient affectés, sans être remplacés dans leurs postes respectifs, un peu comme c’était le cas dans les années 50 quand les leaders de l’Union des populations du Cameroun qui revendiquaient l’indépendance véritable étaient affectées en brousses. Le syndicat soulevait un problème crucial de santé publique, en face l’idée était de briser leurs carrières, laissant de côté le problème soulevé, qui reste entier.