Afrique centrale : l’impossible intégration

Peut-on dès lors, en prenant en compte l’idéologie qu’il défend désormais et le sens de l’hospitalité que lui confère l’âge, penser qu’il soit à l’origine de l’expulsion des soit disant « étrangers » de son territoire ? Soit disant « étrangers », parce que dans la logique panafricaniste, l’Africain ne saurait être étranger en Afrique. Aussi, le 29 novembre 2013, Obiang Nguema Mbasogo était en visite au Benin, et a rencontré la jeunesse avec son homologue Yayi Boni au palais des Congrès de Cotonou. Il leur adressa ce jour ce message : « J’invite la jeunesse à se réveiller parce que l’Afrique est toujours dominée et subit beaucoup de manipulations des puissances qui ne veulent pas de la souveraineté acquise à l’indépendance… Nous devons prendre l’initiative d’unir l’Afrique. Il faut une Afrique unie, intégrée qui n’a pas de problèmes de culture, sans barrières linguistiques, c’est comme cela que nous pouvons surmonter les difficultés… L’Afrique d’hier n’est pas l’Afrique d’aujourd’hui.» 9 ans après ce discours, que s’est-il passé ? Au-delà des considérations économiques et politiques, l’Afrique pourrait-elle être unie en luttant contre elle-même ? Les enfants africains pourchassés au large des côtes européennes, le devraient-ils être également aux confins des frontières africaines ? Une sagesse africaine dit : « si l’enfant du voisin fuit et entre toi, donnes-lui le souper et le coucher, et va ensuite discuter avec son père. Car le mettre dehors augmenterait plutôt…ses souffrances.