Institutions : l’honneur en péril

Quand un pays perd l’honneur à partir du sommet, que lui reste-t-il ? Ailleurs, dans certains pays, les hommes publics, même au plus profond du vice et du cynisme, se débrouillent encore à préserver la morale publique, et démissionnent de leurs fonctions dès qu’une rumeur de scandale liés aux bonnes mœurs circulent sur leurs personnes. Et quand la justice commence à s’intéresser à eux, ils rendent leurs tabliers pour se mettre à la disposition de celle-ci et aider à rétablir la vérité. Il est vrai qu’un ministre de la république, Jean de Dieu Momo déclarait que démissionner est une affaire des blancs, trahissant ainsi la culture de la « peau de canard » qui est en vogue dans le système, mais il n’en demeure pas moins vrai aussi, ce que disait l’artiste humoriste Dave K Moktoï, de manière visionnaire, avec humour certes mais très au sérieux : « Il faut savoir quitter les choses, avant que les choses ne vous quittent. » C’est une question d’honneur, que rappelle le refrain de l’hymne nationale « Chère patrie, terre chérie, Tu es notre seul et vrai bonheur, notre joie et notre vie, A toi l’amour et le grand honneur ! »