Afrique : la marche vers la conscience

Dans le même temps, Vincent Ganty tente de mobiAprès avoir une fois de plus exterminé les populations africaines dans les guerres d’indépendance, les colons partirent par la porte pour rapidement revenir par la fenêtre. Comme l’ennemi ne dort jamais, ils ont développé d’autres moyens plus subtils pour continuer à asservir l’homme Noir. La monnaie comme le franc cfa en est un exemple, de même que les systèmes de gouvernement sous contrôle et des contrats d’exploitation des ressources du sous-sol africain. L’Afrique a ainsi passé plus de 600 ans à se battre pour retrouver sa dignité, pour se débarrasser des impérialistes accrochés comme une sangsue qui sucent et sucent encore. Tout cela a fait que l’Afrique accuse un énorme retard, qu’il faut désormais rattraper. C’est la mission aujourd’hui dévolue à la jeunesse, qui doit savoir d’où elle vient pour savoir où elle va. La lutte est loin d’être achevée, quelques batailles ont été gagnées mais la guerre reste ouverte, et se mène désormais sur un terrain où se chevauchent technologie pointue et maîtrise de ses origines. liser les populations sur le territoire. Dans diverses lettres à l’approche des élections législatives du 10 novembre 1946, il appelle les Camerounais qu’il désigne désormais comme ses « sœurs, frères et compatriotes », à voter nationaliste, expliquant que « Notre parti politique étant le nationalisme pour l’indépendance et la souveraineté du peuple camerounais sur son territoire…nous voulons la constitution immédiate d’un parlement camerounais à Douala…nous voulons la constitution d’un gouvernement des Noirs émancipés du Cameroun » Nul doute que ces écrits et ces appels ont largement contribué à bâtir l’idéologie du parti nationaliste l’Union des populations du Cameroun, qui est créé deux ans plus tard, en 1948. Les écrits de Um Nyobé se seraient également inspirés des écrits de Vincent Ganty, qui dû, à partir de la France, retourner dans son pays natal, où l’historien Adalbert Owona n’a pas pu suivre ses traces. Mais son influence sur le mouvement nationaliste camerounais reste indéniable.