Figure : Gustav Nachtigal et les bases du territoire Kamerunais

A peine un an au Kamerunstadt, Gustav Nachtigal avait réussi à sécuriser le territoire pour le compte de l’Allemagne, non sans violence et victimes bien sûr, mais les écrits restent floues ou muettes sur les méthodes initiées et qui furent perpétuées pour soumettre les populations locales à l’indigénat. Tombé malade, on décide de le ramener chez lui en Allemagne, mais il meurt le 20 avril 1885, à l’âge de 51 ans au large du cap Palmas au Liberia. Pour ne pas jeter son corps en mer comme ce fut le cas pour des milliers de Noirs esclaves, il est ramené à Douala où il est enterré. Le Cameroun garde encore des souvenirs de lui, comme le monument Nachtigal dressé dans la ville de Douala au quartier Bonanjo, ou le village Nachtigal, dans la région du Centre, éponyme du fleuve Nachtigal sur lequel se développe depuis 2016 un projet de barrage hydroélectrique. Un privilège de mémoire donné une fois de plus aux colonisateurs, là où les héros nationaux sont maintenus dans l’ombre