Nationalisme : les femmes de la lutte oubliées

La femme dans l’ensemble n’a pas moins souffert dans les luttes d’indépendance africaine en général et camerounaises en particulier. Son rôle, à bien y voir, a même été parfois déterminant et essentiel, elle a toujours été aux côtés de ceux qui sont célébrés chaque année, confirmant cet adage selon lequel « derrière chaque grand homme se cache une grande femme. » Autant on devrait avoir dans les villes camerounaises des avenues Um Nyobé, Ouandié Ernest, Afana Ossendé, Kingue Abel et autres, autant on devrait en avoir qui portent les noms de Poha et Ruth, ces deux femmes assassinées dans la forêt avec Um Nyobé, il devrait en avoir dénommée « avenue Marthe Moumie, Esther Ngo Manguele, Henriette Ekwé… et on peut en citer. Si les colons français et l’administration servile laissée derrière eux ont condamné toutes ces femmes à la mort pour certaines, et à des tortures de toutes sortes pour d’autres à cause de leurs convictions, la société contemporaine, elle, ne saurait les condamner… à l’oubli.