Liberté d’opinion : le musèlement universitaire

Les trois ne sont que des exemples, mais des cas doivent exister à profusion. Trois universitaires, trois idéologies, trois méthodes de combat qui se rejoignent au bout, et le même sort, victimes du rouleau compresseur du pouvoir qui agit soit par l’administration universitaire, soit par la justice. Le but ultime étant le même, museler la réflexion universitaire, et soumettre les érudits de la science aux ordres du pouvoir, pour tuer la science et empêcher l’esprit critique. Et la méthode réussit bien. Beaucoup d’universitaires, à un moment enthousiastes d’apporter leur contribution au développement de la société avec des analyses critiques, se sont résolus à se taire, dissimulés derrière la célèbre formule « je veux voir mes enfants grandir ». Nicolas Boileau disait « du choc des idées jaillit la lumière. » Mais même les universitaires, traqués par tous moyens, préfèrent désormais eux aussi, voir leurs enfants grandir, même dans l’obscurité, face à un système qui faute d’arguments, utilise les moyens d’Etat pour sévir.