Cameroun-France : l’impossible bilan de la guerre d’indépendance

Des données qui pourront permettre d’interpréter ces propos de Jean Lamberton lorsque, parlant de la région « Bamiléké », il affirme dès 1959 qu’elle a d’ores et déjà « été dépeuplée à 50 % » Le général Briand quant à lui reconnaissait « un peu plus » de 20 000 morts pour l’année 1960 seulement, tout en précisant que « ce chiffre [était] à rapprocher de l’expansion démographique estimée annuellement entre 22 000 et 25 000 personnes. » Quoi qu’il en soit, la restitution de l‘histoire du Cameroun ne devrait pas se limiter à la consultation des archives dont parlent les présidents français comme un lot de consolation, du reste écrits par le bourreau et donc susceptibles d’être tronqués. Le gouvernement devrait, à côté de ces archives, faire un appel à témoins pour recueillir toutes les informations encore cachées ou retenues par des témoins vivants, qui ne se sont pas encore remis du traumatisme des têtes coupées et exposées sur la place publique. La réconciliation du peuple passera aussi par là