Urbanisation : le casse-tête des casses

La situation est davantage complexifiée par le fait qu’en ville, dans les capitales économique et politique surtout que sont Douala et Yaoundé, il y a des habitants, et dieu sait combien ils sont nombreux, qui évoluent complètement en marge de toute norme : ils occupent illégalement un terrain non constructible, sans voie d’accès, plus souvent marécageux, où ils ont bâti une maison sans respect d’aucune règle d’urbanisme, sans toilettes ni système d’évacuation des eaux usées. Comme activité, ils vendent des marchandises de contrebande sur la chaussée au marché. C’est dire qu’ils sont un problème pour la ville à tous les niveaux. Si l’on veut dégager les chaussées encombrées pour aérer la circulation, ils sont parmi les victimes. Si l’on veut déguerpir les populations des zones inhabitables ils n’échappent pas, si l’on traque les constructions non réglementaire ils sont dans le lot.