Cameroun : le pays des « chefs »

Le conflit de Banka se retrouve ainsi partout dans les communautés camerounaise, avec des acteurs différents, des méthodes diverses qui s’adaptent en fonction du milieu. Et les autorités traditionnelles se retrouvent souvent sans le savoir, être des marionnettes entre les mains des avides du pouvoir qui ont accumulé soit des richesses matérielles, soit des titres politiques, soit les deux à la fois, et qui sont à la recherche des honneurs. C’est tout le sens de cette phrase en apparence anodine dans le message d’excuse du sous-chef Tchio au Chef Banka : « j’ai maintenant compris que nous ne devons pas donner l’occasion à ceux-là qui nous opposent inutilement. »