Figure : Laurence Eteki Maladi et le combat pour l’aspect genre

L’accès au droit de vote est en effet soumis à des conditions professionnelles et statutaires précises et un double collège est instauré. Le premier, composé de citoyens français, vote dans les mêmes conditions qu’en métropole, tandis qu’au sein du second, le droit de suffrage des citoyennes et citoyens dit « de statut personnel » est soumis au respect de conditions particulières. Les femmes sont exclues sur toute la ligne. Cette conception de la citoyenneté électorale suscite des mécontentements, parmi les Camerounaises lettrées  notamment. Encouragées par des dispositions offrant une relative libéralisation de la vie sociale et politique, à l’instar de l’extension de la loi sur la liberté d’association, cette minorité de femmes instruites essaye de s’organiser au sein d’organisations féminines visant à mobiliser toutes les femmes pour la défense de leurs intérêts, améliorer leur condition socio-économique et faciliter leur accès aux institutions politiques et administratives.