Mœurs : la satisfaction dans le crime

Les détournements massifs des biens publics, le train de vie ostentatoire des dirigeants aux côtés des populations sans eaux et sans table banc à l’école, l’accaparement grossier des terres par des hauts placés, la longévité au pouvoir exécutif et législatif, aux postes ministériels ou de direction des entreprises publiques, la tribalisation des nominations, le clientélisme à l’entrée des grandes écoles, tout cela créé des frustrations qui jouent un rôle déterminant dans l’attitude de ceux qui ont tendance à ôter la vie des autres, soit par vengeance, soit pour éliminer une menace. Dans cette logique, on peut se demander si la violence observée au quotidien dans la société d’en bas, n’est-elle pas le juste reflet d’une autre violence pratiquée dans la société d’en haut ?