Figure : Victor Kanga, victime du succès

Deux jours avant l’arrestation du ministre de l’Information, le conseiller militaire français de l’ambassade de France, le colonel Robert Renan, avait reçu du directeur du SEDOC des informations mettant à jour un supposé complot américain contre le régime Ahidjo, dont Kanga aurait été l’instrument. Des informations selon lesquelles les Américains « allaient fomenter des mutineries » dans l’armée camerounaise et se préparaient à faire remplacer Ahidjo. « D’après Jean Fochivé, explique une note du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE) dans un message codé, le remplaçant du président Ahidjo que les USA auraient choisi, ou qui leur paraît le plus souhaitable, serait Victor Kanga. Mécontents de la politique du général de Gaulle, les USA auraient décidé de fomenter des troubles en Afrique, poursuit l’auteur de la note. Le Cameroun aurait été choisi comme premier champ d’expérience »