Justice : perdue dans le palais

On est face à un procès de l’absurde comme celui décrit par l’écrivain pragois Franz Kafka dans l’œuvre titré le Procès, qui décrit le lent processus d’aliénation mental que crée cette situation d’incertitude, de non-dits, d’annonces contradictoires et d’attentes interminables. L’arbitraire est pourtant dénoncé au sein de la justice camerounaise depuis des lustres. Le 23 février 2012, le défunt Procureur général près la Cour suprême Martin Rissouk a Moulong, au cours de la rentrée solennelle de la justice, avait saisi l’occasion pour revenir sur le principe de motivation dans le rendu des décisions judiciaires, demandant aux juges de toujours veiller à ce que leurs décisions soient motivées, pour ne pas commettre ce qu’il a appelé, des «assassinats judiciaires», qui n’honorent pas le Cameroun