Figure : Augustin Fréderic Kodock, la nationalisation de l’import-export

« Pour nous à l’époque, être un pays moderne, c’était avoir les usines. Les jeunes garçons qui faisaient le stage dans la Direction des Affaires Economiques peuvent le rappeler, parce que je n’avais pas l’habitude de peigner la tête. Ma tête était toujours mal peignée. Et quand ils me posaient la question : “pourquoi, monsieur le Directeur, vous n’avez pas peigné la tête ?”. Je disais : “Foutez-moi la paix, quand je dors je rêve des cheminées’. C’est ce que je disais. Pour moi, c’était la cheminée qui montrait qu’on faisait le progrès. Il fallait donc créer les usines. » Frédéric Augustin Kodock est mort le 24 octobre 2011 à Yaoundé. Le 30 juin 2019, une statue en sa mémoire a été inaugurée à Mom gare, son village natal, question de pérenniser la mémoire d’un homme, qui au-delà de toute considération, aura rêvé d’un Cameroun économiquement riche et prospère, moins dépendant des institutions financières internationales.