Extrême Nord : le chemin de croix à la recherche d’une goutte d’eau

que font les représentants des populations locales ? Le département du Mayo Tsanaga qui est pris en exemple ici, compte 6 députés, donc 5 du Rassemblement démocratique du peuple camerounais au pouvoir, et un de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès, son allié. Ces derniers roulent dans des voitures payés par ce bas peuple, ont des salaires payés sur le dos de ces derniers, et en plus bénéficient de 8 millions de francs Cfa chaque année pour mener des micros crédits parlementaires en faveur de ces pauvres, mais qu’en font-ils ? 4 millions de francs sont suffisants pour faire un point d’eau et construire une pompe à motricité humaine. Ça ferait 2 forages par député, soit 12 par an, en 10 ans le département aurait eu 120 points d’eau, répartis dans les 7 communes qui le constituent, soit au moins 17 points d’eau chacune, les populations n’en demandent pas mieux. A chaque élection on présente pourtant cette région, volontairement maintenue dans un état de misère poussée, comme celle qui donne des scores à la russe au parti au pouvoir et à ses alliés, mais qu’ils laissent en retour… mourir de soif. Pourquoi ?