Figure: François Sengat Kuo, la lutte pour le retour à soi

Soucieux du devenir de l’humanité, et très mal dans sa peau de voir le Noir traité moins qu’un meuble, il a utilisé l’écriture comme arme de combat, et a également cru qu’il pouvait transposer ces idées d’idéalistes sur le plan politique, mais c’était sans compter avec le côté opaque de cette politique. Ne se sentant plus en harmonie avec les membres de son parti, il a préféré refuser la compromission et a démissionné, mais le faisant il s’est également placé dans le viseur du politique, le vrai, celui qui a les mains sales comme le décrivait Jean Paul Sartre. Il rendra l’âme finalement en septembre 1997 à Casablanca au Maroc, à l’âge de 66 ans. Son œuvre reste inconnu, mais résiste au temps, et il aura bien durant son passage sur terre, contribué à sa manière à ce que l’homme noir se redéfinisse en science comme en politique, et retrouve sa place au cœur de l’humanité.