Cameroun : la Constitution, modifiée pour le recul depuis 25 ans

Au niveau de la gouvernance, l’instauration de l’article 66 de la constitution sur la déclaration des biens a plutôt donné un coup d’accélérateur à la corruption au lieu de la freiner. Trois ans après l’adoption de cette loi, le Cameroun était classé premier pays au monde de la corruption pendant deux années consécutives. Les années suivantes ont confirmé ce classement. Aujourd’hui tout un gouvernement est en prison pour détournement des deniers publics, corruption et autres, les fonctionnaires sont devenus plus riches que les hommes d’affaires, la corruption en somme est devenu un mode de vie. Aucun gestionnaire de la fortune publique, aucun élu, aucun ministre, même pas le président de la république n’a jamais déclaré ses biens à la prise de fonction, et aucun n’est prêt à le faire.