Nation camerounaise : une juxtaposition des communautés

les Camerounais ont évolué dans la réflexion, ont appris un peu de l’histoire et ont compris que le français ou l’anglais n’étaient que des langues étrangères, dont l’emploi participaient à l’effacement de soi, et le sentiment de rejet de ces langues a également grandi. Aujourd’hui, chacun préfère utiliser sa langue maternelle pour passer un message sérieux, donner une consigne importante. Tant que les gouvernants ne se résoudront pas à franchir le pas vers la construction d’une véritable nation en instaurant l’élément fédérateur qui est la langue nationale, le Cameroun continuera d’être une juxtaposition des communautés linguistiques qui se neutralisent dans les faits, dans une bataille somme toute compréhensible. Le repli identitaire continuera à prospérer, les communautés auront toujours la suprématie sur la nation, et 10 000 discours sur le vivre ensemble n’y feront rien.