Figure : Kum’a Ndumbe III et la lutte pour le retour aux sources

S’exprimant un jour sur la polémique autour du traité Germano Camerounais ou Germano Duala au cours d’une conférence le chercheur expliqua : «les difficultés pour les Camerounais de comprendre ce qui s’est réellement passé proviennent de la part peu importante qu’occupent l’histoire et la politique du Cameroun dans nos programmes scolaires et universitaires. Cette histoire et cette politique restent quelque peu taboues. Les dotations financières pour la recherche scientifique sur ces sujets restent marginales ou inexistantes, il manque des laboratoires de recherche sur les différentes phases de notre histoire nationale, sur les systèmes sociaux, politiques, juridiques et économiques avant la colonisation, pendant la domination européenne et après les indépendances. Tant que tout cela restera négligé, la conscience nationale collective ne produira pas les éléments de réponse fondamentaux pour un développement durable du Cameroun. »