Traité germano-camerounais : 12 juillet 1884, le jour où le pays fut livré

Ces deux puissances impérialistes aussi, à qui les Nations Unis ont confié le Cameroun comme un enfant qu’on laisse à la garderie, ne se sont pas contentées de garder l’enfant, elles se sont mises à manger sa nourriture, boire son lait, couper ses cheveux, arracher ses dents, ils ont même sondé pour voir ce qu’il y avait dans le ventre de l’enfant et tirer même jusqu’à ses intestins, non sans entamer son cœur. Plus grave, jusqu’aujourd’hui elles refusent de laisser l’enfant grandir et voler de ses propres ailes. Bref 136 ans après, le Cameroun court toujours derrière sa souveraineté, livré ce 12 juillet 1884, sur un bout de papier.

Cameroun : la culture oubliée

Dans tous les pays où une ambassade européenne est installée on trouve là-bas leurs instituts culturaux. Que font les africains en Afrique? Quels genres de relation entretenons-nous avec l’Afrique ? Quels sont les vecteurs que nous utilisons pour que les jeunes africains se rencontrent et partagent leurs expériences en Afrique pour l’Afrique? Il n’y pas au Gabon, Congo, Bénin, Guinée, etc….. des institutions culturelles camerounais et vice-versa alors que dans tous ces pays on trouve une institution culturelle européenne qui continue sans aucune difficulté sa colonisation.

Gouvernance : de l’eau dans le désert et de la soif dans la rivière

Dans un pays désertique, l’on a sortie l’eau du sol et donné gratuitement au peuple, dans un autre pays au Sud du Sahara, en zone tropicale, l’eau coule à flot, en plus de cela, même pour conduire cette eau dans les ménages l’Etat va à l’extérieur emprunter de l’argent en terme des centaines de milliards. Et jusque-là l’eau manque. Gouverner un peuple, c’est une question de vision. Avec de la vision on peut avoir de l’eau en plein désert, avec l’absence de vision on peut avoir soif en pleine rivière

Cameroun l’autre cri de cœur de J.R (suite) : au peuple camerounais, « qu’on n’arrête plus votre main pour vous gifler »

Que chacun profite des jours qui lui reste encore sur la terre ci pour arranger un certain nombre de choses qu’il a gâtées, que chacun se demande du fond de son cœur, qu’est ce j’ai fait pour éviter que mon pays ne sombre, remette de l’ordre dans ses idées, que chacun vienne avec sa part de seau d’eau pour que nous éteignons le feu sur notre pays, et qu’ensemble nous construisons une paix, pas une paix de cimetière mais une paix durable. Que chacun arrange sa route car à chacun de choisir si oui ou non le rang de son deuil sera long. »

Cameroun: l’autre cri de cœur de Sokoudjou J.R: « Ils sont arrivés au sommet et ont tiré l’échelle »

Que ceux qui rêvent dans leur tête et voient un autre novembre 82 sachent que le peuple a grandi et n’est plus prêt à avaler n’importe quelle qualité de vin. Le chef n’est chef que parce que le peuple est là et se reconnaît en lui, et si tu te trompes de chemin à l’aller et te trompes également au retour, demandes déjà qu’on fabrique ton cercueil.

Mœurs : le piège de la contraception

La grossesse, la conception d’un enfant qui était jadis célébrée dans la société traditionnelle, parce qu’ayant été prise dans des conditions dignes et élogieuses, est aujourd’hui une abomination pour la jeune génération, parce qu’elle arrive dans un contexte de dépravation des mœurs, de déshonneur. Et au-delà des questions d’éthique, il ne faut pas non plus oublier que les méthodes contraceptives font partie du plan du malin pour contrer l’œuvre divin, qui a dit allez et multipliez-vous, tout le contraire des idéologies occidentales d’aujourd’hui qui travaillent à réduire la population humaine.

Figure : Joseph Tchundjang Pouemi, le combat contre la monnaie de la servitude

Il va de soi que le livre de l’économiste n’était pas pour plaire. Il proposait que l’Afrique constitue sa propre zone monétaire, englobant l’ensemble des pays sous-développés du continent, mais totalement indépendante des autres ensembles monétaires du monde. Incompris, il a été assassiné, mais ses idées sont restées, et c’est bien vers la monnaie unique africaine qu’on chemine aujourd’hui, 40 ans après