Frais d’Apee : la peau dure de l’habitude

Si l’Apee était une maladie, elle mériterait qu’on la décrète problème de santé publique. Et en attendant que les diverses plaintes audibles et sourdes, et les soulèvements enregistrés sur le territoire national amènent les intrus dans les fonds des Apee à battre en retraite, le gouvernement devrait prendre ses responsabilités et se prononcer une fois pour toute, sans éluder les questions de fond, et tout en cessant de se réfugier derrière la formule « l’Etat ne peut pas tout faire seul », car ici comme ailleurs, force doit revenir à la loi. Et la loi en la matière n’a pas changé, il est toujours inscrit dans la Constitution que : « nul ne peut être contraint d’adhérer… à une association »

Exécution du Bip : le mal être camerounais

Toutes les côtes du squelette sont désormais attaquées, au point que le pays se retrouve en train d’attendre un bout de papier appelé « accord cadre » comme un messie, simplement parce que réaliser un marché au Cameroun enlève le sommeil à tout le monde. L’entrepreneur ne dort pas parce qu’il réfléchit à comment jongler et tricher pour s’en sortir, le maître d’ouvrage perd le sommeil à l’idée que le marché pourra ne pas être livré et l’on remonte pour découvrir qu’il avait pris des rétro commissions. A la base comme au sommet, au niveau local ou central, le mal est le même, les marchés publics sont devenus des marchés centraux, où tout se négocie en journée, et le soir tout le monde s’en va en laissant l’endroit rempli d’ordures.

Accidents de la circulation : la sécurité routière dans l’insécurité

En attendant que le ministre des Transports pointe du doigt un coupable dans un communiqué, puisqu’il ne peut pas condamner l’incivisme de l’arbre, il est indéniable qu’en dehors de l’état des routes, la configuration elle-même, est un facteur aggravant des accidents de la circulation. Si le pouvoir avait veillé à avoir à défaut d’une autoroute, au moins une route qui pardonne, l’arbre n’aurait pas à se retrouver sur la chaussée, ajoutant au compteur des pertes inutiles des vies humaines

Obéissance civile : le point de rupture

Le pouvoir camerounais aurait-il compris que dans les manifestations spontanées, celui qui viole la loi n’est pas le manifestant, mais bien le gouvernant qui par son mode de gouvernance pousse fatalement le citoyen dans la rue ? Cette prise de conscience pourrait-elle pousser au changement souhaité qui commence par l’anticipation sur les problèmes, pour éviter que les populations en arrivent à descendre dans la rue avec des conséquences imprévisible? En tout cas, ces populations semblent avoir intégré l’adage qui dit : « quand l’injustice devient loi, la résistance est un devoir »

Figure : Sylver Talom, l’étoile abandonnée au bord de la route

L’histoire de Sylver Talom, le seul défenseur que Georges Wéah, l’actuel président du Libéria redoutait quand il évoluait dans le championnat camerounais à l’époque, est aussi celle d’une jeunesse fougueuse et enthousiaste, ne rêvant que de porter haut le Cameroun, mais dont les ambitions ont de tout temps buté sur le mur d’une gestion à la petite semaine des structures et des infrastructures. Sylver Talom a été sacrifié à l’autel de cette incurie, les Lions indomptables pouvaient s’entrainer sans un secouriste dans le groupe, sans ambulance pour une évacuation rapide. L’équipe nationale avait-elle une assurance à l’époque, comment un jouer blessé sur le stade d’entrainement de l’équipe nationale devait squatter les cars de transport en commun avec un pied accroché en l’air pour rentrer chez lui ?

Covid 19 : le vaccin de la discorde

Le dilemme est donc plus que pressant, et le gouvernement plus que jamais face à ses responsabilités. Pour le moment, les méthodes détournées qu’il utilise laissent croire qu’il a obligation de rendre compte, qu’il obéit à une instruction à laquelle lui-même ne veut pas se plier, mais est obligé de multiplier des actions même impopulaires pour montrer à son commanditaire des gages de bonne volonté. De quoi jeter davantage de suspicion sur le vaccin qui a déjà du mal à passer. A propos de ce vaccin d’ailleurs, Me Reiner Fuellmich, avocat aux barreaux d’Allemagne et des Etats unis dit : « le vaccin n’a jamais été apporté pour le covid, le covid a été apporté pour le vaccin. Une fois que vous avez réalisé cela, tout fait sens. »

Cameroun : le territoire divisé en « paradis » et enfers

Dans un débat télévisé, l’écrivaine sénégalaise Fatou Diome, auteur du livre « Le ventre de l’Atlantique », disait aux occidentaux que s’ils ne cessaient pas d’exploiter les richesses des pays africains tout en freinant leur développement par divers moyens, ils auront toujours les immigrés africains, « ou vous résolvez ce problème, ou nous mourrons ensemble » conclut-elle. C’est le message qui est aujourd’hui adressé à l’élite gouvernante : ou vous résolvez le problème de la jeunesse, ou vous les aurez désormais sur votre dos. Mais il ne s’agit pas d’affecter tel à tel endroit par favoritisme, il s’agit de créer les conditions de vie acceptable dans toutes les localités du pays.

Huissiers de justice : le gouvernement se défend de leur mort programmée

Au meilleur des cas donc, la décision de justice demandera au président de la république d’appliquer d’abord les dispositions du décret du 5 novembre 1979 signé par lui-même, en nommant les huissiers aux charges vacantes. Ces derniers ne demandent que ça depuis 26 ans. A-t-on besoin de passer par la Justice pour appliquer les lois qu’on s’est soi-même prescrites, à moins que l’idée ne soit de supprimer définitivement le corps des huissiers de justice !

Violences : l’effet expiatoire

Tout le monde est victime à la fin. La recherche des solutions ne devrait pas se limiter à des cas isolés qui se manifestent çà et là. Si une maison suinte de partout, ce n’est plus une affaire de l’étanchéiste, il faut faire appel au charpentier.

Figure : Nchare Yen, fondateur du royaume Bamoun

Nchare fut un conquérant rusé, on estime à plus de dix-huit le nombre de souverains qu’il soumît. Il sût organiser le royaume et en modeler les institutions sur celles du royaume Tikar et installa la capitale à Njimom. D’après certains historiens, il n’arriva pas à Foumban et mourut avant la conquête de cette ville, et ce serait la raison pour laquelle sa tombe se trouve aux environs du marché de Njimom. Ainsi, comme Moïse dans la bible, Nchare, le fils de Yen, aurait vu la terre promise de loin, sans y arriver, mais il avait déjà montré le chemin à son peuple qui a connu le 10 octobre 2021, le 20eme roi de sa dynastie.

Cameroun: quand la politique devient facteur de désunion

Et au-delà du peuple Bamoun, la politique a fait du mal à presque toutes les communautés du Cameroun d’abord, et pour cela les opérations de renouvellement des organes de base du Rdpc sont là pour le démontrer, ensuite elle a fait du mal à tout le Cameroun, et la montée du discours haineux et du tribalisme après l’élection présidentielle de 2018 le confirme. Les divisions observées au sein du peuple Bamoun à l’occasion des obsèques du Sultan, constituent en définitive un signal qui interpelle tous les Camerounais. Si la politique doit nous conduire à la division, vaut-elle vraiment la peine. Et si on ne peut pas se passer de la politique, il faudrait alors suivre ce conseil de feu Françoise Foning, qui disait simplement « Débattez-vous, ne vous combattez pas »

Droits humains : l’impunité des hauts cadres de l’armée

Qu’elle image en réalité projette un Etat à la jeunesse, quand un enseignant d’université peut, pour avoir parlé de la science c’est-à-dire sa raison d’être, faire l’objet des intimidations et des tortures dans les locaux d’un Colonel, avec en prime une vidéo pour montrer au monde entier l’humiliation ? Alors que dans le même temps les autres enseignants qui chantent les louanges du pouvoir bénéficient de tous les avantages ? Que veut-on que les étudiants retiennent, que pour faire carrière dans l’enseignement supérieur il faut être le griot du régime ?

France-Afrique : le réveil de la jeunesse bloqué

Quel que soit le cas, la jeunesse se réveille, et montre des signes de volonté ferme pour la reprise en main de son destin, elle se distance progressivement de la politique du ventre et de la protection du pouvoir, et ose dire à la France « je ne mangerai pas de ce repas, nous ne mangerons pas, l’Afrique ne mangera plus.» Cette volonté est certes encore prisonnière d’une chape de plomb constituée par ces hommes d’Etat du 4eme âge qui s’agrippent désespérément au pouvoir et n’entendent pas changer de paradigme, mais l’essentiel c’est que la marmite quoique sale, boue déjà à une température élevée, en mesure de faire sauter le couvercle. Ce n’est plus qu’une question de temps.

Figure : Ambroise Kom et « la malédiction francophone »

Que représente pour nous le projet francophone qui, nous le savons désormais, permet à l’ancien pouvoir impérial de poursuivre ses rivalités avec le monde anglophone? Servirons-nous à autre chose que de la simple chair à canon ou de « harki du prestige de la France »? Y a-t-il malédiction en francophonie ? Les pays africains ne devraient-ils pas être libres de se connecter à tous les réseaux, à tous les points du monde, pourvu que leurs intérêts qu’ils seront seuls à définir, soient préservés ? A la limite, pourquoi hésiterions-nous à adopter une nouvelle langue de communication, une nouvelle forme de l’État, un nouveau système scolaire si nos intérêts l’exigent ? La fin du millénaire signifie bilans mais surtout pro/per/spective et enjeux divers. Comment sortir du ghetto francophone? Le débat est ouvert», dit-il.

Frais d’examens : le détournement de l’Etat

En d’autres termes, lorsque l’argent des frais d’examen entre dans les caisses de l’Etat suivant le principe de l’unicité des caisses, il l’utilise pour ses priorités, qui se résument parfois à un rythme de vie princier. Ainsi, les parents d’élèves versent chaque année des frais d’examen pour que les enseignants correcteurs soient payés, cet argent est utilisé à autre chose et ce sont les enseignants qui doivent être clochardisés. En langage simple, on appelle cela un détournement des fonds.

Education : l’indispensable réorientation par le haut

À côté des spécialistes de l’imposture, on trouve des universitaires engagés dans les combats intellectuels et nobles. Ils travaillent à un Cameroun nouveau et différent, expurgé de la corruption, du mensonge, de l’inertie, de la médiocrité, du népotisme, etc. il appartient à cette catégorie de sensibiliser les Camerounais à la vigilance, à la prudence, pour les préserver des pièges enclenchés par les intellectuels et universitaires faussaires qui manœuvrent pour tirer avantage de maintenir le pays dans les abysses de l’immobilisme et le chaos, conclut le professeur. Relancer l’éducation comme le professe le thème, est plus que d’actualité au Cameroun, car une société est le fruit de son éducation

Trouble à l’ordre public : la violence légale du Rdpc

L’attitude du gouvernement, qui légitime la violence quand elle émane du Rdpc, tout en maintenant prisonniers d’autres Camerounais seulement soupçonnés, rappelle que les fables de Jean de La Fontaine qui datent de 1668, soit 353 ans, sont plus que jamais d’actualité, quand il disait dans « Les animaux malades de la peste » que : « selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »

1er octobre 1961 : et si on refaisait les comptes

En résumé : une conférence de Foumban querellée, une constitution querellée, une proclamation de l’Etat fédéral au forceps, les anglophones avaient l’air d’être des moutons de la farce. Ils ont plié le doigt et ont adhéré à contre cœur à la fédération, mais en gardant en mémoire qu’ils ont en face un ennemi dont l’objectif est de les faire disparaître.

Figure : Ibrahim Mbombo Njoya, la sagesse de fin de vie

Il ne faut donc pas confondre la longévité d’une personne au pouvoir à la conservation du pouvoir par un parti politique. C’est pourquoi, même dans le cas de la limitation des mandats, le président sortant se bat toujours pour que son parti, après lui, conserve toujours le pouvoir. L’actualité de l’heure, dans l’une des plus vieilles démocraties, en est une parfaite illustration. Par ailleurs, un parti démocratique, dans sa vie quotidienne, ainsi que dans ses propres projections, doit toujours tenir compte de l’environnement local, régional et mondial. » Son discours à la tribune du grand dialogue le 30 septembre 2019 appelant à une alternance au sommet de l’Etat, n’était qu’une suite logique des idées de l’homme que 29 ans de règne à la tête de l’une des plus puissantes chefferies traditionnelles du Cameroun, avait contribué à assagir davantage. L’homme qui s’est éteint le 27 septembre 2021, avait constamment la main sur le visage en posture de réflexion, incarnant définitivement l’adage qui dit « si jeunesse savait, si vieillesse pouvait. »

Parti : le Rdpc se dépièce-t-il ?

tous les camerounais pensaient, à son époque, que l’UNC ne survivrait pas au président Ahidjo. Mais ce parti est devenu le RDPC, il est vrai en perdant en chemin les hauts dignitaires tels que Bello Bouba et autres. Mais l’essentiel était sauf, d’ailleurs ces personnes ont aidé le régime RDPC à survivre dans les années 90 voire à garder le pouvoir. Elles sont ses plus grands alliés. Je pense que le moment venu et face à la peur de tout perdre, les tenants du pouvoir actuel vont se résoudre à préserver l’essentiel.

Santé : la maladie cherche toujours couverture

Et pendant que le processus traine, les maladies n’attendent pas, les populations n’ont pas de choix que d’aller dans la rue chercher de quoi se soigner ou de quoi s’empoisonner, les pharmaciens se plaignent, et ce même gouvernement menace. Il est évident que le médicament de la rue prospère parce qu’il y a preneur, et le preneur est celui qui n’a pas les moyens d’aller suivre une consultation normale, se soumettre aux examens médicaux et payer les frais d’hospitalisation et les soins. La couverture santé universelle serait sans doute une des solutions, si jamais elle cessait de faire l’objet des discours, pour véritablement exister.

Rdpc : la fraude dans l’Adn

En attendant que les pourfendeurs de ce parti prouvent que ce sont des anti patriotes de l’opposition qui ont infiltré leurs rangs pour causer autant de désordre et ternir leur image, force est de constater d’ici là, que le parti des flammes… porte bien son nom

Crise anglophone : l’entêtement du pouvoir pour la solution militaire

Et juste après les évènements qui ont précipité la descente des membres du gouvernement, l’ancien sous-secrétaire d’Etat américain pour l’Afrique, Tibor Naguy avait posté sur son compte twitter ; “Tellement désolé de voir la violence accrue dans le conflit anglophone du Cameroun. J’ai prévenu pendant des années que s’il n’était pas résolu, le conflit deviendrait plus meurtrier et se propagerait. Il n’y a pas de solution militaire. Ce qui est dans l’esprit humain ne peut pas être éteint par la force »

Figure : Martin Mbarga Nguelé : l’enquête de la Cni toujours en cours

S’il ne dépendait que de Martin Mbarga Nguelé, la police camerounaise devrait à ce jour être l’une des plus civilisées et humanistes du continent, mais tout ne dépend pas toujours de lui. Il reste cependant dans la chaussure de ce plus haut gradé et le plus âgé à la fonction la plus élevée, le caillou de la carte nationale d’identité dont la production dans un délai raisonnable reste une enquête non bouclée

Police camerounaise : le réflexe de la violence

Mais une fois de plus, le comportement de la police en surface n’est que la partie visible de l’iceberg, le mal est plus profond qu’on ne peut le penser. D’abord parce que le réflexe à la particularité de ne pas être réfléchi, il est automatique et répond à une programmation. Les policiers qui frappent et infligent des tortures aux suspects ne se rendent parfois pas compte qu’ils sont en train de le faire, c’est comme l’œil qui se ferme automatiquement à l’approche d’un danger ou comme le doigt qui rejaillit au contact d’une eau chaude. C’est dire qu’au plan primaire , l’instruction et la formation des forces de l’ordre devrait travailler à déconstruire ce réflexe de violence et de torture chez l’homme en tenue.

NoSo: la raison simplifiée de la crise anglophone

En 2008 les manifestations de rue ont même été violemment réprimées pour une énième modification, qui faisait sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels. Si la Constitution peut être modifiée pour supprimer la limitation des mandats présidentiels, au risque de faire des morts et des prisonniers, pourquoi ne le serait-elle pas pour revoir la forme de l’Etat en sauvant des vies au passage ? Pourquoi les gens meurent dans la crise anglophone, cela vaut-il vraiment la peine ? Tous les tenants du pouvoir de Yaoundé devraient se poser cette question, dans le secret et le silence de leurs chambres.

Crise anglophone : la phase de la guérilla

Les négociations pour revenir à la paix en Colombie ont commencé à Oslo en Norvège, un peu comme on avait annoncé en 2019 des négociations en Suisse pour le cas du Cameroun. Mais les différentes parties sont rapidement rentrées dans leurs égos, le pouvoir dans sa fierté et les séparatistes dans leurs suffisances. On n’en a plus jamais entendu parler. Deux ans après les soldats continuent de mourir, même les véhicules blindés n’arrivent plus à les protéger. Ne pourrait-on pas économiser tous ces morts, en discutant ? Ou faut-il à tout prix atteindre un certain nombre, si oui, à qui profite tous ces morts ? Des fois le Pouvoir peut regarder dans la nature et tirer des leçons : le roseau plie, mais ne rompt pas

Inondation : Douala et le mythe de Sisyphe

on dirait que cette corvée imposée à chaque fois par les inondations est finalement ce qui rythme l’existence de ces populations et lui en donne un sens. Elles ont presqu’intégré les va-et-vient des eaux et les souffrances qu’elles endurent, autant en conclure aussi qu’elles en sont heureuses. Parce que dans l’absolu rien ne les oblige à rester là, et en attendant une hypothétique intervention des pouvoirs publics, elles devraient elles-mêmes faire quelque chose. Un adage dit, « aide-toi, le ciel t’aidera.

Figure : Amobé Mévégué, le don de soi pour l’Afrique

Pour moi, c’est quelque chose d’important un nom. Il a une charge émotive et une charge historique. C’est la mémoire et le miroir de l’âme. Je trouve insensé que les gens puissent s’offusquer du fait que je revendique un héritage qui existe. Je suis fier d’être Africain ». Et il expliquait alors au journaliste de afrik.com le choix de Amobé comme prénom à la place d’Alain en ces termes : « J’ai fait une démarche. Chez nous (au Cameroun, ndlr) la filiation est patriarcale. Je porte le nom de mon père qui a apposé en plus celui de mon oncle. Mevegue Ongodo. Pour créer le prénom Amobé, j’ai fait une anagramme de tous mes patronymes. A de Alain, pour respecter le choix de ma mère, M de Mévégué, O pour Ongondo et B pour Bineli, le nom de mon grand-père.

Foncier : les textes à problème

L’évaluation permet ainsi de déterminer si la politique a du succès ou si, au contraire, le problème subsiste; auquel cas, il faudrait formuler une nouvelle politique pour éviter de faire face à des réformes foncières inadaptées et improductives ainsi qu’à de mauvaises pratiques et réglementations en matière de gestion des sols. » De quoi conclure qu’il est peut-être temps de revoir tout l’arsenal juridique du foncier au Cameroun, au vu du nombre des litiges qui s’accumulent

Foncier : au-delà de la nécessité…

Ensuite, au niveau de l’équité, c’est-à-dire de la juste redistribution des ressources naturelles d’un pays, est-ce normal que certains individus cumulent à eux seul plus de 20 terrains dans une ville comme Douala ou Yaoundé, et vont au-delà de la cinquantaine sur le plan national, sans compter ce qu’ils ont à l’étranger, alors que des millions d’autres personnes cherchent juste quelques mètres carrés où se bâtir ?

Justice : à qui se plaindre?

Les conducteurs de moto taxi également, sont désormais réputés être de fauteurs de trouble à l’ordre public, installés eux aussi à tous les carrefours, narguant piétons et automobilistes qu’ils insultent allègrement. Ils mettent de surcroît en danger les vies humaines avec des surcharges. Pour tous ces cas on n’a jamais vu les pouvoirs publics enclencher la machine judiciaire, simplement parce qu’ils ne font pas la politique. Si au même endroit une seule personne se place avec une pancarte en main, la police sortira de nulle part pour l’interpeller, lui coller un motif et il sera incarcéré, même pour « attroupement seul. » Il est de notoriété publique et morale que si un citoyen se sent offensé, il doit s’en remettre à la justice. Mais quand la justice elle-même devient un bourreau, à qui se plaindre ?

Etat : l’autorité dans la rue

Un adage dit « si tu veux être respecté, respecte-toi toi-même. » La question ultime est donc celle de savoir : l’Etat qui se plaint de ne pas être respecté, se respecte-t-il lui-même ? L’autorité de l’Etat doit être restaurée certes, cela ne fait pas matière à débat. Et pour y arriver, un véritable examen de conscience ou un profond voyage intérieur s’impose… au plus haut niveau !

Figure : Thomas Nkono, le chat noir

En 35 ans en 1994, il avait déjà presque tout prouvé sur les stades. En juin 1999, il célèbre son jubilé, avant d’intégrer le staff technique de la sélection et s’occupe des jeunes gardiens. Depuis 2003 il est entraîneur des gardiens de l’équipe Espanyol de Barcelone, où comme il le disait dans l’interview de talents d’Afrique, il aide les talents européen à éclore. Mais comme il l’a rappelé aussi, son rêve c’est de mettre son expérience au service de son continent et de son pays, à condition que les conditions lui soient favorables

Guinée Conakry : Alpha Condé et la soif du pouvoir

Ainsi se tourne la page Condé, tristement. Il était pourtant apparu sur la scène politique comme un messie, endurant des mois de prison, se présentant comme le candidat des jeunes et des femmes. Il n’aura pas échappé à l’appétit du pouvoir, devenant ainsi ce que Alain Foka a appelé l’exemple parfait de l’échec de l’intellectualisme africain, allusion faite aux universitaires devenus chefs d’État, se muant à terme en dictateurs. Deux mandats comme le prévoyait la constitution ne lui avaient pas suffi, il lui en fallait un troisième, et l’espoir d’hier est désormais l’humiliation d’un pays, toujours à cause de la soif du pouvoir. Alpha Condé apprend ainsi à ses dépens que « l’arbre que l’orage va emporter, ne voit pas le ciel s’assombrir. »

Olembé : le stade de tous les jeux

En 2018 le ministre des Sports et l’Education physique d’alors, Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt, disait avec rage devant un journaliste que tout sera prêt parce que le Chef de l’Etat l’a dit, en 2019 il y a eu glissement de la Can parce rien n’était prêt, en 2021, le successeur de Bidoung Mkpatt, Narcisse Mouelle Kombi, donne des informations tronquées pour laisser croire que le stade est prêt, alors qu’il ne l’est pas. C’est à se demander finalement si avec le Stade Olembé le jeu, au propre comme au figuré, en vaut encore la chandelle ?

Etat civil : la doublure de la nationalité camerounaise

La conséquence logique aurait été la suppression de cette clause de la loi, ce que demande aujourd’hui une opinion qui estime qu’une loi dont le but caché était d’exclure certains camerounais de la gestion des affaires du pays, n’a plus sa place dans un Cameroun où le vivre ensemble est devenu un slogan. Surtout que sur les plans anthropologique, culturel et social, on ne peut pas perdre sa nationalité, c’est-à-dire ses origines, juste parce que cela est écrit sur un bout de papier. Les Camerounais détenteurs des passeports étrangers dégustent avec le même goût le ndolé, le sanga, le nkui, la sauce jaune et autres mets traditionnels, même s’ils prennent le visa pour entrer sur le sol Camerounais. Dans le fond, l’identité culturelle humaine ne se décrète pas, ne s’embarrasse pas des tournures juridiques aux desseins inavoués, elle transcende les calculs politiques, elle ne se raye pas par un coup de crayon

Figure : Achille Mbembe et la décolonisation de la pensée

Pour lui, il y a aujourd’hui double impératif d’une ouverture politique et économique, et surtout il rappelle que l’apathie des intellectuels africains, restés muets et sourds devant la nécessité de réfléchir à un modèle de démocratie sur le continent, peut être un facteur explicatif de la difficulté de ce régime politique à s’enraciner sur le continent. Un appel donc aux universitaires, sur le rôle qui est le leur dans la construction d’une société africaine fière d’elle-même, et surtout décolonisée dans la pensée.

Gouvernance : le piège qui guette les dirigeants illégaux d’entreprises publiques

Ces dirigeants qui s’agrippent donc à la fonction tout en ayant conscience qu’ils sont dans l’illégalité devront également être amenés, dans le cadre de l’application stricte de la loi, à rembourser tous les salaires et avantages dont ils auraient été bénéficiaires dans l’illégalité. Parce que comme on dit, on ne trompe jamais l’Etat. On pourrait même avoir un cas de figure où l’Etat saisisse tous les biens d’un ancien dirigeant de société pour rentrer dans ses droits.
Mais on n’en est pas encore là. Pour le moment, l’illusion du pouvoir prévaut, certains se considèrent toujours au-dessus de la loi et se disent qu’elle est faite pour les autres.

Education : le bal des vautours autours des frais d’Apee (2eme partie)

Ces Apee, devenues des vaches à lait qui engraissent les établissements et construisent les salles de classe, n’ont même pas un bureau pour eux-mêmes dans ces établissements, à part un réduit de 2 m 2 qui leur est concédé comme entonnoir pour cueillir de l’argent. Tout à côté, les chefs d’établissements sont pourtant assis dans des bureaux cossus. Aujourd’hui ces chefs d’établissement conditionnent l’inscription des élèves au paiement des frais d’Apee. Et si jamais l’Apee, qui n’est qu’une association, était dissoute, l’établissement fermerait-il? En attendant la réponse, il est facile de constater que les frais d’Apee sont de nos jours comme un gibier autour duquel les vautours rivalisent dans une danse, qui finit parfois au couteau

Education : le bal des vautours autours des frais d’Apee (1er partie)

Le constat aujourd’hui est que, malgré le caractère illégal de ces circulaires, du fait d’une part qu’elles sont en contradictions avec les dispositions légales, et d’autre part du fait qu’elle ne peuvent avoir primauté sur la Constitution, les lois et les décrets, les chefs d’établissements s’attèlent à les appliquer avec discipline et leurs méthodes, et des abus aussi. Même si on leur concédait la mise en application de ces circulaires, il reste encore constant que celle de février 2008 précise que la qualité de membre s’acquiert automatiquement après l’inscription d’un enfant, pas avant. On inscrit un élève dans un établissement avant de devenir membre de l’association des parents, on ne devient pas membre de l’association avant d’inscrire un enfant, comme l’imposent les chefs d’établissements

Drames urbains : les enquêtes à faire

Mais il y a un risque que les enquêteurs se laissent aller à la facilité et ne poussent pas plus loin. Après les causes de l’incendie, il faudra chercher les causes de la mort de ces six enfants. Il faudrait déterminer si les enfants étaient morts avant l’incendie, ou si c’est la fumée et les flammes qui les ont tués. Et cela devra être le résultat d’une analyse scientifique pour éliminer tout doute, ce qui suppose des précautions à prendre dès le départ. Des précautions qui commencent par la récupération des corps et leur conservation, et ensuite la sécurisation des lieux.

Figure : William Etéki Mboumoua, victime de son succès

« Un soir dit-il, alors que le président se trouvait à Mvomeka, il me téléphone non pas pour m’encourager, mais plutôt pour me signifier qu’il n’avait pas donné son autorisation à la tenue de cette conférence pour en faire une assemblée qui critique son gouvernement, le ton était ferme…la réussite de l’organisation de cet évènement n’était pas appréciée par certains caciques du gouvernement. Ils s’étaient donné tout le mal pour appauvrir les discussions, non satisfaits ils avaient usé des plus basses manœuvres pour me discréditer auprès du chef de l’Etat.

Justice : démission collective

celui qui s’abstient de dénoncer un délit ou un crime risque une peine de 1 mois à 3 ans et d’une amende de 20 000 à 1 000 000 francs. Mais encore faudra-t-il qu’il y ait quelqu’un pour dénoncer celui-là qui n’a pas dénoncé, puisque personne ne veut dénoncer. De toute façon, personne n’est à dédouaner pour cette déliquescence de la société, et même s’il y en a qui sont plus responsables que d’autres du fait du devoir régalien de l’Etat incarné par les procureurs de la république, les officiers de police judiciaire et les autorités administratives, cette affirmation de Mireille Bertrand Lhérisson s’applique en définitive à tous : « face à l’injustice, le silence est coupable. »

Discours tribal : l’obéissance à la logique coloniale

il n’y a que deux tribus, la tribu du ventre, celle de ceux qui sont aux affaires, qui ont tout pour eux et reproduisent leurs familles comme des ayant droit des biens de la nation pour les remplacer, et la tribu des exclus, celle du bas peuple, qui se soigne avec le médicament de la rue et qui s’entasse comme des sardines dans des cercueils roulants pour voyager. Ne pas le comprendre, c’est jouer le jeu du système, au détriment du peuple

Décentralisation : le pouvoir toujours…central

Pour les organes de mise en œuvre, le Cameroun a à ce jour : le Conseil national de la décentralisation et le Comité interministériel des services
locaux créés par la loi de n° 2004/017 et organisé par le décret n°2008/013 du 17 janvier 2008, le Comité national des finances locales créé par la loi n° 2009/011 du 10 Juillet 2009 portant régime financier des Ctd, qui dispose de relais régionaux (Comités régionaux des finances Locales) et départementaux (Comités départementaux des finances locales), la Commission interministérielle de coopération décentralisée créée par le décret n°2011/1116/PM du 26 avril 2011 fixant les modalités de la coopération décentralisée. Toute une artillerie lourde pour la maîtriser, mais jusque-là même un serpent de mer n’est pas aussi glissant que la décentralisation au Cameroun. Reste à savoir à qui profite cette inertie, mais il est certain que ce n’est pas aux populations à la base.

Figure : Christian Penda Ekoka, la pensée libre au sein du système

Dans un entretien accordé à jeune afrique en septembre 2018, il reprochait à Paul Biya et ses hommes leurs « stratégies des petits pas » qu’il jugeait dépassée et inopérante au regard de l’importance des enjeux. « Le monde va très vite, le Cameroun, trop lentement », disait-il, expliquant que c’est ce décalage qui crée des dysfonctionnements et engendre les crises dans lesquelles le pays s’enlise : « Le Cameroun souffre de ses défaillances de leadership et d’insuffisances institutionnelles. »

Endettement : le Cameroun en usure

le 2 août 2021, près de 700 médecins sortis des écoles et en chômage depuis un an manifestaient devant les services du Premier ministre à Yaoundé pour réclamer leur intégration. La réponse du gouvernement était que la soutenabilité budgétaire ne le permettait pas, c’est-à-dire en termes simples qu’il n’y pas de l’argent dans les caisses pour payer de nouveaux fonctionnaires, et que les perspectives ne sont pas bonnes.

Covid 19 : vers l’obligation du vaccin

Pour clore ce débat, le gouvernement n’a qu’à franchir le pas final, puisqu’il va y arriver un jour ou l’autre, celui de rendre obligatoire la vaccination pour tous les citoyens. Une loi ou une décision gouvernementale dans ce sens règlerait le problème, et couvrirait déjà les dirigeants des structures et leur donnerait les raisons de sanctionner leurs personnels sans courir le risque d’être poursuivis pour modification ou rupture unilatérale des contrats.

Gouvernance : L’incestueuse relation entre les fonctions dirigeantes et la justice

D’après Théophile Nga, anthropologue, le Cameroun est victime des modèles de justice importé « dans l’Afrique traditionnelle, lorsqu’une autorité est soupçonnée pour quelque chose, il y a un cadre restreint réservé pour le questionner, l’appeler à la prise de conscience ou à la réparation quand il reconnaît avoir commis un impair. Il le fait sans que la communauté soit avisé, il peut être délesté de ses responsabilités et punit si on le veut, mais de façon assez discrète pour que l’honorabilité de la communauté ne soit pas touchée. » L’honorabilité de la nation, c’est de ça qu’il s’agit, on ne peut pas faire croire comme c’est le cas au Cameroun, qu’il est normal de faire la navette entre les bureaux de fonction et les couloirs de la justice, qui ne sont pas fréquentés par les anges

Accidents de la route : les mesures « effets d’annonce »

de 2011 à 2017, le Cameroun avait enregistré 21 049 accidents de la route, occasionnant la mort de 7 203 personnes. Depuis lors, la situation n’est pas améliorée, puisqu’en 2020 comme indiqué, 3275 personnes ont perdu la vie sur la route, et les indicateurs ne présagent rien de bon pour 2021. C’est dire que la solution au problème ne se trouve plus dans la multiplication des mesures et autres directives, il est plus que temps de prendre le taureau par les cornes, ou comme on dit dans la culture bantou, commencer à nettoyer le champ par le fond. Autrement, les multiples mesures à l’application hypothétique, resteront des coups d’épée dans l’eau.

Figure : Nkotti François et la bataille pour l’authenticité musicale

par rapport à la musique du terroir, pas seulement le makossa, mais aussi le Ben skin, le bikutsi, le magambeu et autres, j’invite nos jeunes, quand ils vont ailleurs, à garder à l’esprit que notre patrimoine musical, ce sont ces musiques. Le Cameroun a plus de 200 ethnies et de nombreux rythmes. Je conseille aux jeunes artistes de puiser à l’intérieur de ces rythmes-là pour faire avancer la musique camerounaise

Mœurs : la morale dans la rue

« Il y a six choses que hait l’Éternel, Et même sept qu’il a en horreur; Les yeux hautains, la langue menteuse, Les mains qui répandent le sang innocent, Le cœur qui médite des projets iniques, Les pieds qui se hâtent de courir au mal, Le faux témoin qui dit des mensonges, Et celui qui excite des querelles entre frères. »

Héros nationaux : devoir de mémoire

Ces tunnels de Njock représentent ainsi un cliché de ce que subissaient les peuples camerounais, ce à quoi s’opposaient ces martyrs qui ont été liquidés en série ce 08 août 1914. 107 après, le Cameroun a un devoir de mémoire. Et si le Cameroun institutionnel semble les avoir trahis, la nouvelle génération ne devrait pas se permettre de laisser sa mémoire s’effacer complètement

Sécurité au travail : la côte d’alerte

Prévenir vaut mieux que guérir dit l’adage, et la sécurité au travail n’est plus une option, c’est une obligation que les multinationales connaissent bien, que les industries locales, les petites et moyennes entreprises, même les plus petits commerces et les plus petits métiers devraient intégrer, car on travaille pour vivre et on ne devrait pas aller trouver la mort à son lieu de travail.

Transport routier : la boucherie humaine et l’impunité

L’impunité en la matière, favorise également la recrudescence des accidents et les récidives. Sûr que si aujourd’hui le ministère des Transports publiait une liste des conducteurs incarcérés à son initiative à la suite des accidents, les autres chauffeurs réfléchiraient par deux fois, si tant est qu’il faille leur imputer à tout prix les causes des accidents, alors que les routent elles-mêmes ne respectent généralement aucune norme

Figure : Jacob Desvarieux, l’identité créole

Jacob Desvarieux rappelle surtout l’autre Afrique, celle qui s’est repensée, celle-là qui a refusé de se laisser absorber par la culture occidentale, et est allée chercher au plus profond d’elle-même l’essence de sa culture, et a finalement réussi à l’imposer au monde. Le créole adopté comme langue de chanson par ce groupe, est une preuve de la volonté de valorisation de son identité.

Immigration : le déni permanent de soi

De manière schématisé, on a au bout du cercle, un homme ou une femme qui a abandonné tout au pays, a pris le risque par mer et par désert pour se retrouver en Europe, où il vit caché parce que n’ayant pas de papiers, travaille au noir, obligé parfois d’épouser une vielle blanche pour l’homme ou accoucher un enfant avec un vieux blanc pour la femme, dans l’espoir de régulariser sa situation, et un jour revenir au pays avec la poubelle ramassée en bordure de route et dans les garages, bien rangé dans un conteneurs. Peut-on appeler cela réussite au fond ? Quand l’Africain a ainsi bradé sa dignité ?

Whisky en sachet : la désobéissance légale au Cameroun

En empêchant une manifestation publique de se tenir il protège le pouvoir, en empêchant la vente du whisky en sachet il protège la santé des populations et réduit le taux d’insécurité. Entre les deux, le choix est vite fait, au regard de toutes ces décisions d’interdictions dans le but de protéger la population qui restent lettres mortes… des années après

Cameroun : pays acéphale ?

Et pendant ce temps, que fait le chef du gouvernement qui est le premier ministre, garant de la cohésion gouvernementale, ce poste a-t-il encore un contenu dans le contexte camerounais ? Si les ministres sont nommés sur ses propositions, pourquoi ne met-il pas de l’ordre dans la maison où chacun est en train de démonter les câbles électriques de sa chambre, casser les pots, dégrader la peinture après s’être acheté une autre maison ailleurs ? Quelle maison Cameroun va rester après les occupants actuels ? La question mérite d’être reposée autant de fois que possible.

Covidgate : le rapport du Minfi fait perdre le sommeil au Minsanté

Par contre, une activité comme la construction et réhabilitation des centres d’imagerie médicale avec une dotation de 750 millions n’a pas été engagée, soit 0% du taux d’exécution, tout comme l’aménagement et équipement des morgues des formation sanitaires spécialisées prévu pour 172 millions mais avec un taux de réalisation de 0%, alors que des activités peu lisibles comme la gestion de l’hygiène en milieu hospitalier de prise en charge covid 19, avec une enveloppe de 1 milliard 150 millions, a entièrement été engagée et payée, ou encore la surveillance communautaire dans les districts qui a coûté au budget 1 milliards 813 millions de francs cfa, avec un taux d’exécution de 97,9%.

Figure : Viviane Ondoua Biwole, militante de la bonne gouvernance

Mais pour elle, le tout n’est pas que la femme se retrouve à ces différentes positions, il faut qu’elle prouve qu’elle n’y est pas arrivée grâce à des faveurs. L’un de ses ouvrages porte d’ailleurs sur les 100 femmes de l’émergence du Cameroun, dans lequel elle met en exergue leurs qualités et leurs parcours dans divers domaine. Un travail qui n’a autre but que de remettre en orbite la femme qui selon elle, n’occupe pas encore entièrement sa place. Dans le débat de la succession au pouvoir au Cameroun, elle a même proposé qu’il pourrait bien y « une femme camerounaise pour succéder à Paul Biya », et dit : « Alors, mesdames, sentez-vous capables ! »

Covidgate : la Dgsn et le Mindef sauvés par l’ignorance des procédures

« les projets de marchés ont été transmis au MINFI mais retournés pour non-respect des imputations budgétaires retenues, l’absence de recensement des besoins dans les régions et autres incohérences entre l’objet de la dépense et les activités devant être menées dans le cadre du décret de répartition. Par conséquent, ces projets de marchés n’ont pas bénéficié du visa juridique.

Covidgate : 132,4 milliards pour le fonctionnement sur les 180 prévisionnels

L’usage à faire finalement de ce budget du Fonds a été arrêté en respectant une habitude camerounaise, où quoique tout soit à faire, le contenu de l’enveloppe de fonctionnement est toujours largement supérieur à celui des investissements, on consomme plus pour investir peu. Ainsi, il a été retenu 47,6 milliards comme dotation en investissement et 132,4 milliards de fcfa comme dotation de fonctionnement, presque le triple.

Covidgate : L’argent du Fmi n’est pas dans les 180 milliards

En clair, sauf explication contraire, l’audit exigé par le Fond monétaire internationale concerne donc ses 222 milliards 400 millions accordés au Cameroun comme prêt. Parce que le rapport d’audit même partiel, rendu par la Chambre des comptes de la Cour suprême concernait bien les 180 milliards dont par le rapport du ministère des Finances, qui explique d’ailleurs l’origine des fonds n’incluant pas les 222 milliards 400 millions du Fonds monétaire international.

Etat de droit : autorité, pouvoir et privilèges à l’épreuve de la loi

En clair, la qualité de député donne des privilèges particuliers mais n’octroie pas une posture transcendantale vis-à-vis des autres citoyens dans la jouissance des libertés fondamentales. S’il y a une limitation conjoncturelle à la liberté de circuler, elle sera valable pour tous les citoyens, car il n’y a pas de droits de l’homme « spéciaux » pour les députés.

Figure : Mathieu Njassep, la foi d’un rescapé

Il se souvient : « Chaque jour, on était battus, plusieurs fois jusqu’au sang. On nous torturait au courant électrique qui était appliqué sur les parties sensibles comme le sexe. On était enchaîné tout le temps, affamés. » Le 5 janvier 1971, à l’issue d’un procès expéditif, il est condamné à mort, au même moment que son patron Ernest Ouandié qui avait été interpelé peu après lui et Raphael Fotsing. Comme il le dit lui-même, il ne sait pas pourquoi sa peine fut par la suite commuée en prison à perpétuité alors que ses camarades de lutte étaient fusillés sur la place publique à Bafoussam le 15 janvier 1971.

Redevances forestières : une richesse maudite ?

Quand les chefs traditionnels affirment dans une plainte qu’ils ont dépensé 2 500 000 francs dans les procédures pour contraindre les gestionnaires d’un compte à sortir l’historique, il y a de quoi être inquiet, parce que dans une situation normale, le sous-préfet aurait simplement convoqué ces gestionnaires et aurait tiré les choses au clair. Mais si lui-même doit être cité dans les plaintes, c’est juste confirmer qu’au Cameroun à cause des agissements de certains fonctionnaires, l’Etat protecteur… est devenu l’Etat prédateur.

Crise anglophone : l’enlisement et l’indifférence

Ensuite le législatif, que font les députés pendant ce temps ? L’Assemblée nationale elle aussi n’est pas concernée par la crise anglophone. En 5 ans, elle n’a pu inscrire le sujet à l’ordre du jour des différentes sessions, 14 au total depuis que la crise a pris une tournure violente en fin d’année 2016. Elle a achevé une autre session en juillet 2021, sans en toucher un mot. Curieusement, elle se montre plus préoccupée par la tranquillité du président de la république à l’étranger.

Compétences locales : toujours en berne

Les dirigeants camerounais, intelligents qu’ils sont, devraient résolument se poser la question de savoir si au quotidien ils mettent leur intelligence au service du bien ou du mal. Les compétences des jeunes existent au Cameroun, ils ne demandent qu’à être encadrés comme cela se fait dans d’autres pays, et le Cameroun sera moins dépendant de l’extérieur, même pour le masque de protection.

Travaux de construction : sécurité zéro, tolérance totale et fatale

Le propriétaire du chantier et le chef de l’entreprise en charge de la construction seront sûrement interpelés, mais iront-ils jusqu’en prison, pour avoir expressément provoqué par leur négligence la mort d’un citoyen et probablement handicapé d’autres. Il faudrait qu’on y arrive, pour redresser la barre, parce que jusqu’ici, dans le domaine du bâtiment et travaux publics comme dans bien d’autres, le mode opératoire est le même : sécurité zéro, tolérance totale

Figure : Samuel Mbappe Lépé, le maréchal du football camerounais

Poussé par l’amour de la patrie, rongé par une rage intérieure, il avait oublié la procédure, il avait oublié que son nom devait être dans la liste envoyée à la Confédération africaine de football longtemps à l’avance, il voulait seulement sauver son pays en outrepassant toutes les règles. Mais stoppé par les procédures, il regardera le reste du match là sur les gradins, souffrant dans sa chair, et ne put tenir debout quand l’arbitre donna le coup de sifflet final sur une défaite des lions indomptables.

Crise anglophone : les fonctionnaires en sacrifice suprême

Aucune communication officielle du porte-parole du gouvernement ministre de la Communication, aucune sortie du ministre de l’Administration territoriale au cours d’une conférence de presse avec un ton menaçant comme on le connait, mettant en garde les séparatistes et leur promettant de régler leur compte. Alors que ces sorties auraient joué au moins deux rôles importants, rassurer l’opinion et réaffirmer l’autorité de l’Etat. Elles auraient au moins donné l’impression que le gouvernement se préoccupe et aurait consolé quelques cœurs brisés. Ne pas le faire, contribue plutôt à cristalliser les sentiments et nourrir les ressentiments. Ce qui ne présage rien de bon quant à l’issue de cette crise, qui dure et perdure…

Désordre urbain : la case habitat

7 plans au total pour le résultat qu’on connaît. Peut-être faudrait-il ranger tous ces plans au placard, et revenir au simple bon sens, qui a guidé les grands bâtisseurs des villes urbaines, ou qui a inspiré les premiers maires de la ville de Douala, Christian Tobie Kuoh, André Michel Epée ou Jacques Bebey en 1969 n’avaient pas eu besoin d’autant de plans pour offrir au citoyen un cadre de vie agréable à Douala. Au vu des résultats obtenus, les divers plans élaborés depuis des années pourraient à juste titre être résumés en un seul ainsi dénommé ; le plan du désordre urbain au Cameroun

Habitat : construire en ville… à tous les prix

Le raccourci a causé la perte du rat, dit un adage de l’Ouest Cameroun. Tout ce qui arrive là n’est que la conséquence des raccourcis que certains cherchent à emprunter tous les jours. Comment faire pour contourner l’expertise des architectes, comment faire pour occuper tout le terrain, comment faire pour acheter le matériel moins cher, comment faire pour ne pas payer la main d’œuvre, ou la payer le moins cher possible, comment faire pour contourner les procédures légales en matière de construction, et autres.

Assemblée nationale : le bilan évasif de la session de juin 2021

à quoi cela sert d’applaudir et laisser passer à chaque session des lois, alors que l’on n’est pas en mesure d’appliquer soit même une simple ligne d’un décret, qui de surcroît aiderait la Chambre à mieux remplir ses missions de contrôle ? Le ministre des Finances a annoncé que le budget de l’année 2022 sera de 5649 milliards. En novembre les députés reviendront l’applaudir, chacun signera ses frais de session et rentrera vaquer à ses occupations. Ainsi va l’Assemblée nationale camerounaise

Figure : Arouna Njoya, le faiseur du premier roi

à la veille du passage du témoin, le choix de la France sera porté sur lui. Mais déjà ministre des Finances dans le tout premier gouvernement du Cameroun, il va proposer au cours des consultations un plus jeune que lui, Ahmadou Ahidjo qu’il avait copté et initié à la politique une dizaine d’année plus tôt,

Education : quel système éducatif pour le Cameroun

Le Cameroun peut toujours briser le pacte colonial pour devenir maître de ses programmes scolaires, afin que les établissements secondaires et les universités ne soient plus des usines de production des chômeurs, obligés de se reconvertir dans l’informel, avec des métiers dont la plupart est source de désordre urbain

Foncier : la course vers la terre

Pourquoi se bat-on ? Pourquoi la terre que tout le monde a trouvée est-elle devenue l’objet d’autant de batailles, aussi violentes les unes que les autres ? Comment arrive-t-on à vendre des terres, alors qu’on y a investi aucun sous ? Qui peut lever la main et dire qu’il a fabriqué dans une usine une portion de terre, qu’il vend par la suite au prix des cheveux de la tête ? En dehors des batailles, la terre est également devenue objet de violentes spéculations financières, et aussi un moyen de blanchiment d’argent sale comme l’a relevé dans un rapport l’Agence nationale d’investigation financière. Pour les hommes aux affaires, et les hommes d’affaires, c’est la course à qui aura le plus grand nombre d’hectares de terrain, avec un dévolu particulier sur les villes balnéaires. Si certains pouvaient même acheter tout le Cameroun ils n’hésiteraient pas.

Passeport contre Cni : jeu de milliards

si 20 millions doivent s’établir une carte d’identité à 1800 francs cfa l’unité, cela va engranger une somme de 36 milliards de francs cfa. De l’autre côté, si seulement 5 millions de Camerounais s’établissent un passeport, la somme totale générée à 110 000 francs cfa l’unité est de 550 milliards de francs cfa. L’argent généré par la production des cartes nationale d’identité n’est donc que du menu fretin devant ce que rapporte la production du passeport.

Héritage : que laissent-ils à la postérité

Le patriotisme ne se trouve pas dans la reprise systématique des mots « vive le Président Paul Biya » à la fin des allocutions, elle ne se trouve pas dans la grandeur de la photo du président de la république affichée dans son bureau. Le cultivateur de tomate de Foumbot n’a pas de photo du président Paul Biya dans son champ, mais il s’applique chaque jour à son travail avec assiduité, conscient de son devoir.

Figure : Edouard Etonde Ekoto, le rêve de Douala beach

L’initiateur du projet avait prédit qu’il prendrait 10 à 20 ans, on était en 2004. En 2021, il ne devrait plus rester que 3 ans pour que l’œuvre d’art soit achevée. La Can 2022 se serait jouée dans une ville de Douala brillant de mille feux, gaie et joyeuse à vivre, si et seulement si la vision était restée la même. Le projet a hélas pris de la poussière dans les tiroirs, pendant que la ville suffoque. Mais il n’en revient pas moins au colonel Etonde Ekoto, le mérite d’avoir essayé.

Urbanisation : quelle ville pour le citoyen

Aucune ville camerounaise dans le top 10, et plus insultant, y figurent des villes capitales des pays qui il y a quelques années enviaient encore tout au Cameroun, comme Addis-Abeba de l’Ethiopie qui a suscité la pitié du monde entier par sa pauvreté, ou Kigali du Rwanda tristement connu par le génocide de 1994. Que manque-t-il au Cameroun, pour que ses villes soient plutôt des foutoirs, comme le regrettait feu Joseph Pokossy Ndoumbé ? Un adage dit : Comme on fait son lit, on se couche. Dans le cas d’espèce on pourrait dire, comme on construit sa ville, on y habite

Urbanisation : quel citoyen pour la ville ?

Il s’est ainsi développé avec le temps, une espèce de citoyens dans la ville, qui ne se retrouvent pas, mais qui doivent survivre. Ils ne connaissent rien du code de conduite en ville, du respect de la chose publique et de la personne d’autrui, parce que leurs tuteurs n’ont pas pris le temps de leur apprendre à intégrer ce nouveau milieu de vie. La poussée démographique, le chômage et même la situation sécuritaire à l’intérieur et aux frontières aidant, ce type de citoyens se retrouvent à constituer la masse critique de la population de la ville aujourd’hui. Un type d’habitant de la ville qui n’a aucune intention de se soumettre aux normes, mais veut plutôt imposer les siennes, d’où le bras de fer permanent avec l’autorité.

Covidgate : le Parlement a-t-il peur du rapport d’audit ?

Mais qui aurait peur du rapport, au point d’évoquer la raison d’Etat pour retarder sa présentation devant le Parlement ? C’est le lieu de se demander aussi avec l’analyste Sylvie Mullie si « la raison d’État, dès lors qu’elle ne prétend même plus être au seul service de la sauvegarde de l’intégrité d’une nation, d’une république ou encore de l’ensemble de ses citoyens, est-elle véritablement fondée ? »

Endettement : siphonage organisé des caisses de l’Etat

Et ce cas d’organisation mafieuse pour siphonner les caisses de l’Etat n’est qu’un parmi tant d’autres. L’Etat camerounais est dans un gouffre financier, comme le rappelle les rapports du Fond monétaire international, une situation hélas entretenue par de nombreuses niches de prédation logées dans les administrations, où volontairement on néglige d’appliquer des textes qui pourrait faire quelques économies. Décidément !

Figure : Ngo Madeng Pauline, la couronne de l’indépendance

Le combat pour la valorisation de la fille est loin d’avoir commencé, avec l’histoire de la reine de l’indépendance. Depuis l’aube des temps, la jeune fille est utilisée comme un pot de fleur sans lequel le décor ne sera pas parfait, mais qui est abandonné sur le lieu des festivités parce que devenu inutile, alors que les autres acteurs rentrent dans l’histoire, on ne parle plus que d’eux. Le phénomène est davantage accentué au Cameroun où le pouvoir n’a pas développé la culture des archives et la célébration des héros. Mais il n’est pas tard. De même que les héros de l’indépendance, même ceux qui étaient considérés à l’époque comme des ennemies ont bénéficié d’une loi de réhabilitation, les héroïnes de la scène des cérémonies peuvent aussi avoir droit à un peu d’égard.

Résolution des crises : le faire semblant permanent

Une preuve de plus que les administrateurs camerounais vivent dans un autre Cameroun, fait de luxe et de satisfactions permanentes, où on ne connaît pas le prix de la tomate au marché et où on prend le carburant à la pompe avec des bons sans se soucier du prix du litre, un Cameroun de la bourgeoisie qu’ils présentent comme un paradis, alors que les populations vivent dans un autre Cameroun avec ses lots de souffrances quotidiennes. Au même moment où les gouverneurs des régions s’accordaient pour dire que tout va bien, six fonctionnaires, représentant cinq ministères de la république étaient kidnappés dans un village dans l’arrondissement de Ekondo Titi, et l’un d’eux a été exécuté deux jours plus tard.

Crise anglophone : la crise

L’enlèvement des 6 fonctionnaires de Ndian, qui en plus, est opéré dans le département d’origine du Premier ministre, est plus qu’un affront de la part des forces séparatistes, c’est une manière de narguer le pouvoir de Yaoundé, une façon de dire que les discours rassurants du ministre de Yaoundé n’engagent que ceux qui y croient, la réalité de terrain étant autre. Mais dans cette guerre d’égo, doit-on continuer à sacrifier la vie des fonctionnaires, qui ne demandent qu’à servir ? Si l’Etat est incapable d’assurer la sécurité des fonctionnaires dans les zones anglophones, autant ne plus endeuiller des familles.

Transport en commun : le suicide en sursis

Quoi qu’il en soit l’accident de la falaise de Dschang interpelle une fois de plus, plus que jamais, l’administration camerounaise des transports. L’infrastructure routière est déjà un facteur d’aggravation des accidents, quand on y ajoute l’état des véhicules, surtout ceux qui font le transport de masse, tous les ingrédients sont réunis pour que prendre la route au Cameroun soit synonyme de prendre un ticket pour un saut dans l’incertitude. Un accident n’est jamais un fait du hasard, c’est toujours la combinaison de plusieurs négligences, à chaque maillon de la chaine de prendre ses responsabilités

Emancipation de l’Afrique : L’espoir Gbagbo

Que lui reprochait-on en réalité ? Juste d’oser penser le bien-être des Ivoiriens et lutter pour une indépendance véritable de l’Afrique. Ils lui reprochaient la même chose qu’à Thomas Sankara au Burkina Faso, qu’a Mohammar Khadafi en Libye pour ne citer que ces derniers. Leur crime commun étant de combattre l’impérialisme et de vouloir donner plus d’autonomie à l’Africain, lui permettre de vivre de ses ressources et éviter que les richesses du sol africain ne soient plus pillées dans le sang et la douleur des Africains. Pour cela il fallait les mettre hors d’état de nuire. Mais comme dit un adage, « il y a des moments dans la vie où on est appelé à courir, même si l’on n’a rien à rattraper. Mais quelle que soit la vitesse de notre course, la vérité finira toujours par nous rattraper. » Le retour libre de Gbagbo est la preuve qu’il y a de l’espoir pour l’Afrique.

Figure : Mola Njoh Litumbe : problème anglophone, le retour aux textes

Au moment où il lançait ces alertes répétées, la crise anglophone n’avait pas atteint la phase actuelle, où des cadavres sont devenus des trophées. Quand les armes ont commencé à crépiter, il a continué à appeler à la discussion, jusqu’à ses 94 ans. Il est mort le 26 mai 2020 dans une clinique à Douala, toujours convaincu que le problème anglophone trouvera une solution par la force de l’argument, et non l’argument de la force, qui n’est dans le fond que l’expression d’une certaine faiblesse, pour ne pas dire d’une faiblesse certaine…des arguments

Covid 19 : le « vaccin » qui profite aux autres

Les dirigeants camerounais eux aussi, peuvent mettre de l’énergie, pas à ce que les populations se gavent les organismes des produits extérieurs dont elles ne connaissent rien de la composition, mais pour encourager les solutions locales, car elles existent et font leur preuve, quand on veut bien leur en donner l’occasion. Avec les vaccins des laboratoires occidentaux, sur le plan sanitaire le camerounais n’est sûr de rien, économiquement il ne gagne rien. Pour qui vivons-nous alors ?

Coronavirus : l’embarras du vaccin

On aura beau ne pas vouloir accepter, ce qui se passe actuellement nous ramène fatalement à cet extrait de la bible, dans le livre de Révélation chapitre 13, verset 16 à 18 : « …et l’image se mit à parler et elle faisait mourir ceux qui refusaient de l’adorer. Elle amena tous les hommes, gens du peuple et grands personnages, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, à se faire marquer d’un signe sur la main droite ou sur le front. Et personne ne pouvait acheter ou vendre sans porter ce signe : soit le nom de la bête, soit le nombre correspondant à son nom. C’est ici qu’il faut de la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence déchiffre le nombre de la bête. Ce nombre représente le nom d’un homme, c’est : six cent soixante-six. »

Contrôle gouvernemental : les députés piégés par les micro-projets

Ainsi chaque année, au moins un milliard 440 millions de francs disparaissent du trésor public, sans trace et sans obligation de rendre compte. Tout le monde s’en est accommodé, en commençant par les députés à qui cette gabegie profite. Difficile dans ce cas pour eux d’ouvrir les yeux devant les scandales financiers à répétition du gouvernement, puisque désormais ils se tiennent entre eux, et en bas le peuple trinque. Quand le député ignore la règle de redevabilité et est incapable de rendre compte lui-même de la gestion qu’il fait des deniers publics, à quel titre va-t-il demander des comptes lui aussi ?

Justice : perdue dans le palais

On est face à un procès de l’absurde comme celui décrit par l’écrivain pragois Franz Kafka dans l’œuvre titré le Procès, qui décrit le lent processus d’aliénation mental que crée cette situation d’incertitude, de non-dits, d’annonces contradictoires et d’attentes interminables. L’arbitraire est pourtant dénoncé au sein de la justice camerounaise depuis des lustres. Le 23 février 2012, le défunt Procureur général près la Cour suprême Martin Rissouk a Moulong, au cours de la rentrée solennelle de la justice, avait saisi l’occasion pour revenir sur le principe de motivation dans le rendu des décisions judiciaires, demandant aux juges de toujours veiller à ce que leurs décisions soient motivées, pour ne pas commettre ce qu’il a appelé, des «assassinats judiciaires», qui n’honorent pas le Cameroun

Figure : Augustin Fréderic Kodock, la nationalisation de l’import-export

« Pour nous à l’époque, être un pays moderne, c’était avoir les usines. Les jeunes garçons qui faisaient le stage dans la Direction des Affaires Economiques peuvent le rappeler, parce que je n’avais pas l’habitude de peigner la tête. Ma tête était toujours mal peignée. Et quand ils me posaient la question : “pourquoi, monsieur le Directeur, vous n’avez pas peigné la tête ?”. Je disais : “Foutez-moi la paix, quand je dors je rêve des cheminées’. C’est ce que je disais. Pour moi, c’était la cheminée qui montrait qu’on faisait le progrès. Il fallait donc créer les usines. » Frédéric Augustin Kodock est mort le 24 octobre 2011 à Yaoundé. Le 30 juin 2019, une statue en sa mémoire a été inaugurée à Mom gare, son village natal, question de pérenniser la mémoire d’un homme, qui au-delà de toute considération, aura rêvé d’un Cameroun économiquement riche et prospère, moins dépendant des institutions financières internationales.

Endettement : quand le Fmi a pitié du Cameroun

Et il faut dire que dans le cas d’espèce, l’institution de Bretton Woods est même gentille d’indiquer ces mesures correctives au Cameroun, pour lui dire, au lieu de continuer à emprunter de l’argent, tu peux faire des économies en faisant tel ou tel réajustement. Dans le fond, elle aurait bien pu laisser le pays s’enfoncer avec ces dépenses dispendieuses, et continuer à venir tendre la main. Accorder des prêts n’est pas un problème pour le Fmi, elle est là pour ça, et le Cameroun reste crédible en raison de la richesse de son sol et de son sous-sol. L’Institution peut toujours pomper de l’argent et laisser les dirigeants dilapider, et dans dix ans elle viendra sceller le pays et mettre tout le monde dehors, comme l’huissier qui expulse un homme qui a mis sa maison en gage pour emprunter de l’argent. Ceux qui voudront rester seront transformés en esclaves, travaillant pour payer des dettes, jusqu’à ce que la mort les sépare.

Environnement : Douala, malade des toilettes publiques

La capitale économique se prépare à recevoir la coupe d’Afrique des nations, raison supplémentaire pour que les autorités municipales dotent la ville d’un minimum de toilettes publiques et d’urinoirs. Mais au-delà des événements ponctuels, les toilettes publiques ne sont plus seulement un enjeu de santé publique pour un pays en développement comme le Cameroun, mais aussi dans les villes, et surtout Douala la porte d’entrée, elles deviennent un défi écologique et même économique, car en plus il existe des entreprises et des start-up qui se développeront bien tout en évitant à la ville, de continuer à être un vaste urinoir.

Décision administrative : efficacité nulle

Où est-ce à dire que ces autorités ne sont plus revêtues de l’autorité même que leur confèrent les décrets de nomination ? A l’allure où vont les choses, le laisser aller qui s’est installé dans la société camerounaise, interpelle plus que jamais ces autorités qui, à moins de ne plus se prendre elles-mêmes au sérieux, devraient se remettre en cause, faute de remettre en cause leurs méthodes de travail ou la façon avec laquelle elles s’y prennent, pour éviter le ridicule permanent qui transparaît dans l’aisance avec laquelle l’on se moque de leurs décisions. L’autorité de l’Etat doit être restaurée, mais il faut bien que cela commence par une introspection de ceux qui l’incarnent, car comme le dit la sagesse, il faut se respecter soi-même, quand on veut être respecté.

Droits de l’homme : Wazizi et le corps introuvable

Quand le train arrive à Yaoundé en fin de soirée, on ouvre le fameux wagon et retire 25 corps de prisonniers qui étaient morts asphyxiés. Les 32 autres, qui avaient survécu miraculeusement sont conduits à l’hôpital, où deux autres succombent, les survivants achèvent plus tard le voyage dans les geôles de la redoutable BMM. Le pouvoir organisa un silence autour de l’affaire, les corps furent enterrés en catimini. Plusieurs jours après, alors que la rumeur montait, le pouvoir publia un communiqué vague à la radio, mais un prêtre journaliste publia dans le journal l’Effort camerounais un article avec les détails de l’affaire. Il fut expulsé du Cameroun et le journal saisi. Une prétendue enquête sera bouclée plus tard et conclura à l’asphyxie accidentelle. Le communiqué de l’armée sur la mort du journaliste Samuel Wazizi ne disait pas autre chose, il est mort de sepsis sévère, et on ne sait toujours pas ce qu’est devenu son corps, dans un « Etat de droits », où les lois nationales et les conventions internationales garantissent la dignité de l’homme, libre, en prison

Figure : Martin Rissouk a Moulong ou l’intégrité judiciaire

Pourtant, contrairement à ses cadets dont certains, comme le disait en 2014 le premier président de la Cour Suprême Alexis Dipanda Mouelle, « se comportent comme des superman, croyant sortir de la cuisse de Jupiter », il n’est pas passé par l’Ecole nationale de l’administration et de la magistrature pour apprendre à être un bon magistrat, ayant été recruté après sa licence en droit. Fervent défenseur de l’indépendance de la justice vis-à-vis du pouvoir exécutif, il ne se serait jamais laissé influencer.

Cameroun : les fonctions du déshonneur

Ainsi, dans des situations où sous d’autres cieux des ministres démissionnent seuls, au Cameroun ils ne le font pas. Un parti politique veut manifester pour l’exiger, l’administration l’interdit, et le porte-parole du gouvernement demande de les laisser tranquilles. Si cela n’est pas de l’apologie à l’opacité et au déshonneur, cela y ressemble étrangement

Bien public : la privatisation à volonté des trottoirs et chaussées

Autant le fonctionnaire ou le gestionnaire de la fortune publique ne doit pas confondre l’argent public à l’argent privé, autant le commerçant, et par extension chacun à son niveau, ne doit pas confondre la chose publique à une propriété privée. Si chacun avait respecté ce minimum, la mairie de Douala 2eme et toutes les autres mairies des grandes villes qui cherchent encore le courage de mener cette bataille, ne seraient pas en train de courir avec les commerçants. Toutes ces batailles ne sont que la résultante du non-respect de la chose publique, qui a été érigé en norme, au détriment de la citoyenneté.

Endettement : le Cameroun resserre la corde de l’esclavage à son cou

En d’autres termes, plus que jamais, le Cameroun a resserré la corde de l’esclavage à son cou, comme le père endetté et mauvais gestionnaire, et le banquier est désormais en droit de venir chez lui prendre femmes et enfants, le terrain et tout ce qu’il y au-dessus comme en dessous, sans qu’il n’ait un mot à dire, si oui « merci ». Pas étonnant que les terres soient bradées à tour de bras, et que toutes les ressources du pays prennent la route de la mer, avec la bénédiction des autorités.

Covidgate : comme dans la mafia sicilienne

En tout état de cause, les fonds Covid ont permis à l’administration camerounaise de démontrer une fois de plus sa capacité à se transformer en un réseau tentaculaire, capable d’opérer de sang-froid, parce qu’on s’est aménagé des positions d’autorité. Mais le pouvoir corrompt, et c’est ce que retient comme l’une des leçons du film le parrain un critique d’art dans le site internet booska-p.com, en expliquant : « Tout comme son père qui pour s’extirper sa condition sociale s’est autorisé tous les écarts (intimidation, racket, meurtre…) jusqu’à devenir l’incarnation du mal absolu, Michael Corleone dérive de la même manière à compter du jour où il prend les rênes de la Famille. Le jeune homme idéaliste qu’il était à ses débuts se mue en effet au fil des événements en être arrogant et calculateur qui sous couvert d’une rationalisation de façade selon lequel le crime est une activité comme une autre, les autorités sont tout aussi corrompues, ne vit que pour assouvir ses ambitions, quitte à sacrifier en chemin celles et ceux qu’il souhaitait initialement protéger (sa femme, ses enfants, son frère…). »

Découverte : le peuple Iyassa, protégé par le rocher

Dans l’ensemble, ce peuple ne fut pas l’objet de déportation comme les autres peuples de la Côte. Le chef raconte que le seul Iyassa qui fut arrêté quand il ramait le long de la côte pour aller vendre les noix de coco à Kribi, s‘appelait Molyko, qui fut déporté à Limbé, où il mourut plus tard. Il précise que le stade Molyko de Limbé est en la mémoire de fils Iyassa, qui a été célèbre partout où il a été et sa famille est encore vivante à Ebodjé.

Covidgate : les médicaments made out of Cameroon

Pourquoi des médicaments, qui devaient être produits ou achetés en urgence pour une maladie qu’on présentait de redoutable, n’ont jamais été utilisés, que sont-ils devenus donc, pourquoi avoir finalement mis autant d’argent et d’énergie dans une activité qui jusqu’ici n’a en rien été utile pour la riposte contre la maladie ? Dans cette affaire de médicament donc, les seuls à avoir tiré profit, sont une fois de plus ceux qui se sont assuré des rétro commissions dans les commandes, et les sociétés fantômes qui se sont réveillées pour venir aussi se servir dans cette grande marmite des Fonds covid, autour de laquelle les prédateurs s’activaient chacun pour se faire la plus belle part. Ils avaient oublié que la marmite était encore au feu, et qu’elle pouvait s’avérer très brûlante.
Il y a un temps pour toute chose

Covidgate : le recours aux malades fictifs

Au fur et à mesure que l’on scrute le rapport de la Chambre des comptes, l’on se rend compte que la machine des malversations des fonds covid 19 au cours de l’année 2020 avait pris corps au sommet, et a progressivement étendu ses tentacules vers le bas, impliquant tout le monde au passage. Le schéma mis en place au ministère de la Santé est presque dessiné dans ce rapport, et les Camerounais ont au fur et à mesure qu’ils parcourent les lignes, la confirmation de ce qu’ils soupçonnaient déjà. Le Covid business n’étaient pas une fiction, c’était une réalité qui se révèle au grand jour aujourd’hui, confirmant une fois de plus les écrits des saintes écritures : « il n’y a rien de caché qui ne sera révélé au grand jour » Et pour ceux qui croyaient se cacher derrière tel ou tel pour ne pas assumer leurs actes, il est également écrit : « Chacun rendra compte de lui-même à Dieu »

Covidgate : l’emploi des sociétés fantômes

Lesquelles redevances sont désormais payées par virement au Cameroun. Comment faisait Mediline Medical Cameroon SA pour payer la Cnps, les impôts et autres si son compte bancaire était inactif le 1er juin 2020, et si elle ne payait rien de tout cela, quelles pièces ont servi à la constitution de son dossier de soumission, pour que des marchés de 24 milliards lui soient attribués en 6 mois ? Au demeurant, La Société Mediline Medical Cameroon SA rentre ainsi dans les annales du Cameroun, comme cet instrument qui aura été utilisé pour siphonner les Fonds Covid, et le phénomène Mediline sera désormais retenu comme le fait de réveiller une société fantôme pour gagner des marchés faramineux en engloutissant au passage sans limite de l’argent public.

Covidgate : les « morguiers » bureaucrates

ils ne sont pas différents des riverains véreux qui fouillent et dépouillent les cadavres des accidentés, et même de ceux qui se battent encore pour survivre, au lieu de leur venir au secours. Sauf qu’il y a des cadavres qui peuvent se retourner, même dans la tombe, ou mieux, ils ont la mémoire courte, ils ne se rappellent pas que ceux qui ont accouru avec des jerricanes pour recueillir le carburant qui coulaient des citernes de Nsam Efoulan, croyant que c’était une manne tombée du ciel, ont été tous calcinés.
Il y a un temps pour toute chose.

Figure : Emilia Monjowa Lifaka, le combat souterrain pour la résolution politique de la crise anglophone

» De l’entregent, Munjowa Lifaka en avait à revendre, et grâce à cela elle aurait, d’après les confidences, réussi à convaincre son collègue Joshua Osih, 1er vice-président du SDF et originaire de Buea comme lui, à signer une lettre controversé au Senat américain qui niait en bloc que la situation est dégradée dans la zone Anglophone du pays. Avec la sortie de scène de Chief Mukete, Munjowa Lifka était également en passe de devenir la patronne politique du Rdpc dans le Fako, avant d’être brutalement appelée à des fonctions éternelles, un mois après avoir entamé sa 63eme année

Crise anglophone : le gouvernement appelle le privé au secours

les entrepreneurs et les chefs d’entreprises se disent incompris, abandonnés, naviguant entre la baisse de l’activité pour certains, l’arrêt complet de l’activité pour d’autres, des blocages de comptes bancaires à la suite de redressements souvent fantaisistes et, dans le même temps, contraints de subir de contrôles administratifs, intempestifs et disproportionnés, notamment fiscaux , douaniers, ou encore relevant d’autres administrations.

Coronavirus : le temps de la justice

Pour le moment, la sérénité règne encore dans les rangs des gestionnaires de ces fonds. Bénéficiant de l’immunité liée à leurs différents postes, les personnes soupçonnées peuvent encore s’habiller de leurs titres respectifs, imposer du respect autour d’eux par la grosseur de la voiture ou le protocole qui les entoure, faire du trafic d’influence, mais l’aiguille tourne. En 2021, Jacob Zuma est en train de répondre des faits de corruption, de pots de vin et de trafic d’influence qui se sont déroulés il y a 22 ans. Parce qu’il y a certains faits qui ne sont pas prescriptibles.

Tchad : l’Union africaine veut ouvrir la boîte de Pandore

Conseil semble se retrouver dans un dilemme: rester attachée à ses principes ou ouvrir la porte à d’éventuelles prises du pouvoir en dehors du cadre constitutionnel. L’Union africaine joue en tout cas là sa crédibilité. La suspension immédiate du Mali avait contraint les putschistes à revoir leurs ambitions et la sanction n’avait duré que 51 jours exactement. Au Tchad, les hésitations confortent chaque jour qui passe les militaires dans leur bon droit, et l’intention de l’Union africaine d’accompagner la transition dans ce pays risque de se révéler être un couteau…à double tranchant.

Circulation : les camions grumiers et les tueries urbaines

Robert Nkili, alors ministre des Transports, signait le 20 octobre 2014 un arrêté dont la teneur lit : « Il est interdit la circulation des camions gros porteurs entre 6h et 21h tous les jours sauf les weekends. En outre, la circulation diurne des gros porteurs aux seuls axes périphériques par les autorités de la ville est limitée. Également limité, la vitesse de circulation à 40 km / h aux heures autorisées. Ces mesures du Ministre des Transports concernent particulièrement les grumiers, les ensembles articulés de remorque et de semi-remorque, les camions plateaux, les camions de sable, les camions citernes qu’ils soient vides ou chargés » A ce jour, cette mesure reste strictement appliquée dans la ville de Yaoundé, où ne peut apercevoir des camions-grumiers dans la ville en journée. Mais sur ce point, Douala est restée la ville rebelle, et cette fois la rébellion est entretenue par l’autorité administrative qui laisse faire. Avec au bout des vies humaines à déplorer.

Figure : Joseph Pokossy Doumbé : l’éthique du pharmacien

C’est avec ce titre qu’il a rendu l’âme le 28 avril 2021 à l’âge de 89 ans, laissant derrière lui une ville de Douala encore loin de son rêve, devenue d’après ses propres termes un véritable « foutoir. » Il laisse également une profession de pharmacien qui doit se repenser pour ne pas être noyée dans la contrebande, et en privé, une famille de 9 enfants qui font sa fierté, car disait-il, « ils ont tous fait des études supérieures, ils sont bien dans leur travail, mais aucun d’entre eux ne joue au fils à papa » Sur ce plan au moins il est parti avec le sentiment du devoir accompli.

Cyclisme : la mort programmée

Dieudonné Ntep n’est pas mort, il a été tué par la conjugaison des négligences, des corruptions et du clientélisme qui ont fait leurs nids dans les fédérations sportives camerounaises. Son départ tragique montre une fois de plus que dans certains domaines, le Cameroun ne se contente plus seulement d’être au fond du trou, il continue de creuser

Commandement traditionnel : quand les qualités laissent place aux « critères »

Ces conseils ont été soigneusement mis de côté, au profit d’une politique insidieuse d’assimilation, actée plus tard par une loi qui a enlevé à la chefferie traditionnelle toute sa substance, ne laissant sur place qu’une coquille vide gardée par un auxiliaire que le sous-préfet ou le préfet convoque à souhait. A raison d’ailleurs, puisque la loi le lui autorise, et surtout que les concernés eux-mêmes ne s’en plaignent pas. Ils sont nombreux à l’Assemblée nationale, au sénat, et aujourd’hui dans les conseils régionaux, mais il ne leur est pas encore arrivé à l’idée de demander la révision de cette loi de 1977. Certaines chefferies traditionnelles résistent encore à ce mode de désignation désacralisant, comme l’on a constaté en mars 2020 à Kumba, où le défunt Fon Mukete avait de son vivant désigné son successeur sans que l’administration soit mêlée. Mais pour combien de temps encore ?

Réseau routier : les péages de la corruption

le philosophe Albert Einstein disait « le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire » Regarder d’un œil complaisant les criminels à col blancs ou en blouse orange qui détournent pendant 28 ans 100 milliards de francs cfa collectés en monnaie de 500 francs, ne rien faire, et feindre d’exprimer sa compassion face aux souffrances des populations, c’est comme on dit dans la culture bantou, tuer l’enfant de quelqu’un et être le premier au deuil, et en plus pleurer plus que tout le monde. Une fois de plus, la volonté politique est ce qu’il faut pour éradiquer un certain nombre de fléaux, et assurer un minimum de bien être aux populations.

Cameroun : fonds covid, l’urgence de…faire vite

Qui ne comprend pas que les intérêts stratégiques de l’Etat sont en jeu dans la lutte contre le corona virus, et que cela justifie à la lumière de ce décret qu’il faut faire vite ? Et en plus, ces marchés ne sont-ils pas passés sur très haute instruction du Chef de l’Etat, comme le prévoit la loi ? Des questions cessent d’être posées, quand on sait qui est l’Etat au Cameroun.

Figure : Simon Achidi Achu, « politic na njanguy »

Il s’attela tant bien que mal à la tâche, utilisant au mieux les moyens d’Etat mis à sa disposition pour tenter de renverser la force militante qui avait tourné le dos au pouvoir, et pour mieux parvenir à ses fins, il adopta la formule devenue célèbre, « politic na njanguy », la politique c’est la tontine. Dans un langage plus terre à terre, il voulait ainsi faire comprendre aux populations qu’il faut voter pour le parti, le vote étant assimilé à la mise dans la tontine, pour qu’en retour les recrutements des fils de la région dans la fonction publique, des investissements ou des projets de développement et autres soient orientés vers eux, ce qui sera le bénéfice de la tontine. Autrement dit fallait voter pour avoir les dividendes politiques.

Covidgate : cacophonie au sommet

Comme dans le Watergate au Etats Unis, l’enquête menée au début par les employés de la Maison Blanche n’a abouti à rien, on peut deviner pourquoi. Le Fbi prit le relais par la suite sans résultat, on peut encore deviner pourquoi. Au Cameroun l’enquête initiée par l’administration piétine, mais on n’est encore qu’à l’entrée, le tunnel semble bien long

Succession : Franck Biya, un épouvantail ?

Face aux manœuvres de diversion, les Camerounais ne doivent pas perdre de vue l’essentiel, qui est l’amélioration de leurs conditions de vie. L’accent et la pression devront être mis pour la résolution des problèmes quotidiens, tout en gardant un œil ouvert, car il n’est pas exclu qu’après la préparation de l’opinion, quelques coups de feu soient incités aux frontières, pour parachever la forfaiture.

Travail : absence de volonté de réduire le chômage

Maintenir le Smig à 36 000 alors que le coût de la vie augmente chaque jour qui passe, est une façon déguisée de maintenir la population dans la misère, tout en faisant en même temps la promotion d’une classe bourgeoise réservée. Par le décret 2019/321 du 19 juin 2019, le président de la république fixait les catégories d’entreprises publiques, la rémunération, les indemnités et les avantages de leurs dirigeants. Aux termes de ce décret, il y a des directeurs d’entreprise publique au Cameroun dont le salaire mensuel et ses accessoires plafonnent à 12 millions de francs Cfa. Entre 36 270 F cfa prévu pour le miséreux, et 12 millions, chacun peut prendre le mètre pour mesurer le fossé, et surtout apprécier la volonté du gouvernement de construire une société juste, faite d’hommes égaux en droit et en devoir

Figure : Lazare Kaptué, la bataille pour la recherche et la formation des médecins

un an après avoir quitté ses fonctions au ministère de la Santé, il s’était, outre ses fonctions académiques, consacré à fondation de l’Association pour l’Education et le Développement (AED), promotrice de l’Université des Montagnes (UdM). L’ambition était de prêter main forte à l’Etat dans la formation des médecins au Cameroun, dont la carence se faisait criarde d’années en années, alors que l’Etat ne pouvait admettre plus de 80 étudiants en médecine chaque année. La tâche fut rude pour le professeur Lazare Kaptué, qui présidait au destinée de cette université depuis 2008. Il était obligé, faute d’avoir obtenu du ministère de l’Enseignement supérieur les autorisations nécessaires de délivrance des diplômes de médecine, de faire parachever la formation de ses étudiants à l’Université de Kinshasa en République démocratique du Congo, d’où ils revenaient avec le diplôme de médecine

Paludisme : et si on valorisait la recherche locale ?

Elle ambitionne en plus de produire une capsule, type comprimé effervescent, à dissoudre dans l’eau, et son rêve serait « que ses recherches soient reprises dans un projet plus vaste pour aider le Cameroun dans sa lutte contre le paludisme et contre d’autres maladies induites par les moustiques. » Si sur les 135 milliards de francs cfa que le Cameroun dépense sur le paludisme chaque année, seulement un milliard était mis à la disposition de la chercheuse, sans doute révolutionnerait-elle la recherche en matière de l’éradication de cette maladie. Ne vaut-il pas la peine d’essayer ?

Douala/Yaoundé : désordre urbain, la bête noire des maires de ville

. On dirait même que le maire de la ville essaie de gagner du temps, devant une situation qui le dépasse, pour à la fin de son mandat dire qu’il a quand même essayé quelque chose. Bref, un an après, les super maires ont démontré leur incapacité à apporter un début de solution au désordre urbain dans toutes ses manifestations. Mais la mobilité urbaine doit et devrait être une préoccupation permanente des gestionnaires de la ville, et face à l’instinct de survie qui pousse les populations à ne plus tenir compte d’un minimum de règles, il est recommandé une main de fer dans un gang de velours. Si la ville ne vaut que par les habitants qui la peuplent, elle ne doit pour autant pas mourir à cause de ces habitants.

Tchad : la France béni le coup de force militaire au pouvoir

Il n’échappe plus à personne que dans la géopolitique, l’insécurité est créée de toute pièce là où on veut s’installer et protéger quelques intérêts, on utilise la technique du pompier pyromane. Toujours est-il que ce qui se passe au Tchad interpelle plus que jamais le Cameroun et les Camerounais. Quand l’incendie prend chez le voisin, il faut craindre que la chaleur arrive chez soi, dit la sagesse africaine. Le Cameroun n’a-t-il pas de raisons d’être inquiet, avec ce qui arrive chez le voisin, surtout que ce n’est pas le prétexte de l’insécurité qui manque au Cameroun ?

Patrimoine: la mémoire du premier couple présidentiel enterrée…ailleurs

Les corps du premier couple présidentiel camerounais reposent désormais à l’Etranger, quelle image pour le Cameroun ! Le décès de la première dame ne devrait-il pas être l’occasion pour le pouvoir de se racheter ? La bible dit dans Exode chapitre 20, verset 12, « honore ton père et ta mère », et au-delà, même quand un fils déteste son père, ne déporte-t-il pas son affection sur sa mère ?

Figure : Germaine Ahidjo, unie à son époux jusqu’en exil

Modèle d’abnégation, d’endurance face aux épreuves, pardonnant ceux qu’elle a nourrit et qui une fois le pouvoir en main lui ont tourné le dos, elle est surtout resté attaché à son époux dont elle n’a cessé de réclamer le rapatriement du corps. Et faute de l’avoir obtenu, elle et son mari sont alors restés unis … jusqu’en exil.

Electricité : Enéo, les dettes et les sous-traitants

On n’est pas loin d’un système esclavagiste. Si Eneo, l’Etat, Kpdc, Tradex, Gaz du Cameroun, Edc et Sonatrel, si toutes ces grosses mastodontes peuvent s’entendre pour gérer leurs dettes entre elles et continuer à vivre sans faire souffrir leurs employés, il n’en est pas de même pour les petites et moyennes entreprises. Ces dernières restent fragiles, et le non-paiement de leurs prestations concourt simplement à les enfoncer davantage. Et c’est l’économie qui en pâtit.

Douala : voies urbaines, les patrouilles des troubles

Et il ne faudra pas que le pire arrive avant que l’on ne songe à suspendre ces patrouilles et redéfinir leurs missions, tout en partageant les rôles et en désignant clairement celui qui portera le chapeau, en cas de problème. On accuse déjà les usagers de la route et surtout les conducteurs des motos d’être indisciplinés, mais dans les cas d’espèce, la violence et l’indiscipline proviennent de ceux qui sont justement chargés de lutter contre le fléau.

Développement : le surendettement du Cameroun sans impact visible

On est là dans un cas de figure où un père a contracté des dettes dans toutes les banques, au quartier il doit des fortes sommes aussi au boutiquier du coin, il meurt en laissant une maison qui suinte de partout avec de meubles abimés, et les enfants héritent des dettes et des crédits au quartier qu’il doivent payer, sans savoir à quoi ils ont servi. Peut-être le père s’était-il entendu avec les différents créanciers pour qu’ils viennent récupérer la maison après sa mort ? Sait-on jamais !!!

Corona virus : le forcing du vaccin

Il faut dire que cette opacité entretenue volontairement n’est pas de nature à favoriser l’adhésion souhaitée. Le protocole étatique et la grandeur des cérémonials n’entament malheureusement en rien la suspicion née autour des vaccins contre le coronavirus, du fait de la célérité avec laquelle ils ont été mis au point alors que d’autres épidémies comme le Sida n’ont pas connu la même mobilisation. Et une dernière question ne cesse de brûler les lèvres, que cache la mobilisation autour du covid 19 et de son vaccin ?

Figure : Guillaume Oyono Mbia et les trois prétendants…

Cela fait 57 ans que cette œuvre a été écrite, et les problèmes soulevés sont toujours d’actualité. La société reste encore interpellée sur le système de la dot comme frein au mariage des jeunes filles, et sur cette tendance à ne pas demander l’avis de la jeune fille que l’on veut envoyer en mariage, étant plus intéressé par la grosseur du portemonnaie du prétendant que du bonheur de la jeune fille. De l’au-delà, Guillaume Oyônô-Mbia rappelle encore à la conscience collective, à ceux qui demandent des porcs « long chassis » comme dot, que la fille n’est pas une chèvre…à vendre

Justice : les huissiers en voie de disparition au Cameroun

A moins que le gouvernement n’ait décidé de se passer d’ici quelques années des services de ce corps, il reste incompréhensible que le silence continue d’être gardé. Lors de la rentrée solennelle de la justice de 2021, le premier président de la cour suprême, de même que le procureur général auprès de ladite institution, ont rappelé que la non-exécution des décisions de justice faisait le nid de l’injustice et décrédibilise la justice camerounaise. Comment les cas de non-exécution de ces décisions ne vont pas foisonner, si les huissiers de justice à qui revient cette phase de la justice, sont devenus des laisser pour compte ? Quand les acteurs de la justice sont autant victimes de l’injustice, que dire des simples justiciables

Morts en série : un rappel de la vanité de la vie

Ces morts en série nous rappellent simplement que nous sommes de passage sur terre, quelle que soit l’importance que les hommes nous accordent, quelle que soit la fonction que nous occupons, quelle que soit la richesse que nous avons amassée. « Chaque jour de ta vie est un feuillet de ton histoire que tu écris », dit un proverbe arabe. Aux vivants de l’intégrer, et se pose chaque jour la question simple : ai-je bien écrit mon histoire ?

Christian Cardinal Tumi : et si c’était un gâchis ?

Le constat est amer mais réel, le messie envoyé par le pape, que le président Paul Biya croyait recevoir il y a 33 ans s’est révélé être plutôt un empêcheur de s’accrocher en paix au pouvoir. L’homme de Dieu a toujours eu un franc parlé, mais est-ce pour autant une raison pour le renier et ne pas lui accorder la considération due ? Le goût et l’avidité du pouvoir ont aveuglé les gouvernants, les empêchant de voir les valeurs de l’homme et profiter de ses conseils, les mettre en application. A cause de l’orgueil du pouvoir, le Cardinal aura un été en fin de compte une mine d’or inexploitée pour le Cameroun, un véritable gâchis.

Figure : Christian Cardinal Wiyghan Tumi, l’humilité jusqu’au bout du trajet

Alors que rien ne lui manquait et que les propositions lui étaient faites dans ce sens, il a refusé de se faire évacuer à l’étranger pour se soigner, expliquant à l’un de ses confidents de dernière heure Elie Smith, que les médecins étrangers chez qui on veut l’amener sont formés à la même école que ceux qui sont au Cameroun, et ensuite que lui en qui se reconnaissait une bonne partie de la population démunie, s’il allait se soigner à l’étranger, où ira-t-elle ? Au luxe insolent des hôpitaux huppés d’Europe, où l’on meure quand même malgré les machines sophistiquées branchées sur soi, il a choisi la modestie de sa chambre à l’archevêché pour remettre à Dieu son souffle, avec sans doute, comme Jésus à son époque, cette prière de compassion envers certains : « Père pardonne leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font »

Extrême Nord : le chemin de croix à la recherche d’une goutte d’eau

que font les représentants des populations locales ? Le département du Mayo Tsanaga qui est pris en exemple ici, compte 6 députés, donc 5 du Rassemblement démocratique du peuple camerounais au pouvoir, et un de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès, son allié. Ces derniers roulent dans des voitures payés par ce bas peuple, ont des salaires payés sur le dos de ces derniers, et en plus bénéficient de 8 millions de francs Cfa chaque année pour mener des micros crédits parlementaires en faveur de ces pauvres, mais qu’en font-ils ? 4 millions de francs sont suffisants pour faire un point d’eau et construire une pompe à motricité humaine. Ça ferait 2 forages par député, soit 12 par an, en 10 ans le département aurait eu 120 points d’eau, répartis dans les 7 communes qui le constituent, soit au moins 17 points d’eau chacune, les populations n’en demandent pas mieux. A chaque élection on présente pourtant cette région, volontairement maintenue dans un état de misère poussée, comme celle qui donne des scores à la russe au parti au pouvoir et à ses alliés, mais qu’ils laissent en retour… mourir de soif. Pourquoi ?

Santé : le calvaire des hémodialysés

Des machines à commander en Allemagne, des kits à importer on ne sait d’où, des maintenanciers à faire venir du Maroc, des malades constamment en grève et d’autres qui meurent faute de soin ou à cause du matériel infecté, voilà l’image que montre encore le Cameroun en 2021 pour la prise en charge des malades d’insuffisance rénale. Question simple, une encore : ne peut-on fabriquer ces machines et ces kits localement, ou mieux, est-ce si difficile de former des maintenanciers camerounais, pour qu’on soit obligé d’aller en chercher au Maroc pour venir dépanner des machines dans les hôpitaux… le temps que quelques malades meurent ?

Corona virus : la médecine camerounaise aux abonnés absents

Les scientifiques camerounais, toute spécialité confondue, peuvent encore et doivent sauver l’honneur, car plus que jamais, non seulement sauver l’honneur du pays n’est plus une option mais un devoir pour tous et pour chacun dans son domaine, mais plus encore la communauté scientifique est de manière irréversible interpellée avec cette pandémie du coronavirus. C’est le moment de se rappeler ce que disait le philosophe Rabelais, « science sans conscience… n’est que ruine de l’âme »

Cote d’Ivoire : Gbagbo libre… de ne plus gêner

Laurent Gbagbo a-t-il fait 10 ans de prison hors de son pays pour rien, certainement pas. Ces 10 ans coïncident également avec le règne d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire et la sécurisation de son pouvoir. Il a eu le temps d’achever le premier mandat et de prendre un deuxième en 2015, et un troisième en 2020 avec une victoire de 95,31%. Sans doute le dernier. À la fin de ce mandat en 2025 il aura 84 ans, Gbagbo qu’il avait sorti de force du palais présidentiel pour s’installer avec l’aide de la France, peut donc rentrer. Il n’est plus une gêne, et sera lui-même à 80 ans. Mais le journal français libération, sous la plume de Maria Malagardis, a publié le 31 mars 2021 à l’annonce de l’acquittement définitif de Gbagbo, un article au titre aussi évocateur que révélateur : « L’acquittement de Laurent Gbagbo ne doit pas faire oublier la responsabilité de la France. » En réalité, Gbagbo est désormais libre…de ne pas gêner le pouvoir

Figure : Francis Ngannou, la force de la conviction

Francis Ngannou est celui que l’on ne doit pas renverser. Vous le renversez 10 fois il se relève 11 fois…. Je conseille aux jeunes aujourd’hui d’oublier le mot « impossible ». Ce n’est jamais facile. Rien ne sera facile dans la vie. Toujours est-il que ce sera possible. C’est de cette foi que je me suis inspiré. C’est ma détermination qui m’a propulsé là où je suis aujourd’hui ». C’est tout le message que le jeune champion voudrait faire passer à sa génération, on peut sortir du ghetto des quartiers populaires, pour devenir un héros. Il suffit d’y croire, et ne reculer devant aucun obstacle, fusse-t-il aussi puissant. Comme David face à Goliath, Francis a détrôné le plus puissant des arts martiaux mixtes, et est désormais installé sur le trône.

Coopération : que laisse la Chine au Cameroun

la Chine est juste comme un autre commerçant qui est allé dans le champ du paysan payer le régime de plantain avec 50 francs de plus que l’autre, mais tous les deux payent toujours à un prix sous-évalué parce que le paysan n’a pas les moyens de faire sortir son produit de là. François Lafargue dans son article affirme également que « la Chine voit dans l’Afrique un marché lui permettant de tester ses produits industriels et de les proposer à une clientèle moins exigeante. Le marché africain de 900 millions de consommateurs potentiels est considérable.» Au-delà de l’euphorie que provoque souvent un nouvel accord de prêt des centaines de milliards au Cameroun par la Eximbank China, les faits qui se précisent chaque jour qui passe, laissent voir que le pays est en train de vendre son âme à la Chine, et une question de fond devrait désormais se poser : que laisse la Chine au Cameroun ?

Covid-19 : le flou artistique autour du vaccin au Cameroun

du vaccin Astrazeneca du début, qui était le seul, les deux personnalités parlent désormais des vaccins au pluriel. Quels autres vaccins ont été ajoutés par la suite, qui les a validés, quelles sont leurs spécificités et leurs compositions, le pourcentage d’efficacité, la tolérance et les effets secondaires ? Autant de questionnements autour du vaccin ou des vaccins contre le coronavirus au Cameroun. Ce vaccin, qui comme le virus, serait devenu très mutant entre les mains des officiels, de quoi entretenir le doute dans l’esprit des populations déjà suffisamment méfiantes, là où elles ont besoin d’être rassurées. Mais en définitive, il faudra bien qu’ils s’entendent là-haut, pour dire la vérité au Camerounais.

Patriotisme : quand le ghetto ravit la vedette

On peut continuer avec la chronologie, mais l’idée est de faire remarquer ici que ceux qui ont hissé le drapeau du Cameroun haut en matière de corruption, sont presque tous des anciens ministres et directeurs de sociétés, qui ont tous bénéficié des bourses d’études de l’Etat, qui ont tous été recrutés par l’Etat, mais qui ont travaillé contre l’Etat. Tout le contraire de ces enfants du ghetto qui se sont battus eux-mêmes pour faire flotter le drapeau camerounais au sommet du globe. Pour ceux-là à qui l’Etat a tout donné et continue de donner mais qui ne cessent d’entraîner le pays dans le gouffre, c’est à eux que le président Paul Biya posait la question suivante en 2016 : qu’avez-vous fait pour votre pays ? Quant aux enfants du ghetto, ils ont déjà répondu à la question à travers Francis, Samuel, Roger, Sarah et autres.

Football : La Fecafoot joue-t-elle contre elle-même ?

Par le passé, on a vu le ministre de l’Administration territoriale s’immiscer dans les partis politiques et désigner ses « présidents » pour qu’ils conduisent ces partis aux élections ou à des négociations, alors que ces élections pouvaient bien se tenir sans ces partis. La fecafoot serait-elle sur les mêmes traces, avec l’affaire Oryx de Douala? Sans compter que la nouvelle crise pourrait ouvrir un nouveau front des batailles judiciaires, un de trop. C’est à se demander si dans les couloirs de la Fifa à Zurich, quelqu’un n’aurait pas soufflé à la Fécafoot qu’il y a un trophée pour les fédérations qui auront cumulé le plus grand nombre de procès… durant leurs existences !

Figure : Paul Eric Kingue et le combat de la décentralisation

Pour lui, appartenir à un parti politique ne veut pas dire faire une allégeance servile au chef et s’autocensurer en permanence, même quand on voit bien que le chef se laisse aller à des dérives démocratiques. Le parti politique n’était non plus pour lui la propriété personnelle d’un tiers, mais un cadre permettant de s’exprimer, stimuler le choc des idées duquel jaillit la lumière, nécessaire pour éclairer le peuple. Fauché par la mort le 22 mars 2021, il n’aura pas, comme en 2008, porté pendant plus d’un an l’écharpe de l’élu local, encore moins mené son combat au bout. Mais au moins sa bouillonnante vie aura été riche en enseignements, et même sans l’avoir achevé, il peut bien se dire dans l’au-delà, « j’ai mené le bon combat »

Opération épervier : la prison de la honte

La situation des puissants de la société camerounaise d’hier, aujourd’hui réduits à se faire assister comme des invalides, est un message destiné à ceux qui se considèrent puissants aujourd’hui. Aucune situation n’est éternelle. La vie n’est que le souffle d’un instant, qui ne fait que passer, aussitôt éteint : la vie humaine, la réalité du monde, tout cela, c’est du vent, les choses ne sont que de passage, dans une sempiternelle répétition. Et il faut bien se dire, Cela n’arrive pas qu’aux autres, surtout dans un contexte de pouvoir où se fabriquent des montres qui n’hésitent pas à se broyer entre eux le moment venus, ne laissant l’illusion de survie qu’à une minorité qui se croit forte pour un moment mais qui est aussi vite rattrapée par la vanité.

Cameroun : la fonction éternelle…

Les institutions de la république sont aussi comme des avions, et les chefs comme des pilotes à qui tout passager confie son destin. C’est ainsi que l’assemblée nationale, le sénat ou la présidence de la république sont autant d’institutions auxquelles le peuple s’est fié pour être conduit à bon port, sain et sauf. Qu’adviendrait-il si pour des considérations qui échappent à toute logique, on maintient aux commandes d’un avion un pilote qui présente des évidences de défaillances visuelle, oratoire et physique, lequel avion est chargé de conduire des passagers à destination, avec en prime une météorologie défavorable ?
Si cela n’est pas du suicide collectif, il y ressemble étrangement

Football : la clochardisation des joueurs confirmée

Il faut repenser le football camerounais tout simplement, et de fond en comble. On peut développer une véritable industrie du football comme cela se fait ailleurs et placer les joueurs au standard de véritables cadres de cette industrie, avec un traitement conséquent. Il faut le dire, les dernières dispositions du règlement annoncent définitivement l’inhumation du football camerounais, qui avait déjà quitté de la phase agonisante sous perfusion, et attendait désormais à la morgue. Le gouvernement va-t-il laisser enterrer le sport roi ? La balle est désormais dans son camp.

Figure : Lapiro de Mbanga, ambassadeur des sans voix

Le vent d’Est qui secoue l’Afrique et le Cameroun dans les années 90 à la recherche de la démocratie le trouve quand il a une forte popularité, ce qui fait de lui l’un des leaders incontestés d’opinion, très actif dans les manifestations de rue, pendant lesquelles il prend volontiers la parole pour haranguer les foules et appeler à la démocratie. Les répressions que subissent les populations, les attitudes équivoques et de traîtrise de certains leaders de l’opposition lui inspirent la chanson «Na wou go pay » sortie en 1992. Il se demande qui va payer le prix de la démocratie, détournée par des bureaucrates au détriment du peuple, utilisée abusivement et contre toute attente par des vendeurs d’illusion pour tuer

Vaccin Covid-19 : la science s’inquiète, la politique rassure

Enfin, l’autre réserve sans être la dernière, c’est la stabilité de ce qui est proposé à ce jours comme vaccin, au moment même où que les mêmes affirment que le virus mute beaucoup, c’est-à-dire qu’il y a désormais plusieurs variantes. Alors les vaccins proposés pour le moment, sont-ils pour l’ancienne ou les nouvelles versions du virus ?

Fonction publique camerounaise : dérive, le mal à la racine

À l’état actuel des choses, la fonction publique du Cameroun est conçue pour ne pas fonctionner, et sans une refondation profonde des mentalités et des habitudes, une telle session ne sera qu’un forum de plus, prétexte pour se partager les perdiems et les frais de missions sur le dos de l’Etat, et on reviendra à la case départ, une fois la messe terminée.

Gouvernance : la fonction publique camerounaise ou la cour du roi P…

Toutes des dispositions sur lesquelles marchent allègrement les fonctionnaires, et parler d’absentéisme chronique comme le dit la correspondance du secrétaire général à la présidence, est même un gentil mot pour qualifier la fonction publique camerounaise, car contrairement à la cour du roi Pétaud initiale où l’on utilisait la technologie zéro, dans la fonction publique camerounaise on a déjà développée la technologie 5 g et plus, pour le désordre. Mais comme un planteur dans son champ, il ne s’agit pas de s’arrêter au constat selon lequel les feuilles de l’arbre ont séché et sont tombées, il faut surtout regarder si les racines ne sont pas déjà pourries et au besoin si la terre elle-même n’est pas déjà souillée.

Figure : Paul Nanfah, l’huissier éducateur

. La nation ne pourra pas dire qu’il n’a pas contribué à la formation de la jeunesse, il a tracé son sillon, il a accompli sa mission dans ce domaine. Paul Nanfah a commencé par Menoua espoir collège, il a continué à Bafoussam et à Douala, villes dans lesquelles il a implanté cet espoir fondé sur la formation et l’éducation, il est parti en gardant l’espoir qu’une jeunesse bien formée constituait le socle de développement d’une nation, il a légué cet espoir à la jeunesse et à sa progéniture, dans l’espoir qu’elle comprenne où il allait et perpétue son œuvre.

Covidbusiness : le Cameroun hors-jeu 2

Aujourd’hui, dans les coins de rues des villes et à l’entrée des administrations publique et privée, le masque se vend à la criée, mais bien sûr le masque chinois. De manière imagée, les usines tournent à des milliers de kilomètres du Cameroun pour fabriquer des masques, qu’elles font vendre à des camerounais par des camerounais dans les rues camerounaises. Ces vendeurs à la sauvette travaillent pour les chinois pour tout dire, ils font rentrer l’argent en chine, ils font tourner l’économie chinoise. Et la nôtre ? Est-ce possible que les Chinois vendent dans les rues de Beijing, Shanghai ou Wuhan des produits fabriqués au Cameroun ? Non, le gouvernement chinois ne le permettrait jamais, parce qu’il protège son économie, et c’est une question de fierté nationale.

Corobusiness : le Cameroun complètement hors-jeu

Un an après l’avènement du corona virus, les pays font les comptes : pendant qu’ailleurs les pays comptent ce qui est entré dans la caisse et dégagent des bénéfices, au Cameroun on fouille dans les poches des individus pour savoir où est passé le peu d’argent qu’on avait emprunté. Ailleurs on implémente la vision, ici on nourrit les détournements.

8 mars : la femme et la quête de l’égalité

A des exceptions près, ce sont les femmes patronnes par exemple, qui font subir de pires atrocités et humiliations à leur employées femmes, ce sont elles qui maltraitent la bonne à la maison, ce parmi les femmes que l’on vit au quotidien ce qui peut être qualifié d’injustice, de mépris, de jalousie, tous les maux en définitive néfastes à la cohésion sociale. Tout le monde semble aujourd’hui d’accord sur le principe de l’égalité hommes-femmes, même si dans la réalité la mise en pratique de ces principes reste problématique, mais avant de chercher l’égalité avec l’homme, la femme devrait trouver l’égalité entre elles-mêmes : l’école pour toutes, la santé pour toutes, le travail pour toutes, mais surtout et aussi, le mariage pour toutes.

Ethnicité : une construction mentale pour diviser

. Les différences des ethnies au Cameroun ne sont en réalité que des constructions mentales faites à dessein, et malheureusement perpétuées par un système éducatif néocolonialiste. De même que dans une famille, chaque enfant peut décider avec le temps de ne s’identifier qu’avec le nom de sa mère, et ainsi la division s’installera, de même chaque enfant peut décider de ne s’identifier qu’avec le nom de l’ancêtre et la grande famille restera unie. De la même façon, les Camerounais peuvent aujourd’hui se décider de considérer qu’ils sont descendants des mêmes ancêtres et se mettre ensemble autour d’une seule identité, de même qu’ils peuvent choisir de renforcer le fossé, et dans ce cas le discours du vivre ensemble ne changera rien. Le jour où les Camerounais arriveront à déconstruire dans leur mental les clivages ethniques, l’unité suivra, et le discours tribaliste sera derrière nous…

Figure : Monkam, bien au-dessus de la Falaise

A l’endroit de l’humanité entière, Pascal Monkam fit également cet autre constat : « Ceux qui ne font pas d’efforts voient ceux qui font des efforts comme un miracle.» pour tout dire, Pascal Monkam, face aux difficultés de la vie, a en fin de compte su gravir la pente étapes par étapes pour se hisser au-dessus… de la Falaise

Assemblée nationale : les députés et l’envie d’exister

S’ils se préoccupaient de l’intérêt du parti, ils se seraient investis pour que lors de sa prochaine session qui ouvre cette semaine, l’assemblée nationale qui ferme ses yeux depuis le début du drame, profite de cette sortie des parlementaires américains pour enfin ouvrir un débat sur la crise anglophone et la guerre qui en a suivi, comme le demande le SDF depuis des années et qui a même poussé un de ses députés, l’honorable Joseph Wilba qui a publiquement exprimé cette demande à l’exil. C’aurait été l’occasion idoine pour les parlementaires camerounais de répondre à leurs collègues américains, dans un cadre plus solennel et un style plus courtois et nettement plus diplomatique. » Les députés qui entrent en session, en tiendront compte ? C’est à voir !

Cameroun : la presse prise à son propre piège ?

Autant la presse devra être exigeante envers d’autres corps de métiers, dénonçant les pratiques peu orthodoxes, autant elle devra être exigeante envers elle-même. Les doyens ont qualifié le journalisme de plus « beau métier du monde » et c’est en se respectant par l’accomplissement digne de ses missions, qu’elle va se faire respecter, en gardant bien en conscience qu’elle reste un pouvoir, sans oublier que le pouvoir, non seulement il corrompt, mais aussi tout le monde cherche à l’acheter.

Covid-19 : le gouvernement lutte-t-il pour ou contre ?

Personne n’a envie de mourir, ou de se laisser mourir. Aujourd’hui, les patients testés positifs au corona virus et qui ont leurs moyens ne vont pas refuser d’être pris en charge par des structures privées qui s’occupent d’eux, sous prétexte qu’ils doivent être référés dans un centre public agrée. Celui qui n’a pas de moyens, et à qui on dresse une ordonnance alors que la prise en charge est officiellement gratuite, n’a pas d’autre choix que de se retourner vers la décoction de grand-mère, que le ministre qualifie d’automédication. L’interdire alors qu’aucune alternative n’est offerte malgré les discours, c’est un peu comme demander à la population de se laisser mourir. A moins que ce ne soit le but.

Produits de contrebande : la distraction du gouvernement

Et quand lors d’une descente pour constater le phénomène, le ministre du commerce en vient à affirmer que les produits qui sont sur notre marché « sont sous surveillance et conforme pour l’essentiel », il confirme là simplement que les membres du gouvernement et les populations ne vivent pas dans le même pays, ou plutôt que dans le même pays, il y a Camerounais à part entière comme eux, et des camerounais entièrement à part comme les autres…exposés aux produits de contrefaçon

Infrastructure de la Can 2019 : et si l’histoire du complexe d’Olembe nous était contée

Si l’histoire du complexe sportif d’Olembé nous était contée, elle se résumerait à celle d’une infrastructure lancée il y a 5 ans, qui devait être livrée il y a 3 ans, pour une compétition qui devait avoir lieu il y a 2 ans, mais qui s’est embourbée dans un labyrinthe gouvernemental propre au renouveau où tout le monde est responsable de tout… mais personne n’est coupable de rien.

Covid-19 : le vaccin comme la religion pour l’Afrique

Article 22 : L’Onu est notre instrument, nous devons l’utiliser contre nos ennemis et les pays du tiers-monde pour protéger nos intérêts. Article 25° : Notre devoir est de maintenir l’Afrique et d’autres pays du monde dans le sous-développement, la misère, la division, les guerres, le chaos pour bien les dominer, les exploiter et les piller à travers les « Missions » de « Nations-Unies ». L’Afrique qui devrait se réinventer avec le corona virus, continue à attendre que la providence du ciel. De tous les vaccins présents sur le marché à ce jour, chaque continent se revendique la propriété d’au moins un, sauf l’Afrique.

Figure: François Sengat Kuo, la lutte pour le retour à soi

Soucieux du devenir de l’humanité, et très mal dans sa peau de voir le Noir traité moins qu’un meuble, il a utilisé l’écriture comme arme de combat, et a également cru qu’il pouvait transposer ces idées d’idéalistes sur le plan politique, mais c’était sans compter avec le côté opaque de cette politique. Ne se sentant plus en harmonie avec les membres de son parti, il a préféré refuser la compromission et a démissionné, mais le faisant il s’est également placé dans le viseur du politique, le vrai, celui qui a les mains sales comme le décrivait Jean Paul Sartre. Il rendra l’âme finalement en septembre 1997 à Casablanca au Maroc, à l’âge de 66 ans. Son œuvre reste inconnu, mais résiste au temps, et il aura bien durant son passage sur terre, contribué à sa manière à ce que l’homme noir se redéfinisse en science comme en politique, et retrouve sa place au cœur de l’humanité.

Torture de Ndu : la victime abandonnée à son sort ?

En tout état de cause, il ne faudra pas seulement que l’opinion soit informée à la fin qu’il est décédé à la suite d’un sepsis sévère, comme cela avait été le cas pour le journaliste Wazizi. L’Etat a en tout cas intérêt à ce que Jean Fai ne succombe pas à cette torture, il portera sa mort sur la conscience et surtout projettera à ses partenaires l’image d’un Etat tortionnaire, car ce sont de tels actes qui ternissent l’image du pays à l’extérieur, et non pas les marches dans les rues.

Armée : les hommes du déshonneur ?

En regardant de plus près la vidéo on ne peut s’empêcher de se poser ces questions. La méthode utilisée, la technique du corps mouillé pour le rendre plus sensible à la douleur, l’utilisation de la machette à plat sur le dos et les plantes de pieds, alors que les jambes sont maintenues au sol dans une position précise, tout cela ressemble à la mise en application d’une leçon bien apprise. Où ? Plus, dans la sinistre pratique, inhumaine, on entend une des voix de tortionnaire qui dit que c’est comme cela qu’ils traitent les étudiants, qu’on appelle ça la manœuvre. Pour dire simplement qu’ils savent bien ce qu’ils font.

14 février : L’hypocrisie de l’amour

Au nom de l’amour on tue, on violente, on jalouse, on déteste, on porte plainte, on met le feu aux maisons, on vole les enfants, on casse les voitures, on bagarre dans les rues, on triche, on détourne les deniers publics, on développe la malhonnêteté, on ment éhontement, on sèches les cours, on abandonne le travail en prétextant la maladie, on désobéit aux parents envers lesquels on devient insolent, l’amour est devenue source de tous les maux en somme.

Figure : Pierre Kamdem Ninyim, la jeunesse sacrifiée

Il sera fusillé le 3 janvier 1964 à Bafoussam » sur la place publique, face à une population estimée à 40 000 personnes, sommées par les autorités d’assister au supplice. A 23 ans, tout jeune et plein de vie, le pouvoir offrait son corps en spectacle. Ce pouvoir pensait peut-être tuer Kandem Ninyim, mais c’est toute la jeunesse qui était ainsi assassinée, cette jeunesse que le pays célèbre le 11 février, à sa manière.

Evolution : quand internet déconnecte l’homme de l’homme

Dans une de ses chansons, la chanteuse Céline Dion dit qu’elle apprendra à son enfant à toucher à tout mais à ne jamais en dépendre. La jeunesse africaine devrait faire sienne ce conseil, car derrière les aspects positifs qu’offre la première face d’internet, se cache un piège dont il n’est pas aisé de sortir une fois qu’on se laisse aller. Si rien n’est fait en milieu jeune l’on va droit vers une société virtuelle demain, dans laquelle les hommes seront isolés chacun dans son coin et complètement étranger aux autres, car il ne faut jamais l’oublier, en se connectant à internet, l’homme se déconnecte de l’homme.

Entreprises publiques : objet des titres fonciers pour certains dirigeants

Les concernés eux-mêmes, ces directeurs généraux et leurs adjoints pouvaient remettre les choses en ordre en remettant le tablier, s’ils avaient le sens de l’honneur. Sauf que les personnes avec le sens de l’honneur font partie d’une espèce en voie de disparition au Cameroun, où on ne quitte pas la mangeoire sans y être contraint. L’impossible retour à la normale en somme. Il vaut donc peut-être mieux que chacun reste à son poste, « En attendant Godot. »

Football : quand le Chan 2020 s’achève sur les conflits de la fécafoot

Bref, pendant que le chan se jouait dans les stades, une autre compétition s’était ouverte dans les couloirs de la fécafoot, une énième qui est bien partie pour durer. Seule vœux, que cette compétition s’achève une fois pour toute avec un seul vainqueur, le football camerounais qui n’a que trop souffert en captivité, depuis qu’il a été kidnappé avec le départ de Iya Mohammed, en 2009, cela fait 11 ans aujourd’hui.

Afrique : victime de la guerre psychologique

L’absence de crépitement des armes n’est pas synonyme de paix. L’Africain, le Camerounais, doivent comprendre que loin des armes et de la violence, ils font l’objet d’une guerre psychologique de longue date, dont le but est de les vider de toute substance, et elle a des conséquences dévastatrices, visibles même dans le mode de vie quotidien.

Figure : Kamé Winton Samuel, le théoricien du parti unique

A l’époque, la gendarmerie nationale camerounaise est commandée par le lieutenant-colonel Aurousseau ; l’Armée de terre par le lieutenant-colonel Gaillet ; la Marine basée à Douala par l’enseigne de vaisseau Hubert ; l’Armée de l’air par le commandant Jeguou ; et l’École militaire interarmes par le capitaine Baron Louis, tous des expatriés. Kamé Samuel souhaite que la camerounisation des commandements se fasse de façon accélérée mais sans préjudice de la qualité des Forces armées en matière de technique et de discipline. À ce sujet, il considère qu’aucun emploi ne doit être confié à un membre de l’assistance technique s’il existe un Camerounais susceptible de l’occuper valablement

Covid 19 : le côté privé de la générosité publique

Si le peuple n’attend rien ou presque de l’audit instruit par le premier ministre des fonds Covid de l’Etat, pour lequel le décaissement d’une somme de 32 millions a été instruit, il attend en revanche beaucoup de ceux qui aujourd’hui se présentent comme des messies, et toute complaisance jouera forcement en défaveur leur crédibilité.

Accidents de circulation : le Fonds de garantie automobile en berne

Le but donc du Fonds, était au regard du nombre élevé des accidents de circulation et pour lesquels de nombreuses victimes ne sont pas indemnisées, d’assurer l’indemnisation de ces victimes. Il était supposé intervenir lorsque le responsable de l’accident est inconnu au regard du procès-verbal ou du rapport établi par l’autorité compétente, lorsque le responsable est connu mais n’est pas assuré – ou encore lorsque l’auteur n’est pas solvable totalement ou partiellement après la fixation de l’indemnité par une transaction ou une décision de justice définitive.

Drame de Dschang : qui paye la note ?

Bref, déterminer avec exactitude qui était dans le bus de la mort est une paire de manche, déterminer combien ils étaient au total au moment de la survenance du drame est une autre paire de manche plus difficile encore à enfiler, et savoir qui est qui parmi les calcinés est simplement un labyrinthe dans lequel il faudra s’engouffrer sans espoir de trouver un bout de fil d’Ariane. La complexité de cette affaire est donc plus que réelle.

Figure : Samuel Wanko, le rêve brisé d’un jeune ingénieur député

Le quartier Nylon à Bafoussam reste l’un des souvenirs anecdotique qui renvoie à ce jeune ingénieur visionnaire. Dans son plan de restructuration, il procède au lotissement de ce quartier, et le tracé qui est fait des routes et la disposition des habitations ressemblent pour les populations locales à un tissu nylon, qui en devient le nom de baptême. En tant que délégué provincial, il implémente sa vision dans les départements aussi, on lui attribue la conception et la construction outre de l’hôpital régional de Bafoussam, celui de district de Dschang et de Foumban entre autres. Comme disent les témoins de l’époque, il a vulgarisé le génie civil alors considéré comme une profession d’intellectuels, il l’a appris même aux analphabètes.

Drame de Dschang : l’autre conséquence de la corruption à ciel ouvert

C’est parce qu’en aval les distributeurs de la rue se multiplient et mènent leurs activités en toute quiétude, qu’en amont le trafic se porte bien. C’est comme la drogue, avec les fournisseurs et les dealers, couvert par des parrains anonymes. Si cela avait été interdit et sévèrement puni le phénomène n’aurait pas prospéré, et on n’aurait sans doute pas eu ce camion transportant du carburant de contrebande qui a rencontré le chemin du bus. Une fois de plus, le drame de Dschang n’est pas un accident, il est la conséquence d’une succession de négligences humaines. La conséquence est d’autant plus désastreuse que cette fois où les corps ont fini calcinés, augmentant à la douleur des familles qui non seulement ont perdu des proches, mais devront souffrir encore de ne pas les enterrer dignement. Un refus de faire son travail, une négligence aussi petite soit-elle peut avoir des conséquences désastreuses. Le drame de Dschang en est encore une parfaite illustration, qui interpelle, encore et encore.

Culture : quand l’Afrique se noie dans l’Occident

Son constat était aussi une interpellation, un appel à la prise de conscience, de ce que ce qui se voit en surface, sur les cheveux des femmes ou sur leur modes vestimentaires, n’est que le reflet d’une société qui s’est reniée entièrement tout en s’oubliant aussi, en embrassant aveuglement une culture étrangère, qu’on ne porte même plus seulement dans la tête…mais aussi sur la tête.

Covid 19 : le Cameroun plonge dans l’inconnu du vaccin

Que sont devenues les solutions locales ? Au lieu d’ouvrir les frontières une fois de plus pour déverser au Cameroun des substances dont personne ne connait la composition, et qui sont contestées ailleurs comme contenant des micro particules qui permettront de contrôler l’être humain, le Cameroun ne peut-il pas aussi sur ce coup avoir un sursaut d’orgueil et faire confiance à la recherche locale qui, quoiqu’on dise aura permis au pays d’être l’un des plus résistants jusqu’ici

Système colonial : la perpétuation par l’autorité administrative

Les administrateurs civils ne représentent ainsi qu’une infime partie d’un système, et leurs actes correspondent aux missions qui leur sont confiées aujourd’hui comme hier, selon le sacro-saint principe de la loyauté. Ils ne représentent, eux, que la partie visible de l’iceberg, la plus importante partie, celle qui fait couler le bateau Titanic et brise les rêves étant bien en place, à savoir le système.

Figure Issa Hayatou ou l’honneur de la Caf

Seul regret dans la vie de cet homme, c’est qu’il n’aura pas su partir. Après 29 ans de règne à la tête de la Caf, l’on aurait souhaité qu’il ne se représente plus pour un nouveau mandat, mais il confirma sa candidature en 2017 et fut battu par le malgache Ahmad Ahmad, connaissant finalement une sortie peu glorieuse. Mais cela n’entacha en rien le travail abattu et le combat mené pour la reconnaissance du football africain dans les instances mondiales. Le titre de président d’honneur de la Caf n’arrive que pour le concrétise

Cameroun : la Constitution, modifiée pour le recul depuis 25 ans

Au niveau de la gouvernance, l’instauration de l’article 66 de la constitution sur la déclaration des biens a plutôt donné un coup d’accélérateur à la corruption au lieu de la freiner. Trois ans après l’adoption de cette loi, le Cameroun était classé premier pays au monde de la corruption pendant deux années consécutives. Les années suivantes ont confirmé ce classement. Aujourd’hui tout un gouvernement est en prison pour détournement des deniers publics, corruption et autres, les fonctionnaires sont devenus plus riches que les hommes d’affaires, la corruption en somme est devenu un mode de vie. Aucun gestionnaire de la fortune publique, aucun élu, aucun ministre, même pas le président de la république n’a jamais déclaré ses biens à la prise de fonction, et aucun n’est prêt à le faire.

Fecafoot : l’éternelle normalisation, à l’image du Cameroun et de ses élections

Le mensonge peut prendre l’ascenseur, bénéficier de la bénédiction des personnes les plus haut placées et les plus insoupçonnées, la vérité elle, emprunte l’escalier mais arrive toujours, et parfois quand on l’attend le moins. « Ô Cameroun berceau de nos ancêtres, Va debout et jaloux de ta liberté. Comme un soleil ton drapeau fier doit être », voilà les premières phrases de l’hymne national du Cameroun. La fierté est l’un des caractères qui fondent la nation camerounaise, et elle ne devrait pas être constamment mise à mal par certains, pour des intérêts égoïstes.

Bip 2021 : la région du Sud victime de ses avantages

Au demeurant, la région du Sud présentée comme privilégiée dans la répartition du budget, peut en réalité n’être qu’une victime, où des projets inscrits au budget sont plutôt des maquillages pour sécuriser des sommes d’argent à récupérer par d’autres moyens, en l’absence du contrôle par les populations pas toujours au courant de ce qui est prévu. On se rappelle encore le paradoxe du pays organisateur de feu Charles Ateba Yene, qui décrivait la région du Sud comme la plus sous développée du pays alors qu’en surface elle bénéficie de tous les avantages, même celle des plus grosses enveloppes budgétaires, sauf qu’on ne sait pas toujours où cet argent va finalement

Décentralisation : les administrateurs freinent des 4 fers

Dans un contexte de décentralisation, qui, de celui qui a été élu par les populations à la base pour implémenter le développement, et de celui, très lointain, nommé par le président de la république et connaissant très peu sur les réalités locales, devrait décider ? En réalité le problème ne se poserait pas si on laissait de côté le pouvoir pour se concentrer sur le bien-être des populations. C’est une question d’objectif et de vision. Elu ou nommé, si la vision est la même, il y aurait moins de frictions. Les autorités administratives, traditionnelles et municipales sont toutes au service du peuple, un même service. Et dans un même service, il n’y a pas obligation de s’aimer, mais il y a obligation de travailler ensemble

Figure : Paul-Bernard Kemayou, l’intérêt national au-dessus d’un trône

Depuis sa mort en octobre 1985, Paul-Bernard Kemayou n’a donc toujours pas eu d’obsèques dignes d’un chef d’abord, et d’un héros de sa stature. Plus grave, les populations restent à ce jour divisées sur le retour de la succession au trône à la lignée Kemayou, certains, ceux-là qui contribuent à enterrer la mémoire des héros nationaux, oublient qu’il avait été contraint de quitter la chefferie, son seul crime étant qu’il avait le Cameroun à cœur. Paul Bernard Kemayou qui a eu tous les honneurs en Guinée Conakry, est méconnu dans son pays, pire encore, dans son village, où le seul souvenir de lui semble être sa vielle voiture abandonnée à l’entrée du palais, si elle n’a pas encore été enlevée !

Cameroun : la carte nationale à la recherche de son identité

Mais en attendant, la police nationale devrait prendre ses responsabilités, mettre à profit les énergies, les génies et les agents sincères qui doivent bien exister dans le corps, pour mettre un terme au flou qui persiste dans le processus d’établissement des cartes, et qui sans doute profitent à certains. Comme disait le président Paul Biya concernant la crise anglophone, cette situation n’a que trop duré. En 26 ans que l’on parle de carte nationale d’identité informatisée, le Cameroun avec autant de génies, ne peut raisonnablement être encore en train de chercher la solution à la production sécurisée et fluide d’une pièce aussi importante que la carte nationale d’identité

Crise anglophone : les fonctionnaires jetés en pâture

« L’insécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest n’a que trop porté préjudice à notre pays », a également affirmé le président Paul Biya le 31 décembre 2020. N’est-t-il donc pas temps de dire : stop, on se calme, on dépose les armes et on discute ? Le président Paul Biya dit qu’un climat de terreur et d’insécurité reste entretenu dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, son gouvernement dit que tout va bien et somme les fonctionnaires de rentrer en poste, avec au bout des pleurs et du sang. Paul Biya avait marché sur des feuilles de palme pour entrer à Etoudi, sont gouvernement serait-il déterminé à lui faire marcher sur du sang pour sortir ?

Crise anglophone : un remake de la guerre contre l’Upc

Au-delà de ces faits quotidiens, force est de constater qu’au Cameroun, on est arrivé à une situation où on exulte après avoir ôté la vie à un être humain, on célèbre les tueries, les réseaux sociaux sont inondés par des images de barbarie, filmées et diffusées par toutes les parties. On vit sans le savoir, presque la même situation des années 50 et plus, où les soldats revenaient de la brousse avec des camions chargés de têtes humaines qu’ils déversaient sur les places publiques. Mais hier comme aujourd’hui, il s’agit des êtres humains. Comment est-on arrivé à désacraliser autant la vie humaine, et la mémoire collective, qu’en a-t-on fait ? La question continue d’être posée.

Camair-co : l’introuvable directeur

L’entreprise est devenue aujourd’hui entre les mains du gouvernement, comme une boutique laissé en héritage à un enfant qui a tôt fait de dilapider les fonds, et ne sait désormais plus quoi en faire, partagé entre la volonté de brader complètement le reste, et le devoir coutumier de préserver l’héritage ancestral au risque de devenir la honte du village. Mais au stade où on en est, il est simplement urgent de confier l’enfant à son père géniteur, sans doute il aura la solution. La Camair, ancêtre de la Camair-Co, est née à l’Assemblée nationale. La même chambre des représentants peut encore décider du sort à lui réserver, s’il faut avoir le courage de pratiquer l’euthanasie et tuer l’enfant définitivement, ou si l’Etat doit continuer à le trainer dans ses pattes comme une tâche honteuse sur le visage, qui suce du sang sans cesse mais ne donne aucun signe de guérison.

Figure : Justin Dioro, la probité qui vient de Kiiki

le premier ministre remarqua lors de son témoignage que “ Justin Ndioro avait choisi de laisser à la postérité une trace immatérielle ”. « Justin sur les traces de Juste », « Justin Dioro, un modèle de probité dans un Cameroun corrompu », « Justin Dioro ou la leçon d’humilité qui vient de Kiiki », sont autant de Une qui ont barré les journaux à l’annonce du décès de cet homme, qui malgré ces qualités, n’aura pas passé plus de 58 ans sur terre. Ce qui laisse penser que Justin le Juste, aura été victime d’une certaine injustice de la nature. Ce qui n’enlève rien au modèle qu’il reste, dont les autres gouvernants devraient s’inspirer, car comme l’a rappelé à l’occasion de ses obsèques le révérend Dieudonné Massi Gams, actuel président de la Conac, quel que soit ta grandeur, tu es poussière, et tu es retournera poussière.

Société : les germes de la déliquescence

La société en définitive est comme la planète terre, elle sera vivable demain ou pas, en fonction de ce que nous en faisons aujourd’hui. C’est maintenant, dans nos actes et attitudes quotidiennes que nous construisons une société saine de demain, étant entendu que toujours, les enfants copient plus qu’ils n’obéissent.

Discours à la nation : Noso, trois ans de surplace

Le champ lexical du président de la république ne rassure pas déjà, quand en trois discours de fin d’année le mot paix est prononcé seulement 10 fois, car comme le dit l’adage, de l’abondance du cœur, la bouche parle. Ce vocable et ses variantes devraient abonder dans ses discours. Il ne cesse d’évoquer des mesures prises, tout en reconnaissant lui-même qu’elles n’ont pas fait évoluer la situation. Pourquoi donc ne pas passer à autre chose ? Pour éviter la division du pays, de fortes propositions parlent de fédéralisme, sauf que le pouvoir de Yaoundé a horreur de ce mot comme de la peste, lequel mot n’est même pas apparu dans les trois derniers discours à la nation du chef de l’Etat. « L’insécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest n’a que trop porté préjudice à notre pays », a reconnu Paul Biya dans son dernier discours, alors n’est-il pas temps de cesser de tourner autour du pot, en mettant sur une table de discussion la forme de l’Etat, quitte à convaincre par la force de l’argument qu’elle ne doit pas être touchée. Une nouvelle année n’est-elle pas aussi synonyme de nouvelles méthodes ?

Nouvel an : au-delà des vœux et discours l’hypocrisie

Les souhaits de fin d’années se révèlent en définitive être l’expression de toute les hypocrisies, à défaut d’être des formalités dont la finalité n’est que d’entretenir une relation qui dans le fond ne tient plus que sur un fil. Chacun est seul dans son film, enfermé dans sa bulle, la société se complait dans les vœux creux qui au lieu de consolider le vivre ensemble, font plutôt la promotion du vivre séparé… ensemble.

Figure : Samuel Minkyo Bamba ou la mélodie de l’oubli

Samuel Minkyo Bamba est mort en 1995, à 86 ans et dans le dénuement total. Un héros de plus abandonné dans l’oubli, alors que sa simple maison pouvait être transformée en musée, qu’on pouvait faire de son village une destination touristique. Si l’homme disparu vit éternellement à travers son œuvre, il n’est pas interdit que son œuvre fasse aussi vivre éternellement sa famille et son village, au moins

Accidents de Nemale : tous coupables

Le jeu de ping pong qui consiste à se rejeter les responsabilités ou à trouver le coupable ailleurs est improductif, il s’agit ici pour chacun de se refaire une introspection, un examen profond de conscience. En commençant par le Gouvernement qui a le devoir régalien de s’assurer de la sécurité des biens et des personnes, des bonnes conditions de travail, de l’entretien des infrastructures et qui perçoit de l’argent du budget de l’Etat pour cela. Ensuite une attitude citoyenne des employeurs qui devraient plus que jamais tenir compte de la responsabilité sociétale des entreprises, savoir qu’il faut investir sur la ressource humaine autant sinon plus qu’on ne le fait sur le matériel, car un employé mal payé peut facilement mettre en péril un investissement des centaines de millions, et c’est une perte économique. Enfin l’employé lui-même, qui est le conducteur dans le cas d’espèce, paix à son âme. Son décès doit aussi appeler à la conscience de ses collègues, la responsabilité ultime qui est la leur, eux qui sont au bout de la chaine. On aurait beau avoir de bonne route, des véhicules sortis d’usine et payer un salaire de pétrolier à un chauffeur, s’il est irresponsable le problème restera entier. Hommage ultime aux victimes de Nemale

Gardiennage : l’esclave des vigiles

Le gouvernement ne peut pas continuer à être complice d’une pareille chosification et clochardisation de ses fils et filles. Tout le monde peut faire un tour dans la rue et poser la question à quelques vigiles postés çà et là, de savoir s’ils connaissent ce qu’on appelle Caisse nationale de prévoyance sociale, et il se fera sa propre idée. Pourtant les agents de la Cnps font des contrôles réguliers dans les entreprises pour vérifier qu’elles sont en règle. Et si ces entreprises continuent de fonctionner, et que les employés continuent de se plaindre, ils ne restent plus qu’à conclure que ces sociétés sont toujours en règle… dans l’irrégularité.

Police : la machine grippée depuis 6 ans

Dans la ville de Douala plus précisément, le phénomène d’intérimaire est encore plus criard. Au commissariat central numéro 1 où l’adjoint liquide les affaires courantes depuis mars 2020 que le titulaire est en retraite, au commissariat de sécurité publique du 4eme arrondissement, ou du 2eme arrondissement aussi où le commissaire est retraité depuis 2018. Au Commissariat spécial du 2eme arrondissement, la place laissée par le commissaire divisionnaire Roger Nkoa Ekobena emporté par la mort le 27 juillet 2020 reste occupée par un intérimaire. Au commissariat de sécurité publique du 3eme arrondissement, les intérimaire se succèdent, c’est aussi un intérimaire qui dirige le commissariat de sécurité publique du 8eme arrondissement, tout comme les commissariats spéciaux de Douala 3eme et Douala 5eme, sans oublier que l’adjoint au commissaire central numéro 2 est à la retraite et le poste non encore pourvu. Des exemples sont légion dans l’ensemble, et il n’est pas exagéré de dire que cet état de chose créé un certain malaise dans le corps.

Figure : Woungly Massaga : le dernier Sg de l’Upc unie

Dans l’écriture, le Commandant Kissamba était resté attaché à l’ancienne orthographe du mot Kamerun, qui pour lui représentait toute une idéologie et incarnait le sens profond de la nation dont il rêvait. Il expliquait alors à l’entame de cet ouvrage « Cette orthographe datant de la colonisation allemande, a une signification profonde. Elle traduisait la revendication upéciste de « réunification et d’indépendance » à l’époque de la double tutelle coloniale française et britannique qui s’exerça sur le Kamerun de 1918 à 1960. La Constitution de 1972 a institué la « République unie du Cameroun », qui n’est rien d’autre que la traduction juridique de l’annexion du « Cameroun occidental », riche en pétrole, par le capitalisme français fortement implanté au « Cameroun oriental ». L’orthographe KAMERUN utilisé par l’Upc traduit donc la revendication d’une unité réelle du pays, sur la base de l’unité géographique et de l’autodétermination de toutes les populations, de l’Ouest comme de l’Est du pays »

Droits de l’homme : les suspects des braquages jetés en pâture

Dans la pratique, tout se passe comme si les autorités en charge du respect de la loi au Cameroun, les forces de l’ordre notamment, sont elles-mêmes dans un dilemme, partagées entre le respect d’une loi qui peut paraitre trop clémente parfois, et le désir fort de vengeance devant des suspects qui les ont fait courir. Cette tendance à la vengeance est d’ailleurs dominante dans la société qui elle-même n’hésite pas à juger hâtivement et exercer la justice populaire dans les quartiers, mais force doit revenir à la loi, elle est dure parfois à appliquer, mais c’est là loi, personne n’est au-dessus d’elle, encore moins en dessous, tous sont égaux devant elle.

Nominations : les vaines revendications du « gâteau national »

Et d’ailleurs, quand un fils originaire d’un village est nommé sous-préfet, préfet, gouverneur ou autre quelque part dans la république, qu’est-ce que cela apporte concrètement au village d’origine? Charles Ateba Eyene avait démontré dans son ouvrage « le paradoxe du pays organisateur », que les retombées sont généralement nulles. Et pire, quand plusieurs ressortissants d’un même village sont nommés, ce village subit un effet inverse. Les uns et les autres, dans leurs équations personnelles, développent plutôt une rivalité, se neutralisent les uns les autres dans une bataille de leadership parfois fratricide. Les populations s’en sortent dressées les unes contre les autres, on est anti X ou pro Y, et même les chefs de villages supposés encadrer tous les fils se surprennent à prendre parti pour X contre Y.

Fin d’année 2020 : Douala Fiesta, Douala a-t-elle des raisons de fêter ?

Le maire de la ville, dont le rôle simplifié se résume à celui de l’homme de ménage de la ville, ne devrait pas perdre de point de vue que le rôle premier d’un homme de ménage, c’est justement de faire le ménage, c’est-à-dire rendre l’environnement propre et agréable à vivre. Il ne servira à rien de trop embrasser pour mal étreindre, 5 ans c’est trop peu pour vouloir faire un travail de Zorro, dans une ville où les populations se distinguent par une indiscipline particulière. Indiscipline à laquelle il faut s’attaquer méthodiquement, avec pédagogie là où il le faut mais également avec force quand cela est nécessaire, une main de fer dans un gang de velours en somme, tout en ayant en idée ce que la ville devra retenir de son passage.

Enseignement supérieur : l’Ecole nationale supérieure Polytechnique de Douala dans la broussaille

Une école nationale supérieure polytechnique qui est supposée recevoir des entrepreneurs locaux ou internationaux pour des échanges, des partenariats et autres contrat de développement et de recherche, qui n’a pas d’accès, cela constitue un frein à sa rentabilité. Quand la route passe, le développement suit, a-t-on coutume de dire. S’il est si difficile pour le gouvernement de passer un marché de construction d’une route et la réceptionner dans les délais, il est urgent que pour la route Douala Yabassi, qu’au moins le tronçon qui va jusqu’à l’école nationale supérieure polytechnique de Douala soit achevé, cela y va aussi de l’image que projette l’institution universitaire à la nation, et à l’étranger

Figure : André Sohaing, « le maire des intellectuels »

La construction d’un télé-centre communautaire, du foyer de la paix de Kassap ou de l’hôtel de ville de Bayangam à hauteur d’un milliard de Fcfa, sont quelques œuvres à mettre à l’actif de celui qui aimait à dire « je suis fier d’être le maire des intellectuels». Une main tendue qui lui a valu le titre de notabilité de Fowagap, qui veut dire l’homme généreux. Jean François Bayart disait d’André Sohaing qu’il mobilisait selon les « symboles culturels de l’occident non seulement dans son pays ou envers ses partenaires, mais aussi aux yeux de son terroir » Lors de ses obsèques le 29 août 2015 à Kassap, le message de condoléances du président de la République lu par le préfet du Koung-Khi, Antoinette Zongo Nyambone, était sans équivoque, André Sohaing était « une référence dans le monde des affaires »,

Péage automatique : comme une belle porte sur une maison délabrée

Sur quelles routes allons-nous rouler pour arriver aux postes de péage automatiques, le gouvernement n’est-il pas une fois de plus en train de mettre la charrue avant les bœufs, que deviennent alors les autoroutes promis si des postes de péage automatiques vont être érigés sur les pistes actuelles pour une exploitation de 20 ans, n’est-ce pas là une façon de dire au Camerounais d’oublier une fois pour toute les autoroutes ?

Institutions démocratiques : la carte politique se redessine

Au niveau local également, il n’est pas certains que le parti aura les coudées franches pour implémenter sa politique sociale et participer au développement. Les instances comme la mairie et le conseil régional restent chapeautées par une tutelle administrative venue du pouvoir central, donc du Rdpc, qui n’a pas intérêt, sur le plan politique, à ce que l’Undp gagne davantage de terrain. D’où la rudesse du combat qui attend le parti qui, s’il ne fait pas attention et met plus d’ingéniosité, pourra se rendre compte très vite que sans aucun statut officiel qui consacre le leader de l’opposition, cette position reste une coquille vide sous le renouveau, tous juste bonne à assurer le confort à quelques élus, mais ne garantissant rien dans la durée. L’erreur serait de dormir sur ses lauriers en se disant qu’on est la deuxième force politique, on pourra se réveiller trop tard, car en politique, la campagne pour les prochaines élections commence toujours dès que les autres sont achevées

Gouvernance : un autre cri de Sokoudjou

Ayons le courage de poser les vrais problèmes qui tuent ce pays et ça nous permettra de trouver des solutions durables. La mal gouvernance, le vol, l’injustice, la tricherie, la corruption, voilà nos maladies et tout a échoué depuis la fondation. Tout ce qu’on racole là c’est le haricot d’un vieux chapeau et ça ne nous emmènera nulle part. Il y’a vraiment de la flamme sous la paille et nous nous devons d’éteindre si réellement nous aimons ce pays. Dans nos traditions, tu ne peux pas espérer qu’on te pleure si toi-même tu n’as pas pleuré ton père. Il est plus que urgent que les camerounais se parlent afin que les uns et les autres lavent leurs cous pour un Cameroun où il fait désormais bien vivre.

Nation camerounaise : une juxtaposition des communautés

les Camerounais ont évolué dans la réflexion, ont appris un peu de l’histoire et ont compris que le français ou l’anglais n’étaient que des langues étrangères, dont l’emploi participaient à l’effacement de soi, et le sentiment de rejet de ces langues a également grandi. Aujourd’hui, chacun préfère utiliser sa langue maternelle pour passer un message sérieux, donner une consigne importante. Tant que les gouvernants ne se résoudront pas à franchir le pas vers la construction d’une véritable nation en instaurant l’élément fédérateur qui est la langue nationale, le Cameroun continuera d’être une juxtaposition des communautés linguistiques qui se neutralisent dans les faits, dans une bataille somme toute compréhensible. Le repli identitaire continuera à prospérer, les communautés auront toujours la suprématie sur la nation, et 10 000 discours sur le vivre ensemble n’y feront rien.

Figure : Kum’a Ndumbe III et la lutte pour le retour aux sources

S’exprimant un jour sur la polémique autour du traité Germano Camerounais ou Germano Duala au cours d’une conférence le chercheur expliqua : «les difficultés pour les Camerounais de comprendre ce qui s’est réellement passé proviennent de la part peu importante qu’occupent l’histoire et la politique du Cameroun dans nos programmes scolaires et universitaires. Cette histoire et cette politique restent quelque peu taboues. Les dotations financières pour la recherche scientifique sur ces sujets restent marginales ou inexistantes, il manque des laboratoires de recherche sur les différentes phases de notre histoire nationale, sur les systèmes sociaux, politiques, juridiques et économiques avant la colonisation, pendant la domination européenne et après les indépendances. Tant que tout cela restera négligé, la conscience nationale collective ne produira pas les éléments de réponse fondamentaux pour un développement durable du Cameroun. »

Gouvernance : la guerre des « chefs » à l’Ouest

Heureusement que les signataires de la contre déclaration ne sont que 71, chiffres insignifiant comparé aux 1127 chefs traditionnels que compte la région de l’Ouest, d’après le fichier des électeurs publié par le gouvernement à l’occasion des élections des conseillers régionaux. Mais en tout état de cause, si les chefs traditionnels veulent encore un peu de respect de leurs populations, ils devront résolument faire preuve de grande sagesse dont ils sont en principe l’incarnation, et savoir que de tout temps depuis la colonisation, l’objectif du pouvoir politique est de les vider de toute leur substance et de leur autorité, pour qu’ils deviennent fragiles…et manipulables à souhait.

Budget 2021 : 41 milliards pour trois instances inutiles

Pour le Senat, en dehors des titres aussi, il ne reste rien à ses membres. Par formalité, les lois introduites à l’assemblée nationale y sont envoyées après débat mais juste pour donner un sens au vocable navette parlementaire, mais dans le fond les sénateurs ne peuvent rien y apporter. Ils peuvent simplement donner des avis ou des recommandations, auxquels les députés ne sont pas tenus. Finalement l’on a un Senat figurant, une assemblée nationale passoire et un Conseil économique inexistant, trois instances qui réussissent tout de même à poncer 41 milliards de francs cfa au budget de l’Etat, chaque année,

Décentralisation: la longue marche vers les régionales

26 ans d’attente, d’hésitation, de réflexion pour la mise sur pied d’une instance prévue pour l’amélioration du cadre de vie des populations à la base. Ce temps de maturation peut présumer du peu de foi que lui accorde le gouvernement même, encore qu’elle arrive dans un contexte où d’autres instances démocratiques comme l’Assemblée nationale, le Senat ou les conseils municipaux peinent à s’imposer. Mais les conseils régionaux sont bien là désormais. Un trophée de plus à présenter comme gage du gouvernement du peuple par le peuple. L’inquiétude reste cependant la même. Que pourront bien faire les conseillers régionaux, alors qu’ils entrent en fonction dans des chambres avec portes et fenêtres étroitement surveillées par le pouvoir central, qui peut même les fermer purement et simplement ? Reste à espérer que les nouveaux représentants du peuple ne fassent pas regretter le temps mis à les attendre.

Corona virus : le monde est-il « sauvé » ?

Question, comment peut-on avoir le vaccin supposé protéger l’humain à 95% contre le virus, le mettre à disposition gratuitement et dire qu’il n’est pas obligatoire, alors qu’en même temps on oblige les gens à rester confinés, à porter des masques et respecter la distanciation sociale dans le but justement d’éviter le virus ? Pourquoi gratuit alors tout le monde serait prêt à payer le prix pour être sûr qu’il est à l’abri ? Si c’est gratuit pour la population, qui paye la note de la recherche, de la production, de l’acheminement et de la distribution ? Un dicton affirme que « quand c’est gratuit c’est que vous êtes le produit ». Le vaccin contre le corona virus, est-il pour sauver l’humanité, où pour entrainer l’humanité à l’abattoir ? Autant de questions qui restent en suspens.

Figure ; Samuel Kleda, la bible et le médicament

Samuel Kleda, comme Jean baptiste dans le désert, poursuit cependant son combat, et bien conscient que l’homme devant lui est chair et esprit, il continue de donner de lui-même, conjuguant parole de Dieu et connaissance humaines, pour que l’humanité en général et les Camerounais en particulier, aient un corps sain… dans un esprit saint.

Crise anglophone : Christian Tumi et le fédéralisme

D’autres pourfendeurs disent que le fédéralisme c’est du passé. Oui mais qui a dit qu’il ne fallait pas retourner à son passé quand il est nécessaire ? Pourquoi retourner à son passé et prendre la potion de grand-mère quand on est menacé par le corona virus, et refuser de retourner à ce même passé et adopter le fédéralisme si ça peut sauver des vies ? A bien y regarder, les décoctions de grand-mère sont au corona virus ce que le fédéralisme est à la crise anglophone. Au juste, qu’est-ce qu’on perd à l’essayer si ça peut sauver des vies, surtout quand l’homme de Dieu le recommande ?

Région du Nord-Ouest : Philémon Yang avoue l’échec du pourvoir

Parce qu’il ne faut pas se tromper, le collège électoral de la région du Nord-Ouest est essentiellement constitué des conseillers municipaux Rdpc, qui dans sa gibecière totalise 1057 conseillers municipaux sur les 1088 dans la région, en plus d’être le seul parti en lice ici pour les élections régionales. En définitive, ce n’est pas maintenant que le parti va récupérer la région des mains de qui que ce soit, puisqu’elle a toujours été entre ses mains. Le parti va seulement augmenter quelques chaises dans la maison pour accueillir d’autres enfants restés dehors. Et augmenter les chaises dans la maison ne fait pas que la fête finisse plus vite, cela fait plutôt que l’on mange plus.

Violence conjugale : et si l’homme était la vraie victime

Le féminisme nous a ouvert les yeux sur la violence conjugale. Il a contribué et continue de contribuer à l’évolution positive de notre société. Certaines féministes, par contre, n’ont ouvert qu’un seul œil sur cette violence : celle faite aux femmes. Elles ont délibérément fermé l’autre œil, celui qui devrait être ouvert sur la violence faite aux hommes. La raison en est très simple : elles ont fait de la violence conjugale un débat politique, où l’homme est perçu comme l’abuseur et la femme la victime, plutôt que de présenter la violence dans son intégralité

Les institutions démocratiques : à dissoudre ?

Le Parlement s’est révélé être en réalité une passoire, parfois dangereuse pour le pouvoir lui-même, qui a été obligé à plusieurs reprises de rattraper les manquements et les imperfections des lois que les députés et les sénateurs avaient applaudies et adoptées. Le dernier exemple en date est la loi de finances 2019 qui instaurait le recouvrement des frais de douane sur les téléphone chez l’utilisateur, dont le gouvernement a finalement demandé de sursoir à son application, la même loi de finance 2019 qui avait déjà été corrigée par une ordonnance du président de la république le 29 mai 2019, revoyant l’enveloppe à la baisse et réduisant plusieurs lignes de consommations y compris celle de la présidence de la République. Si les députés et sénateurs qui sont supposés contrôler et corriger les actes du gouvernement, se font plutôt corriger par ce dernier, il y a de quoi être inquiet. C’est à se demander s’il ne serait pas mieux de dissoudre simplement ce Parlement. Les milliards qu’il englouti d’années en années pourront permettre de construire quelques puits d’eau à Salane dans l’Extrême Nord ou quelques salles de classes à Ndocbouné par Nkondjock dans le Nkam.

Figure : Chief Mukete : « je n’ai pas toujours été compris »

Sans regretter de s’être battu pour la réunification, il a tout de même le sentiment que jusqu’ici la bonne chose n’a pas été faite pour taire les bruits dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Extraits de ses propos dans le magazine panafricain : « …Si l’on s’était abstenu d’emprisonner des leaders modérés qui n’avaient en définitive que des revendications sociales. Si l’on s’était abstenu aussi de brider la parole des protagonistes des deux camps, celui des modérés comme celui des sécessionnistes…Aucun des différents Premiers ministres anglophones qu’a connus le pays ne s’est jamais montré suffisamment honnête ou courageux pour tirer la sonnette d’alarme et tenter de limiter les frustrations…Il ne peut y avoir aucune ambiguïté : l’extrême centralisation actuelle est une erreur. » Et répondant au reproche de n’avoir pas assez fait pour la résolution de crise, il lançait presque en soupirant « J’ai toujours fait de mon mieux, même si je n’ai pas toujours été compris. »

Revendications : quand la nudité est habillée

Qu’on le croit en effet ou pas, expliquent les traditionalistes, quand une femme se déshabille pour exprimer sa colère, cela est toujours dangereux, et le mieux est d’éviter que cela arrive. Mais aujourd’hui la femme se déshabille devant la société pour exprimer une colère, et on en rit, on s’en moque. D’aucuns disent d’ailleurs qu’on a connu pareil phénomène avec les « takubeng » qui marchaient pour protéger John Fru Ndi en son temps, et demandent si cela a changé quelque chose. Peut-être pas, mais on voit bien que le Cameroun progresse à reculons depuis des années. On peut continuer à banaliser le spectacle des femmes du Mrc le 21 novembre 2020, mais la vérité de ce proverbe reste inchangée : « l’arbre que l’orage va emporter ne voit pas le ciel s’assombrir. »

Elections régionales : le Rdpc confirme son statut de parti-Etat

De telles pratiques sont simplement une autre preuve que le Rassemblement démocratique du peuple camerounais n’est qu’un parti Etat, un parti qui s’appuie sur l’Etat pour survivre. L’obligation qu’ont les fonctionnaires à contribuer pour le parti fait d’office d’eux les financiers du parti, même s’ils ne sont pas militants comme beaucoup le disent. Obliger un citoyen à contribuer pour un parti politique, même avec une sensibilité différente, c’est violer sa liberté de choix. Plus, quand un fonctionnaire est obligé de cotiser pour un parti, est-ce de son salaire qu’il prend cet argent ou de la caisse publique ? N’est ce simplement pas une manière d’encourager les pots de vin et la corruption dans l’administration, où les fonctionnaires peinent déjà à joindre les deux bouts avec leurs salaires ?

Football camerounais : au creux de la vague

Il est donc temps de siffler la fin de ce match sans règles et au spectacle désolant que livrent la Fécafoot et la Ligue. Et la recommandation demandée à la présidence de la république devra être claire et sans équivoque, parce que si une fois de plus le Cameroun donne l’impression de ne pouvoir mettre de l’ordre dans son football, la Fifa se fera le plaisir de le faire à sa place. Et cette instance faîtière n’a pas deux manières de régler le problème en pareille situation, suspension pure et simple de la Fécafoot, et ce qui aura pour implication le retrait du pays de toutes les compétitions qu’elle organise. Adieu le Chan 2021, adieu la Can 2022. Il ne restera plus aux différents stades, construits à coups de milliards et avec des sacs de ciment facturés 4 fois plus cher, que de devenir des champs de patates et des terreaux de rats. De quoi se désoler avec ces propos de Jean Lambert Nang en d’autres circonstances : quelle image ?

Figure : Jerry Rawlings, le coup de force nécessaire au Ghana

Jerry ne connaissait pas la corruption. Il vivait sobrement et avait très peu d’appétence pour les biens matériels. Il avait une haute idée de l’Afrique et estimait qu’elle mérite mieux que le spectacle offert par ses élites et nombre de ses dirigeants. De tous les chefs d’Etat africains que j’ai eu l’occasion de côtoyer, c’est certainement celui envers lequel j’avais le plus de respect, parce qu’il vivait au diapason des valeurs qu’il proclamait. Jerry était un de ces leaders dont beaucoup d’Africains rêvent. Pas la grosse tête, toujours prêt à servir, serviable avec tous quelle que soit votre condition, généreux et ambitieux pour son pays et son continent.

Covid-19: l’heure du vaccin 2

Cet autre avertissement nous renvoi à un autre fait près de 2020 ans plus tôt, et qui se trouve dans la bible, dans la livre de l’apocalypse chapitre 13 verset 16, 17 et 18 : « Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six. » Le 16 avril 2020: dès l’avènement du corona virus, Mark Suzman le PDG de la Fondation Bill et Melinda Gates disait dans un article des Echos
« L’échelle normale d’un vaccin se compte en centaines de millions de doses. Cette fois, c’est 7 milliards d’individus qu’il va falloir vacciner. »
7 milliards d’individus, c’est presque l’humanité entière. A chacun de se faire sa propre opinion

Covid-19 : l’heure du vaccin (1)

Petite remarque, aucun pays africain ne figure nul part sur la liste, ni comme associée ni comme détenteur d’un laboratoire plein, même comme le Continent constitue le plus gros marché en terme de placements, et reste également un fournisseur privilégié de cobayes pour les essais cliniques et les tests. Pas la peine de poser la question de savoir ce que font les gouvernements africains pendant ce temps. Dernière remarque, parmi les membres de la collaboration mondiale mise sur pied par l’organisation mondiale de la santé, figure en bonne place la Fondation Bill & Melinda Gates, présentée comme un organisme philanthropique œuvrant dans le domaine de la santé, mais qui est soupçonnée de nourrir secrètement le dessein d’exercice d’un contrôle total sur l’humanité entière.

Crise anglophone : la peur du grand déballage

Au final, le rouleau compresseur déclenché contre la dame n’est autre chose qu’un avertissement à tous ceux qui oseraient témoigner publiquement des souffrances connues dans le cadre de la crise anglophone, des êtres chers qu’ils auraient perdus. Mais la paix ne pourra être consolidée que quand tous auront vidé les haines et les rancœurs, au cours d’une confession publique. Que l’instance soit appelé conférence vérité réconciliation ou autre chose, le Cameroun ne pourra pas en faire l’économie, c’est sera le seul passage pour arriver au pardon et à la réconciliation des cœurs

Revendication : la violence une fois de plus opposée aux avocats

si là où on attend la force de l’argument on a plutôt droit à l’argument de la force, la Cameroun n’a-t-il vraiment pas touché le fond et est même en train de continuer à creuser ? Une sagesse camerounaise dit que la souris est montée au plafond avec le feu pour incendier la maison, mais quand le feu a pris elle était la première à être brûlée. Dans le monde judiciaire, le magistrat d’aujourd’hui peut être l’avocat de demain. La retraite vient souvent trop vite, et quand la nomination de suit pas, l’ennui s’installe. Une des portes ouvertes reste celle du barreau des avocats. Alors qui veut aller loin…ménage sa monture.

Figure : Agustin Ngom Jua, la résistance à l’assimilation

La situation sécuritaire que vivent les régions anglophones aujourd’hui n’est pas loin de ce que Ngom Jua prédisait, puisque malgré ces avertissements le processus d’assimilation a été poursuivi. Non sans qu’il ne soit écarté d’une manière ou d’une autre. Le 11 janvier 1968 il est remplacé par Salomon Tandeng Muna au poste de premier ministre du Cameroun occidental. C’est sans lui que le Cameroun devient République unie le 20 mai 1972. Il entre cependant le 18 mai 1973 à l’Assemblée Nationale de la République Unie du Cameroun comme député, et c’est avec ce titre qu’il tire sa révérence le 30 décembre 1977, à 53 ans, officiellement de suite de maladie. Une autre voix qu’on avait écoutée en respectant les engagements dans le processus de réunification, que la crise anglophone aurait été évitée

Crise anglophone : la désacralisation de la chefferie traditionnelle comme facteur aggravant

Il n’est pas faux de dire que si les chefs traditionnels étaient restés dans leurs rôles et que le pouvoir avait continué à leur donner la considération et le respect dus, ils auraient déjà par leur autorité certaine et incontestée, contribué à mettre fin à la crise anglophone. Mais aujourd’hui le pays entier paie le prix de l’asservissement des chefs. Qui ayant perdu leur autorité, le désordre s’est installé dans les villages, et par extension dans les arrondissements, les départements, les régions. Le Nord-Ouest et le Sud-Ouest en sont de parfaites…illustrations

Vaccin contre le cancer du col de l’utérus : guerre larvée entre les institutions (suite)

On se serait attendu à ce que les médecins, l’Ordre des médecins opposent à tout ce qui est dit jusqu’ici le résultat d’une analyse rigoureuse de cette substance, respectant la rigueur scientifique partie de l’observation, de l’analyse, du test et de la conclusion. Depuis que la polémique sur le vaccin contre le cancer du col de l’utérus enfle, pourquoi les médecins, chercheurs et autres scientifiques camerounais n’ont pas encore pris cette substance pour l’analyser en laboratoire et présenter des résultats objectifs devant caméras et micros, question de taire définitivement la querelle ? De toute façon il n’est pas encore tard pour le faire. Devant une question scientifique aussi pointue et qui touche à la santé humaine, l’on attend mieux des médecins qu’un rappel selon lequel seul le gouvernant définit la politique de santé et décide de ce qui est bon ou pas pour les populations. Autrement le doute persiste, le jeu d’intérêts aussi.

6 novembre 2020: le renouveau face à sa conscience

Au-delà de l’atmosphère lourde et menaçante que ce silence traine avec lui, il y a aussi le côté méditatif, sur lequel le parti des flammes devrait davantage se pencher. Même si le pouvoir leur est si cher, les militants et les dirigeants de ce parti devraient aussi comprendre que, comme dit le réalisateur de la série américaine Power, « Renoncer au trésor qui vous est le plus cher sans même penser aux conséquences, et au contraire faire tout pour que l’autre soit heureux, peut sembler ridicule pour la plus part des gens. Mais moi je pense que se sacrifier pour ceux qu’on aime ça fait partie de la vie, ça devrait en faire partie, sans rien avoir à regretter d’ailleurs. Au contraire on devrait tous y aspirer, c’est même parfois la seule chose dont on peut être fier, la seule chose correcte qu’on ait jamais faite »

Vaccin contre le cancer du col de l’utérus : guerre larvée entre les institutions

Rarement un vaccin a créé autant de polémique dans l’histoire sanitaire au Cameroun. En 5 dates étalées sur 23 jours, le vaccin contre le col de l’utérus se fait entendre : 12 octobre, annonce du début de la campagne de vaccination, 19 octobre, interdiction de son administrations dans le diocèse d’Obala, 23 octobre, réaction du ministre de la Santé qui rassure, 02 novembre sortie de l’Ordre des médecins du Cameroun qui soutient, 05 novembre, nouvelle interdiction dans le diocèse de Nkongsamba. Entre le gouvernement, la médecine et la religion, qui croire finalement ? Et surtout quel est ce vaccin qui suscite tant de batailles, les intérêts défendus ici sont-ils politiques, sociaux ou économiques?

Figure : Félix Roland Moumié, traqué jusqu’à Genève

À l’Élysée comme à Matignon, dont Michel Debré est alors le locataire, on s’inquiète fortement de ces soubresauts africains. Les confidences du général Paul Grossin, chef des services de renseignements, relatées dans un ouvrage sur les obscures coulisses de la Ve République, sont révélatrices du complot alors ourdi. Il raconte : « Un jour Debré me dit : il y a une révolte au sud du Cameroun, il faut faire quelque chose. Avez-vous des renseignements ? Je réponds : chez eux, à cause du système tribal, on zigouille le chef et c’est fini. Le chef, c’est Moumié, et il est en Suisse. On pourrait s’en débarrasser…»

Bip : éternel recommencement

Et les députés qui vont entrer en session le 12 novembre pour voter un autre budget, peuvent-ils faire le bilan de réalisation des projets de l’année en cours ? Ont-ils fait des enquêtes de suivi pour savoir ce qui a été fait, ce qui est en cours et ce qui n’est même pas entamé ? Ont-ils décelé le nœud gordien qui bloque l’exécution efficace des budgets chaque année pour faire des propositions de loi dans le sens de l’améliorer ? Ou sont-ils seulement en train de peaufiner déjà leurs emplois de temps durant les 30 jours à passer à Yaoundé pour suivre tel ou tel dossier dans un ministère ou dans un autre ? Ce sont juste des questionnements, pour dire qu’il ne suffit pas aux députés de réclamer à cor et à cri le titre de honorable, il faut l’être, par des actes en faveur des populations de qui on tient le mandat. Aller voter un budget c’est bien, mais veiller à ce qu’il ne soit pas exécuté seulement dans les lignes de consommations mais pour les investissements prévus en faveur des populations, c’est encore mieux, c’est même plus… qu’honorable

Gouvernement : où est Paul Biya

Mais le président de la République a-t-il besoin d’intermédiaire pour donner une instruction au Premier ministre, alors que la Constitution dispose qu’il peut lui déléguer ses pouvoirs en priorité ? En situation normale, il aurait simplement pris son téléphone et appelé le Premier ministre pour donner cette instruction, ou lui aurait écrit directement, c’est quand même son collaborateur direct sur qui il a mis sa confiance et qui est le chef du gouvernement, « chargé de la mise en œuvre de la politique de la Nation telle que définie par le Président de la République », d’après les termes de l’article 11 de la Constitution. Pourquoi donc l’instruction n’a-t-elle pas été directe, est-ce à dire que le président de la République ne peut entrer en communication avec son premier ministre, physiquement ou par d’autres canaux comme la visio conférence ou le téléphone ?

Crise anglophone : bon diagnostic et mauvais traitement

Mais à ce jour, aucune de ces propositions n’a été prise en compte. Ni le dialogue franc et inclusif, que certains appellent Commission vérité-réconciliation, ni l’ouverture du débat sur le fédéralisme, ni le retour des réfugiés du Nigéria, ni l’amnistie en faveur de toutes les personnes interpelées dans le cadre de cette crise. Dans le même intervalle de temps, le gouvernement a pourtant testé beaucoup de solutions dans la résolution de cette crise, sauf celles de la Commission Musonge, qui datent de mai 2018. A cette date, il n’y avait pas Ayafor ni Comfort, il n’avait pas les 10 enfants de Ngabuh ou les 7 autres de Mother Francisca à Kumba. Si après culture d’antibiogramme le médecin laisse de côté la molécule à laquelle le microbe a réagi pour prescrire une autre, il y a lieu de se poser des questions, y compris celle de savoir s’il ne veut pas simplement prolonger la maladie pour mieux gagner de l’argent dans la vente des médicaments.

Fonds covid : à fonds perdus (suite)

Il faut dire que cette société en effet, appartenant à un certain Bidzongo Ndongo Bienvenu, avait ce seul mois d’août gagné 5 marchés de fournitures du matériel médical, pour un montant total de 992 110 500 fcfa. En plus, il a bénéficié toujours le même mois d’août de 4 lettres commandes pour la fourniture de divers matériels médicaux également, pour une somme totale de 167 649 450fcfa. Bbn services a ainsi cumulé à elle seule des marchés pour 1 milliards 159 millions 759 mil 950 en un mois, et des marchés tous livrés dans le temps, si l’on s’en tient toujours aux termes du communiqué.

Figure : Toumba Modomdoko, le dieu de Lam au Nord Cameroun

C’est sur dénonciation de Doubla Masay, un chef de quartier de Douvah qui le faisait suivre, qu’un gradé et quelques gardes vont mettre la main sur Mangilva. Il s’était caché à Koussoukou, dans une grotte. A son arrestation il ne sera pas menotté, les uns et les autres étaient unanimes quant au caractère non violent de Toumba. Alors que certains faisaient mine d’intervenir en sa faveur, il leur dit, ainsi qu’à ceux de sa famille : « Laissez, ne perdez pas votre vie pour moi. » Condamné à dix ans d’internement à Ébolowa, Toumba moura à la prison de Garoua, le 25 juin 1928, les archives rapportent qu’il se serait laissé mourir de faim.

Camwater : des primes pour l’absence d’eau

Et que dire des missions sociales de la Camwater ensuite ? Tous les employés passés ou présents, concernés par les revendications ou pas, mais qui au moins bénéficient à vie de la gratuité de l’eau, peuvent-ils se dire fiers d’avoir contribué à donner l’eau à cet enfant de Kolofata qui discute les nappes phréatiques avec les chameaux ? Quel est le taux d’accès à l’eau des populations camerounaise après autant d’année d’existence de la société en charge de la distribution, combien de quartiers pourtant connectés au réseau de distribution même dans les grandes villes sont sans eau pendant des mois et des mois, combien de ces quartiers dans ces villes qui s’élargissement, ont simplement oublié Camwater pour se retourner vers des forages à l’entretien douteux ? Les primes réclamées souvent sont-elles celles du travail bien fait ou bien du temps passé au travail comme employé ?

Fonds covid : à fonds perdus ?

Petite curiosité, le marché spécial numéro 055 avait été passé depuis le 1er juillet 2020 pour la fourniture du matériel médical au centre d’isolement d’Ebolowa, d’un coût de 127 278 829 francs à la société Business et cie, fournitures livrés et réceptionnés, mais c’est un mois 4 jours plus tard, le 5 août 2020, que le marché spécial numéro 113 est signé pour la construction de ce centre d’isolement. Conclusion, on avait déjà livré du matériel dans un centre qui n’existait pas. Cette curiosité n’est qu’une parmi tant d’autres qui jonchent le communiqué d’Alim Ayatou. Déjà, à chacun de jeter un coup d’œil sur le centre d’isolement de l’hôpital de sa région, question de se faire une idée sur l’identité véritable des bénéficiaires des fonds Covid.

Carnage de Kumba : une manifestation du monstre

Aujourd’hui le Cameroun vit avec un véritable monstre dans la maison, odieux et horrible, auteur des actes inqualifiables, qui sème la terreur à tout va. Mais comment est-il né, de quoi vit-il ? Autant de questions qui doivent être posées aujourd’hui. Dans une lettre ouverte au camerounais datant de 1986, le feu Alexandre Biyidi, de son nom d’écrivain Mongo Beti, écrivait : « la province anglophone est désormais, au moins virtuellement, en état de sécession. Une tension quasi irréversible monte peu à peu entre cette province et l’Etat Biya, avec son appareil répressif et ses conseillers franco catholiques suicidaires, et elle risque de déboucher sur un bain de sang. »

Infrastructures : le pays a mal à ses routes

En 2020, les Camerounais revivent le même scénario, avec ces vielles routes que le gouvernement rafistole d’années en années. La route Douala Yaoundé n’est pas aujourd’hui différente de ce vieil habit que grand-mère ne voulait pas jeter. Une image satellitaire prise de dessus montrerait un ouvrage sans visage, mais le pouvoir y tient. La différence ici, c’est que si grand-mère s’accrochait sur les vieux habits, c’est parce qu’elle n’avait pas de perspective, l’avenir était sombre, ce qui n’est pas le cas pour le gouvernement Camerounais.

Figure : Karnou, la résistance coloniale à la frontière Est

En 1924, il commença à prôner la résistance non violente aux colonisateurs français à cause de la mobilisation et de l’exploitation, souvent inhumaines, des populations locales, dans la construction du chemin de fer Congo-Océan et l’extraction du latex. Il prit également position contre les Européens et les Peuls qui administrèrent au nom de la France certaines portions du territoire Gbaya, localisées au Cameroun français. Pour lui, le renversement pacifique des Français et des Peuls devait procéder de l’utilisation de la médecine traditionnelle locale, symbolisée par un petit bâton crochu qui ressemblait à un manche de houe miniature appelé Kongo wara, et qu’il distribuait à ses disciples

Marchés de Douala : les appétits dans les poubelles (1)

Mais en 2020, quelle image offre les marchés de la ville de Douala ? Les autorités de la ville peuvent-elles recevoir un hôte de marque et proposer de lui faire visiter le marché central de la ville de Douala ou le marché de Ndokoti et l’y amener dans une voiture banalisée sans barrer la ville de bout en bout ? Quelle ville se prépare à accueillir le championnat d’Afrique des Nations en janvier 2021, dans 3 mois exactement, et de manière rétrospective, quelle ville de Douala aurait accueilli il y a un an la Coupe d’Afrique des nations, si jamais il n’y avait pas eu de « glissement »

Lois : la porosité de l’assemblée nationale

La polémique née aujourd’hui sur la collecte des frais de douanes des téléphones sur les usagers, n’est plus ni moins que la conséquence de la défaillance du Parlement, Assemblée nationale et Senat confondus. Ces deux chambres avaient joué leur rôle de contrôle de l’action gouvernementale qu’on n’en serait pas là, que les membres du gouvernement ne seraient pas en train de se marcher dessus et afficher aussi ouvertement l’incohérence de leurs décisions. Au final, il reviendrait aux partis politiques d’être un peu regardant sur la qualité des candidats qu’ils investissement pour les élections, si l’on veut avoir une assemblée nationale de qualité, qui ne laisse plus passer des lois suicidaires pour le peuple dont elle a pour mission de défendre les intérêts.

Mœurs : la société du gain facile

Où l’on a intégré que la famille doit cotiser de l’argent et le placer pour le passage d’un enfant à un concours qui ouvre les portes de la fonction publique, et une fois intégré il pourra ne pas travailler et avoir toujours le salaire à la fin du mois, ou il peut simplement transformer son poste de travail en comptoir et faire des recettes journalières substantielles, surtout quand il a la chance d’être dans le corps des impôts, de la magistrature, de la police, du cadastre et affaires foncières ou de la douane, si l’on s’en tient aux rapports successifs de la Commission nationale anticorruption sur l’état de la corruption au Cameroun. C’est cette société qui est encore et toujours en constante reproduction.

Monnaie : le kroo existait avant le Cfa

. Paradoxalement l’on soutient dans les discours que le Cameroun existait bien avant l’arrivée des colons. Cela n’est pas seulement vraie sur le plan géographique, démographique et politique, cela est aussi vrai sur la plan économique. Laquelle était même plus organisée et fonctionnait avec deux monnaies, l’une pour les échanges extérieures et l’autre pour les échanges intérieures. Et ce pays-là ne se portait pas aussi mal.
« Comme un soleil ton drapeau, fier doit être», est l’un des extraits de l’hymne national, mais c’est à se demander quelle fierté un pays peut avoir, en utilisant une monnaie qui porte les stigmates de la colonisation, synonyme d’asservissement et d’exploitation

Figure : Ngosso Din, l’homme de l’ombre

Il avait à peine trente ans. Un jeune à la fleur de l’âge s’expose, s’exile, pour dire non à l’opprobre, à l’oppression coloniale, à l’injustice de la ségrégation raciale dans son Cameroun natal, pour obliger l’administration coloniale allemande qui s’est emparé de son pays à respecter les engagements signés en 1884 lors du transfert de souveraineté. Un jeune qui a su dire non, conscient des dangers qu’il encourait, mais dont le cœur battait plus fort pour la cause de son peuple. »

Vaccination : les atermoiements du gouvernement

Il ne passe donc pas facilement dans l’esprit des populations, que 5 mois après, la suite des bonnes nouvelles annoncées soit qu’il faut encore vacciner les enfants contre la même poliomyélite. Qu’est ce qui s’est passé entre temps ? Certains tentent d’expliquer que le pays a été déclaré polio-free mais les frontières restent ouvertes, donc la maladie peut encore entrer. Les mêmes frontières qui sont restées ouvertes pendant les 4 ans d’observation qui ont permis d’arriver au constat selon lequel le pays était débarrassé de la maladie.

Douane camerounaise : et si on la fermait ?

Il est donc évident que les détourneurs des douanes sont connus par la Justice camerounaise, mais pourquoi cette corruption prospère, ces douaniers détourneurs sont-ils si puissants, au point où il faille se retourner sur le consommateur pour recouvrer les frais de douanes ?
Si la mesure peut permettre à l’Etat de recouvrer entièrement son argent, alors tant mieux, mais dans ce cas il faudra simplement fermer la douane camerounaise… pour corruption hors échelle

Taxes sur le téléphone : l’Etat avoue son impuissance face à la corruption

En appliquant cette mesure au final, l’Etat avoue là son incapacité à sécuriser efficacement les recettes douanières, il avoue son impuissance devant la corruption très bien installée aux frontières. L’Etat se comporte là comme celui qui devant sa toiture qui suinte de partout, se débrouille à boucher un seul trou en oubliant que l’eau qui va continuer à tomber sur la toiture va passer par les trous restants et l’inondation de la maison va continuer, alors que le plus simple est de changer toute la toiture et refaire la charpente au besoin. Tant que le pouvoir va jouer avec la corruption et la laisser prospérer, c’est toujours le peuple qui va trinquer à la fin.

Cameroun : l’histoire effacée

Les contre modèles sont mis en avant, présentés, vénérés et adoubés dans tous les segment de la société, dans la presse et la musique, ceux-là qui vivent et s’engraissent sur le dos de l’Etat, en puisant directement dans les caisses ou indirectement par les détournements des impôts, ou encore en utilisant des moyens malhonnêtes pour extorquer les biens et richesses, récitant avec les lèvres le mot patriotisme sans y croire. Mais il est temps que le peuple connaisse ce qui s’est passé avant, ce qui leur permettra de bien comprendre le présent et mieux envisager l’avenir. C’est avec le sang de ses enfants que s’écrit l’Histoire de la Nation, dit l’adage, la nation camerounaise a écrit la sienne. Et comme le répète à volonté Alain Foka, « Nul n’a le droit d’effacer une page de l’histoire d’un peuple, car un peuple sans histoire est un monde sans âme. »

Figure : Henriette Ekwé, la résistance vivante

En 2011 elle a, grâce à son combat, reçu le prix du courage féminin décerné par le département d’Etat américain, ce qui pour elle n’a pas d’égal, l’important n’étant pas l’accumulation des biens matériels. Se félicitant de ce qu’aujourd’hui les idéaux de l’Upc se sont répandus, elle a à l’endroit de la jeunesse trop encline à se décourager, ces mots « il faut persévérer, tant que l’objectif d’une organisation n’a pas été atteint, la bagarre continue…si vous pensez que votre cause est juste, battez-vous, c’est ça qui fait un homme, et un grand Homme »

alimentation: le Cameroun et les vaches à lait

Les priorités devront aussi être définies comme le développement des petites unités de production laitières intensives et la promotion des petites usines de transformation adaptées aux capacités de production locales et proches des zones de production.
Tout cela peut être fait avec moins de milliards que ceux qui sont dépensés à l’extérieur pour acheter des vaches. Au final cette affaire de vache à lait ressemble à cette autre affaire des ordinateurs PB de 32/500 giga de capacité, distribués aux étudiants, qui ont couté au Cameroun 75 milliards de Fcfa alors qu’en Côte d’Ivoire on mettait sur pied une usine de montage des ordinateurs portables à 4 milliards de Fcfa Cfa, d’une capacité de production de 2000 ordinateurs par jour, avec en prime la création de milliers d’emplois

Vivre ensemble : le tribalisme toléré

Un drame vient d’être évité. Ce qui est marquant durant cet événement, c’est que personne n’a cherché à savoir ni l’ethnie de la dame et son enfant, ni l’ethnie de ceux et celles qui chacun à son niveau, travaillait au maintien à la vie de cette petite. Voilà le vrai Cameroun. Ce n’est pas le Cameroun des médias, ce n’est pas le Cameroun des réseaux sociaux, c’est le Cameroun à la main courante, plein de solidarité, sans ethnicisme, sans obscurantisme religieux, juste le CAMEROUN. »

Cameroun : la confusion du 1er octobre

De fil en aiguille, la Constitution fédérale fut torturée, malmenée et chaque fois au profit des francophones. En 1971 le poste de vice-président fut effacé dans la formation du gouvernement, En 1972, la disparition de la fédération au profit de la république unie à l’issue du référendum du 20 mai 72 fut un autre coup de massue pour la communauté anglophone désormais réduite à jouer les rôles de faire valoir. Le président Paul Biya acheva le tout en effaçant en 1983 le mot Unie pour ne garder que république du Cameroun. L’esprit du 1er octobre 61 était ainsi complètement étouffée, c’est cet esprit que les anglophones aujourd’hui veulent réveiller. Ils demandent le divorce après avoir constaté que le contrat de mariage n’a pas été respecté. A qui cela ferait-il mal que l’autre partie revienne aussi à de meilleurs sentiments ?

Figure : Osendé Afana, sacrifié comme Jean Baptise

La mort d’Osendé et ses autres camarades du parti, fait partie des pans de l’histoire du pays qui restent cachée au Camerounais. Les autorités camerounaises classent toujours comme « secret -défense » les informations sur les circonstances de cet assassinat. Mais le fait que ces martyrs subissent ce traitement n’enlève rien à la justesse de leur combat, et interpelle davantage la jeunesse qui a aujourd’hui tendance à se laisser infantiliser. Osendé n’avait que 36 ans quand son combat pour la libération du pays donnait déjà des insomnies au pouvoir, au point où il demanda sa tête comme preuve qu’il est mort. Mais son esprit restera vivant

Devoir de mémoire : septembre, la nécessaire commémoration des martyrs

… C’est ainsi qu’en plus de leur extermination physique systématique, la propagande coloniale a accolé aux combattants nationalistes le label infamant de ‘’ terroristes et maquisards’’ compris comme ‘’criminels’’, une perception ancrée dans l’esprit du petit peuple depuis lors. C’est cette distorsion cognitive qui servira à justifier les atrocités commises par les méthodes de la terreur dite contre-insurrectionnelle, traumatisant de larges fractions du peuple camerounais refugié depuis lors dans une passivité surprenante, en comparaison aux sursauts des peuples d’ autres pays d’ Afrique qu’ on a vu se lever massivement et se débarrasser de leurs dictateurs.» Un panthéon mémoriel pour les héros, cela reste un rêve, mais en attendant, les Camerounais doivent savoir que leurs ancêtres et parents ont été sacrifiés pour ce pays, et que ces vies méritent un minimum de respect, dans leurs faits et gestes quotidien

Cameroun : péril continu sur les droits de l’homme

De nos jours, les pays sont classés dans le monde et déclarés propices à l’investissement, à la création d’emploi ou éligibles à la dette en fonction de leurs niveau de respect des droits de l’homme et de la mise en application des conventions internationales y relatives. Quand un agent de la force de l’ordre procède, sur ordre ou non à des arrestations et détentions sans égard pour les droits des individus, il croit faire du mal à ce dernier, mais il oublie surtout qu’il projette une image négative du pays, qui est prise en compte dans le ranking. Et quand les Ong feront l’Etat des violations des droits de l’homme au Cameroun, les mêmes vont crier au complot des individus tapis dans l’ombre pour ternir l’image du Cameroun, alors que ces violations sont faites à ciel ouvert.

Moto taximan : l’animal en cage ?

cette sortie traduisait davantage le niveau de déshumanisation de la jeunesse camerounaise, qui est arrivée à un niveau d’effacement de la conscience au point de se complaire dans la misère. Et elle ne s’y complait plus seulement, elle se bat pour s’y maintenir et défend avec énergie son territoire marqué, tout en adulant son bourreau. Le syndrome de Stockholm dans tous ses contours. Un peu comme un animal en cage qui agresse celui qui tente d’ouvrir la grille pour le laisser sortir, en le confondant à un agresseur, parce qu’il se contente désormais de la pitance quotidienne que lui lance de temps en temps celui qui le maintien en cage. Les 100 Fcfa du conducteur de moto taxi illustrent bien cette image. Quel est le profil de carrière d’un conducteur de moto taxi en réalité ?

Figure : Ruben Um Nyobé, le refus de la compromission

Ruben Um Nyobè fut abattu par l’armée française le 13 septembre 1958 dans la forêt où il se cachait. Stéphane Prévitali dans son livre Je me souviens de Ruben paru en 1999 écrit : « La mort du leader avait été programmée dès son refus de rentrer dans la légalité lors de la mission officieuse de Mgr Mongo dans le maquis d’Um Nyobé, en octobre 1957 ; mission demandée par le haut-commissaire Pierre Messmer, à l’insu du premier ministre d’alors, André-Marie Mbida (…). Depuis la mise en place, par le gouvernement Ahidjo, d’une campagne dite de “réconciliation” au sein de l’ethnie bassa dans toute la Sanaga, la mort d’Um Nyobé était devenue une sorte d’hypothèque à lever. » Mais comme tout visionnaire, Um est mort, mais pas ses idées. 62 ans après, la libération du Cameroun est toujours d’actualité, même si en face l’oppresseur a changé de couleur de peau.

Cameroun : la conscience nationale du bien et du mal

Prendre conscience de ce que nous sommes, et de ce que nous avons à faire pour le pays est plus que jamais urgent. La situation que traverse le Cameroun aujourd’hui est davantage un conflit entre le bien et le mal, entre le bien être et le mal être, et c’est n’est plus seulement à la classe désœuvrée de se demander ce qu’elle a fait pour le pays, c’est davantage aux dirigeants de se demander ce qu’ils ont fait pour le pays, dès lors que ce pays a déjà tout fait pour eux.

Cameroun : la devise oubliée

Et la patrie dans tout cela ? Elle est simplement devenue une vache à lait, elle n’est plus cet héritage qu’il faut protéger et léguer aussi à la génération future. C’est à qui pille le mieux les ressources de l’Etat, et avec plus d’intelligence. Les richesses sont accumulées sur le dos de la patrie par des délinquants à col blancs qui chantent l’hymne national plus haut que tout le monde lors des cérémonies officielles. Ils bombent la poitrine en disant l’Etat c’est eux. La patrie, dans ce qui la constitue c’est-à-dire dans les lois, est plutôt moquée, même jusqu’à la Constitution devenue maniable à volonté.

Sokoudjou : l’appel à la raison

Parlons nous, la violence n’est aucunement la solution et il faut toujours éviter d’entrer dans la tontine des cornes de bœufs si tu n’as pas assez de bœufs. Que chacun apporte sa part de sac de magie pour que nous arrangions ce pays qui nous appartient tous et dont nous avons la lourde responsabilité de transmettre aux générations futures en paix. Quand on confond la lune à la levée du jour, on ne doit pas se plaindre de marcher la nuit

Figure : Jean Zoa, le bâtisseur social et controversé politique

Mais l’homme de Dieu, quoique proche du président de la république, restait distant quant à sa politique quand l’intérêt de la jeunesse surtout était en jeu, et le fit savoir lors de la crise scolaire de 1968, même comme son attitude pendant l’affaire Ndongmo jeta le doute sur la nature de ses relations envers le pouvoir, d’aucuns pensaient qu’il n’avait pas suffisamment intercédé pour son frère de l’église. Ahidjo le considérait d’ailleurs comme le dirigeant effectif des catholiques, ce qui contribua à enfler les soupçons de son accointance avec le pouvoir. Des soupçons qui seront confortés, à tort ou à raison, dès l’avènement du multipartisme, notamment quand il déclara au plus fort des revendications politique en 1990 que : « le terme conférence nationale n’existe nulle part dans le dictionnaire français».

Universités : l’image sans contenu

L’intention du ministre de l’Enseignement supérieur d’améliorer la visibilité de l’université camerounaise est louable, mais tant que cette université restera encore un instrument entre les mains du politique, dont les intérêts sont parfois à mille lieux des missions d’un temple du savoir, il fort à craindre qu’une fois qu’elle sera plus présente sur la toile, elle n’ait qu’une piteuse image à présenter. Et dire que cette opération de charme va coûter la somme globale de 2 500 000 000 de francs cfa. A quoi servira-t-il que les universités aient une meilleure visibilité sur la toile, alors que le contenu reste à parfaire ?

Manifestation publique : une liberté désormais supprimée au Cameroun

Et si elle était interdite même avant d’avoir été déclarée, cela voudra-t-il dire que la liberté de manifestation n’est plus garantie par la Constitution, ou que le gouvernement avoue son incapacité à encadrer une manifestation publique, ou enfin que toute intention de manifestation publique sous-tend du désordre ? En tout état de cause, le gouvernement devra se rendre compte qu’avec ses multiples mises en garde et les rappels d’une loi déjà connue, il ne contribue qu’à semer la psychose au sein de la population, déjà stressée par les difficultés quotidiennes. L’Etat protecteur est devenu menaçant, alors qu’il devrait rassurer les populations, au lieu de brandir en permanence le spectre de la terreur, utiliser un langage guerrier et violent tant dans les discours que dans les communiqués.

Ville de Douala : l’exécutif à côté des priorités ?

Et le bilan de l’exécutif de la ville de Douala se fera sur la propreté de la ville, sur la fluidité de la circulation, la libération des emprises des chaussées et des trottoirs par les commerçants, la libération des drains et des zones à risque, l’amélioration générale du niveau de vie des habitants de la ville. Ces derniers attendent en effet que le premier magistrat relève le niveau et la qualité de la ville, pour lui permettre de tutoyer les grandes métropoles africaines, surtout au moment où le Cameroun se prépare à accueillir des compétitions internationales de football. Un maire de la ville de Douala, surtout le Douala actuel, a mieux à faire que de poser des scellés sur des boutiques de commerçants, en plus sans aucune règle de procédure

Habitat urbain : tout est à reprendre

Tout est donc à reprendre, et demande que les décideurs s’y penchent sérieusement. La précarité physique des sols, juridique de l’acquisition, sociale des populations pauvres, architecturale de ces constructions sans aucune normes, et psychologique de ces populations qui vivent dans l’incertitude, tout est à reprendre, à recommencer. Dans l’espoir que le processus de recommencement ne soit pas aussi précaire.

Figure : Djoumessi Mathias, la protection des “brimés”

Djoumessi Mathias avait, un an plutôt, créé la COPPLAC, une coopérative autonome, la première du genre…Cette création était complémentaire de la lutte pour la culture libre du café. Ce fut un événement très important dans le domaine coopératif. Car les Bamiléké qui créaient des plantations sans autorisation préalable de l’administration ne pouvaient pas bénéficier des services de la CAPBCA, la coopérative “officielle”. Surtout que l’administration les considérait en quelque sorte comme des rebelles. Il leur fallait donc une coopérative à eux qui leur offrirait les services indispensables que la CAPBCA procurait aux autres. Cette création fut un acte hautement courageux car elle représentait une concurrence ouverte contre l’administration coloniale. La portée de cette coopérative fut grande, car comme le souligne Jean Louis Dongmo. « Elle a administré aux autorités coloniales la preuve que les Camerounais étaient capables sur le plan économique de gérer l’indépendance qu’ils revendiquaient. Surtout qu’elle a été incontestablement une réussite ».

Education : le surcoût sur le dos de l’enseignant

Un salaire régulier, une couverture sociale, c’est prévu par la loi. Mais allez discuter avec un enseignant du privé au Cameroun sur ses conditions de travail, vous aurez simplement les larmes aux yeux. Alors à quoi sert-il de fixer des frais de scolarité exorbitants, si l’humain qui est l’enseignant n’en profite pas ? A quoi sert-il à un homme de gagner le monde entier s’il perd son âme?, demandait Jésus à ses disciples

Droit du sol : qui est chez lui où ?

D’où venons-nous donc en définitive, à qui appartient le sol où nous sommes installés, avons-nous la certitude que personne n’y vivait avant nous, si non sommes certains que les droits de ces premiers occupants ont toujours été respectés, n’ont-ils pas par hasard été soumis et fait esclaves, pour que leurs descendants disparaissent ensuite purement et simplement, sommes-nous sûrs que demain un autre groupe ne viendra pas nous envahir et effacer complètement nos traces, vaut-il la peine de s’entretuer pour des terres et des titres que nous n’emporterons jamais ? Ces questions et bien d’autres méritent amplement d’être posées aujourd’hui, où le repli identitaire est devenu une véritable menace pour la cohésion sociale. En définitive il ne faut pas oublier que l’auteur du livre des Proverbes dans la bible ne cessait de répéter comme un refrain : « vanité des vanités…tout est vanité. »

Fraude au Bacc : des élèves pris comme boucs émissaires

Se mettre par la suite à poursuivre un élève, c’est comme condamner un enfant qui utilise de l’eau qui coule d’un robinet dont l’installation est frauduleuse, au lieu de s’en prendre à l’auteur de la fraude. Kevin n’aurait rien partagé si rien ne lui avait été envoyé sur son téléphone. Et puis, est-il le seul à être entré en possession des épreuves et à les avoir partagés ? En droit la responsabilité n’est pas collective certes, mais pourquoi tous les élèves qui ont aussi reçu au même titre que lui les épreuves ne sont pas en état d’arrestation, pourquoi traverser toute la ville de Yaoundé, toute la région du Centre pour aller à Bangangté interpeller un élève ?

Urbanisation : Douala, construite pour être cassée

Comme dit le militant écologique Didier Yimkoua, Douala est une poudrière en matière d’occupation des sols. Une opération de déguerpissement ne devrait donc pas être isolée, mais annexée à tout un projet d’assainissement global tendant à rendre à la ville ses lettres de noblesses, sinon elle ne serait au final qu’un coup d’épée dans le Wouri, et l’année suivante on serait encore au même point, englué dans le mythe de Sisyphe, l’éternel recommencement, construire pour casser

Figure : Bernard Fonlon : le combat contre les vices de la réunification

Pour lui, il y avait plutôt eu diktat de la République indépendante du Cameroun francophone et non marchandage ou entente, et dans l’un de ses écrits il dit « cette fédération vit le jour grâce à l’union de deux Etats, l’un (la République du Cameroun) déjà doté de souveraineté, l’autre (le Cameroun méridional) jouissant à peine de son autonomie interne. Il ne pouvait y avoir, pour cela, de marchandage entre eux comme entre égaux, et à la table de conférence, le Cameroun méridional ne pouvait parler avec cette autorité, cette dignité dont jouit aujourd’hui même le minuscule Zanzibar. » Mais comme beaucoup d’autres qui n’avaient cessé d’attirer l’attention sur les germes de la destruction que contenaient tous les textes et pratiques autour de la réunification, Bernard Fonlon fut l’un des éclaireurs qui montrait la lune, mais on ne voyait que son doigt.

Crise anglophone : le saupoudrage continu du pouvoir

Le 22 août 1983, il divise la région anglophone en deux provinces : Nord-Ouest et Sud-Ouest. En 1984, il transforme l’appellation officielle du pays en République du Cameroun (le nom de l’ancienne partie francophone) et supprime la deuxième étoile sur le drapeau, qui représentait la partie anglophone. » Là c’est l’histoire. Elle est têtue malheureusement, rien ne peut l’effacer des mémoires. Et l’histoire, on ne la modifie pas, on la respecte. La vielle méthode qui consiste à casser le thermomètre pour espérer voir disparaitre la fièvre a démontré ses limites il y a longtemps

Gouvernance : Fo’o Sokoudjou, y a-t-il une malédiction sur le Cameroun ? 2

Nous avons en face un régime arrivé à saturation, qui n’a plus rien à proposer au peuple, il a donné sa quantité qu’il pouvait et chacun comprends que sur lui. Quand le sommeil attrape un adulte on n’a pas besoin de lui rappeler qu’il doit aller dormir. A côté, une opposition qui bavarde plus qu’elle n’agit, mal organisée, égoïste, mal structurée, chacun parlant de tout et de rien, incapable d’unir les forces, chacun rêvant d’être le premier à côté de la marmite pour retirer le dernier morceau de viande dans la sauce alors qu’en réalité il ne reste plus que les os dans la marmite, leurs amis du pouvoir ayant déjà tout vidé.

Gouvernance : Fo’o Sokoudjou, y a-t-il une malédiction sur le Cameroun ?

1982, la France encore par un tour de passe-passe nous sort Paul Biya du chapeau. Le peuple se dit être libéré et chante en voyant un jeune homme enthousiaste qui vient avec un discours nouveau, “rigueur et moralisation,” on se dit, finie la torture, un jour nouveau se lève pour le Cameroun et le peuple porte Paul Biya en triomphe. Le temps d’un feu de paille et le peuple commence à réaliser qu’on dormait que le rêve. Et chacun se dit donc : c’est vrai qu’il faut faire deux mariages pour connaître le bon? Moins de deux ans, le peuple a commencé à réaliser qu’en fait on a pris la vigne familiale au vigneron buveur, pour donner au vigneron vendeur et que le successeur là risque ne pas pleurer son père.

Auto développement : Douala à tout prix

Il y a des habitants à Douala qui se sont laissés tromper par cette idée et qui sont dans la ville depuis 50 ans ou plus. Aujourd’hui c’est ce nombre d’années qu’ils présentent comme leur trophée de la ville. Ils habitent dans un marécage indescriptible, et n’ont parfois pas de l’argent de transport pour se rendre au village à une cérémonie. Pendant ce temps, leurs camarades d’âge qui sont restés au village habitent dans des grandes concessions, épanouis et bons pères de famille.
Habiter à Douala, oui. A tout prix, peut-être, mais à tous les prix, sûrement pas

Figure : Ahmadou Ahidjo, l’illustre prédécesseur

Aujourd’hui tous les analystes sont unanimes qu’il a laissé un pays prospère et en voie de développement, unis et pacifié. Mais qui à ce jour est devenu pauvre et très endetté, déchiré par une guerre civile interne, un champ d’horreur et un laboratoire de tribalisme, l’unité a volé en éclat en somme. Dans l’ensemble, la situation politico économique du Cameroun est devenue telle qu’on en vient à regretter celui que le président Paul Biya lui-même, après avoir promis de ne jamais le trahir, avait baptisé son « illustre prédécesseur. »

Santé : haro sur le traitement local

, les africains, les camerounais doivent mettre de côté leurs us et coutumes, leurs modes de vies, et adopter ceux apportés par le civilisé, qui est allés à l’école, qui est bardé de diplômes et de titres universitaires, les seul en mesure de s’asseoir dans une commission et dire que tel médicament est bon ou pas. Ironie du sort, il y en a parmi ces blancs à la peau noire, sinon tous, qui rentrent aussi le soir prendre la potion de grand-mère et marchent avec leur gris-gris sur eux. On peut au moins

Inondations : le paravent d’Atanga Nji

Le problème des populations victimes des inondations n’est pas celui du savon, du riz, des seaux ou des couvertures, c’est celui de l’habitat. Les causes de ces inondations sont d’ailleurs bien identifiées : les drains mal ou pas construits, les rigoles bouchées par les déchets, la trop grande proximité des habitations par rapport à la mer, la destruction de la mangrove. Et ces problèmes ne datent pas d’un mois, ils sont connus depuis très longtemps. Distribuer des denrées alimentaires aux populations victimes des inondations et les laisser aux mêmes endroits, tout en sachant que le phénomène va se répéter, cela a quelque chose de vicieux à la limite, de pernicieux même.

Inondations : les pouvoirs publics pas toujours préparés

On n’a pas vu un hélicoptère survoler la ville et les quartiers ne serait-ce que pour avoir une réelle appréciation de la situation, à défaut d’aider les populations prises dans le piège des eaux à s’en sortir. Il est évident que la mal gouvernance caractéristique de l’Etat camerounais ne lui a jamais permis d’être prêt à parer à aucune éventualité, mais même dans ce cas une petite volonté aurait suffi pour qu’il ne soit pas aussi absent lors des événements malheureux. Les experts en gestion des catastrophes préconisent d’abord une nécessaire amélioration de la sensibilisation des populations.

Démocratie : l’exercice du pouvoir contre le peuple

Sourira et fera bon accueil à tous ceux qu’il rencontrera, déclarera qu’il n’est pas un tyran, promettra beaucoup et en particulier en public, remettra des dettes, partagera des terres au peuple et à ses favoris, affectera d’être doux et affable envers tous… Mais ensuite il suscitera des guerres pour que le peuple ait besoin de guerres…et pour que les citoyens appauvris par les impôts soient obligés de songer à leurs besoins quotidiens et conspirent moins contre lui […] ou pour que certains, qui ont l’esprit trop libre pour lui permettre de commander, puisse se faire tuer en étant livré aux coups de l’ennemi. »

Figure : Abouem A Tchoyi, ce que je sais de la crise anglophone

N’attendons pas que des compatriotes mal à l’aise et qui crient leur mal être, en viennent un jour, par désespoir, à rechercher des appuis à l’extérieur. Nous discutons bien avec des criminels, pour libérer des otages ! Discutons avec tous les compatriotes qui en ressentent le besoin, pour libérer le Cameroun des menaces à la paix, à sa stabilité et à sa sécurité. »

Cameroun: comment laisser l’eau du couscous éteindre le feu ?

Vous manquez même la bonne bouche pour dire au peuple qu’il n’y a plus rien dans le grenier, que vous avez déjà tout volé pour garantir l’avenir de vos familles au détriment du peuple qui ne demande qu’un minimum pour vivre. On ne peut pas taper un enfant et l’empêcher de pleurer, et parfois il faut goûter le fouet sur toi même pour comprendre comment ça fait mal. Qu’attendez-vous d’un porc que vous avez enfermé dans une porcherie sans lui garantir au-moins de quoi manger?

Crise anglophone : où en est-on ?

La série de mesures qui seront prises par la suite dans le but de satisfaire les revendications initiales apparaitront désormais comme un coup d’épée dans l’eau, le reptile de la revendication s’était déjà installé et tendu ses tentacules. Et désormais une queue qui était coupée repoussait immédiatement. Mieux, l’autre bout de la queue coupée renaissait pour reformer un autre reptile. On en est là aujourd’hui. On ne sait plus à qui on a affaire. La spirale de la violence et de la barbarie a pris le dessus. Les combattants séparatistes semblent affolés, le gouvernement semble perdu. On égorge désormais l’humain au Cameroun avec moins de respect que le mouton de la tabaski.
Pourtant au commencement était une simple marche de revendication.
Et si on revenait au tout début, pour s’asseoir autour d’une table ?

Crise anglophone : les fonctionnaires à l’autel du sacrifice

Le gouvernement, dans ses vaines tentatives de restaurer la paix, se retourne désormais contre les fonctionnaires qui deviennent des boucs émissaires, des agneaux à sacrifier comme si c’étaient eux les coupables. Suspendre leurs salaires a dès lors quelques chose d’injuste, du moment où ils n’ont pas abandonné leurs postes comme les communiqués veulent faire croire, ils ont fui pour leur vie. D’ailleurs ils n’ont pas seulement droit à la vie, ils ont obligation de protéger leur vie, personne n’ayant le droit de mettre sa vie en danger.

Justice : les Camerounais réduits à accepter les injustices

Les Camerounais ont besoin d’une justice qui traite les hommes comme des égaux en droit et en devoir, pas une justice à deux vitesses. Ils ont besoin d’une justice qui les traite avec humanité en toute circonstance, qui ne laisse pas des citoyens en prison pendant des années sans jugement, qui ne tolère plus les gardes à vue interminables dans les unités de gendarmerie et de commissariats, ils ont surtout besoin d’une justice libre, pas au service du pouvoir exécutif qui l’a complètement inféodé, mais au service du peuple qui aspire à un mieux-être.

Justice : abus, où en est-on avec la commission d’indemnisation

A l’installation de la commission, le Bâtonnier de l’ordre des avocats de l’époque Jackson Ngnie Kamga avait espéré qu’elle allait certainement apporter un peu plus de rigueur dans le traitement des gardes à vue dans les unités de police et de gendarmerie. Erreur. Non seulement les abus ont continué sur les justiciables, mais en plus même les avocats qui doivent voler à leur secours en ont pour leur compte.

Pouvoir : et si l’obsession était normale

De quoi conclure que les pandémies jouent leur rôle, les guerres et les ruines jouent leur partition, les obsédés du pouvoir sont dans un rôle, ce sont les prophéties bibliques qui s’accomplissent. Mais il faut garder à l’esprit que comme disais Jésus dans la bible, il est impossible qu’il n’arrive pas des scandales, il faut bien que la parole s’accomplisse, mais malheur à celui par qui ils arrivent

Religion : la bible entre les mains dangereuses 2

N’est-ce pas la même bible que ces derniers prétendent utiliser qui demande d’être soumis à l’autorité, et qui dit que ce que dieu a uni nul n’a le droit de séparer ? En tout état de cause, celui au nom de qui la société est aujourd’hui déconstruite, avait lui-même averti dans Luc 21 :8 « Prenez garde que vous ne soyez séduits. Car plusieurs viendront en mon nom, disant: C’est moi, et le temps approche. Ne les suivez pas.» Et encore, que celui qui a des oreilles… entende

Figure : Jean Marc Ela, le prêtre de la conscience africaine

Jean Marc Ela expliquait dans son livre que la démocratisation est un pas mais qu’ils s’imposent tout autant des contre-pouvoirs populaires forts, pour que l’homme africain prenne sa revanche sur le sort qui lui a été fait et qu’il s’est aussi fait depuis des siècles. Pour lui enfin, le noir devrait se tenir à distance égale entre “l’afro-pessimisme” et “l’afro-optimisme”, pas découragé, mais plutôt confiant, tout en restant prudent

Religion : La bible entre les mains dangereuses (1)

Désormais, ces églises d’un autre genre, qui naissent généralement de nulle part, se retrouvent partout, installées dans les cuisines, les salons, les hangars, les caves, usines et maisons désaffectées. Aucun lieu n’est infecte pour commencer, d’après le principe selon lequel l’œuvre de dieu ne s’encombre pas des détails, et de toute façon Jésus allait à pieds à peine chaussé de sandales, et n’avait pas de maison où mettre tête, où encore, l’esprit de dieu peut te trouver n’importe où, même dans la poubelle. C’est ainsi que la société est désormais infestée, au propre comme au figuré de ces églises dites de réveil, qui paradoxalement s’emploie, non pas à éveiller les consciences, mais plutôt à les lessiver et les enfoncer dans un sommeil profond.

Identité : la conscience africaine colonisée?

le Noir n’est pas un sous homme comme l’idéologie occidentale le fait croire depuis des siècles, il n’y a que sa conscience qui a été matraquée pour le maintenir dans cet état, duquel il est fatalement obligé de sortir, en commençant par se défaire de l’idée selon laquelle ce qui est bien pour lui vient d’ailleurs

Reconnaissance : Qu’a fait le Cameroun de ses héros ?

Les Camerounais nés dans les années 90, pendant que ces valeureux Lions faisaient briller l’étoile de la nation, ne les connaissent que vaguement. La mémoire de ces héros ayant été très tôt effacée, même et surtout de leur vivant. En restant dans le domaine sportif, on ne peut les citer, ces Camerounais qui ont mouillé le maillot pour défendre les couleurs de la nation, mais vite rentrés dans les oubliettes, parce que l’Etat a manqué de perpétuer leurs œuvres et leurs mémoires

Economie : le commerce de la santé

Pourquoi donc faire de la publicité sur l’impact désastreux de l’alcool et du tabac sur la santé humaine et laisser les industries continuer à les produire, le plus simple n’aurait-il pas été de les fermer simplement pour préserver la santé des humains ? Mais personne ne peut oser cela, parce que ça fait tourner l’économie, ça contribuent à alimenter les empires financiers et consolider la suprématie de la puissance économique contrôlée par une poignée de personnes et qui définitivement ont intérêt à ce que l’homme soit malade.

Mœurs : la violence devenue mode de vie

Les cas de violence au quotidien dans la société camerounaise, on peut en citer à profusion. Et chaque jour qui passe, elle se fait remarquer sous diverses formes : dans la parole, les écrits, les attitudes, les actes. De la plus haute classe jusque dans la rue, elle est présente, elle rythme presque la vie de tous les jours, elle est partout. A la maison, dans le taxi, sur la moto, au lieu du travail, elle est devenue une façon d’être.

Respect de la loi : quand le laisser-faire devient mortel

Les autorités administratives qui se précipitent pour prendre des mesures conservatoires aujourd’hui après la survenance d’un drame qui aurait pu être évité si la cause avait été identifiée et neutralisée, affichent plutôt l’attitude de ces personnes qu’on accuse dans les villages d’avoir tué l’enfant pour ensuite être les premiers au deuil.

Logement administratif : quand les fonctionnaires privatisent

tout repose sur la volonté de s’engraisser sur le dos de l’Etat, cette propension à penser que l’Etat est une vache à lait qu’il faut traire jusqu’à la dernière goutte quand on en a l’occasion. Le fonctionnaire qui reste dans un logement de l’Etat après ses fonctions, se rend simplement coupable d’abus de biens sociaux ou de détention sans droit ni titre de la chose d’autrui. Ils oublient que ces logements sont attachés à la fonction, mais pas à la personne.

Corruption : Cameroun, la terre promise (2)

Le corrompu de la première heure se transforme en messie le plus généreux du quartier ou du village, ou le plus grand donateur à l’église. Mais comme indiqué précédemment, si la corruption fait des nantis dans la société, tous les nantis de la société ne sont pas toujours des corrompus, et même si l’habit ne fait plus le moine, on reconnait encore le moine par son habit

Corruption : Cameroun, la terre promise (1)

Les experts et historiens s’accordent aujourd’hui à dire que si la corruption était moins rampante dans l’ancien régime, c’est justement parce qu’il n’y avait pas possibilité de blanchir ses produits, tout le contraire de ce qui se passe sous le Renouveau, où le pays est devenu un vaste laboratoire de blanchiment.

Logements sociaux : les camerounais abandonnés dans la rue

Ce constat était fait en juin 2019. Un an après, à Douala, on donne les clés de 32 appartements après 7 ans d’attente à des citoyens à un bout de la ville, Yassa, et au même moment on démolit des milliers des personnes à l’autre bout de la ville, à Nwgelle, parce qu’elles sont menacées par les inondations. Il n’est pas futile de rappeler ce qui a été dit au début et qui est inscrit dans le préambule de la Constitution, « La nation protège et encourage la famille, base naturelle de la société humaine ». Et ça commence par un logement

Traité germano-camerounais : 12 juillet 1884, le jour où le pays fut livré

Ces deux puissances impérialistes aussi, à qui les Nations Unis ont confié le Cameroun comme un enfant qu’on laisse à la garderie, ne se sont pas contentées de garder l’enfant, elles se sont mises à manger sa nourriture, boire son lait, couper ses cheveux, arracher ses dents, ils ont même sondé pour voir ce qu’il y avait dans le ventre de l’enfant et tirer même jusqu’à ses intestins, non sans entamer son cœur. Plus grave, jusqu’aujourd’hui elles refusent de laisser l’enfant grandir et voler de ses propres ailes. Bref 136 ans après, le Cameroun court toujours derrière sa souveraineté, livré ce 12 juillet 1884, sur un bout de papier.

Cameroun : la culture oubliée

Dans tous les pays où une ambassade européenne est installée on trouve là-bas leurs instituts culturaux. Que font les africains en Afrique? Quels genres de relation entretenons-nous avec l’Afrique ? Quels sont les vecteurs que nous utilisons pour que les jeunes africains se rencontrent et partagent leurs expériences en Afrique pour l’Afrique? Il n’y pas au Gabon, Congo, Bénin, Guinée, etc….. des institutions culturelles camerounais et vice-versa alors que dans tous ces pays on trouve une institution culturelle européenne qui continue sans aucune difficulté sa colonisation.

Nation : le mal à la racine

Aujourd’hui, la haine, la division et le mépris qui transparaissent dans les rapports entre les personnalités de la république, sont simplement indicateurs de ce que l’arbre Cameroun est fortement entamé dans ses racines, que le tronc est gravement charançonné

Gouvernance : de l’eau dans le désert et de la soif dans la rivière

Dans un pays désertique, l’on a sortie l’eau du sol et donné gratuitement au peuple, dans un autre pays au Sud du Sahara, en zone tropicale, l’eau coule à flot, en plus de cela, même pour conduire cette eau dans les ménages l’Etat va à l’extérieur emprunter de l’argent en terme des centaines de milliards. Et jusque-là l’eau manque. Gouverner un peuple, c’est une question de vision. Avec de la vision on peut avoir de l’eau en plein désert, avec l’absence de vision on peut avoir soif en pleine rivière

Cameroun l’autre cri de cœur de J.R (suite) : au peuple camerounais, « qu’on n’arrête plus votre main pour vous gifler »

Que chacun profite des jours qui lui reste encore sur la terre ci pour arranger un certain nombre de choses qu’il a gâtées, que chacun se demande du fond de son cœur, qu’est ce j’ai fait pour éviter que mon pays ne sombre, remette de l’ordre dans ses idées, que chacun vienne avec sa part de seau d’eau pour que nous éteignons le feu sur notre pays, et qu’ensemble nous construisons une paix, pas une paix de cimetière mais une paix durable. Que chacun arrange sa route car à chacun de choisir si oui ou non le rang de son deuil sera long. »

Cameroun: l’autre cri de cœur de Sokoudjou J.R: « Ils sont arrivés au sommet et ont tiré l’échelle »

Que ceux qui rêvent dans leur tête et voient un autre novembre 82 sachent que le peuple a grandi et n’est plus prêt à avaler n’importe quelle qualité de vin. Le chef n’est chef que parce que le peuple est là et se reconnaît en lui, et si tu te trompes de chemin à l’aller et te trompes également au retour, demandes déjà qu’on fabrique ton cercueil.

Mœurs : le piège de la contraception

La grossesse, la conception d’un enfant qui était jadis célébrée dans la société traditionnelle, parce qu’ayant été prise dans des conditions dignes et élogieuses, est aujourd’hui une abomination pour la jeune génération, parce qu’elle arrive dans un contexte de dépravation des mœurs, de déshonneur. Et au-delà des questions d’éthique, il ne faut pas non plus oublier que les méthodes contraceptives font partie du plan du malin pour contrer l’œuvre divin, qui a dit allez et multipliez-vous, tout le contraire des idéologies occidentales d’aujourd’hui qui travaillent à réduire la population humaine.

Figure : Joseph Tchundjang Pouemi, le combat contre la monnaie de la servitude

Il va de soi que le livre de l’économiste n’était pas pour plaire. Il proposait que l’Afrique constitue sa propre zone monétaire, englobant l’ensemble des pays sous-développés du continent, mais totalement indépendante des autres ensembles monétaires du monde. Incompris, il a été assassiné, mais ses idées sont restées, et c’est bien vers la monnaie unique africaine qu’on chemine aujourd’hui, 40 ans après

Citoyenneté : l’identité noyée dans la misère morale

Il ne reste plus qu’une seule hypothèse, ces personnes n’avaient véritablement pas de carte d’identité, volontairement ou pas. Et cela doit interpeller une fois de plus le politique, car cette situation traduit un malaise, un manquement ou mieux, un échec quelque part. Où se trouve la faille, c’est la question que le gouvernant devrait dès lors se poser, et chercher une réponse sincère. Parce qu’il peut se trouver que certaines parmi ces personnes interpellée aient eu la volonté de faire une carte, mais se sont retrouvées malgré elles sans actes de naissances parce qu’elles n’ont pas été dressées à la naissance par exemple. Tout peut être la cause de cette situation, et il importe pour le gouvernant, de prendre de problème plus au sérieux.

Héritage : les biens de la division

est-ce normal que des enfants d’un homme souffrent alors qu’il a eu des biens dont d’autres profitent ? Est-ce normal qu’un parent accepte que son fils acquière des biens et mettent plutôt en son nom, alors qu’il est en train de fonder une famille ? Pourquoi une femme devrait se retrouver à courir après les biens qu’elle croit appartenir à son mari, pour avoir de quoi subvenir aux besoins de la famille ? Pourquoi devrait-on se retrouver devant les tribunaux pour se disputer au sujet des biens d’un mort, alors que de son vivant ce dernier n’avait jamais mis les pieds dans un tribunal pour quoi que ce soit ?

NoSo : la reconstruction pour le feu ?

La reconstruction est sans conteste une nécessité, mais y aller juste pour donner l’impression de maîtriser une situation, ou pour satisfaire les égos pourra être peine perdue. Au cours de la première journée de sensibilisation par les membres du Plan de reconstruction, certains orateurs expliquaient que la reconstruction est la voix vers la paix. Mais à cela, l’ancien député du Ngoketunjia Emmanuel Yoyo a été sans équivoque en disant « la reconstruction ne peut pas être un pas vers la paix, c’est la paix qui devrait être un pas vers la reconstruction. »

Figures : Achille Mbembe, sortir l’Afrique de la grande nuit

« Mais afin que les Africains ne soient point transformés en rebuts d’une planète parsemée de miradors, elle doit devenir son centre propre, sa puissance propre, un vaste espace de circulation, un continent-monde. Elle doit parachever le projet de la décolonisation en forgeant, pour elle-même, une nouvelle politique africaine de la mobilité. Celle-ci n’ira point sans une décolonisation culturelle.

Ecole des mines : Fame Ndongo et les sénateurs

Dans le gouvernement camerounais et ses extensions, l’on a tendance à croire qu’un décret de nomination est synonyme d’omniscience et d’infaillibilité.
L’ennui c’est qu’au fil des années cette attitude n’aide les situations qu’à s’empirer. Les théories du développement soutiennent que le premier pas vers le développement, c’est la prise de conscience que l’on est sous développé, ou pour dire simplement, le premier pas vers la guérison est la prise de conscience que l’on est malade. Il n’est bénéfique pour personne, surtout pas pour la bonne marche de la nation, que les gouvernants persistent dans le déni permanant de la réalité. Admettre qu’on a failli n’est il pas signe de grandeur ?

Coopération : le Cameroun toujours sous surveillance de la France

En somme, jusqu’à ce jour, ni Paul Biya du Cameroun, ni les présidents successifs de la France après de Gaulle, à savoir Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande ou même l’actuel président français Emmanuel Macron n’y ont rien changé. Aujourd’hui encore, la régularité de l’ambassadeur français au Palais de l’Unité suscite des interrogations. Ne serait-il pas en train d’appliquer les termes de l’article 6 de ces accords, en passant un subtilement un message aux camerounais ?

Foncier: Bomono et la bataille de la terre promise

Dans le groupement Bomono, la tension monte désormais, à cause de ce chef qui s’impose dans un village fabriqué de toutes pièces, et qui récompense des « facilitateurs » à coup d’hectares de terrain. La lettre du collectif des populations de Bomono, dénonçant « l’inertie suspicieuse » du gouverneur de la Région du Littoral dans la réexamination du dossier est indicateur que la bataille pour cette terre promise est loin d’avoir livré tous ses secrets. La paix sociale reste compromise dans la localité, alors que le président de la République se bat à sa manière , pour mendier la paix.

Cameroun : l’obsession des titres chez les députés

Un député qui a passé 23 ans à l’Assemblée nationale et ne peut pas brandir une seule loi qui porte son nom, qu’a-t-il d’honorable ? Un député qui a acheté les consciences, organisé et financé la fraude pour se faire élire, celui qui est un patron d’entreprises, dont les employés ne sont mêmes pas inscrits à la Caisse nationale de prévoyance sociale, et on peut en citer, qu’a-t-il d’honorable ? La question vous est posée, messieurs les « honorables » et les « très honorables »

Assemblée nationale : les députés et les lois déphasées

Avant de parler de l’habitat des gorilles, où en est-on avec l’habitat des hommes ? Dans les villes du pays, l’inquiétude envahi des habitants quand le ciel est obscurci par des nuages annonçant la pluie, ils redoutent des inondations dans leurs constructions précaires. D’autres sont menacés tous les jours de destruction pour occupation anarchique des zones non viables. Le gouvernement n’a pas encore trouvé une solution à la question du logement social dans l’ensemble.

Cameroun : Les administrateurs et le penchant autocrate

Elle est aussi révolue l’époque où un administrateur demandait à volonté à un élément de la force de l’ordre d’interpeller tel individu et de le garder en cellule jusqu’à ce qu’il vienne. Ses fonctions l’autorisent à ordonner des gardes à vue, mais la loi l’encadre aussi. Paul Biya ne cesse de rappeler que le Cameroun est un pays de droit, et dans un pays de droit, les populations devraient se sentir protégées par les autorités, et non pas menacées,

Santé : la vaccination de tous les maux

Il y a toutes les preuves aujourd’hui que les enfants non vaccinés sont en bien meilleure santé que les enfants vaccinés, mais le grand problème, c’est que toutes les informations qui dénoncent les vaccins, qui dénoncent cette médecine chimique qui s’est emparée de notre société, ces informations sont coincées par ce que les forces de l’argent, Big pharma a engrangé des milliards, et avec ces milliards il tient tous les médias, il paye tout le monde et les politiciens. Et vous entendez par exemple le président Macron dire, la seule solution c’est de donner de l’argent pour la recherche pour qu’on trouve le vaccin.

Asphyxie des Pme : Eneo en première ligne

La conséquence directe est l’augmentation certaine du risque de défaillances, et c’est ce qui est relevé dans les différentes études. Dans un pays où l’on encourage l’auto emploi et la création des entreprises, il importe de mettre sur pied de garde-fous sérieux pour garantir la pérennité de celles-ci. La réduction du chômage en dépend aussi

Figure : Marcel Niat, la vielle époque de la Sonel

Il cumule avec les fonctions de Directeur Général de la Sonel. Le 9 avril 1992, il est nommé Vice-premier Ministre chargé des Mines, de l’Eau et de l’Énergie, et garde toujours ses fonctions de Directeur Général de la Sonel. C’est finalement à la faveur de la privatisation de la société en juillet 2001 qu’il quitte le poste, remplacé à ce qui était désormais Aes Sonel par l’américain Mark. E. Miller, délégué par le groupe Aes ayant racheté la Sonel. C’est à partir de ce moment qu’est entrée dans le vocabulaire des camerounais le mot délestage.
Niat Njifenji dans le domaine est resté irremplaçable, inscrivant son nom au panthéon des hommes dont le dévouement au travail devrait servir de modèle.

Eneo et les investissements oubliés

En tout état de cause, le secteur de la distribution de l’électricité au Cameroun est en péril, et non seulement les investissements ne sont plus consentis pour l’amélioration de la qualité du service, mais en plus, l’entreprise reste redevable à hauteur des milliards de Francs Cfa auprès de ses prestataires qui réalisent près de 90% de ses travaux.

Electricité : quand Eneo privilégie ses caisses

Il faut cependant noter que pendant que ces opérations qui visent à renflouer les caisses sont menées, en parallèle, les investissements visant à la fourniture du service, à l’aménagement du client et à l’entretien du réseau sont simplement relégués au second plan, ce qui justifie qu’entre la société et ses clients, il y ait toujours de l’électricité dans l’air

Wazizi : le pouvoir et le crime imparfait

En résumé, un jeune garçon interpellé à Ekona dans la région du Sud-Ouest, sans signe de maladie, meurt deux semaines plus tard dans un hôpital militaire de sepsis sévère. En deux semaines il a développé une infection tellement grave que même l’hôpital militaire, en principe l’une des mieux équipée du pays en raison des cas de patients qu’il est susceptible de recevoir, n’a pas pu le sauver. De la voix de l’ambassadeur français au Cameroun, l’opinion a appris que le président Paul Biya envisageait d’instruire une enquête sur ce décès. Cela veut dire qu’il subsiste des zones d’ombre, surtout qu’il a fallu que la presse monte au créneau pour réclamer le journaliste, pour que l’on apprenne qu’il était mort il y a dix mois. Temps pendant lequel son affaire a été pourtant appelé 14 fois au tribunal. Comme quoi même les morts sont désormais jugés au Cameroun

Figures : Jean Fochivé et « l’amour pour la patrie »

Jean Fochivé avait servi avec « servilité (envers le pouvoir) et une cruauté extraordinaire envers les camerounais. » Mais l’homme lui-même était imperturbable face à toutes les accusations et les sobriquets qui lui étaient attribués. Dans ses confessions à son neveu Frédéric Fenkam qui les a consignés dans le livre les révélations de Jean Fochivé, il affirmait que: « les actes devraient se juger selon les époques et les circonstances dans lesquelles ils ont été posés.»

Education : le silence complice de l’Etat face à la misère des enseignants du privé

Comme quoi, ce que vivent les enseignants du privé au Cameroun, trouve sa source dans l’esprit capitalise des promoteurs d’établissements, mais est confortée par la démission de fait par l’Etat de ses missions de protecteur du citoyen en général et du travailleur en particulier, pour le cas d’espèce, de l’enseignant du privé, qui a pourtant la charge de donner une éducation de qualité à la jeunesse

Education : les enseignants du privé à leur propre sort (2)

Quand ils entendent que des travailleurs sont en grève pour réclamer l’assurance maladie à leur employeur, ils se demandent de quoi il s’agit, parce qu’ils n’en ont jamais entendu parler, ils ne connaissent pas la Caisse nationale de prévoyance sociale. Les congés payés, les primes de rendement, les gratifications, les allocations diverses de transport, hébergement, tout cela n’est que chimère pour ces enseignants qui ont pourtant la charge de l’instruction, et même de l’éducation de la jeunesse. Et dans ces conditions que peut-on attendre d’eux ? Et pourquoi ces conditions durent et perdurent dans le temps ?

Fermetures des écoles : les enseignants du privé abandonnés à leur sort

Si l’on devrait s’en tenir donc à cet arrêté, les enseignants du privés devaient avoir l’intégralité de leurs salaires en mars, du moment où la moitié du mois était dépassée lors de l’arrêt des cours, la moitié en avril et 40% en mai. En aucun cas ils ne devraient être complètement sevrés, encore l’article 4 de l’arrêté prévoit que « toute infraction aux dispositions du présent arrêté est punie des peines prévues à l’article R 370 (2) du Code Pénal. »

Corona virus : Cameroun, retour à l’école ou à la contagion?

Plus rassurant encore, le ministre de la Santé publique à son tour a démontré, état des lieux région par région à l’appui, que « nous maîtrisons encore la situation ». Le même ministre qui disait 4 jours plus tôt que le Cameroun est entré dans une phase compliquée de la pandémie. Une fois de plus le gouvernement tente d’enrayer le mal par les discours. Plaise à Dieu que leurs vœux deviennent réalité, parce que dans les faits, les chiffres ne sont pas rassurantes du tout, ajouté à l’insouciance légendaire que l’on connait des Camerounais.

Figures : Ni John Fru Ndi, artisan du retour au multipartisme

Sur la conduite du parti il lui est reproché de n’avoir jamais voulu passer la main, de même qu’il est l’objet de vives critiques quant aux relations que le parti et lui-même ont depuis lors entretenu avec le pouvoir. Des critiques plus ou moins fondées, mais qui ne devraient pas faire ombrage au caractère battant et courageux d’un homme, qui a accepté il y a 30 ans, de prendre les devants pour une lutte dont l’issue était incertaine. Il a osé, démontrant que même dans les conditions les plus défavorables, aucun projet ne mérite d’être abandonné, car comme le dit le proverbe, qui ne risque rien, n’a rien

Sdf : le rêve brisé ( ?) du pouvoir au peuple

Il peut ne plus être visible structurellement, matériellement ou physiquement dans les institutions, mais les idées elles subsistent. Le Sdf est dans le paysage camerounais comme ce bulldozer qui a cassé les gros arbres à l’entrée d’une forêt opaque et déblayé le chemin de la démocratie, même si aujourd’hui il semble y être une persona non grata

Gouvernance : la corruption au bout du sifflet (2) peut-elle arriver au bout du souffle ?

« l’Église sait et proclame que ces cas de péché social sont le fruit, l’accumulation et la concentration de nombreux péchés personnels. Il s’agit de péchés tout à fait personnels de la part de ceux qui, bien que disposant du pouvoir de faire quelque chose pour éviter, éliminer ou au moins limiter certains maux sociaux, omettent de le faire par incurie, par peur et complaisance devant la loi du silence, par complicité masquée ou par indifférence, de la part de ceux qui cherchent refuge dans la prétendue impossibilité de changer le monde. Les vraies responsabilités sont donc celles des personnes», affirmaient-ils. Comme quoi chacun devrait d’abord faire face à sa propre conscience dans ce processus de lutte contre la corruption, en commençant par faire sa toilette intérieure. Comme dit le proverbe, fait ce que doit, advienne que pourra.

Gouvernance : la corruption au bout du sifflet

La question aujourd’hui est de savoir comment le phénomène de corruption se porte aussi bien sur les routes, malgré la pleine connaissance du phénomène des dirigeants, malgré les dénonciations et plus est, malgré les sanctions infligés ? N’y a-t-il vraiment rien à faire contre cela où devrait-on la considérer comme une fatalité et lancer l’habituel le soupir de désespoir « on va faire comment » ? Tentative de réponse dans le prochain éditorial

Cameroun : la longue marche vers l’unité (3)

Au final, même si le président Ahmadou Ahidjo s’est arrangé pour que l’unification des deux Cameroun revête un caractère légal, il n’en reste pas moins qu’elle a été enfanté dans la douleur et les frustrations. Aujourd’hui elle est une sorte de relation de « je t’aime moi non plus. » Les ressortissants du Cameroun Occidental ou anglophone l’ont toujours considéré comme une arnaque, et ont gardé une rancœur profonde. Cette rancœur qui couvait a refait surface officiellement en 1997, avec la résurgence du Southern Cameroun national Council, un mouvement de revendication qui dénonce la violation des accords de 1961, l’irrégularité du referendum de 1972 et demande un retour au fédéralisme pour la faction modérée, ou simplement la sécession pour les radicaux. C’est cette revendication qui s’est amplifiée depuis octobre 2017 et est devenue ce qui est désormais connu sous le nom de « crise anglophone. » Une crise qui puise ses sources dans l’unité, une unité qui traine encore derrière elle un lourd passif, un contentieux non encore liquidé et dont les dossiers se transmettent …de génération en génération.

Cameroun : la longue marche vers l’unité (2)

“Voulez-vous la fédération, oui ou non?” leur demande-t-il. “Si oui, vous devez collaborer franchement. Sinon, je suis prêt à organiser un référendum et vous pourrez faire sécession. Cela m’est égal; c’est à vous de décider. Répondez-moi demain s’il vous plaît.” Le vice-président et le ministre n’ont aucune envie de se lancer dans une nouvelle aventure. Dès le lendemain, les débats de l’Assemblée, où les partis d’opposition ne sont pas représentés, sombrent dans la platitude. Mais il était évident qu’une colère couve, le vers est déjà dans le fruit

Cameroun : La longue marche vers l’unité (1)

Lorsque le Cameroun français et le Nigéria devinrent indépendants en 1960, se posa la question de ce qu’il convenait de faire de la partie anglophone du territoire que l’Allemagne avait laissé. Après de nombreuses discussions puis un référendum de 1959 à 1961, il fut décidé que la région du Northern Cameroons musulman serait rattachée le 31 mai 1961 au Nigéria, tandis le Southern Cameroons fusionna avec l’ex-Cameroun français pour constituer la République fédérale du Cameroun le 1er octobre 1961. C’est ce jour-là que les premiers jalons de la réunification ont été posés.

Corona virus : la dérive des sanctions

Il faut bien lutter contre le Corona virus en respectant les mesures barrières. Mais il est évident qu’une bonne frange de la population ne se pliera jamais spontanément sans y être contrainte. En conséquence, pour que le minimum de ces mesures soit respecté il faut brandir la sanction, et en l’absence d’une proposée et arrêtée au plan national, chacun en taille à sa mesure dans son territoire de commandement. Mais si l’on ne prend garde, on risque à long terme de créer une crise dans la crise, avec ces traitements à géométrie variables qui laissent la porte ouverte à toute sorte d’abus, et surtout à de frustrations

Exécutifs communaux : la maladie du cumul des postes persiste

Mais à l’état actuel, tout laisse croire que certains qui aspirent à gérer les communes n’ont pas encore compris que les exigences des populations à la base sont de plus en plus pressantes, car s’ils l’avaient compris, ils n’attendraient pas une fois élus, que la hiérarchie, la loi ou un tiers leur dise de se débarrasser de tout autre activité qui pourrait les distraire de leur mission, cela devrait être automatique. A moins que leurs vrais objectifs soient plutôt ailleurs, dans la protection des intérêts propres. Mais le groupe ivoirien Espoir 2000 disait dans l’une de ses chansons aux hommes politiques de faire gaffe à leurs intérêts, car dans leur bétail électoral… il y a des moutons qui ont des cornes

Figure : Alexandre Biyidi, mission…pas terminée

Mongo Beti aura été l’un des ambassadeurs du Cameroun dans la littérature mondiale, il restera vivant à travers ses œuvres qui constitueront pour les générations futures des preuves de combativité, et même comme il a été surpris par la mort, il est évident au regard de ce que vit le Cameroun, que contrairement au titre de son roman de 1957, sa mission était loin…d’être terminée

Cameroun : quel étudiant pour l’université

La différence entre celui qui n’a pas poussé loin à l’école et celui qui a atteint le niveau de l’université, c’est justement que le dernier a la capacité de trouver des solutions là où le premier est buté, et il est simplement contre nature que l’étudiant sorte de l’université avec le diplôme et viennent chercher les solutions de survie auprès d’un décroché, ou se bousculer en bordure de la route sur la moto. Il ne tient qu’aux étudiants de donner de la valeur à eux-mêmes, donner du sens au sacrifice pour consentis par leurs parents

Enseignement supérieur : licenciement de Agbor Balla, ou l’étouffement de l’intelligence universitaire

Sûr que s’il l’enseignant avait proposé un sujet sur les causes de la révolution française de 1789 qui a fait chuter la monarchie, ou sur la révolution Bolchevik, il n’aurait pas eu autant d’ennuis, parce qu’il aurait proposé aux étudiants une réflexion sur ce qui ne les concerne pas, exactement ce que décriait le Prince Kuma Ndume III dans les universités camerounaise, « on forme la jeunesse camerounaise pour être les esclaves des autres »

Covid 19 : l’Afrique doit résister…pour toujours

Rien, même pas les déclarations de l’Oms, ne devrait décourager les Camerounais et les Africains dans cet élan de recherche, car que l’on le veuille ou pas l’Afrique démontre qu’elle peut se défendre et se soigner. Les puissants ont classé l’Afrique dernier de la classe, le bilan du covid démontre jusqu’ici le contraire. Et à la question de la journaliste française qui demandait jusqu’à quand l’Afrique va résister à la pandémie, on peut lui répondre fièrement : pour toujours !

Figures: Monseigneur Albert Ndongmo, Dieu est aussi africain

Il a, par des actes, confirmé les propos du Père Engelberg Mveng selon lesquels, « On ne peut pas lire la Bible en Afrique, fût-on juif, comme on la lirait sur les bords du Jourdain ». Albert Ndongmo appartenait depuis de longues années au courant qui revendique l’urgente nécessité de « repenser la théologie africaine » selon les expressions du théologien Jean-Marc Ela, dans le sens d’un nouveau discours de refondation valeurs d’émancipation de l’Afrique. Parce que, plus que jamais, il s’agit de « sortir l’Eglise d’Afrique de sa captivité babylonienne ».

Corona virus : quand la responsabilité individuelle est engagée

Dans ces moments difficiles, où aucun geste de compassion n’est de trop, bien de Camerounais, et davantage les femmes et les couches vulnérables, se demandent bien où est passée celle qu’ils appellent affectueusement « la mère de la nation ». Ils se refusent surtout de croire que la femme de cœur puisse avoir perdu son cœur, au moment où l’on a plus besoin de son coup de cœur.

Solidarité : La “dame de cœur” a-t-elle perdu son cœur ?

Dans ces moments difficiles, où aucun geste de compassion n’est de trop, bien de Camerounais, et davantage les femmes et les couches vulnérables, se demandent bien où est passée celle qu’ils appellent affectueusement « la mère de la nation ». Ils se refusent surtout de croire que la femme de cœur puisse avoir perdu son cœur, au moment où l’on a plus besoin de son coup de cœur.

Covid-19 : l’épreuve des lobbies économiques

Dans une publication dans les réseaux sociaux, un internaute dit que « la grande peste de Marseille est un énorme avertissement aux gouvernements de ne jamais donner la priorité à «l’économie» avant les vies humaines et la santé publique. Cela peut être une erreur très coûteuse. Nous pouvons toujours reconstruire l’économie. Mais nous ne pouvons jamais ressusciter les morts. »

Covid-19 : Mesures gouvernementales et constants tâtonnements

A ce jour on en est 39 mesures sans avoir l’assurance que l’on tient le bon bout. De quoi penser que même si ces mesures annoncées sont régulièrement précédées de la mention « sur haute instruction du chef de l’Etat », il reste constant que ce Chef de l’Etat, le seul comptable devant le peuple, reste celui qui pouvait personnellement mettre fin à ce tâtonnement permanent, car faut-il le rappeler une fois de plus, l’on est jamais mieux servi que par soi même

Corona virus : que sont devenus les dons ?

Les mesures d’accompagnement suite aux restrictions des habitudes de vie, comme on l’a vu dans d’autres pays, n’ont pas suivi au Cameroun. Si le gouvernement n’a pas des moyens propres pour soutenir ses populations en cas de détresse, le moins qu’il puisse faire, c’est au moins d’être transparent sur ce qu’il reçoit…en guise de « don »

Cameroun : le gouvernement comme une tour de Babel

Le constat est simple, il y a une confusion communicationnelle au sommet de l’Etat, un peu comme si Dieu, dans l’histoire de la tour de Babel, a vu que les hommes étaient devenues trop orgueilleux et se mesuraient à lui, et a décidé de semer de la confusion, afin que chacun parle sa propre langue, et surtout qu’ils ne se comprennent plus. Dans le film long-métrage titré Le Château dans le ciel d’Hayao Miyazaki (1986), qui ‘inspire de l’histoire de la tour de Babel, le générique fait penser au thème des hommes qui ont voulu s’élever au rang des dieux (vie dans les nuages, puissance infinie qui peut faire le bien ou le mal suivant leur volonté) et qui ont été presque anéantis, les survivants ayant tout à réapprendre.

Figures, Garga Haman Adji et le combat à vie pour la probité morale

Il faut noter que dans son parcours il avait fait un bref séjour à la prison centrale de Kondengui après le coup d’Etat du 6 avril 1984, mais il sera blanchi après enquête et continue sa carrière administrative. Membre de la Commission nationale anticorruption depuis sa création en 2006, il disait encore il y a deux ans, le 27 mai 2018 sur l’antenne de la télévision nationale où il était l’invité du programme Actualités Hebdo, que « Cette lutte contre la corruption est un échec, quand la CONAC surprend quelqu’un en train de voler 20 milliards, elle rend compte et c’est le silence absolu. » Il estimait que cela pouvait s’expliquer par le fait que les corrompus sont peut-être plus forts que les surveillants. Ce qui est encore le seul regret de cet homme de 76 ans qui depuis 28 ans avait quitté le gouvernement à cause de la même corruption

Ngarbuh, le gouvernement avoue le crime

Au demeurant on devrait se féliciter de la publication de ce rapport, en espérant que ceux de beaucoup d’autres enquêtes ouvertes suivent, pour rétablir la confiance entre les gouvernants et un peuple qui ne demande rien d’autre que de la transparence. Parce qu’à bien y regarder, ceux qui complotent contre le pays ne sont pas ceux qui se battent tous les jours pour que la vérité éclate au grand jour, mais ceux qui utilisent les moyens de l’Etat mis à leur disposition pour cacher la vérité au peuple, ceux-là et ceux-là seulement, ont des agendas cachés sur le Cameroun.

Covid-19 : le don spectaculaire de Paul Biya

Et en la matière, les Camerounais attendent encore que le président de la république pose des actes de souveraineté et de fiertés dans cette crise sanitaire, et retrouve par là aussi sa place de leader de la sous-région Afrique centrale. Depuis le 7 avril au Gabon, le gouvernement a pris de vraies mesures d’accompagnement : le dépistage massif de la population et création de 60 centres de tests sur l’ensemble du territoire, la prise en charge des factures d’eau et d’électricité pour les personnes les plus fragiles et économiquement faibles, la suspension durant le temps de confinement des paiements de loyers des personnes sans revenus, la prise en charge par l’Etat des pertes des petits propriétaires liées à la suspension du paiement des loyers, la gratuité des transports publics terrestres assurés par les compagnies publiques, la mise en place d’une allocation de chômage technique, le maintien les salaires compris entre 80 et 150 mille francs CFA. Pendant ce temps au Cameroun on en est encore au savon pour laver les mains. De quoi donner les mains à ce gouvernement… comme on dit en langage familier

Corona virus : le personnel de santé sacrifié

Si au moins les institutions sanitaires déclarées centres de prise en charge Covid-19 avaient été équipées en urgence d’un minimum permettant de tester et avoir les résultats en 24 maximum, cela permettraient aux médecins de travailler avec un peu plus de sérénité, en même temps qu’ils éviteraient de se faire des ennemis inutiles, dans une guerre où ils ne sont en réalité que des soldats sacrifiés en ligne de front.

Corona virus : le silence présidentiel

Le Cameroun est habitué à une communication présidentielle par le silence. Mais le silence a beau être d’or, il finit parfois par devenir un danger, et comme le disait Martin Luther King dans un de ses discours en 1968, « A la fin, on ne se souviendra pas des mots de nos ennemis, mais du silence de nos amis.»

Figures : Joseph Mbah Ndam, le député du Mounchipou Gate

La situation qu’il laisse derrière lui à sa mort n’est pas très reluisante, ni dans son village où il était désormais renié, ni dans son parti qui pour la première fois depuis sa création n’a pas pu regrouper 15 députés à l’Assemblée nationale pour former un groupe parlementaire, encore mois dans le pays en général, engluée dans une crise sécuritaire menée par ses propres frères, dans le but de partitionner le territoire. Il s’en va cependant laissant derrière lui l’exemple d’un député qui avait pris à cœur ses missions, celle de se battre avec ses moyens pour faire bouger les lignes. Les avancées sur le plan de la liberté d’expression lui sont aussi attribuées, lui qui aura aussi été l’illustration vivante de cette affirmation de Léon Daudet, qui dit « Qui n’a pas été député ne saurait se faire une idée du vide humain. »

Lutte contre le Corona virus : la course tardive du gouvernement

Dans d’autres pays qui se respectent, une initiative pareille est suivie de près par l’Etat qui en fait une affaire de souveraineté, et veille à ce qu’elle prospère et rayonne sur le plan international. Mais au Cameroun on les laisse mourir, pour se retrouver un matin comme en 2020 à se poser la question de savoir comment on fait pour avoir un comprimé de chloroquine, alors que ce devait être une occasion pour inonder la sous-région, l’Afrique et même l’occident. Ce devait être une occasion pour affirmer cette souveraineté que l’on clame chaque jour du bout des lèvres. Là aussi, on était passé à côté depuis longtemps. Par manque de vision, incapable de voir plus loin… que le bout nez !

Cameroun : mesures anti covid, l’autre nid de la corruption

Une seule mesure que le gouvernement ne veut pas prendre, parce qu’il ne veut pas assumer la responsabilité étatique et régalienne qui est la sienne, à savoir adopter les mesures d’accompagnement d’un confinement total. D’autres pays ont tenté de jouer à ce jeu, mais sont finalement revenus à des meilleurs sentiments et ont pris cette décision ultime. Au Cameroun on veut sûrement atteindre un certain nombre de contaminés avant de franchir le pas. Après on fera les décomptes des dégâts.

Corona virus : quand le gouvernement tourne autour du pot

Une seule mesure que le gouvernement ne veut pas prendre, parce qu’il ne veut pas assumer la responsabilité étatique et régalienne qui est la sienne, à savoir adopter les mesures d’accompagnement d’un confinement total. D’autres pays ont tenté de jouer à ce jeu, mais sont finalement revenus à des meilleurs sentiments et ont pris cette décision ultime. Au Cameroun on veut sûrement atteindre un certain nombre de contaminés avant de franchir le pas. Après on fera les décomptes des dégâts.

Appels publics des dons: le monopole et l’opacité du gouvernement

Inutile de rappeler que si les fonctionnaires n’avaient pas confondus les biens publics à leurs biens personnels, si l’enrichissement illicite n’avait pas été favorisé, si la corruption ne s’était pas érigée en mode de fonctionnement, le Cameroun n’en serai pas aujourd’hui au vu de ses richesses, à tendre le panier pour quémander de l’argent afin de soigner ses populations, que l’initiative soit privée ou pas, alors que dans d’autres pays même de niveau de développement inférieur, on sort des centaines des milliards pour mettre sur la table. Dommage qu’au Cameroun on en est à se chamailler sur qui va porter le panier pour faire la mendicité.

Figures : Victor Anomah Ngu et le Vanhivax oublié

Au lendemain de sa mort, Dr Henry Bissong l’un des membres de son équipe, disait à un journaliste, « la survie du Vanhivax est une responsabilité collective. C’est-à-dire, l’équipe laissée en place par le professeur, le gouvernement et les Camerounais ». Le Vahnivax n’a jamais été reconnu sur le plan international comme faisant partie du protocole médical contre le Sida malgré ses preuves, seulement à cause de la couleur de la peau de son inventeur. Et aujourd’hui encore, la question se pose de savoir ce que le gouvernement a fait de son côté pour valoriser la découverte de ce digne fils du pays.

Population mondiale : quand donner naissance en Afrique devient un crime

il faut bien se rendre à l’évidence que les diverses accusations sur l’Afrique, du genre « c’est le nombre de leur population qui est responsable du réchauffement climatique, ou que le sous-développement de l’Afrique est corollaire du nombre de sa population, toutes ces accusations n’ont qu’un seul but, se donner une raison pour faire ce qu’ils veulent faire. Comme le dit le proverbe africain : qui veut tuer son chien…l’accuse de rage

Corona virus : l’Afrique et le vaccin de la mort ?

La psychose créée par le corona virus prédispose désormais les populations à accepter tout ce qu’on leur proposera pour prétendre les sauver, mais il faut bien prendre garde, car on peut bien agiter le spectre de la mort pour préparer les consciences à accepter sans broncher la mort justement, présentée sous la forme d’un ange sauveur.

Corona virus, la libre contagion

C’est comme si les pouvoir publics ont désormais peur de détecter des cas positifs et ne pas savoir quoi en faire. Mais en attendant, l’honnêteté recommande que les proches des parents aujourd’hui déclarés morts de corona virus se mettent eux-mêmes en quarantaine déjà, et insistent pour être dépistés. Aucune action pour contrer le virus n’est à négliger, le danger est réel. Comme dit le proverbe, fais du reste de ta vie, le meilleur de la vie.

Cameroun : Les décrets déphasés de Paul Biya

Le redéploiement des officiers militaires dans les tribunaux militaires est-il plus important par ces temps que les mesures énergiques de lutte contre le Covid-19 ? Encore que le contenu de certains de ces décrets du chef de l’Etat laisse songeur, et soulève la question de son impact sur l’urgence de l’heure qui est la santé des populations. Le dernier décret signé le 1er avril 2020 porte ratification de la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption adoptée à Maputo au Mozambique le 11 juillet 2003. 17 ans plus tard.

Figures : Manu Dibango, Africa, indépendance où es-tu ?

L’indépendance d’esprit, la recherche de la dignité humaine, de l’âme africaine, de son autonomie, et surtout de son indépendance, sont autant de valeurs qui ont caractérisé les œuvres littéraires et musicales de Papagroove. Cet engagement est résumé une fois de plus dans la chanson Africa, dans laquelle avec une mélodie envoutante appuyée par la voix d’Alexandre Douala alias Douleur, il déplore l’incapacité du continent à se prendre en charge, lui demande de se regarder, et pose avec un regain de dépit la question : « Indépendance, où es-tu ? » Il n’avait pas encore trouvé la réponse à la question, et continuait même dans ses interviewes à plaider pour cette Afrique. Et puis subitement voilà, ça y est, il a cassé le saxo, c’est fini. C’était le 24 mars 2020, il avait 87 ans.

Corona virus : les Camerounais abandonnés à eux-mêmes

Pendant que les autres chefs d’Etat mettent les moyens en jeu pour lutter contre la pandémie et sauver leur peuple, au Cameroun on a droit aux communiqués qui demandent aux populations de cotiser pour se laver les mains. Plus intriguant encore dans le communiqué du Secrétaire des services du premier ministre, le président Paul Biya qui a l’habitude d’être large n’a même pas commencé à cotiser lui-même. Il a plutôt instruit de mettre un milliard dans le Fonds, ce qui est différent d’un don personnel du chef de l’Etat, comme c’était le cas en 2019 quand il a offert le milliard pour faciliter le départ à la Mecque des pèlerins camerounais.

Corona virus : gabegie financière en préparation

Le Cameroun, comme tous les autres pays, a été surpris par le virus certes, mais il importe d’être regardant sur la qualité et même de l’opportunité de la dépense, car en ces temps de détresse où tout est fait dans la précipitation, il y en a toujours des opportunistes qui saisissent l’occasion pour adopter des comportements de morguiers, qui profitent des malheurs des autres pour s’enrichir

Corona virus : l’Afrique en rangs dispersés

La première guerre mondiale a permis d’établir l’hégémonique américaine sur le reste du monde, la deuxième a permis de partager cette puissance entre l’Amérique et l’Europe dans une sorte d’équilibre de la terreur. Aujourd’hui, dans cette bataille contre le virus à couronne, qui a tout l’air d’être la troisième guerre mondiale, il est peut-être temps pour l’Afrique de saisir sa place dans l’ordre mondial, de refaire du continent une terre glorieuse et libre. A cet effet, le Continent a intérêt à faire bloc pour se protéger, car comme le dit l’adage, seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.

Corona virus : la chloroquine de tous les maux

Encore que dans le contexte actuel ce médicament n’est même pas supposé se trouver dans une pharmacie parce que n’ayant pas d’autorisation de se retrouver sur le territoire. Il restera dès lors au gouvernement de prendre des mesures pour que le médicament soit disponible en stock, parce qu’en la matière l’urgence se fait de plus en plus sentir, par le nombre des cas positifs qui augmentent chaque jour. En tout état de cause, chloroquine ou pas, la meilleure façon de se soigner, reste de ne pas tomber malade, en respectant les mesures barrières qui permettent de ne pas prendre le virus

Figures : Victor Fotso, sur le chemin de Hiala

L’un des conseils à la jeunesse qui peut y être retenu, c’est qu’il ne faut pas être trop regardant sur la qualité de la vie lorsqu’on se cherche encore. Fotso Victor dormait en effet dans une cuisine, sur un sol nu près du foyer à bois pendant ses premières années à Mbalmayo. Mais il a bien fini au sommet de la gloire, dans des maisons au luxe de choix. Comme indiqué dans la bible, il a su se rabaisser, pour que Dieu l’élève

Corona virus : les Camerounais et le business de la mort

Le temps de l’éveil des consciences est arrivé. Chacun peut à son niveau mettre entre parenthèses le goût du gain, car l’ennemi est commun, et surtout ne connait et respecte personne, même pas ceux qui ont déjà beaucoup amassé. Il ne servira alors à rien de se faire beaucoup d’argent sur le dos d’un virus, alors que l’on n’est pas soi-même à son abri, alors qu’il peut nous emporter à tout moment et nous contraindre à laisser derrière nous tout ce qu’on aura gagné… sur son dos

Corona virus : le danger toujours minimisé au Cameroun

Il est temps de regarder la vérité en face et cesser de jouer avec la maladie, sous quelque forme que ce soit, car pendant ce temps elle fait son petit bonhomme de chemin, dans la destruction de l’humanité. Elle a d’ailleurs emporté dans l’au-delà les derniers aires de saxo du célèbre artiste camerounais Emmanuel Ndjocke Dibango alias Manu Dibango, il est question pour chacun, non seulement de respecter le peu de mesures prises par le gouvernement, mais de ne pas hésiter à aller au-delà pour entreprendre toute action visant stopper la propagation du virus, car arrêter la contagion par le virus corona n’est pas une affaire du gouvernement, la mort étant individuelle et familiale.

Corona virus : la diaspora complice

Au Cameroun c’est l’autosuffisance qui est encore en vigueur ; ce qui a provoqué l’indignation du Professeur Eugène Sobngwi, le médecin ayant coordonné l’équipe qui a pris en charge les premiers cas de corona positifs à l’hôpital central de Yaoundé. Non seulement il a rappelé qu’il est impossible d’assurer le coût d’une prise en charge massive, mais il s’est surtout indigné en ces termes « il faut le dire sans ambages, c’est criminel de sortir d’un pays à risque et venir embrasser ses proches, les Chinois ont vaincu le corona virus en étant extrêmement rigoureux, c’est criminel de revenir d’un pays où circule la maladie et arriver chez soi sans se mettre en isolement, c’est criminel, c’est très criminel. »

Corona virus : la police jetée en pâture

. S’il est évident que le Cameroun ne dispose pas d’un effectif suffisant pour couvrir efficacement les endroits à risque, le peu d’effectif devrait être utilisé plus efficacement. Ils doivent au moins être sur le terrain non seulement protégés, mais en mesure de protéger les populations aussi. Ce qui demande de les doter d’un minimum de matériel et les préparer à l’utilisation. Ils devraient être munis des substances pour se désinfecter constamment, et être même dotés des thermo flash pour détecter des éventuels cas et les signaler pour prise en charge. Sinon, le virus, aussi dangereux et vicieux qu’il est, pourrait prendre avantage de certaines négligences, et transformer la guerre menée contre lui… en génocide de la population camerounaise.

Corona virus : des failles dans le système ?

La vigilance individuelle devrait donc être accrue. Surtout que le patron de la Santé au Cameroun a précisé le 18 mars 2020 qu’il n’existe pas jusqu’ici de traitement contre la maladie qui est hautement contagieuse, et que le vaccin si jamais il est trouvé, ne sera pas disponible avant un an ou plus. D’après lui ce sont les symptômes qui sont soignés pour les cas déclarés. Même si on en connait encore peu sur leur état réel, stationnaire, évolutif ou régressif, il est constant que les nouvelles ne sont pas bonnes. Du tout, et là se trouve tout le sens de la déclaration du président de l’Oms, pour qui l’Afrique doit se réveiller ou se préparer au pire.

Corona virus : le Cameroun essaie de s’adapter

La réalité est bien là, le corona virus est une menace, et il est plus que temps que les populations sortent de leur insouciance et qu’elles suivent le minimum de conseil, afin que chacun contribue à sauver ce qui peut l’être. Plus que jamais, la survie des uns dépend des autres, et personne dans ces conditions ne devra porter sur sa conscience la mort d’un être humain, du fait de sa négligence. En un jour le Cameroun a arrêté de respirer au figuré, chacun devra mette du sien pour que cela ne soit pas au propre.

Assemblée nationale : hantée par l’ombre de Cavayé

Contre les directives du Comité central du Rdpc lors des candidatures pour les dernières élections législatives et municipales, qui demandaient que les députés ayant déjà fait trois mandats comme député laissent la place aux nouveaux, il s’est fait investir. Et ce n’est pas une fois à l’Assemblée nationale qu’il va renoncer à son poste de président. Rien ne l’empêche certes, surtout si son parti lui refait confiance, mais il convient simplement de rappeler à la mémoire de tous…qu’il y a une vie après le pouvoir.

Corona virus : conflit de leadership, bataille religieuse et arme divine de régulation ?

Dans un climat social où penser à soi est devenu la règle, le virus nous envoie un message clair : la seule manière de nous en sortir, c’est la réciprocité, le sens de l’appartenance, la communauté, se sentir faire partie de quelque chose de plus grand, dont il faut prendre soin, et qui peut prendre soin de nous. La responsabilité partagée, sentir que de nos actions dépendent, non pas seulement notre propre sort, mais du sort des autres, de tous ceux qui nous entourent. Et que nous dépendons d’eux. Alors, si nous arrêtons la “chasse aux sorcières”, de nous demander à qui la faute et pourquoi tout ça est arrivé, pour nous interroger plutôt sur ce que nous pouvons apprendre, je crois que nous avons tous beaucoup de matière à réflexion et à agir. Parce qu’avec le cosmos et ses lois, de manière évidente, nous avons une dette excessive. Il nous le rappelle au prix fort, avec un virus. »

Chan 2020 : le Cameroun encore humilié par la Caf

C’est le lieu enfin, de rappeler à la mémoire de tous, ces premières paroles du chant de ralliement du Cameroun ou hymne national : « O Cameroun berceau de nos ancêtres, va debout et jaloux de ta liberté. Comme un soleil ton drapeau fier doit être. » On pourra tout prendre aux Camerounais, mais qu’on leur évite ce genre d’humiliation, qu’on leur laisse au moins leur fierté

Figures : André Marie Mbida, l’inconnu premier chef d’Etat camerounais

André-Marie Mbida refusa de souscrire à l’idée de parti unique et jusqu’à sa mort, le PDC refusa de s’intégrer à l’Union camerounaise et plus tard à l’Union nationale camerounaise. Il abandonna pratiquement la vie politique. Les derniers moments de sa vie furent quelque peu pénibles car faits de solitude. En 1980, il connaît une nouvelle évacuation sanitaire, mais meurt aveugle à l’âge de 63 ans, des suites de tous ces sévices, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière le 2 mai 1980 où il avait été admis deux semaines auparavant. Il fut enterré dans l’anonymat total, tout comme le sera plus tard son successeur. Un autre camerounais tombé en disgrâce au point de perdre sa vie, pour avoir simplement pensé plus à son peuple qu’aux intérêts français.