Mœurs : la société du gain facile

Où l’on a intégré que la famille doit cotiser de l’argent et le placer pour le passage d’un enfant à un concours qui ouvre les portes de la fonction publique, et une fois intégré il pourra ne pas travailler et avoir toujours le salaire à la fin du mois, ou il peut simplement transformer son poste de travail en comptoir et faire des recettes journalières substantielles, surtout quand il a la chance d’être dans le corps des impôts, de la magistrature, de la police, du cadastre et affaires foncières ou de la douane, si l’on s’en tient aux rapports successifs de la Commission nationale anticorruption sur l’état de la corruption au Cameroun. C’est cette société qui est encore et toujours en constante reproduction.

Monnaie : le kroo existait avant le Cfa

. Paradoxalement l’on soutient dans les discours que le Cameroun existait bien avant l’arrivée des colons. Cela n’est pas seulement vraie sur le plan géographique, démographique et politique, cela est aussi vrai sur la plan économique. Laquelle était même plus organisée et fonctionnait avec deux monnaies, l’une pour les échanges extérieures et l’autre pour les échanges intérieures. Et ce pays-là ne se portait pas aussi mal.
« Comme un soleil ton drapeau, fier doit être», est l’un des extraits de l’hymne national, mais c’est à se demander quelle fierté un pays peut avoir, en utilisant une monnaie qui porte les stigmates de la colonisation, synonyme d’asservissement et d’exploitation

Figure : Ngosso Din, l’homme de l’ombre

Il avait à peine trente ans. Un jeune à la fleur de l’âge s’expose, s’exile, pour dire non à l’opprobre, à l’oppression coloniale, à l’injustice de la ségrégation raciale dans son Cameroun natal, pour obliger l’administration coloniale allemande qui s’est emparé de son pays à respecter les engagements signés en 1884 lors du transfert de souveraineté. Un jeune qui a su dire non, conscient des dangers qu’il encourait, mais dont le cœur battait plus fort pour la cause de son peuple. »

Vaccination : les atermoiements du gouvernement

Il ne passe donc pas facilement dans l’esprit des populations, que 5 mois après, la suite des bonnes nouvelles annoncées soit qu’il faut encore vacciner les enfants contre la même poliomyélite. Qu’est ce qui s’est passé entre temps ? Certains tentent d’expliquer que le pays a été déclaré polio-free mais les frontières restent ouvertes, donc la maladie peut encore entrer. Les mêmes frontières qui sont restées ouvertes pendant les 4 ans d’observation qui ont permis d’arriver au constat selon lequel le pays était débarrassé de la maladie.

Douane camerounaise : et si on la fermait ?

Il est donc évident que les détourneurs des douanes sont connus par la Justice camerounaise, mais pourquoi cette corruption prospère, ces douaniers détourneurs sont-ils si puissants, au point où il faille se retourner sur le consommateur pour recouvrer les frais de douanes ?
Si la mesure peut permettre à l’Etat de recouvrer entièrement son argent, alors tant mieux, mais dans ce cas il faudra simplement fermer la douane camerounaise… pour corruption hors échelle

Taxes sur le téléphone : l’Etat avoue son impuissance face à la corruption

En appliquant cette mesure au final, l’Etat avoue là son incapacité à sécuriser efficacement les recettes douanières, il avoue son impuissance devant la corruption très bien installée aux frontières. L’Etat se comporte là comme celui qui devant sa toiture qui suinte de partout, se débrouille à boucher un seul trou en oubliant que l’eau qui va continuer à tomber sur la toiture va passer par les trous restants et l’inondation de la maison va continuer, alors que le plus simple est de changer toute la toiture et refaire la charpente au besoin. Tant que le pouvoir va jouer avec la corruption et la laisser prospérer, c’est toujours le peuple qui va trinquer à la fin.

Cameroun : l’histoire effacée

Les contre modèles sont mis en avant, présentés, vénérés et adoubés dans tous les segment de la société, dans la presse et la musique, ceux-là qui vivent et s’engraissent sur le dos de l’Etat, en puisant directement dans les caisses ou indirectement par les détournements des impôts, ou encore en utilisant des moyens malhonnêtes pour extorquer les biens et richesses, récitant avec les lèvres le mot patriotisme sans y croire. Mais il est temps que le peuple connaisse ce qui s’est passé avant, ce qui leur permettra de bien comprendre le présent et mieux envisager l’avenir. C’est avec le sang de ses enfants que s’écrit l’Histoire de la Nation, dit l’adage, la nation camerounaise a écrit la sienne. Et comme le répète à volonté Alain Foka, « Nul n’a le droit d’effacer une page de l’histoire d’un peuple, car un peuple sans histoire est un monde sans âme. »

Figure : Henriette Ekwé, la résistance vivante

En 2011 elle a, grâce à son combat, reçu le prix du courage féminin décerné par le département d’Etat américain, ce qui pour elle n’a pas d’égal, l’important n’étant pas l’accumulation des biens matériels. Se félicitant de ce qu’aujourd’hui les idéaux de l’Upc se sont répandus, elle a à l’endroit de la jeunesse trop encline à se décourager, ces mots « il faut persévérer, tant que l’objectif d’une organisation n’a pas été atteint, la bagarre continue…si vous pensez que votre cause est juste, battez-vous, c’est ça qui fait un homme, et un grand Homme »

alimentation: le Cameroun et les vaches à lait

Les priorités devront aussi être définies comme le développement des petites unités de production laitières intensives et la promotion des petites usines de transformation adaptées aux capacités de production locales et proches des zones de production.
Tout cela peut être fait avec moins de milliards que ceux qui sont dépensés à l’extérieur pour acheter des vaches. Au final cette affaire de vache à lait ressemble à cette autre affaire des ordinateurs PB de 32/500 giga de capacité, distribués aux étudiants, qui ont couté au Cameroun 75 milliards de Fcfa alors qu’en Côte d’Ivoire on mettait sur pied une usine de montage des ordinateurs portables à 4 milliards de Fcfa Cfa, d’une capacité de production de 2000 ordinateurs par jour, avec en prime la création de milliers d’emplois

Vivre ensemble : le tribalisme toléré

Un drame vient d’être évité. Ce qui est marquant durant cet événement, c’est que personne n’a cherché à savoir ni l’ethnie de la dame et son enfant, ni l’ethnie de ceux et celles qui chacun à son niveau, travaillait au maintien à la vie de cette petite. Voilà le vrai Cameroun. Ce n’est pas le Cameroun des médias, ce n’est pas le Cameroun des réseaux sociaux, c’est le Cameroun à la main courante, plein de solidarité, sans ethnicisme, sans obscurantisme religieux, juste le CAMEROUN. »

Cameroun : la confusion du 1er octobre

De fil en aiguille, la Constitution fédérale fut torturée, malmenée et chaque fois au profit des francophones. En 1971 le poste de vice-président fut effacé dans la formation du gouvernement, En 1972, la disparition de la fédération au profit de la république unie à l’issue du référendum du 20 mai 72 fut un autre coup de massue pour la communauté anglophone désormais réduite à jouer les rôles de faire valoir. Le président Paul Biya acheva le tout en effaçant en 1983 le mot Unie pour ne garder que république du Cameroun. L’esprit du 1er octobre 61 était ainsi complètement étouffée, c’est cet esprit que les anglophones aujourd’hui veulent réveiller. Ils demandent le divorce après avoir constaté que le contrat de mariage n’a pas été respecté. A qui cela ferait-il mal que l’autre partie revienne aussi à de meilleurs sentiments ?

Figure : Osendé Afana, sacrifié comme Jean Baptise

La mort d’Osendé et ses autres camarades du parti, fait partie des pans de l’histoire du pays qui restent cachée au Camerounais. Les autorités camerounaises classent toujours comme « secret -défense » les informations sur les circonstances de cet assassinat. Mais le fait que ces martyrs subissent ce traitement n’enlève rien à la justesse de leur combat, et interpelle davantage la jeunesse qui a aujourd’hui tendance à se laisser infantiliser. Osendé n’avait que 36 ans quand son combat pour la libération du pays donnait déjà des insomnies au pouvoir, au point où il demanda sa tête comme preuve qu’il est mort. Mais son esprit restera vivant

Devoir de mémoire : septembre, la nécessaire commémoration des martyrs

… C’est ainsi qu’en plus de leur extermination physique systématique, la propagande coloniale a accolé aux combattants nationalistes le label infamant de ‘’ terroristes et maquisards’’ compris comme ‘’criminels’’, une perception ancrée dans l’esprit du petit peuple depuis lors. C’est cette distorsion cognitive qui servira à justifier les atrocités commises par les méthodes de la terreur dite contre-insurrectionnelle, traumatisant de larges fractions du peuple camerounais refugié depuis lors dans une passivité surprenante, en comparaison aux sursauts des peuples d’ autres pays d’ Afrique qu’ on a vu se lever massivement et se débarrasser de leurs dictateurs.» Un panthéon mémoriel pour les héros, cela reste un rêve, mais en attendant, les Camerounais doivent savoir que leurs ancêtres et parents ont été sacrifiés pour ce pays, et que ces vies méritent un minimum de respect, dans leurs faits et gestes quotidien

Cameroun : péril continu sur les droits de l’homme

De nos jours, les pays sont classés dans le monde et déclarés propices à l’investissement, à la création d’emploi ou éligibles à la dette en fonction de leurs niveau de respect des droits de l’homme et de la mise en application des conventions internationales y relatives. Quand un agent de la force de l’ordre procède, sur ordre ou non à des arrestations et détentions sans égard pour les droits des individus, il croit faire du mal à ce dernier, mais il oublie surtout qu’il projette une image négative du pays, qui est prise en compte dans le ranking. Et quand les Ong feront l’Etat des violations des droits de l’homme au Cameroun, les mêmes vont crier au complot des individus tapis dans l’ombre pour ternir l’image du Cameroun, alors que ces violations sont faites à ciel ouvert.

Moto taximan : l’animal en cage ?

cette sortie traduisait davantage le niveau de déshumanisation de la jeunesse camerounaise, qui est arrivée à un niveau d’effacement de la conscience au point de se complaire dans la misère. Et elle ne s’y complait plus seulement, elle se bat pour s’y maintenir et défend avec énergie son territoire marqué, tout en adulant son bourreau. Le syndrome de Stockholm dans tous ses contours. Un peu comme un animal en cage qui agresse celui qui tente d’ouvrir la grille pour le laisser sortir, en le confondant à un agresseur, parce qu’il se contente désormais de la pitance quotidienne que lui lance de temps en temps celui qui le maintien en cage. Les 100 Fcfa du conducteur de moto taxi illustrent bien cette image. Quel est le profil de carrière d’un conducteur de moto taxi en réalité ?

Figure : Ruben Um Nyobé, le refus de la compromission

Ruben Um Nyobè fut abattu par l’armée française le 13 septembre 1958 dans la forêt où il se cachait. Stéphane Prévitali dans son livre Je me souviens de Ruben paru en 1999 écrit : « La mort du leader avait été programmée dès son refus de rentrer dans la légalité lors de la mission officieuse de Mgr Mongo dans le maquis d’Um Nyobé, en octobre 1957 ; mission demandée par le haut-commissaire Pierre Messmer, à l’insu du premier ministre d’alors, André-Marie Mbida (…). Depuis la mise en place, par le gouvernement Ahidjo, d’une campagne dite de “réconciliation” au sein de l’ethnie bassa dans toute la Sanaga, la mort d’Um Nyobé était devenue une sorte d’hypothèque à lever. » Mais comme tout visionnaire, Um est mort, mais pas ses idées. 62 ans après, la libération du Cameroun est toujours d’actualité, même si en face l’oppresseur a changé de couleur de peau.

Cameroun : la conscience nationale du bien et du mal

Prendre conscience de ce que nous sommes, et de ce que nous avons à faire pour le pays est plus que jamais urgent. La situation que traverse le Cameroun aujourd’hui est davantage un conflit entre le bien et le mal, entre le bien être et le mal être, et c’est n’est plus seulement à la classe désœuvrée de se demander ce qu’elle a fait pour le pays, c’est davantage aux dirigeants de se demander ce qu’ils ont fait pour le pays, dès lors que ce pays a déjà tout fait pour eux.

Cameroun : la devise oubliée

Et la patrie dans tout cela ? Elle est simplement devenue une vache à lait, elle n’est plus cet héritage qu’il faut protéger et léguer aussi à la génération future. C’est à qui pille le mieux les ressources de l’Etat, et avec plus d’intelligence. Les richesses sont accumulées sur le dos de la patrie par des délinquants à col blancs qui chantent l’hymne national plus haut que tout le monde lors des cérémonies officielles. Ils bombent la poitrine en disant l’Etat c’est eux. La patrie, dans ce qui la constitue c’est-à-dire dans les lois, est plutôt moquée, même jusqu’à la Constitution devenue maniable à volonté.

Sokoudjou : l’appel à la raison

Parlons nous, la violence n’est aucunement la solution et il faut toujours éviter d’entrer dans la tontine des cornes de bœufs si tu n’as pas assez de bœufs. Que chacun apporte sa part de sac de magie pour que nous arrangions ce pays qui nous appartient tous et dont nous avons la lourde responsabilité de transmettre aux générations futures en paix. Quand on confond la lune à la levée du jour, on ne doit pas se plaindre de marcher la nuit

Figure : Jean Zoa, le bâtisseur social et controversé politique

Mais l’homme de Dieu, quoique proche du président de la république, restait distant quant à sa politique quand l’intérêt de la jeunesse surtout était en jeu, et le fit savoir lors de la crise scolaire de 1968, même comme son attitude pendant l’affaire Ndongmo jeta le doute sur la nature de ses relations envers le pouvoir, d’aucuns pensaient qu’il n’avait pas suffisamment intercédé pour son frère de l’église. Ahidjo le considérait d’ailleurs comme le dirigeant effectif des catholiques, ce qui contribua à enfler les soupçons de son accointance avec le pouvoir. Des soupçons qui seront confortés, à tort ou à raison, dès l’avènement du multipartisme, notamment quand il déclara au plus fort des revendications politique en 1990 que : « le terme conférence nationale n’existe nulle part dans le dictionnaire français».

Universités : l’image sans contenu

L’intention du ministre de l’Enseignement supérieur d’améliorer la visibilité de l’université camerounaise est louable, mais tant que cette université restera encore un instrument entre les mains du politique, dont les intérêts sont parfois à mille lieux des missions d’un temple du savoir, il fort à craindre qu’une fois qu’elle sera plus présente sur la toile, elle n’ait qu’une piteuse image à présenter. Et dire que cette opération de charme va coûter la somme globale de 2 500 000 000 de francs cfa. A quoi servira-t-il que les universités aient une meilleure visibilité sur la toile, alors que le contenu reste à parfaire ?

Manifestation publique : une liberté désormais supprimée au Cameroun

Et si elle était interdite même avant d’avoir été déclarée, cela voudra-t-il dire que la liberté de manifestation n’est plus garantie par la Constitution, ou que le gouvernement avoue son incapacité à encadrer une manifestation publique, ou enfin que toute intention de manifestation publique sous-tend du désordre ? En tout état de cause, le gouvernement devra se rendre compte qu’avec ses multiples mises en garde et les rappels d’une loi déjà connue, il ne contribue qu’à semer la psychose au sein de la population, déjà stressée par les difficultés quotidiennes. L’Etat protecteur est devenu menaçant, alors qu’il devrait rassurer les populations, au lieu de brandir en permanence le spectre de la terreur, utiliser un langage guerrier et violent tant dans les discours que dans les communiqués.

Ville de Douala : l’exécutif à côté des priorités ?

Et le bilan de l’exécutif de la ville de Douala se fera sur la propreté de la ville, sur la fluidité de la circulation, la libération des emprises des chaussées et des trottoirs par les commerçants, la libération des drains et des zones à risque, l’amélioration générale du niveau de vie des habitants de la ville. Ces derniers attendent en effet que le premier magistrat relève le niveau et la qualité de la ville, pour lui permettre de tutoyer les grandes métropoles africaines, surtout au moment où le Cameroun se prépare à accueillir des compétitions internationales de football. Un maire de la ville de Douala, surtout le Douala actuel, a mieux à faire que de poser des scellés sur des boutiques de commerçants, en plus sans aucune règle de procédure

Habitat urbain : tout est à reprendre

Tout est donc à reprendre, et demande que les décideurs s’y penchent sérieusement. La précarité physique des sols, juridique de l’acquisition, sociale des populations pauvres, architecturale de ces constructions sans aucune normes, et psychologique de ces populations qui vivent dans l’incertitude, tout est à reprendre, à recommencer. Dans l’espoir que le processus de recommencement ne soit pas aussi précaire.

Figure : Djoumessi Mathias, la protection des “brimés”

Djoumessi Mathias avait, un an plutôt, créé la COPPLAC, une coopérative autonome, la première du genre…Cette création était complémentaire de la lutte pour la culture libre du café. Ce fut un événement très important dans le domaine coopératif. Car les Bamiléké qui créaient des plantations sans autorisation préalable de l’administration ne pouvaient pas bénéficier des services de la CAPBCA, la coopérative “officielle”. Surtout que l’administration les considérait en quelque sorte comme des rebelles. Il leur fallait donc une coopérative à eux qui leur offrirait les services indispensables que la CAPBCA procurait aux autres. Cette création fut un acte hautement courageux car elle représentait une concurrence ouverte contre l’administration coloniale. La portée de cette coopérative fut grande, car comme le souligne Jean Louis Dongmo. « Elle a administré aux autorités coloniales la preuve que les Camerounais étaient capables sur le plan économique de gérer l’indépendance qu’ils revendiquaient. Surtout qu’elle a été incontestablement une réussite ».

Education : le surcoût sur le dos de l’enseignant

Un salaire régulier, une couverture sociale, c’est prévu par la loi. Mais allez discuter avec un enseignant du privé au Cameroun sur ses conditions de travail, vous aurez simplement les larmes aux yeux. Alors à quoi sert-il de fixer des frais de scolarité exorbitants, si l’humain qui est l’enseignant n’en profite pas ? A quoi sert-il à un homme de gagner le monde entier s’il perd son âme?, demandait Jésus à ses disciples

Droit du sol : qui est chez lui où ?

D’où venons-nous donc en définitive, à qui appartient le sol où nous sommes installés, avons-nous la certitude que personne n’y vivait avant nous, si non sommes certains que les droits de ces premiers occupants ont toujours été respectés, n’ont-ils pas par hasard été soumis et fait esclaves, pour que leurs descendants disparaissent ensuite purement et simplement, sommes-nous sûrs que demain un autre groupe ne viendra pas nous envahir et effacer complètement nos traces, vaut-il la peine de s’entretuer pour des terres et des titres que nous n’emporterons jamais ? Ces questions et bien d’autres méritent amplement d’être posées aujourd’hui, où le repli identitaire est devenu une véritable menace pour la cohésion sociale. En définitive il ne faut pas oublier que l’auteur du livre des Proverbes dans la bible ne cessait de répéter comme un refrain : « vanité des vanités…tout est vanité. »

Fraude au Bacc : des élèves pris comme boucs émissaires

Se mettre par la suite à poursuivre un élève, c’est comme condamner un enfant qui utilise de l’eau qui coule d’un robinet dont l’installation est frauduleuse, au lieu de s’en prendre à l’auteur de la fraude. Kevin n’aurait rien partagé si rien ne lui avait été envoyé sur son téléphone. Et puis, est-il le seul à être entré en possession des épreuves et à les avoir partagés ? En droit la responsabilité n’est pas collective certes, mais pourquoi tous les élèves qui ont aussi reçu au même titre que lui les épreuves ne sont pas en état d’arrestation, pourquoi traverser toute la ville de Yaoundé, toute la région du Centre pour aller à Bangangté interpeller un élève ?

Urbanisation : Douala, construite pour être cassée

Comme dit le militant écologique Didier Yimkoua, Douala est une poudrière en matière d’occupation des sols. Une opération de déguerpissement ne devrait donc pas être isolée, mais annexée à tout un projet d’assainissement global tendant à rendre à la ville ses lettres de noblesses, sinon elle ne serait au final qu’un coup d’épée dans le Wouri, et l’année suivante on serait encore au même point, englué dans le mythe de Sisyphe, l’éternel recommencement, construire pour casser

Figure : Bernard Fonlon : le combat contre les vices de la réunification

Pour lui, il y avait plutôt eu diktat de la République indépendante du Cameroun francophone et non marchandage ou entente, et dans l’un de ses écrits il dit « cette fédération vit le jour grâce à l’union de deux Etats, l’un (la République du Cameroun) déjà doté de souveraineté, l’autre (le Cameroun méridional) jouissant à peine de son autonomie interne. Il ne pouvait y avoir, pour cela, de marchandage entre eux comme entre égaux, et à la table de conférence, le Cameroun méridional ne pouvait parler avec cette autorité, cette dignité dont jouit aujourd’hui même le minuscule Zanzibar. » Mais comme beaucoup d’autres qui n’avaient cessé d’attirer l’attention sur les germes de la destruction que contenaient tous les textes et pratiques autour de la réunification, Bernard Fonlon fut l’un des éclaireurs qui montrait la lune, mais on ne voyait que son doigt.

Crise anglophone : le saupoudrage continu du pouvoir

Le 22 août 1983, il divise la région anglophone en deux provinces : Nord-Ouest et Sud-Ouest. En 1984, il transforme l’appellation officielle du pays en République du Cameroun (le nom de l’ancienne partie francophone) et supprime la deuxième étoile sur le drapeau, qui représentait la partie anglophone. » Là c’est l’histoire. Elle est têtue malheureusement, rien ne peut l’effacer des mémoires. Et l’histoire, on ne la modifie pas, on la respecte. La vielle méthode qui consiste à casser le thermomètre pour espérer voir disparaitre la fièvre a démontré ses limites il y a longtemps

Gouvernance : Fo’o Sokoudjou, y a-t-il une malédiction sur le Cameroun ? 2

Nous avons en face un régime arrivé à saturation, qui n’a plus rien à proposer au peuple, il a donné sa quantité qu’il pouvait et chacun comprends que sur lui. Quand le sommeil attrape un adulte on n’a pas besoin de lui rappeler qu’il doit aller dormir. A côté, une opposition qui bavarde plus qu’elle n’agit, mal organisée, égoïste, mal structurée, chacun parlant de tout et de rien, incapable d’unir les forces, chacun rêvant d’être le premier à côté de la marmite pour retirer le dernier morceau de viande dans la sauce alors qu’en réalité il ne reste plus que les os dans la marmite, leurs amis du pouvoir ayant déjà tout vidé.

Gouvernance : Fo’o Sokoudjou, y a-t-il une malédiction sur le Cameroun ?

1982, la France encore par un tour de passe-passe nous sort Paul Biya du chapeau. Le peuple se dit être libéré et chante en voyant un jeune homme enthousiaste qui vient avec un discours nouveau, “rigueur et moralisation,” on se dit, finie la torture, un jour nouveau se lève pour le Cameroun et le peuple porte Paul Biya en triomphe. Le temps d’un feu de paille et le peuple commence à réaliser qu’on dormait que le rêve. Et chacun se dit donc : c’est vrai qu’il faut faire deux mariages pour connaître le bon? Moins de deux ans, le peuple a commencé à réaliser qu’en fait on a pris la vigne familiale au vigneron buveur, pour donner au vigneron vendeur et que le successeur là risque ne pas pleurer son père.

Auto développement : Douala à tout prix

Il y a des habitants à Douala qui se sont laissés tromper par cette idée et qui sont dans la ville depuis 50 ans ou plus. Aujourd’hui c’est ce nombre d’années qu’ils présentent comme leur trophée de la ville. Ils habitent dans un marécage indescriptible, et n’ont parfois pas de l’argent de transport pour se rendre au village à une cérémonie. Pendant ce temps, leurs camarades d’âge qui sont restés au village habitent dans des grandes concessions, épanouis et bons pères de famille.
Habiter à Douala, oui. A tout prix, peut-être, mais à tous les prix, sûrement pas

Figure : Ahmadou Ahidjo, l’illustre prédécesseur

Aujourd’hui tous les analystes sont unanimes qu’il a laissé un pays prospère et en voie de développement, unis et pacifié. Mais qui à ce jour est devenu pauvre et très endetté, déchiré par une guerre civile interne, un champ d’horreur et un laboratoire de tribalisme, l’unité a volé en éclat en somme. Dans l’ensemble, la situation politico économique du Cameroun est devenue telle qu’on en vient à regretter celui que le président Paul Biya lui-même, après avoir promis de ne jamais le trahir, avait baptisé son « illustre prédécesseur. »

Santé : haro sur le traitement local

, les africains, les camerounais doivent mettre de côté leurs us et coutumes, leurs modes de vies, et adopter ceux apportés par le civilisé, qui est allés à l’école, qui est bardé de diplômes et de titres universitaires, les seul en mesure de s’asseoir dans une commission et dire que tel médicament est bon ou pas. Ironie du sort, il y en a parmi ces blancs à la peau noire, sinon tous, qui rentrent aussi le soir prendre la potion de grand-mère et marchent avec leur gris-gris sur eux. On peut au moins

Inondations : le paravent d’Atanga Nji

Le problème des populations victimes des inondations n’est pas celui du savon, du riz, des seaux ou des couvertures, c’est celui de l’habitat. Les causes de ces inondations sont d’ailleurs bien identifiées : les drains mal ou pas construits, les rigoles bouchées par les déchets, la trop grande proximité des habitations par rapport à la mer, la destruction de la mangrove. Et ces problèmes ne datent pas d’un mois, ils sont connus depuis très longtemps. Distribuer des denrées alimentaires aux populations victimes des inondations et les laisser aux mêmes endroits, tout en sachant que le phénomène va se répéter, cela a quelque chose de vicieux à la limite, de pernicieux même.

Inondations : les pouvoirs publics pas toujours préparés

On n’a pas vu un hélicoptère survoler la ville et les quartiers ne serait-ce que pour avoir une réelle appréciation de la situation, à défaut d’aider les populations prises dans le piège des eaux à s’en sortir. Il est évident que la mal gouvernance caractéristique de l’Etat camerounais ne lui a jamais permis d’être prêt à parer à aucune éventualité, mais même dans ce cas une petite volonté aurait suffi pour qu’il ne soit pas aussi absent lors des événements malheureux. Les experts en gestion des catastrophes préconisent d’abord une nécessaire amélioration de la sensibilisation des populations.

Démocratie : l’exercice du pouvoir contre le peuple

Sourira et fera bon accueil à tous ceux qu’il rencontrera, déclarera qu’il n’est pas un tyran, promettra beaucoup et en particulier en public, remettra des dettes, partagera des terres au peuple et à ses favoris, affectera d’être doux et affable envers tous… Mais ensuite il suscitera des guerres pour que le peuple ait besoin de guerres…et pour que les citoyens appauvris par les impôts soient obligés de songer à leurs besoins quotidiens et conspirent moins contre lui […] ou pour que certains, qui ont l’esprit trop libre pour lui permettre de commander, puisse se faire tuer en étant livré aux coups de l’ennemi. »

Figure : Abouem A Tchoyi, ce que je sais de la crise anglophone

N’attendons pas que des compatriotes mal à l’aise et qui crient leur mal être, en viennent un jour, par désespoir, à rechercher des appuis à l’extérieur. Nous discutons bien avec des criminels, pour libérer des otages ! Discutons avec tous les compatriotes qui en ressentent le besoin, pour libérer le Cameroun des menaces à la paix, à sa stabilité et à sa sécurité. »

Cameroun: comment laisser l’eau du couscous éteindre le feu ?

Vous manquez même la bonne bouche pour dire au peuple qu’il n’y a plus rien dans le grenier, que vous avez déjà tout volé pour garantir l’avenir de vos familles au détriment du peuple qui ne demande qu’un minimum pour vivre. On ne peut pas taper un enfant et l’empêcher de pleurer, et parfois il faut goûter le fouet sur toi même pour comprendre comment ça fait mal. Qu’attendez-vous d’un porc que vous avez enfermé dans une porcherie sans lui garantir au-moins de quoi manger?

Crise anglophone : où en est-on ?

La série de mesures qui seront prises par la suite dans le but de satisfaire les revendications initiales apparaitront désormais comme un coup d’épée dans l’eau, le reptile de la revendication s’était déjà installé et tendu ses tentacules. Et désormais une queue qui était coupée repoussait immédiatement. Mieux, l’autre bout de la queue coupée renaissait pour reformer un autre reptile. On en est là aujourd’hui. On ne sait plus à qui on a affaire. La spirale de la violence et de la barbarie a pris le dessus. Les combattants séparatistes semblent affolés, le gouvernement semble perdu. On égorge désormais l’humain au Cameroun avec moins de respect que le mouton de la tabaski.
Pourtant au commencement était une simple marche de revendication.
Et si on revenait au tout début, pour s’asseoir autour d’une table ?

Crise anglophone : les fonctionnaires à l’autel du sacrifice

Le gouvernement, dans ses vaines tentatives de restaurer la paix, se retourne désormais contre les fonctionnaires qui deviennent des boucs émissaires, des agneaux à sacrifier comme si c’étaient eux les coupables. Suspendre leurs salaires a dès lors quelques chose d’injuste, du moment où ils n’ont pas abandonné leurs postes comme les communiqués veulent faire croire, ils ont fui pour leur vie. D’ailleurs ils n’ont pas seulement droit à la vie, ils ont obligation de protéger leur vie, personne n’ayant le droit de mettre sa vie en danger.

Justice : les Camerounais réduits à accepter les injustices

Les Camerounais ont besoin d’une justice qui traite les hommes comme des égaux en droit et en devoir, pas une justice à deux vitesses. Ils ont besoin d’une justice qui les traite avec humanité en toute circonstance, qui ne laisse pas des citoyens en prison pendant des années sans jugement, qui ne tolère plus les gardes à vue interminables dans les unités de gendarmerie et de commissariats, ils ont surtout besoin d’une justice libre, pas au service du pouvoir exécutif qui l’a complètement inféodé, mais au service du peuple qui aspire à un mieux-être.

Justice : abus, où en est-on avec la commission d’indemnisation

A l’installation de la commission, le Bâtonnier de l’ordre des avocats de l’époque Jackson Ngnie Kamga avait espéré qu’elle allait certainement apporter un peu plus de rigueur dans le traitement des gardes à vue dans les unités de police et de gendarmerie. Erreur. Non seulement les abus ont continué sur les justiciables, mais en plus même les avocats qui doivent voler à leur secours en ont pour leur compte.

Pouvoir : et si l’obsession était normale

De quoi conclure que les pandémies jouent leur rôle, les guerres et les ruines jouent leur partition, les obsédés du pouvoir sont dans un rôle, ce sont les prophéties bibliques qui s’accomplissent. Mais il faut garder à l’esprit que comme disais Jésus dans la bible, il est impossible qu’il n’arrive pas des scandales, il faut bien que la parole s’accomplisse, mais malheur à celui par qui ils arrivent

Religion : la bible entre les mains dangereuses 2

N’est-ce pas la même bible que ces derniers prétendent utiliser qui demande d’être soumis à l’autorité, et qui dit que ce que dieu a uni nul n’a le droit de séparer ? En tout état de cause, celui au nom de qui la société est aujourd’hui déconstruite, avait lui-même averti dans Luc 21 :8 « Prenez garde que vous ne soyez séduits. Car plusieurs viendront en mon nom, disant: C’est moi, et le temps approche. Ne les suivez pas.» Et encore, que celui qui a des oreilles… entende

Figure : Jean Marc Ela, le prêtre de la conscience africaine

Jean Marc Ela expliquait dans son livre que la démocratisation est un pas mais qu’ils s’imposent tout autant des contre-pouvoirs populaires forts, pour que l’homme africain prenne sa revanche sur le sort qui lui a été fait et qu’il s’est aussi fait depuis des siècles. Pour lui enfin, le noir devrait se tenir à distance égale entre “l’afro-pessimisme” et “l’afro-optimisme”, pas découragé, mais plutôt confiant, tout en restant prudent

Religion : La bible entre les mains dangereuses (1)

Désormais, ces églises d’un autre genre, qui naissent généralement de nulle part, se retrouvent partout, installées dans les cuisines, les salons, les hangars, les caves, usines et maisons désaffectées. Aucun lieu n’est infecte pour commencer, d’après le principe selon lequel l’œuvre de dieu ne s’encombre pas des détails, et de toute façon Jésus allait à pieds à peine chaussé de sandales, et n’avait pas de maison où mettre tête, où encore, l’esprit de dieu peut te trouver n’importe où, même dans la poubelle. C’est ainsi que la société est désormais infestée, au propre comme au figuré de ces églises dites de réveil, qui paradoxalement s’emploie, non pas à éveiller les consciences, mais plutôt à les lessiver et les enfoncer dans un sommeil profond.

Identité : la conscience africaine colonisée?

le Noir n’est pas un sous homme comme l’idéologie occidentale le fait croire depuis des siècles, il n’y a que sa conscience qui a été matraquée pour le maintenir dans cet état, duquel il est fatalement obligé de sortir, en commençant par se défaire de l’idée selon laquelle ce qui est bien pour lui vient d’ailleurs

Reconnaissance : Qu’a fait le Cameroun de ses héros ?

Les Camerounais nés dans les années 90, pendant que ces valeureux Lions faisaient briller l’étoile de la nation, ne les connaissent que vaguement. La mémoire de ces héros ayant été très tôt effacée, même et surtout de leur vivant. En restant dans le domaine sportif, on ne peut les citer, ces Camerounais qui ont mouillé le maillot pour défendre les couleurs de la nation, mais vite rentrés dans les oubliettes, parce que l’Etat a manqué de perpétuer leurs œuvres et leurs mémoires

Economie : le commerce de la santé

Pourquoi donc faire de la publicité sur l’impact désastreux de l’alcool et du tabac sur la santé humaine et laisser les industries continuer à les produire, le plus simple n’aurait-il pas été de les fermer simplement pour préserver la santé des humains ? Mais personne ne peut oser cela, parce que ça fait tourner l’économie, ça contribuent à alimenter les empires financiers et consolider la suprématie de la puissance économique contrôlée par une poignée de personnes et qui définitivement ont intérêt à ce que l’homme soit malade.

Mœurs : la violence devenue mode de vie

Les cas de violence au quotidien dans la société camerounaise, on peut en citer à profusion. Et chaque jour qui passe, elle se fait remarquer sous diverses formes : dans la parole, les écrits, les attitudes, les actes. De la plus haute classe jusque dans la rue, elle est présente, elle rythme presque la vie de tous les jours, elle est partout. A la maison, dans le taxi, sur la moto, au lieu du travail, elle est devenue une façon d’être.

Respect de la loi : quand le laisser-faire devient mortel

Les autorités administratives qui se précipitent pour prendre des mesures conservatoires aujourd’hui après la survenance d’un drame qui aurait pu être évité si la cause avait été identifiée et neutralisée, affichent plutôt l’attitude de ces personnes qu’on accuse dans les villages d’avoir tué l’enfant pour ensuite être les premiers au deuil.

Logement administratif : quand les fonctionnaires privatisent

tout repose sur la volonté de s’engraisser sur le dos de l’Etat, cette propension à penser que l’Etat est une vache à lait qu’il faut traire jusqu’à la dernière goutte quand on en a l’occasion. Le fonctionnaire qui reste dans un logement de l’Etat après ses fonctions, se rend simplement coupable d’abus de biens sociaux ou de détention sans droit ni titre de la chose d’autrui. Ils oublient que ces logements sont attachés à la fonction, mais pas à la personne.

Corruption : Cameroun, la terre promise (2)

Le corrompu de la première heure se transforme en messie le plus généreux du quartier ou du village, ou le plus grand donateur à l’église. Mais comme indiqué précédemment, si la corruption fait des nantis dans la société, tous les nantis de la société ne sont pas toujours des corrompus, et même si l’habit ne fait plus le moine, on reconnait encore le moine par son habit

Corruption : Cameroun, la terre promise (1)

Les experts et historiens s’accordent aujourd’hui à dire que si la corruption était moins rampante dans l’ancien régime, c’est justement parce qu’il n’y avait pas possibilité de blanchir ses produits, tout le contraire de ce qui se passe sous le Renouveau, où le pays est devenu un vaste laboratoire de blanchiment.

Logements sociaux : les camerounais abandonnés dans la rue

Ce constat était fait en juin 2019. Un an après, à Douala, on donne les clés de 32 appartements après 7 ans d’attente à des citoyens à un bout de la ville, Yassa, et au même moment on démolit des milliers des personnes à l’autre bout de la ville, à Nwgelle, parce qu’elles sont menacées par les inondations. Il n’est pas futile de rappeler ce qui a été dit au début et qui est inscrit dans le préambule de la Constitution, « La nation protège et encourage la famille, base naturelle de la société humaine ». Et ça commence par un logement

Traité germano-camerounais : 12 juillet 1884, le jour où le pays fut livré

Ces deux puissances impérialistes aussi, à qui les Nations Unis ont confié le Cameroun comme un enfant qu’on laisse à la garderie, ne se sont pas contentées de garder l’enfant, elles se sont mises à manger sa nourriture, boire son lait, couper ses cheveux, arracher ses dents, ils ont même sondé pour voir ce qu’il y avait dans le ventre de l’enfant et tirer même jusqu’à ses intestins, non sans entamer son cœur. Plus grave, jusqu’aujourd’hui elles refusent de laisser l’enfant grandir et voler de ses propres ailes. Bref 136 ans après, le Cameroun court toujours derrière sa souveraineté, livré ce 12 juillet 1884, sur un bout de papier.

Cameroun : la culture oubliée

Dans tous les pays où une ambassade européenne est installée on trouve là-bas leurs instituts culturaux. Que font les africains en Afrique? Quels genres de relation entretenons-nous avec l’Afrique ? Quels sont les vecteurs que nous utilisons pour que les jeunes africains se rencontrent et partagent leurs expériences en Afrique pour l’Afrique? Il n’y pas au Gabon, Congo, Bénin, Guinée, etc….. des institutions culturelles camerounais et vice-versa alors que dans tous ces pays on trouve une institution culturelle européenne qui continue sans aucune difficulté sa colonisation.

Nation : le mal à la racine

Aujourd’hui, la haine, la division et le mépris qui transparaissent dans les rapports entre les personnalités de la république, sont simplement indicateurs de ce que l’arbre Cameroun est fortement entamé dans ses racines, que le tronc est gravement charançonné

Gouvernance : de l’eau dans le désert et de la soif dans la rivière

Dans un pays désertique, l’on a sortie l’eau du sol et donné gratuitement au peuple, dans un autre pays au Sud du Sahara, en zone tropicale, l’eau coule à flot, en plus de cela, même pour conduire cette eau dans les ménages l’Etat va à l’extérieur emprunter de l’argent en terme des centaines de milliards. Et jusque-là l’eau manque. Gouverner un peuple, c’est une question de vision. Avec de la vision on peut avoir de l’eau en plein désert, avec l’absence de vision on peut avoir soif en pleine rivière

Cameroun l’autre cri de cœur de J.R (suite) : au peuple camerounais, « qu’on n’arrête plus votre main pour vous gifler »

Que chacun profite des jours qui lui reste encore sur la terre ci pour arranger un certain nombre de choses qu’il a gâtées, que chacun se demande du fond de son cœur, qu’est ce j’ai fait pour éviter que mon pays ne sombre, remette de l’ordre dans ses idées, que chacun vienne avec sa part de seau d’eau pour que nous éteignons le feu sur notre pays, et qu’ensemble nous construisons une paix, pas une paix de cimetière mais une paix durable. Que chacun arrange sa route car à chacun de choisir si oui ou non le rang de son deuil sera long. »

Cameroun: l’autre cri de cœur de Sokoudjou J.R: « Ils sont arrivés au sommet et ont tiré l’échelle »

Que ceux qui rêvent dans leur tête et voient un autre novembre 82 sachent que le peuple a grandi et n’est plus prêt à avaler n’importe quelle qualité de vin. Le chef n’est chef que parce que le peuple est là et se reconnaît en lui, et si tu te trompes de chemin à l’aller et te trompes également au retour, demandes déjà qu’on fabrique ton cercueil.

Mœurs : le piège de la contraception

La grossesse, la conception d’un enfant qui était jadis célébrée dans la société traditionnelle, parce qu’ayant été prise dans des conditions dignes et élogieuses, est aujourd’hui une abomination pour la jeune génération, parce qu’elle arrive dans un contexte de dépravation des mœurs, de déshonneur. Et au-delà des questions d’éthique, il ne faut pas non plus oublier que les méthodes contraceptives font partie du plan du malin pour contrer l’œuvre divin, qui a dit allez et multipliez-vous, tout le contraire des idéologies occidentales d’aujourd’hui qui travaillent à réduire la population humaine.

Figure : Joseph Tchundjang Pouemi, le combat contre la monnaie de la servitude

Il va de soi que le livre de l’économiste n’était pas pour plaire. Il proposait que l’Afrique constitue sa propre zone monétaire, englobant l’ensemble des pays sous-développés du continent, mais totalement indépendante des autres ensembles monétaires du monde. Incompris, il a été assassiné, mais ses idées sont restées, et c’est bien vers la monnaie unique africaine qu’on chemine aujourd’hui, 40 ans après

Citoyenneté : l’identité noyée dans la misère morale

Il ne reste plus qu’une seule hypothèse, ces personnes n’avaient véritablement pas de carte d’identité, volontairement ou pas. Et cela doit interpeller une fois de plus le politique, car cette situation traduit un malaise, un manquement ou mieux, un échec quelque part. Où se trouve la faille, c’est la question que le gouvernant devrait dès lors se poser, et chercher une réponse sincère. Parce qu’il peut se trouver que certaines parmi ces personnes interpellée aient eu la volonté de faire une carte, mais se sont retrouvées malgré elles sans actes de naissances parce qu’elles n’ont pas été dressées à la naissance par exemple. Tout peut être la cause de cette situation, et il importe pour le gouvernant, de prendre de problème plus au sérieux.

Héritage : les biens de la division

est-ce normal que des enfants d’un homme souffrent alors qu’il a eu des biens dont d’autres profitent ? Est-ce normal qu’un parent accepte que son fils acquière des biens et mettent plutôt en son nom, alors qu’il est en train de fonder une famille ? Pourquoi une femme devrait se retrouver à courir après les biens qu’elle croit appartenir à son mari, pour avoir de quoi subvenir aux besoins de la famille ? Pourquoi devrait-on se retrouver devant les tribunaux pour se disputer au sujet des biens d’un mort, alors que de son vivant ce dernier n’avait jamais mis les pieds dans un tribunal pour quoi que ce soit ?

NoSo : la reconstruction pour le feu ?

La reconstruction est sans conteste une nécessité, mais y aller juste pour donner l’impression de maîtriser une situation, ou pour satisfaire les égos pourra être peine perdue. Au cours de la première journée de sensibilisation par les membres du Plan de reconstruction, certains orateurs expliquaient que la reconstruction est la voix vers la paix. Mais à cela, l’ancien député du Ngoketunjia Emmanuel Yoyo a été sans équivoque en disant « la reconstruction ne peut pas être un pas vers la paix, c’est la paix qui devrait être un pas vers la reconstruction. »

Figures : Achille Mbembe, sortir l’Afrique de la grande nuit

« Mais afin que les Africains ne soient point transformés en rebuts d’une planète parsemée de miradors, elle doit devenir son centre propre, sa puissance propre, un vaste espace de circulation, un continent-monde. Elle doit parachever le projet de la décolonisation en forgeant, pour elle-même, une nouvelle politique africaine de la mobilité. Celle-ci n’ira point sans une décolonisation culturelle.

Ecole des mines : Fame Ndongo et les sénateurs

Dans le gouvernement camerounais et ses extensions, l’on a tendance à croire qu’un décret de nomination est synonyme d’omniscience et d’infaillibilité.
L’ennui c’est qu’au fil des années cette attitude n’aide les situations qu’à s’empirer. Les théories du développement soutiennent que le premier pas vers le développement, c’est la prise de conscience que l’on est sous développé, ou pour dire simplement, le premier pas vers la guérison est la prise de conscience que l’on est malade. Il n’est bénéfique pour personne, surtout pas pour la bonne marche de la nation, que les gouvernants persistent dans le déni permanant de la réalité. Admettre qu’on a failli n’est il pas signe de grandeur ?

Coopération : le Cameroun toujours sous surveillance de la France

En somme, jusqu’à ce jour, ni Paul Biya du Cameroun, ni les présidents successifs de la France après de Gaulle, à savoir Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande ou même l’actuel président français Emmanuel Macron n’y ont rien changé. Aujourd’hui encore, la régularité de l’ambassadeur français au Palais de l’Unité suscite des interrogations. Ne serait-il pas en train d’appliquer les termes de l’article 6 de ces accords, en passant un subtilement un message aux camerounais ?

Foncier: Bomono et la bataille de la terre promise

Dans le groupement Bomono, la tension monte désormais, à cause de ce chef qui s’impose dans un village fabriqué de toutes pièces, et qui récompense des « facilitateurs » à coup d’hectares de terrain. La lettre du collectif des populations de Bomono, dénonçant « l’inertie suspicieuse » du gouverneur de la Région du Littoral dans la réexamination du dossier est indicateur que la bataille pour cette terre promise est loin d’avoir livré tous ses secrets. La paix sociale reste compromise dans la localité, alors que le président de la République se bat à sa manière , pour mendier la paix.

Cameroun : l’obsession des titres chez les députés

Un député qui a passé 23 ans à l’Assemblée nationale et ne peut pas brandir une seule loi qui porte son nom, qu’a-t-il d’honorable ? Un député qui a acheté les consciences, organisé et financé la fraude pour se faire élire, celui qui est un patron d’entreprises, dont les employés ne sont mêmes pas inscrits à la Caisse nationale de prévoyance sociale, et on peut en citer, qu’a-t-il d’honorable ? La question vous est posée, messieurs les « honorables » et les « très honorables »

Assemblée nationale : les députés et les lois déphasées

Avant de parler de l’habitat des gorilles, où en est-on avec l’habitat des hommes ? Dans les villes du pays, l’inquiétude envahi des habitants quand le ciel est obscurci par des nuages annonçant la pluie, ils redoutent des inondations dans leurs constructions précaires. D’autres sont menacés tous les jours de destruction pour occupation anarchique des zones non viables. Le gouvernement n’a pas encore trouvé une solution à la question du logement social dans l’ensemble.

Cameroun : Les administrateurs et le penchant autocrate

Elle est aussi révolue l’époque où un administrateur demandait à volonté à un élément de la force de l’ordre d’interpeller tel individu et de le garder en cellule jusqu’à ce qu’il vienne. Ses fonctions l’autorisent à ordonner des gardes à vue, mais la loi l’encadre aussi. Paul Biya ne cesse de rappeler que le Cameroun est un pays de droit, et dans un pays de droit, les populations devraient se sentir protégées par les autorités, et non pas menacées,

Santé : la vaccination de tous les maux

Il y a toutes les preuves aujourd’hui que les enfants non vaccinés sont en bien meilleure santé que les enfants vaccinés, mais le grand problème, c’est que toutes les informations qui dénoncent les vaccins, qui dénoncent cette médecine chimique qui s’est emparée de notre société, ces informations sont coincées par ce que les forces de l’argent, Big pharma a engrangé des milliards, et avec ces milliards il tient tous les médias, il paye tout le monde et les politiciens. Et vous entendez par exemple le président Macron dire, la seule solution c’est de donner de l’argent pour la recherche pour qu’on trouve le vaccin.

Asphyxie des Pme : Eneo en première ligne

La conséquence directe est l’augmentation certaine du risque de défaillances, et c’est ce qui est relevé dans les différentes études. Dans un pays où l’on encourage l’auto emploi et la création des entreprises, il importe de mettre sur pied de garde-fous sérieux pour garantir la pérennité de celles-ci. La réduction du chômage en dépend aussi

Figure : Marcel Niat, la vielle époque de la Sonel

Il cumule avec les fonctions de Directeur Général de la Sonel. Le 9 avril 1992, il est nommé Vice-premier Ministre chargé des Mines, de l’Eau et de l’Énergie, et garde toujours ses fonctions de Directeur Général de la Sonel. C’est finalement à la faveur de la privatisation de la société en juillet 2001 qu’il quitte le poste, remplacé à ce qui était désormais Aes Sonel par l’américain Mark. E. Miller, délégué par le groupe Aes ayant racheté la Sonel. C’est à partir de ce moment qu’est entrée dans le vocabulaire des camerounais le mot délestage.
Niat Njifenji dans le domaine est resté irremplaçable, inscrivant son nom au panthéon des hommes dont le dévouement au travail devrait servir de modèle.

Eneo et les investissements oubliés

En tout état de cause, le secteur de la distribution de l’électricité au Cameroun est en péril, et non seulement les investissements ne sont plus consentis pour l’amélioration de la qualité du service, mais en plus, l’entreprise reste redevable à hauteur des milliards de Francs Cfa auprès de ses prestataires qui réalisent près de 90% de ses travaux.

Electricité : quand Eneo privilégie ses caisses

Il faut cependant noter que pendant que ces opérations qui visent à renflouer les caisses sont menées, en parallèle, les investissements visant à la fourniture du service, à l’aménagement du client et à l’entretien du réseau sont simplement relégués au second plan, ce qui justifie qu’entre la société et ses clients, il y ait toujours de l’électricité dans l’air

Wazizi : le pouvoir et le crime imparfait

En résumé, un jeune garçon interpellé à Ekona dans la région du Sud-Ouest, sans signe de maladie, meurt deux semaines plus tard dans un hôpital militaire de sepsis sévère. En deux semaines il a développé une infection tellement grave que même l’hôpital militaire, en principe l’une des mieux équipée du pays en raison des cas de patients qu’il est susceptible de recevoir, n’a pas pu le sauver. De la voix de l’ambassadeur français au Cameroun, l’opinion a appris que le président Paul Biya envisageait d’instruire une enquête sur ce décès. Cela veut dire qu’il subsiste des zones d’ombre, surtout qu’il a fallu que la presse monte au créneau pour réclamer le journaliste, pour que l’on apprenne qu’il était mort il y a dix mois. Temps pendant lequel son affaire a été pourtant appelé 14 fois au tribunal. Comme quoi même les morts sont désormais jugés au Cameroun

Figures : Jean Fochivé et « l’amour pour la patrie »

Jean Fochivé avait servi avec « servilité (envers le pouvoir) et une cruauté extraordinaire envers les camerounais. » Mais l’homme lui-même était imperturbable face à toutes les accusations et les sobriquets qui lui étaient attribués. Dans ses confessions à son neveu Frédéric Fenkam qui les a consignés dans le livre les révélations de Jean Fochivé, il affirmait que: « les actes devraient se juger selon les époques et les circonstances dans lesquelles ils ont été posés.»

Education : le silence complice de l’Etat face à la misère des enseignants du privé

Comme quoi, ce que vivent les enseignants du privé au Cameroun, trouve sa source dans l’esprit capitalise des promoteurs d’établissements, mais est confortée par la démission de fait par l’Etat de ses missions de protecteur du citoyen en général et du travailleur en particulier, pour le cas d’espèce, de l’enseignant du privé, qui a pourtant la charge de donner une éducation de qualité à la jeunesse

Education : les enseignants du privé à leur propre sort (2)

Quand ils entendent que des travailleurs sont en grève pour réclamer l’assurance maladie à leur employeur, ils se demandent de quoi il s’agit, parce qu’ils n’en ont jamais entendu parler, ils ne connaissent pas la Caisse nationale de prévoyance sociale. Les congés payés, les primes de rendement, les gratifications, les allocations diverses de transport, hébergement, tout cela n’est que chimère pour ces enseignants qui ont pourtant la charge de l’instruction, et même de l’éducation de la jeunesse. Et dans ces conditions que peut-on attendre d’eux ? Et pourquoi ces conditions durent et perdurent dans le temps ?

Fermetures des écoles : les enseignants du privé abandonnés à leur sort

Si l’on devrait s’en tenir donc à cet arrêté, les enseignants du privés devaient avoir l’intégralité de leurs salaires en mars, du moment où la moitié du mois était dépassée lors de l’arrêt des cours, la moitié en avril et 40% en mai. En aucun cas ils ne devraient être complètement sevrés, encore l’article 4 de l’arrêté prévoit que « toute infraction aux dispositions du présent arrêté est punie des peines prévues à l’article R 370 (2) du Code Pénal. »

Corona virus : Cameroun, retour à l’école ou à la contagion?

Plus rassurant encore, le ministre de la Santé publique à son tour a démontré, état des lieux région par région à l’appui, que « nous maîtrisons encore la situation ». Le même ministre qui disait 4 jours plus tôt que le Cameroun est entré dans une phase compliquée de la pandémie. Une fois de plus le gouvernement tente d’enrayer le mal par les discours. Plaise à Dieu que leurs vœux deviennent réalité, parce que dans les faits, les chiffres ne sont pas rassurantes du tout, ajouté à l’insouciance légendaire que l’on connait des Camerounais.

Figures : Ni John Fru Ndi, artisan du retour au multipartisme

Sur la conduite du parti il lui est reproché de n’avoir jamais voulu passer la main, de même qu’il est l’objet de vives critiques quant aux relations que le parti et lui-même ont depuis lors entretenu avec le pouvoir. Des critiques plus ou moins fondées, mais qui ne devraient pas faire ombrage au caractère battant et courageux d’un homme, qui a accepté il y a 30 ans, de prendre les devants pour une lutte dont l’issue était incertaine. Il a osé, démontrant que même dans les conditions les plus défavorables, aucun projet ne mérite d’être abandonné, car comme le dit le proverbe, qui ne risque rien, n’a rien

Sdf : le rêve brisé ( ?) du pouvoir au peuple

Il peut ne plus être visible structurellement, matériellement ou physiquement dans les institutions, mais les idées elles subsistent. Le Sdf est dans le paysage camerounais comme ce bulldozer qui a cassé les gros arbres à l’entrée d’une forêt opaque et déblayé le chemin de la démocratie, même si aujourd’hui il semble y être une persona non grata

Gouvernance : la corruption au bout du sifflet (2) peut-elle arriver au bout du souffle ?

« l’Église sait et proclame que ces cas de péché social sont le fruit, l’accumulation et la concentration de nombreux péchés personnels. Il s’agit de péchés tout à fait personnels de la part de ceux qui, bien que disposant du pouvoir de faire quelque chose pour éviter, éliminer ou au moins limiter certains maux sociaux, omettent de le faire par incurie, par peur et complaisance devant la loi du silence, par complicité masquée ou par indifférence, de la part de ceux qui cherchent refuge dans la prétendue impossibilité de changer le monde. Les vraies responsabilités sont donc celles des personnes», affirmaient-ils. Comme quoi chacun devrait d’abord faire face à sa propre conscience dans ce processus de lutte contre la corruption, en commençant par faire sa toilette intérieure. Comme dit le proverbe, fait ce que doit, advienne que pourra.

Gouvernance : la corruption au bout du sifflet

La question aujourd’hui est de savoir comment le phénomène de corruption se porte aussi bien sur les routes, malgré la pleine connaissance du phénomène des dirigeants, malgré les dénonciations et plus est, malgré les sanctions infligés ? N’y a-t-il vraiment rien à faire contre cela où devrait-on la considérer comme une fatalité et lancer l’habituel le soupir de désespoir « on va faire comment » ? Tentative de réponse dans le prochain éditorial

Cameroun : la longue marche vers l’unité (3)

Au final, même si le président Ahmadou Ahidjo s’est arrangé pour que l’unification des deux Cameroun revête un caractère légal, il n’en reste pas moins qu’elle a été enfanté dans la douleur et les frustrations. Aujourd’hui elle est une sorte de relation de « je t’aime moi non plus. » Les ressortissants du Cameroun Occidental ou anglophone l’ont toujours considéré comme une arnaque, et ont gardé une rancœur profonde. Cette rancœur qui couvait a refait surface officiellement en 1997, avec la résurgence du Southern Cameroun national Council, un mouvement de revendication qui dénonce la violation des accords de 1961, l’irrégularité du referendum de 1972 et demande un retour au fédéralisme pour la faction modérée, ou simplement la sécession pour les radicaux. C’est cette revendication qui s’est amplifiée depuis octobre 2017 et est devenue ce qui est désormais connu sous le nom de « crise anglophone. » Une crise qui puise ses sources dans l’unité, une unité qui traine encore derrière elle un lourd passif, un contentieux non encore liquidé et dont les dossiers se transmettent …de génération en génération.

Cameroun : la longue marche vers l’unité (2)

“Voulez-vous la fédération, oui ou non?” leur demande-t-il. “Si oui, vous devez collaborer franchement. Sinon, je suis prêt à organiser un référendum et vous pourrez faire sécession. Cela m’est égal; c’est à vous de décider. Répondez-moi demain s’il vous plaît.” Le vice-président et le ministre n’ont aucune envie de se lancer dans une nouvelle aventure. Dès le lendemain, les débats de l’Assemblée, où les partis d’opposition ne sont pas représentés, sombrent dans la platitude. Mais il était évident qu’une colère couve, le vers est déjà dans le fruit

Cameroun : La longue marche vers l’unité (1)

Lorsque le Cameroun français et le Nigéria devinrent indépendants en 1960, se posa la question de ce qu’il convenait de faire de la partie anglophone du territoire que l’Allemagne avait laissé. Après de nombreuses discussions puis un référendum de 1959 à 1961, il fut décidé que la région du Northern Cameroons musulman serait rattachée le 31 mai 1961 au Nigéria, tandis le Southern Cameroons fusionna avec l’ex-Cameroun français pour constituer la République fédérale du Cameroun le 1er octobre 1961. C’est ce jour-là que les premiers jalons de la réunification ont été posés.

Corona virus : la dérive des sanctions

Il faut bien lutter contre le Corona virus en respectant les mesures barrières. Mais il est évident qu’une bonne frange de la population ne se pliera jamais spontanément sans y être contrainte. En conséquence, pour que le minimum de ces mesures soit respecté il faut brandir la sanction, et en l’absence d’une proposée et arrêtée au plan national, chacun en taille à sa mesure dans son territoire de commandement. Mais si l’on ne prend garde, on risque à long terme de créer une crise dans la crise, avec ces traitements à géométrie variables qui laissent la porte ouverte à toute sorte d’abus, et surtout à de frustrations

Exécutifs communaux : la maladie du cumul des postes persiste

Mais à l’état actuel, tout laisse croire que certains qui aspirent à gérer les communes n’ont pas encore compris que les exigences des populations à la base sont de plus en plus pressantes, car s’ils l’avaient compris, ils n’attendraient pas une fois élus, que la hiérarchie, la loi ou un tiers leur dise de se débarrasser de tout autre activité qui pourrait les distraire de leur mission, cela devrait être automatique. A moins que leurs vrais objectifs soient plutôt ailleurs, dans la protection des intérêts propres. Mais le groupe ivoirien Espoir 2000 disait dans l’une de ses chansons aux hommes politiques de faire gaffe à leurs intérêts, car dans leur bétail électoral… il y a des moutons qui ont des cornes

Figure : Alexandre Biyidi, mission…pas terminée

Mongo Beti aura été l’un des ambassadeurs du Cameroun dans la littérature mondiale, il restera vivant à travers ses œuvres qui constitueront pour les générations futures des preuves de combativité, et même comme il a été surpris par la mort, il est évident au regard de ce que vit le Cameroun, que contrairement au titre de son roman de 1957, sa mission était loin…d’être terminée

Cameroun : quel étudiant pour l’université

La différence entre celui qui n’a pas poussé loin à l’école et celui qui a atteint le niveau de l’université, c’est justement que le dernier a la capacité de trouver des solutions là où le premier est buté, et il est simplement contre nature que l’étudiant sorte de l’université avec le diplôme et viennent chercher les solutions de survie auprès d’un décroché, ou se bousculer en bordure de la route sur la moto. Il ne tient qu’aux étudiants de donner de la valeur à eux-mêmes, donner du sens au sacrifice pour consentis par leurs parents

Enseignement supérieur : licenciement de Agbor Balla, ou l’étouffement de l’intelligence universitaire

Sûr que s’il l’enseignant avait proposé un sujet sur les causes de la révolution française de 1789 qui a fait chuter la monarchie, ou sur la révolution Bolchevik, il n’aurait pas eu autant d’ennuis, parce qu’il aurait proposé aux étudiants une réflexion sur ce qui ne les concerne pas, exactement ce que décriait le Prince Kuma Ndume III dans les universités camerounaise, « on forme la jeunesse camerounaise pour être les esclaves des autres »

Covid 19 : l’Afrique doit résister…pour toujours

Rien, même pas les déclarations de l’Oms, ne devrait décourager les Camerounais et les Africains dans cet élan de recherche, car que l’on le veuille ou pas l’Afrique démontre qu’elle peut se défendre et se soigner. Les puissants ont classé l’Afrique dernier de la classe, le bilan du covid démontre jusqu’ici le contraire. Et à la question de la journaliste française qui demandait jusqu’à quand l’Afrique va résister à la pandémie, on peut lui répondre fièrement : pour toujours !

Figures: Monseigneur Albert Ndongmo, Dieu est aussi africain

Il a, par des actes, confirmé les propos du Père Engelberg Mveng selon lesquels, « On ne peut pas lire la Bible en Afrique, fût-on juif, comme on la lirait sur les bords du Jourdain ». Albert Ndongmo appartenait depuis de longues années au courant qui revendique l’urgente nécessité de « repenser la théologie africaine » selon les expressions du théologien Jean-Marc Ela, dans le sens d’un nouveau discours de refondation valeurs d’émancipation de l’Afrique. Parce que, plus que jamais, il s’agit de « sortir l’Eglise d’Afrique de sa captivité babylonienne ».

Corona virus : quand la responsabilité individuelle est engagée

Dans ces moments difficiles, où aucun geste de compassion n’est de trop, bien de Camerounais, et davantage les femmes et les couches vulnérables, se demandent bien où est passée celle qu’ils appellent affectueusement « la mère de la nation ». Ils se refusent surtout de croire que la femme de cœur puisse avoir perdu son cœur, au moment où l’on a plus besoin de son coup de cœur.

Solidarité : La “dame de cœur” a-t-elle perdu son cœur ?

Dans ces moments difficiles, où aucun geste de compassion n’est de trop, bien de Camerounais, et davantage les femmes et les couches vulnérables, se demandent bien où est passée celle qu’ils appellent affectueusement « la mère de la nation ». Ils se refusent surtout de croire que la femme de cœur puisse avoir perdu son cœur, au moment où l’on a plus besoin de son coup de cœur.

Covid-19 : l’épreuve des lobbies économiques

Dans une publication dans les réseaux sociaux, un internaute dit que « la grande peste de Marseille est un énorme avertissement aux gouvernements de ne jamais donner la priorité à «l’économie» avant les vies humaines et la santé publique. Cela peut être une erreur très coûteuse. Nous pouvons toujours reconstruire l’économie. Mais nous ne pouvons jamais ressusciter les morts. »

Covid-19 : Mesures gouvernementales et constants tâtonnements

A ce jour on en est 39 mesures sans avoir l’assurance que l’on tient le bon bout. De quoi penser que même si ces mesures annoncées sont régulièrement précédées de la mention « sur haute instruction du chef de l’Etat », il reste constant que ce Chef de l’Etat, le seul comptable devant le peuple, reste celui qui pouvait personnellement mettre fin à ce tâtonnement permanent, car faut-il le rappeler une fois de plus, l’on est jamais mieux servi que par soi même

Corona virus : que sont devenus les dons ?

Les mesures d’accompagnement suite aux restrictions des habitudes de vie, comme on l’a vu dans d’autres pays, n’ont pas suivi au Cameroun. Si le gouvernement n’a pas des moyens propres pour soutenir ses populations en cas de détresse, le moins qu’il puisse faire, c’est au moins d’être transparent sur ce qu’il reçoit…en guise de « don »

Cameroun : le gouvernement comme une tour de Babel

Le constat est simple, il y a une confusion communicationnelle au sommet de l’Etat, un peu comme si Dieu, dans l’histoire de la tour de Babel, a vu que les hommes étaient devenues trop orgueilleux et se mesuraient à lui, et a décidé de semer de la confusion, afin que chacun parle sa propre langue, et surtout qu’ils ne se comprennent plus. Dans le film long-métrage titré Le Château dans le ciel d’Hayao Miyazaki (1986), qui ‘inspire de l’histoire de la tour de Babel, le générique fait penser au thème des hommes qui ont voulu s’élever au rang des dieux (vie dans les nuages, puissance infinie qui peut faire le bien ou le mal suivant leur volonté) et qui ont été presque anéantis, les survivants ayant tout à réapprendre.

Figures, Garga Haman Adji et le combat à vie pour la probité morale

Il faut noter que dans son parcours il avait fait un bref séjour à la prison centrale de Kondengui après le coup d’Etat du 6 avril 1984, mais il sera blanchi après enquête et continue sa carrière administrative. Membre de la Commission nationale anticorruption depuis sa création en 2006, il disait encore il y a deux ans, le 27 mai 2018 sur l’antenne de la télévision nationale où il était l’invité du programme Actualités Hebdo, que « Cette lutte contre la corruption est un échec, quand la CONAC surprend quelqu’un en train de voler 20 milliards, elle rend compte et c’est le silence absolu. » Il estimait que cela pouvait s’expliquer par le fait que les corrompus sont peut-être plus forts que les surveillants. Ce qui est encore le seul regret de cet homme de 76 ans qui depuis 28 ans avait quitté le gouvernement à cause de la même corruption

Ngarbuh, le gouvernement avoue le crime

Au demeurant on devrait se féliciter de la publication de ce rapport, en espérant que ceux de beaucoup d’autres enquêtes ouvertes suivent, pour rétablir la confiance entre les gouvernants et un peuple qui ne demande rien d’autre que de la transparence. Parce qu’à bien y regarder, ceux qui complotent contre le pays ne sont pas ceux qui se battent tous les jours pour que la vérité éclate au grand jour, mais ceux qui utilisent les moyens de l’Etat mis à leur disposition pour cacher la vérité au peuple, ceux-là et ceux-là seulement, ont des agendas cachés sur le Cameroun.

Covid-19 : le don spectaculaire de Paul Biya

Et en la matière, les Camerounais attendent encore que le président de la république pose des actes de souveraineté et de fiertés dans cette crise sanitaire, et retrouve par là aussi sa place de leader de la sous-région Afrique centrale. Depuis le 7 avril au Gabon, le gouvernement a pris de vraies mesures d’accompagnement : le dépistage massif de la population et création de 60 centres de tests sur l’ensemble du territoire, la prise en charge des factures d’eau et d’électricité pour les personnes les plus fragiles et économiquement faibles, la suspension durant le temps de confinement des paiements de loyers des personnes sans revenus, la prise en charge par l’Etat des pertes des petits propriétaires liées à la suspension du paiement des loyers, la gratuité des transports publics terrestres assurés par les compagnies publiques, la mise en place d’une allocation de chômage technique, le maintien les salaires compris entre 80 et 150 mille francs CFA. Pendant ce temps au Cameroun on en est encore au savon pour laver les mains. De quoi donner les mains à ce gouvernement… comme on dit en langage familier

Corona virus : le personnel de santé sacrifié

Si au moins les institutions sanitaires déclarées centres de prise en charge Covid-19 avaient été équipées en urgence d’un minimum permettant de tester et avoir les résultats en 24 maximum, cela permettraient aux médecins de travailler avec un peu plus de sérénité, en même temps qu’ils éviteraient de se faire des ennemis inutiles, dans une guerre où ils ne sont en réalité que des soldats sacrifiés en ligne de front.

Corona virus : le silence présidentiel

Le Cameroun est habitué à une communication présidentielle par le silence. Mais le silence a beau être d’or, il finit parfois par devenir un danger, et comme le disait Martin Luther King dans un de ses discours en 1968, « A la fin, on ne se souviendra pas des mots de nos ennemis, mais du silence de nos amis.»

Figures : Joseph Mbah Ndam, le député du Mounchipou Gate

La situation qu’il laisse derrière lui à sa mort n’est pas très reluisante, ni dans son village où il était désormais renié, ni dans son parti qui pour la première fois depuis sa création n’a pas pu regrouper 15 députés à l’Assemblée nationale pour former un groupe parlementaire, encore mois dans le pays en général, engluée dans une crise sécuritaire menée par ses propres frères, dans le but de partitionner le territoire. Il s’en va cependant laissant derrière lui l’exemple d’un député qui avait pris à cœur ses missions, celle de se battre avec ses moyens pour faire bouger les lignes. Les avancées sur le plan de la liberté d’expression lui sont aussi attribuées, lui qui aura aussi été l’illustration vivante de cette affirmation de Léon Daudet, qui dit « Qui n’a pas été député ne saurait se faire une idée du vide humain. »

Lutte contre le Corona virus : la course tardive du gouvernement

Dans d’autres pays qui se respectent, une initiative pareille est suivie de près par l’Etat qui en fait une affaire de souveraineté, et veille à ce qu’elle prospère et rayonne sur le plan international. Mais au Cameroun on les laisse mourir, pour se retrouver un matin comme en 2020 à se poser la question de savoir comment on fait pour avoir un comprimé de chloroquine, alors que ce devait être une occasion pour inonder la sous-région, l’Afrique et même l’occident. Ce devait être une occasion pour affirmer cette souveraineté que l’on clame chaque jour du bout des lèvres. Là aussi, on était passé à côté depuis longtemps. Par manque de vision, incapable de voir plus loin… que le bout nez !

Cameroun : mesures anti covid, l’autre nid de la corruption

Une seule mesure que le gouvernement ne veut pas prendre, parce qu’il ne veut pas assumer la responsabilité étatique et régalienne qui est la sienne, à savoir adopter les mesures d’accompagnement d’un confinement total. D’autres pays ont tenté de jouer à ce jeu, mais sont finalement revenus à des meilleurs sentiments et ont pris cette décision ultime. Au Cameroun on veut sûrement atteindre un certain nombre de contaminés avant de franchir le pas. Après on fera les décomptes des dégâts.

Corona virus : quand le gouvernement tourne autour du pot

Une seule mesure que le gouvernement ne veut pas prendre, parce qu’il ne veut pas assumer la responsabilité étatique et régalienne qui est la sienne, à savoir adopter les mesures d’accompagnement d’un confinement total. D’autres pays ont tenté de jouer à ce jeu, mais sont finalement revenus à des meilleurs sentiments et ont pris cette décision ultime. Au Cameroun on veut sûrement atteindre un certain nombre de contaminés avant de franchir le pas. Après on fera les décomptes des dégâts.

Appels publics des dons: le monopole et l’opacité du gouvernement

Inutile de rappeler que si les fonctionnaires n’avaient pas confondus les biens publics à leurs biens personnels, si l’enrichissement illicite n’avait pas été favorisé, si la corruption ne s’était pas érigée en mode de fonctionnement, le Cameroun n’en serai pas aujourd’hui au vu de ses richesses, à tendre le panier pour quémander de l’argent afin de soigner ses populations, que l’initiative soit privée ou pas, alors que dans d’autres pays même de niveau de développement inférieur, on sort des centaines des milliards pour mettre sur la table. Dommage qu’au Cameroun on en est à se chamailler sur qui va porter le panier pour faire la mendicité.

Figures : Victor Anomah Ngu et le Vanhivax oublié

Au lendemain de sa mort, Dr Henry Bissong l’un des membres de son équipe, disait à un journaliste, « la survie du Vanhivax est une responsabilité collective. C’est-à-dire, l’équipe laissée en place par le professeur, le gouvernement et les Camerounais ». Le Vahnivax n’a jamais été reconnu sur le plan international comme faisant partie du protocole médical contre le Sida malgré ses preuves, seulement à cause de la couleur de la peau de son inventeur. Et aujourd’hui encore, la question se pose de savoir ce que le gouvernement a fait de son côté pour valoriser la découverte de ce digne fils du pays.

Population mondiale : quand donner naissance en Afrique devient un crime

il faut bien se rendre à l’évidence que les diverses accusations sur l’Afrique, du genre « c’est le nombre de leur population qui est responsable du réchauffement climatique, ou que le sous-développement de l’Afrique est corollaire du nombre de sa population, toutes ces accusations n’ont qu’un seul but, se donner une raison pour faire ce qu’ils veulent faire. Comme le dit le proverbe africain : qui veut tuer son chien…l’accuse de rage

Corona virus : l’Afrique et le vaccin de la mort ?

La psychose créée par le corona virus prédispose désormais les populations à accepter tout ce qu’on leur proposera pour prétendre les sauver, mais il faut bien prendre garde, car on peut bien agiter le spectre de la mort pour préparer les consciences à accepter sans broncher la mort justement, présentée sous la forme d’un ange sauveur.

Corona virus, la libre contagion

C’est comme si les pouvoir publics ont désormais peur de détecter des cas positifs et ne pas savoir quoi en faire. Mais en attendant, l’honnêteté recommande que les proches des parents aujourd’hui déclarés morts de corona virus se mettent eux-mêmes en quarantaine déjà, et insistent pour être dépistés. Aucune action pour contrer le virus n’est à négliger, le danger est réel. Comme dit le proverbe, fais du reste de ta vie, le meilleur de la vie.

Cameroun : Les décrets déphasés de Paul Biya

Le redéploiement des officiers militaires dans les tribunaux militaires est-il plus important par ces temps que les mesures énergiques de lutte contre le Covid-19 ? Encore que le contenu de certains de ces décrets du chef de l’Etat laisse songeur, et soulève la question de son impact sur l’urgence de l’heure qui est la santé des populations. Le dernier décret signé le 1er avril 2020 porte ratification de la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption adoptée à Maputo au Mozambique le 11 juillet 2003. 17 ans plus tard.

Figures : Manu Dibango, Africa, indépendance où es-tu ?

L’indépendance d’esprit, la recherche de la dignité humaine, de l’âme africaine, de son autonomie, et surtout de son indépendance, sont autant de valeurs qui ont caractérisé les œuvres littéraires et musicales de Papagroove. Cet engagement est résumé une fois de plus dans la chanson Africa, dans laquelle avec une mélodie envoutante appuyée par la voix d’Alexandre Douala alias Douleur, il déplore l’incapacité du continent à se prendre en charge, lui demande de se regarder, et pose avec un regain de dépit la question : « Indépendance, où es-tu ? » Il n’avait pas encore trouvé la réponse à la question, et continuait même dans ses interviewes à plaider pour cette Afrique. Et puis subitement voilà, ça y est, il a cassé le saxo, c’est fini. C’était le 24 mars 2020, il avait 87 ans.

Corona virus : les Camerounais abandonnés à eux-mêmes

Pendant que les autres chefs d’Etat mettent les moyens en jeu pour lutter contre la pandémie et sauver leur peuple, au Cameroun on a droit aux communiqués qui demandent aux populations de cotiser pour se laver les mains. Plus intriguant encore dans le communiqué du Secrétaire des services du premier ministre, le président Paul Biya qui a l’habitude d’être large n’a même pas commencé à cotiser lui-même. Il a plutôt instruit de mettre un milliard dans le Fonds, ce qui est différent d’un don personnel du chef de l’Etat, comme c’était le cas en 2019 quand il a offert le milliard pour faciliter le départ à la Mecque des pèlerins camerounais.

Corona virus : gabegie financière en préparation

Le Cameroun, comme tous les autres pays, a été surpris par le virus certes, mais il importe d’être regardant sur la qualité et même de l’opportunité de la dépense, car en ces temps de détresse où tout est fait dans la précipitation, il y en a toujours des opportunistes qui saisissent l’occasion pour adopter des comportements de morguiers, qui profitent des malheurs des autres pour s’enrichir

Corona virus : l’Afrique en rangs dispersés

La première guerre mondiale a permis d’établir l’hégémonique américaine sur le reste du monde, la deuxième a permis de partager cette puissance entre l’Amérique et l’Europe dans une sorte d’équilibre de la terreur. Aujourd’hui, dans cette bataille contre le virus à couronne, qui a tout l’air d’être la troisième guerre mondiale, il est peut-être temps pour l’Afrique de saisir sa place dans l’ordre mondial, de refaire du continent une terre glorieuse et libre. A cet effet, le Continent a intérêt à faire bloc pour se protéger, car comme le dit l’adage, seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.

Corona virus : la chloroquine de tous les maux

Encore que dans le contexte actuel ce médicament n’est même pas supposé se trouver dans une pharmacie parce que n’ayant pas d’autorisation de se retrouver sur le territoire. Il restera dès lors au gouvernement de prendre des mesures pour que le médicament soit disponible en stock, parce qu’en la matière l’urgence se fait de plus en plus sentir, par le nombre des cas positifs qui augmentent chaque jour. En tout état de cause, chloroquine ou pas, la meilleure façon de se soigner, reste de ne pas tomber malade, en respectant les mesures barrières qui permettent de ne pas prendre le virus

Figures : Victor Fotso, sur le chemin de Hiala

L’un des conseils à la jeunesse qui peut y être retenu, c’est qu’il ne faut pas être trop regardant sur la qualité de la vie lorsqu’on se cherche encore. Fotso Victor dormait en effet dans une cuisine, sur un sol nu près du foyer à bois pendant ses premières années à Mbalmayo. Mais il a bien fini au sommet de la gloire, dans des maisons au luxe de choix. Comme indiqué dans la bible, il a su se rabaisser, pour que Dieu l’élève

Corona virus : les Camerounais et le business de la mort

Le temps de l’éveil des consciences est arrivé. Chacun peut à son niveau mettre entre parenthèses le goût du gain, car l’ennemi est commun, et surtout ne connait et respecte personne, même pas ceux qui ont déjà beaucoup amassé. Il ne servira alors à rien de se faire beaucoup d’argent sur le dos d’un virus, alors que l’on n’est pas soi-même à son abri, alors qu’il peut nous emporter à tout moment et nous contraindre à laisser derrière nous tout ce qu’on aura gagné… sur son dos

Corona virus : le danger toujours minimisé au Cameroun

Il est temps de regarder la vérité en face et cesser de jouer avec la maladie, sous quelque forme que ce soit, car pendant ce temps elle fait son petit bonhomme de chemin, dans la destruction de l’humanité. Elle a d’ailleurs emporté dans l’au-delà les derniers aires de saxo du célèbre artiste camerounais Emmanuel Ndjocke Dibango alias Manu Dibango, il est question pour chacun, non seulement de respecter le peu de mesures prises par le gouvernement, mais de ne pas hésiter à aller au-delà pour entreprendre toute action visant stopper la propagation du virus, car arrêter la contagion par le virus corona n’est pas une affaire du gouvernement, la mort étant individuelle et familiale.

Corona virus : la diaspora complice

Au Cameroun c’est l’autosuffisance qui est encore en vigueur ; ce qui a provoqué l’indignation du Professeur Eugène Sobngwi, le médecin ayant coordonné l’équipe qui a pris en charge les premiers cas de corona positifs à l’hôpital central de Yaoundé. Non seulement il a rappelé qu’il est impossible d’assurer le coût d’une prise en charge massive, mais il s’est surtout indigné en ces termes « il faut le dire sans ambages, c’est criminel de sortir d’un pays à risque et venir embrasser ses proches, les Chinois ont vaincu le corona virus en étant extrêmement rigoureux, c’est criminel de revenir d’un pays où circule la maladie et arriver chez soi sans se mettre en isolement, c’est criminel, c’est très criminel. »

Corona virus : la police jetée en pâture

. S’il est évident que le Cameroun ne dispose pas d’un effectif suffisant pour couvrir efficacement les endroits à risque, le peu d’effectif devrait être utilisé plus efficacement. Ils doivent au moins être sur le terrain non seulement protégés, mais en mesure de protéger les populations aussi. Ce qui demande de les doter d’un minimum de matériel et les préparer à l’utilisation. Ils devraient être munis des substances pour se désinfecter constamment, et être même dotés des thermo flash pour détecter des éventuels cas et les signaler pour prise en charge. Sinon, le virus, aussi dangereux et vicieux qu’il est, pourrait prendre avantage de certaines négligences, et transformer la guerre menée contre lui… en génocide de la population camerounaise.

Corona virus : des failles dans le système ?

La vigilance individuelle devrait donc être accrue. Surtout que le patron de la Santé au Cameroun a précisé le 18 mars 2020 qu’il n’existe pas jusqu’ici de traitement contre la maladie qui est hautement contagieuse, et que le vaccin si jamais il est trouvé, ne sera pas disponible avant un an ou plus. D’après lui ce sont les symptômes qui sont soignés pour les cas déclarés. Même si on en connait encore peu sur leur état réel, stationnaire, évolutif ou régressif, il est constant que les nouvelles ne sont pas bonnes. Du tout, et là se trouve tout le sens de la déclaration du président de l’Oms, pour qui l’Afrique doit se réveiller ou se préparer au pire.

Corona virus : le Cameroun essaie de s’adapter

La réalité est bien là, le corona virus est une menace, et il est plus que temps que les populations sortent de leur insouciance et qu’elles suivent le minimum de conseil, afin que chacun contribue à sauver ce qui peut l’être. Plus que jamais, la survie des uns dépend des autres, et personne dans ces conditions ne devra porter sur sa conscience la mort d’un être humain, du fait de sa négligence. En un jour le Cameroun a arrêté de respirer au figuré, chacun devra mette du sien pour que cela ne soit pas au propre.

Assemblée nationale : hantée par l’ombre de Cavayé

Contre les directives du Comité central du Rdpc lors des candidatures pour les dernières élections législatives et municipales, qui demandaient que les députés ayant déjà fait trois mandats comme député laissent la place aux nouveaux, il s’est fait investir. Et ce n’est pas une fois à l’Assemblée nationale qu’il va renoncer à son poste de président. Rien ne l’empêche certes, surtout si son parti lui refait confiance, mais il convient simplement de rappeler à la mémoire de tous…qu’il y a une vie après le pouvoir.

Corona virus : conflit de leadership, bataille religieuse et arme divine de régulation ?

Dans un climat social où penser à soi est devenu la règle, le virus nous envoie un message clair : la seule manière de nous en sortir, c’est la réciprocité, le sens de l’appartenance, la communauté, se sentir faire partie de quelque chose de plus grand, dont il faut prendre soin, et qui peut prendre soin de nous. La responsabilité partagée, sentir que de nos actions dépendent, non pas seulement notre propre sort, mais du sort des autres, de tous ceux qui nous entourent. Et que nous dépendons d’eux. Alors, si nous arrêtons la “chasse aux sorcières”, de nous demander à qui la faute et pourquoi tout ça est arrivé, pour nous interroger plutôt sur ce que nous pouvons apprendre, je crois que nous avons tous beaucoup de matière à réflexion et à agir. Parce qu’avec le cosmos et ses lois, de manière évidente, nous avons une dette excessive. Il nous le rappelle au prix fort, avec un virus. »

Chan 2020 : le Cameroun encore humilié par la Caf

C’est le lieu enfin, de rappeler à la mémoire de tous, ces premières paroles du chant de ralliement du Cameroun ou hymne national : « O Cameroun berceau de nos ancêtres, va debout et jaloux de ta liberté. Comme un soleil ton drapeau fier doit être. » On pourra tout prendre aux Camerounais, mais qu’on leur évite ce genre d’humiliation, qu’on leur laisse au moins leur fierté

Figures : André Marie Mbida, l’inconnu premier chef d’Etat camerounais

André-Marie Mbida refusa de souscrire à l’idée de parti unique et jusqu’à sa mort, le PDC refusa de s’intégrer à l’Union camerounaise et plus tard à l’Union nationale camerounaise. Il abandonna pratiquement la vie politique. Les derniers moments de sa vie furent quelque peu pénibles car faits de solitude. En 1980, il connaît une nouvelle évacuation sanitaire, mais meurt aveugle à l’âge de 63 ans, des suites de tous ces sévices, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière le 2 mai 1980 où il avait été admis deux semaines auparavant. Il fut enterré dans l’anonymat total, tout comme le sera plus tard son successeur. Un autre camerounais tombé en disgrâce au point de perdre sa vie, pour avoir simplement pensé plus à son peuple qu’aux intérêts français.

Crise sociopolitique : les médias et les Ong à sacrifier

Le thème principal retrouvé est donc la justice et la culpabilité. Quant à la morale, il ressort d’après l’analyste « que c’est le plus faible qu’on punit parce que les puissants ont la force de pouvoir le faire. Jean de la Fontaine dénonce l’hypocrisie de la justice qui n’est juste que pour les puissants mais qui suinte d’injustice pour les plus faibles. Car le renard dans cette fable plaide en faveur des puissants qui ont mangé des moutons mais diabolise un honnête âne qui a mangé de l’herbe.»

Elections partielles : reprise dans les mêmes conditions de température et de pression

Devant l’obstination de l’Etat à tenir les élections dans ces conditions, on se seraient même attendu à ce que les partis en lice, le Rdpc et le Sdf, et accessoirement le Bric, l’Udp et l’Opdc prennent leur responsabilité, mais comme dans un camp comme dans l’autre l’on veut être député à tout prix, il n’est pas impossible que des arrangements puissent se faire, les partis pourront arriver à une sorte de gentlemen agreement qui évitera que ne se reproduise cette situation de honte, pourvu que chacun tire son épingle du jeu en sauvant quelques sièges…dans l’Assemblée national

8 mars : la femme et les droits de la femme

Confier ce département ministériel à une femme était une bonne idée, car qui mieux qu’une femme peut défendre les droits de la femme, la protéger et la promouvoir ? Mais au lieu de saisir la perche, prendre les devants et dire non à ces souffrances, elles se sont une fois de plus aménagé des sièges douillets dans les tribunes pour le cérémonial, fermant les oreilles sur la mort de deux femmes gendarmes à Galim la veille, pendant que d’autres femmes se faisaient éclater les pieds en essayant de les protéger à Bamenda. Un autre 8 mars au Cameroun.

Pré carré français : l’alternance sur commande

Il est dès lors difficile de croire que cette décision de ne plus se représenter vienne de lui, il est bien possible que cela lui ait été suggéré, comme l’on dit en langage diplomatique. Au-delà donc de de l’annonce de Ouattara, on entrevoit également la France qui tient à soigner son image, en « encourageant » – et là c’est une autre expression diplomatique- autant que faire se peut, les dirigeants qui s’éternisent au pouvoir, à emprunter une voie honorable pour la sortie. Après l’exemple ivoirien, qui va suivre ?

Figures : Eboue Etongo roi Malimba, les premiers martyrs

Qui ira dire à Etongo Eboué, que les chefs traditionnels sont aujourd’hui devenus les auxiliaires de l’administration, qui ira lui dire qu’ils sont devenus friands des postes de nomination, et qu’ils se réunissent désormais pour adresser des motions de soutien aux héritiers du colon, qui irai lui dire, comme le répète souvent le chef Sokoudjou Jean Rameau de Bamendjou, que le pays est resté derrière se gâter ?

Elections des maires et adjoints : la discipline du parti à l’épreuve de la démocratie au Cameroun

, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais a pris l’habitude d’imposer des candidatures lors des sessions de plein droit, et parfois des candidats qui n’ont pas l’onction de la base et ne sont même pas connus. Dans cette pratique anti démocratique, le parti au pouvoir agite souvent le principe de la discipline du parti, qui veuille que si la hiérarchie a pris une décision, que les autres militants la respectent, même si cette décision est en contradiction avec la loi. Il faut noter en passant que cette notion de discipline du parti ne s’applique qu’aux militants de base qui doivent la respecter, parce que quand ceux-ci portent aussi leurs choix sur un militant, la hiérarchie ne se sent pas obligé d’être disciplinée en respectant ce choix, c’est ainsi que lors des élections primaires, des candidats peuvent être choisis pour conduire une liste , la hiérarchie en décide autrement sans devoir d’explication.

Drame de Ngarbuh : qui et que croire ?

Trois enquêtes donc annoncées, pour la même affaire de Ngarbuh, sans compter la première indiquée dans les communiqués du ministère délégué à la Défense, qui a permis de savoir qu’une opération menée par les militaires avait abouti à la neutralisation de 7 terroristes et à la mort accidentelle de 5 civils dont 4 enfants et une femme. Si cette information est aussi vraie que cela, à quoi serviront alors les enquêtes subséquentes ? Ou plutôt, si des enquêtes sont encore annoncées, n’est pas une raison suffisante pour mettre en doute les chiffres déjà avancées ? Il n’est pas dès lors surprenant que l’opinion soit sceptique et adopte une attitude de réserve vis-à-vis de l’information officielle.

Cameroun/France : Macron a-t-il raison sur le Cameroun

Les propos de Macron, jugés irrévérencieux par certains mais tolérés par le pouvoir sont dès lors compréhensibles. Yaoundé veut rester prudent, mais tout porte à croire que le pouvoir en place incarné par Paul Biya ne rentre plus dans les calculs de l’Elysée. Sauf que Paris tient en même temps à ses intérêts et aux accords secrets. S’il désavoue donc Paul Biya, c’est qu’il s’est déjà assuré de celui qui va le remplacer et poursuivre l’œuvre, celle de garantir ses intérêts. Qui est-ce, on ne saurait le dire pour l’instant, toujours est- il que les camerounais devraient rester prudents, car la France est bien capable de déshabiller Paul… pour habiller Pierre.

Figures : Martin Paul Samba, le nationaliste de la forêt

Aujourd’hui sa statut trône au centre-ville d’Ebolowa, presque dans l’anonymat, des milliers de personnes passent chaque jour à côté sans même oser y lever les yeux, ignorant ce qu’il représente, parce que le devoir de mémoire a été négligé, son combat a été oublié, au point où plus de 100 ans après, l’expression de la liberté peut être éhontement bafouée à quelques mètres de là, dans une ville d’Ebolowa qui devrait aujourd’hui être une véritable ville de liberté, en mémoire de ce fils du terroir qui a courageusement affronté la mort en pensant à la prochaine génération.

Problèmes camerounais : la faute au colon ?

Le même gouvernement clame pourtant une certaine souveraineté qui caractérise le Cameroun. Une souveraineté qui semble ne pas concerner les populations. Pourtant dans une démocratie, c’est le peuple qui exerce la souveraineté même sur les gouvernants, ce ne sont pas les gouvernants qui exercent la souveraineté sur le peuple. C’est le peuple qui choisit les gouvernants et non le contraire, et les gouvernants ne peuvent pas reconnaitre en ce peuple une capacité de choisir seulement au moment de solliciter leur votes, et une fois élus ou proclamés tels, ils retirent à ce même peuple cette capacité de dire leur mécontentement, et attribuent leurs revendications à des mains extérieures.

Cameroun/France : les molles réactions de Yaoundé

Au lieu d’envoyer des enfants devant l’ambassade de France et multiplier des communiqués, les Camerounais, qui sont fiers d’eux-mêmes, se seraient attendus à ce que Yaoundé convoque l’ambassadeur de France au Cameroun dès lundi matin au ministère des Relations extérieures ou à la Présidence de la république, pour lui signifier le mécontentement de toute la nation. Voilà des actes de souveraineté, que posent des Etats souverains. L’écrivain nigérian disait : « le tigre ne proclame pas sa tigritude, il attrape sa proie et la mange. » A plus forte raison un lion…

Cameroun/France : l’élève et le maître

Tout laisse ainsi croire que des mesures de libération prises jusqu’ici n’étaient pas dictées par une volonté réelle de décrisper l’atmosphère, mais étaient plutôt des « sollicitations émanant d’amis anciens et sûrs ». Il est donc logique qu’elles ne soient pas souvent cohérentes. Vivement que les gouvernants fassent montre de la souveraineté qu’ils réclament à cor et à cri, et trouvent des solutions camerounaises aux problèmes camerounais, et non plus des réponses venues d’ailleurs, que ce soit en cédant à la pression d’un maître, ou en accédant « aux sollicitations émanant d’amis anciens et sûrs.»

Crise anglophone : l’indifférence complice des francophones

Individualiste, égoïste, hostile envers l’humanité, voilà ce qui décrit bien cette population qui regarde sans rien faire les souffrances des autres, même pas s’émouvoir un instant. Le drame de Ngarbuh est venu rappeler pourtant que le danger plane toujours au-dessus de tous, et il serait illusoire de penser que ça se passe ailleurs, que l’on est bien éloigné de cela. Quand le feu brûle chez le voisin il est sage de l’aider à éteindre, car le vent peut emporter la flamme chez soi. Il est désormais urgent pour chaque Camerounais de se poser la question de savoir ce qu’il a fait de concret, ne serait-ce que pour marquer sa désapprobation par rapport cette guerre horrible, sinon il rentre dans la catégorie d’égoïste que décrivait le philosophe.

Ngarbuh : le carnage de trop

Et si une guerre ne profite ni à l’Etat ni au peuple populations, et décime plutôt des populations, civiles ou militaires, pourquoi ne pas l’arrêter. L’histoire nous renseigne qu’il y a toujours les moyens d’arrêter une guerre, à condition de le vouloir. Le Gouvernement devrait comprendre qu’il n’y a jamais de gagnants dans une guerre, comprendre surtout qu’un pays ne gagne pas une guerre contre son peuple, et qu’il y a des situations dans la vie où comme dit le proverbe, un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès.

Communes : le règne des administrateurs

En tout état de cause, il convient simplement de rappeler que suivant les dispositions de l’article 3 du décret sus évoqué « (1) Le gouverneur et le préfet sont dans la région et le département, respectivement, représentants du président de la République, du gouvernement et de chacun des ministres. (2) Le sous-préfet est dans l’arrondissement, le représentant du gouvernement et de chacun des ministres. » Il est important que ces autorités administratives gardent bien cela à l’esprit, et se disent bien chaque fois qu’ils posent un acte, que c’est le président de la République qui est en train d’agir ainsi.

Scrutin de 2020 : élus, et après

Comme un député qui restera impuissant dans une Assemblée dominée par le Rdpc, le maire, doté d’aussi bonnes intentions que l’on puisse imaginer restera impuissant devant l’administration, à l’état actuel des lois. Comme quoi, le poste de député ou maire dans ces conditions ne permettra qu’à quelques individus d’améliorer leurs trains de vie, quant aux populations sur lesquelles ils se sont appuyés pour y arriver, il est simplement temps de se rappeler la maxime selon laquelle en politique, les promesses n’engagent que ceux…qui y croient.

Elections 2020 : et si elles permettaient de faire un diagnostic

Tout ce qui est relevé jusqu’ici n’est qu’un constat de surface, le problème étant désormais plus profond qu’on ne l’imagine. C’est ici que les éminents docteurs, professeurs et autres experts devraient entrer en jeu. Les départements de sciences politiques et des sciences humaines des universités d’Etat et même privées, devront se saisir du cas Cameroun en ce qui concerne le comportement des populations face aux élections, et fournir des analyses aussi profondes que le problème, assorties bien sûr des propositions, les vraies. En attendant, un dernier constat de Dieudonné Essomba est implacable : « ce qu’on reproche au régime de Biya est justement là : paralyser les Camerounais avec une idéologie asséchante de l’unité nationale qui, in fine, se résume en la création d’une bureaucratie parasitaire qui ponctionne les maigres ressources de la nation pour alimenter un train de vie somptuaire tout en prétendant développer le pays. »

Figures : Paul Biya, l’espoir de 1982

Pourquoi toujours dire que tout va bien quand tout le monde voit que rien ne va ? A qui veut-on plaire, à soi-même ou à un autre ? Qui a dit qu’en mettant de la peinture sur du fer rouillé, cela faisait disparaitre de la rouille à l’intérieur ? Au contraire, la rouille qui est désormais masquée, ronge davantage le fer en toute quiétude, et l’édifice s’écroule lentement mais sûrement. Dans d’autres pays, l’on voit des membres du gouvernement faire l’analyse froide de la situation, tirer les conséquences d’un échec et démissionner au besoin. Au Cameroun un membre du gouvernement dit en riant que ce sont les choses des blancs, comme si le noir était un sous homme, incapable d’avoir une conscience, ou de prendre conscience de son échec et tirer les conséquences

Gouvernance : le mensonge d’Etat

Pourquoi toujours dire que tout va bien quand tout le monde voit que rien ne va ? A qui veut-on plaire, à soi-même ou à un autre ? Qui a dit qu’en mettant de la peinture sur du fer rouillé, cela faisait disparaitre de la rouille à l’intérieur ? Au contraire, la rouille qui est désormais masquée, ronge davantage le fer en toute quiétude, et l’édifice s’écroule lentement mais sûrement. Dans d’autres pays, l’on voit des membres du gouvernement faire l’analyse froide de la situation, tirer les conséquences d’un échec et démissionner au besoin. Au Cameroun un membre du gouvernement dit en riant que ce sont les choses des blancs, comme si le noir était un sous homme, incapable d’avoir une conscience, ou de prendre conscience de son échec et tirer les conséquences

Cameroun : pourquoi la jeunesse est noyée dans l’alcool

L’écrivain Jean Jacques Rousseau disait que « l’homme nait bon, c’est la société qui le corrompt », comme pour dire que l’homme est le produit de la société qui le façonne. Et la société camerounaise ressemble aujourd’hui à un océan d’alcool dans lequel la population est noyée, et la jeunesse davantage. Appel urgent au sauvetage donc. Paul Biya a conclu son message du 10 février 2020 en ces termes « Mes chers compatriotes, pour le bien de notre pays, j’ai besoin de vous ». Mais l’autre question est de savoir si pour le bien de ce même pays, la jeunesse a encore besoin de lui

Nation : ce qu’est devenu le Cameroun d’après le chef Sokoudjou

Pour ma part, j’ai vu et je continue à voir. J’ai vu ceux qui partaient, j’ai vu ceux qui revenaient. Ils m’ont menacé et torturé, j’ai mangé les cacas pour ce pays, je n’ai jamais désespéré et jusqu’aujourd’hui je ne désespère pas. Je prie les Dieux de ce pays, je prie mes ancêtres afin qu’ils touchent le cœur de tous ceux qui sont habités par des mauvais esprits de méchanceté afin qu’ils comprennent que le Cameroun est au-dessus de leurs calculs et intérêts, que nous passerons tous mais que le Cameroun restera et qu’il est urgent que chacun se concerte avec son cœur afin que nous pensons un nouveau Cameroun que nous transmettrons aux générations futures.

Figures : Daniel Kemajou, un Paysan Indépendant à l’Assemblée

A l’Assemblée nationale aujourd’hui, l’espèce Kemajou est une espèce en voie de disparition, si elle n’a pas encore disparu. La chambre est devenue un passoir à gros trous, un lieu de sommeil pour d’autres ou simplement un applaudimètre, où la majorité obèse du parti au pouvoir est incapable de s’opposer à une loi émanant du gouvernement, plus incapable encore de proposer une autre. Mais dans le contexte actuel, le peuple camerounais a plus que jamais besoin des Daniel Kemajou à l’Assemblée nationale. Et à voir comment les candidats à aux législatives du 9 février 2020 évitent même les simples débats entre eux dans les médias, il y a de quoi craindre.

Corruption : la résistance

Les résultats obtenus depuis le lancement de l’opération épervier montrent jusqu’ici que ni le Tribunal criminel spécial, ni la Conac, encore moins l’Agence nationale d’investigation financière ou le Contrôle Supérieur de l’Etat, aucun organe ne peut efficacement lutter contre la corruption si elle reste profondément ancrée dans les faits et gestes, collée à la peau. Hysacam ne rendra jamais un quartier propre tant que les populations elles même n’intègrent pas la notion de la gestion des ordures, pour prendre un exemple. Tant que la corruption reste dans l’Adn des Camerounais, même Dieu ne pourra rien. Comme cela avait été le cas pour Judas Iscariot.

Dette intérieure : quand l’Etat travaille pour la faillite des entreprises

La troisième curiosité c‘est que cette somme est bien minime comparée au montant de la somme que les Pme, Pmi et multinationales réclament à l’Etat. En juin 2018, le Groupement inter patronal du Cameroun s’inquiétait déjà du niveau de la dette intérieure, notamment l’argent dû aux prestataires de l’Etat, et notait que la dette s’était aggravée de 13,5% entre mars 2017 et mars 2018, pour se situer à cette période à près de 750 milliards. Depuis lors elle n’a cessé de croître, et était évalué en 2019 à 1300 milliards de francs Cfa. Au cours de cette année l’Etat a annoncé avoir payé près de 759 milliards et promettait de payer 540 milliards de FCFA en 2020. C’est dire que le chemin est encore long pour beaucoup de prestataires qui attendent d’être payés, et entretemps des entreprises peinent, et d’autres sont simplement au bord du gouffre, parmi lesquelles le distributeur de l’énergie électrique Enéo.

Cameroun : l’enseignant définitivement piétiné

En quoi ceux qui ont versé des eaux et gaz lacrymogènes sur les enseignants aujourd’hui sont-ils différents du rejeton criminel du lycée de Nkolbisson? Parmi ces enseignants je suis sûr, il y en avait qui enseignent depuis au minimum 20 ans. Parmi ces policiers et gendarmes je suis sûr il y en avait qui ont moins de 30 ans. Autrement dit, les élèves d’hier qui bombardent de gaz lacrymogènes leurs enseignants d’hier. Leur cas est à mon avis plus grave que celui du rejeton criminel de Nkolbisson, puisque le gendarme et policier protecteur ont commis un crime avec préméditation contre des enseignants marchant ou couchés mains nues.

Campagne électorale : le flou autour du financement

Et le fait qu’aucun parti politique n’est jusqu’ici réclamé la mise sur pied de cette commission de contrôle de l’argent de la campagne montre qu’ils sont tous complice de la situation, l’opinion comprend une fois de plus que là encore, le pouvoir et les partis politiques se paient sur leur tête. Dans une entente délictueuse, ils ont institué toute une mafia autour de cet argent de la campagne, un cafouillage dans lequel chacune des deux parties tire son épingle du jeu.

Economie : quand les impôts jouent avec le patronat

La guerre éternelle entre les impôts et les opérateurs économique connait une nouvelle phase, avec le patronat qui accuse le directeur des impôts de jouer contre l’économie et ramer à contre-courant de la volonté présidentielle. Mais au fond les deux parties se connaissent bien, dans marché de dupes où personne ne veut se laisser duper

Figures : Adamou Ndam Njoya, symbole de la morale à l’école

Pour revenir au quotidien, à ce qui se passe autour de nous, les gestes de rébellion, de refus de se conformer à la moindre règle, le défi permanant de la loi par le citoyen lambda est devenu un réflexe, un geste automatique posé avant même de se rendre compte parfois que l’on vient de traverser une borne. Tout cela parce qu’il ne sait plus dans quelle direction va la société, et le mental est désormais conditionné par le désordre, qui est si perceptible autour de nous. Tout le monde crie pourtant au changement, à l’amélioration des conditions de vie, mais dans les comportements quotidiens, tout semble indiquer que la majorité des Camerounais n’est prête à suivre ce changement à adoptant des comportements positifs.

Cameroun : la société et le réflexe de l’anormal

Pour revenir au quotidien, à ce qui se passe autour de nous, les gestes de rébellion, de refus de se conformer à la moindre règle, le défi permanant de la loi par le citoyen lambda est devenu un réflexe, un geste automatique posé avant même de se rendre compte parfois que l’on vient de traverser une borne. Tout cela parce qu’il ne sait plus dans quelle direction va la société, et le mental est désormais conditionné par le désordre, qui est si perceptible autour de nous. Tout le monde crie pourtant au changement, à l’amélioration des conditions de vie, mais dans les comportements quotidiens, tout semble indiquer que la majorité des Camerounais n’est prête à suivre ce changement à adoptant des comportements positifs.

Enseignement secondaire: le calvaire des intégrations

Njomi Tchakounté Boris Kevin est en définitive une victime, non pas de la violence en milieu scolaire, mais d’un système gouvernant rouillé et grippé par la corruption, qui a transformé l’administration en un monstre froid qui broie et dévore sans pitié ses fils et filles. Un système dans lequel quand un jeune sort d’une école de formation d’enseignant, au lieu de voir que ses problèmes se sont évanoui, rentre plutôt dans un labyrinthe duquel il ressort difficilement, et parfois pas du tout

Cameroun : la santé est malade

Le malaise est profond en somme, dans le secteur de la santé au Cameroun, et les récents évènements survenus, en plus de coûter la vie aux populations risquent aussi d’être préjudiciables pour un pays qui se démène pour offrir une bonne image à l’extérieur et rassurer la Confédération africaine de football de sa capacité à accueillir la Coupe d’Afrique des Nations et en assurer toutes les exigences. Bafoussam est l’une des villes hôtes de la compétition désormais prévue pour le début de l’année 2021, et il n’est pas bon d’entendre qu’une fracture, fusse-t-elle de l’humérus confondue au fémur, ne puisse pas être efficacement prise en charge sur place. Et Au-delà des compétitions, les populations méritent que les institutions sanitaires soient mises à niveau pour elles aussi.

Mœurs : La société camerounaise en crise

Les lois sont piétinées sous la barbe de ceux qui sont supposés les faire respecter, si ce n’est par eux-mêmes. En définitive, du sommet à la base, les contres valeurs sont bien installées, et il n’est pas étonnant qu’elles se manifestent de temps en temps par la violence des enfants à l’école ou en dehors. Un élève peut poignarder son enseignant sans gêne, une fille peut mettre fin à la vie d’un jeune garçon parce qu’il a osé lui dire « je ne t’aime plus ». Tout cela est normal sous un regard froid et lucide. C’est toute une refonte de la société camerounaise qui s’impose, car on ne peut semer et entretenir du piment, et espérer récolter des pommes

Figures : Ernest Ouandié et la responsabilité de l’histoire

On voit que le français avait fini de donner des instructions et s’était mis en retrait pour voir l’exécution. Et il n’attendit pas longtemps. Ernest Ouandié fut extrait de la cellule pour Bafoussam ou il sera exécuté. Pourquoi Bafoussam, son secrétaire particulier Mathieu Njassep, encore vivant pense que c’était sans doute pour envoyer un message aux originaires de la région de l’Ouest, majoritairement engagés dans la lutte de revendication. Si Ouandié a été réhabilité 20 ans plus tard, c’est dire que son combat, quoique saboté pour des raisons politiques était noble, et c’est convaincu de cela qu’il répondait à ceux qui pensaient lui faire des faveurs en le graciant, qu’il prenait ses responsabilités devant l’histoire, et invitait les autres à faire de même. Une recommandation qui est encore plus que d’actualité aujourd’hui.

Elections 2020 : le pouvoir en guerre contre lui-même

Le pouvoir se prépare pour une élection comme l’on se prépare pour aller en guerre, une guerre non seulement contre les fauteurs de troubles mais aussi contre le boycott. Mais à bien y regarder, c’est contre lui-même que le pouvoir se prépare à aller en guerre, parce que c’est bien lui le premier à avoir organisé le boycott de ces élections, en laissant pourrir une situation qui aurait dû être maîtrisée aux premières heures, en niant l’existence d’une crise aussi visible que le nez sur le visage, en trouvant des solutions inappropriées aux problèmes existants.

Friperie : quand l’Afrique y laisse sa dignité

En définitive, au-delà de la pollution de l’environnement et du désastre sur le plan sanitaire, les tonnes de déchets qui sont déversés en Afrique et au Cameroun chaque jour soulèvent aussi un problème de dignité humaine. Ce n’est pas parce que les occidentaux ont traité le noir d’être un homme de seconde zone, qu’il doit se contenter des effets de seconde main, car un proverbe camerounais dit que quand l’on vous appelle porc, ce n’est pas une raison pour vous avancer dans la porcherie.

Elections 2020 : quand Le Sdf envoie ses militants du NoSo à la potence

En tout état de cause, le Sdf se trouve aujourd’hui face à lui-même, et face à ses responsabilités. Son obstination à aller aux élections dans des conditions de sécurité que le parti lui-même dénonce comme dégradées laisse songeur, pour une formation qui avait placé l’intérêt du peuple au centre de ses préoccupations à la naissance. Et on a vu ce parti boycotter les élections locales en 1992 pour une simple histoire de code électoral jugé mauvais, mais qui 28 ans plus tard, s’apprête participer aux mêmes élections non seulement avec le même code électoral, mais avec en prime des vies humaines menacées. De là à se demander à qui profite ces élections.

Figures : Cyrus Ngo’o et l’autonomie du Port de Douala

Quoiqu’on dise, Cyrus Ngo’o a décidé de reprendre la véranda de sa maison et la confier à l’un de ses fils pour la gérer comme parking, quitte à ce que ce fils dilapide les rentrées, que de la laisser à un locataire qui fait un chiffre d’affaire de 100 000 par jour, et est incapable de payer même les 5000 promis par mois. On appelle cela un marché de dupe, auquel il fallait bien mettre fin. Et la providence a voulu que cela arrive, avec à la tête du Port Cyrus Ngo’o. A tout seigneur tout honneur, et si jamais pour des raisons politiques le processus de reprise en main de son destin au Port autonome de Douala n’aboutissait pas, il lui reviendrait au moins le mérite d’avoir essayé.

Elections locales 2020 : le pouvoir envoie les électeurs dans le NoSo

Mais si la question est ainsi réglée par le Code électoral sur le plan légal, il subsiste le problème de la légitimité. Ces hommes en détachement vont ainsi voter des hommes et femmes qu’ils ne connaissent pas, et qu’ils n’ont sûrement pas besoin de connaître. Après leur mission, ils reprendront le chemin retour, et laisseront derrière eux des conseillers et députés locaux élus par des étrangers, ou plutôt, pour emprunter au langage des faiseurs de loi au Cameroun, des autochtones élus par des allogènes. Mais tout cela ne compte pas, ce qui est important pour le pouvoir, c’est de montrer aux yeux du monde au lendemain du 09 février 2020 qu’il y a eu élection

Chantiers routiers : les financements au feu rouge

La première phase de l’autoroute Yaoundé-Douala longue de 60 km, débutée il y a 5 ans le 13 octobre 2014 plus précisément, est désormais programmée pour s’achever le 31 décembre 2020, après deux prolongations du délai de 12 et 14,5 mois. Si cette première phase est livrée à cette nouvelle date que donne le ministre, cela fera 6 ans pour construire 60 km d’autoroute. Sachant que la longueur totale de l’autoroute qui va relier les deux capitales est de 240 km, il faudra à ce rythme 24 ans pour la livrer.

Nouvel an : le chef Sokoudjou et le rêve pour le Cameroun

Un Cameroun où les dirigeants prennent conscience et parlent au peuple avec moins d’orgueil, moins de mépris et d’arrogance, où on aura à faire a un gouvernement d’administration publique et non plus à un gouvernement de puissance publique ou tout se résume à la violence, à l’intimidation, à la force et à l’humiliation. Un Cameroun où tous auront droit au partage du fruit de la sueur de nos fronts et non un pays où les uns mangent et invitent les autres à aller chier.

Cameroun : le prélat et l’argent du pouvoir

Le Cameroun étant un pays laïc avec au moins trois confessions religieuses classiques connues, à savoir les catholiques, l’église évangélique et l’islam, on voudrait bien croire que la magnanimité annuelle du chef de l’Etat ne se limite pas chez les catholiques, au risque d’instaurer l’apartheid au sein de ces confessions religieuses. Cette générosité devrait s’étendre chez les protestants et les Imans, dans le cas contraire ils seront en droit de la réclamer aussi.

Discours à la nation : une moquerie de plus

Ailleurs les pays modifient des lois pour naturaliser des étrangers et exploiter leurs compétences, au Cameroun le gouvernement préfère garder une loi vielle de 52 ans pour maintenir hors du territoire des compétences nationales. Et comme par ironie, le 37eme message de fin d’année à la nation s’achève ainsi : « faisons ensemble du Cameroun une terre de grandes opportunités de développement économique et social, dans la paix et l’unité. » D’où la première question de l’année, comment peut-on vouloir faire ensemble, en tenant les autres à l’écart?

Résolutions 2020 : Que peut faire le citoyen lambda ?

Il est plus que temps pour chacun de faire un arrêt en cette fin d’année, et se poser la question de savoir : quelle est ma part de responsabilité dans la situation actuelle du Cameroun. Aujourd’hui plus que jamais, les Camerounais sont interpelés par cette phrase prononcée le 20 janvier 1961 par le 35 eme président des Etats Unis John Fitzgerald Kennedy, dans un discours inaugural, « Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays. »

Crise anglophone : 2019, on a beaucoup avancé sur place

Les dernières défections des candidats aux élections législatives et municipales de février 2020, y compris dans le parti au pouvoir pour des raisons d’insécurité, sont indicatrices de ce que la sérénité est loin d’être revenue dans ces zones. Et le Cameroun entame dans quelques heures une quatrième année, avec une guerre dont la résolution tient à un décret, avec le triste constat qu’en 2019, au sujet de cette résolution, le gouvernement aura beaucoup avancé…sur place.

Langues officielles : l’anglais, le souffre-douleur du gouvernement

Si le système gouvernant avait été regardant sur cette disposition constitutionnelle, on ne serait pas aujourd’hui à refaire une loi qui dans l’ensemble dit exactement la même chose que ce qui est déjà dans la Constitution. Après la commission du bilinguisme et du multiculturalisme, le texte portant sur la promotion des langues officielles du Cameroun est juste une autre vaine tentative de rattraper les erreurs du passé.

Noël : Jésus, naissance fêtée, œuvres ignorées

Mais ce Jésus-là très peu le connaisse, on se rappelle juste le jour où il est supposé être né, et au prétexte de cette naissance l’on s’adonne aujourd’hui à toutes les dérives, reléguant au second plan les enseignements qu’il a prodigué après cette naissance, et qu’il avait l’habitude de conclure en disant « que celui qui a des oreilles…qu’il entende »

Fin d’année : festins au sommet sur la misère du peuple

La République a même déjà commencé à fêter, sur la misère du peuple. Dans les artères de certaines grandes villes, Les jeux de lumières sont déjà installés sur des routes crevassées ornées par des ordures. Les feux d’artifices se préparent de partout dans le pays à coups de centaines de millions, le 31 décembre de l’alcool va couler à flot dans les résidences officielles des gouvernants lors du réveillon de fin d’année, même si à quelques mètres de là, à l’entrée de l’hôpital, un malade sera en train de mourir faute de dialyse.

Statut : la double nationalité à tête chercheuse

On ne peut empêcher un Camerounais de postuler à un poste électif pour servir son pays au prétexte de la double nationalité, alors que dans le même temps on ferme les yeux sur d’autres qui exercent les mêmes fonctions et même plus, avec le même statut. Encore que cela ne fait du mal à personne que cette disposition légale soit purement et simplement abrogée, car tout Etat moderne adapte ses lois à l’évolution.

Enseignement supérieur : l’autre hideux visage des recrutements

L’université qui est la vitrine d’un pays en matière de recherche et de développement, est devenue pour le Cameroun plutôt un objet de ridicule, où dans les méthodes de gestion, la science semble avoir laissé place à de l’inconscience, d’où on peut sortir avec un des diplômes les plus élevés comme le doctorat, et n’avoir quelques années plus tard d’autre issue que de se donner la mort.

Figures : Kadhafi, le guide abattu en plein vol

8 ans après son assassinat, le Libye est devenue un champ de guerre, un pays ingouvernable. Les populations vivent désormais sous la terreur, pendant que le sous-sol est tranquillement pillé. Ils ont beau qualifier Kadhafi de dictateur selon leur conception, l’Afrique retiendra que l’un de ses guides a été abattu en plein vol, quand il essayait de conduire le peuple vers la terre promise,

Gouvernance locale : autochtonie et graine de tribalisme (2)

Cette loi a été adoptée dans un contexte où le gouvernement dit mener une campagne contre les discours haineux et le tribalisme, mais la présence dans le projet de loi portant code général des collectivités territoriales décentralisées des termes qui incitent au rejet, vient diluer cette intention. Il reste à espérer que les députés, pour une fois, comprendront les enjeux du vivre ensemble et extirperont de cette loi toutes les germes de la division,

Gouvernance locale : autochtonie et graine tribale (1)

D’après le document du Bit, « à la lumière des critères d’identification contenus dans la convention n° 169 de l’Oit et du rapport de la Commission africaine sur les populations/communautés autochtones, les groupes qui peuvent être considérés comme autochtones au Cameroun sont les éleveurs Bororos et les chasseurs-cueilleurs encore appelés peuples des forêts ou vulgairement « Pygmées ». Les Bororos sont présents sur tout le territoire camerounais, mais se trouvent en plus grand nombre dans les régions de l’Ouest, de l’Est, du Nord-Ouest et dans le septentrion. Les peuples de la forêt quant à eux sont les Baka, les Bakola ou Bagyéli et les Bedzang. Ils sont ainsi appelés parce qu’ils sont les habitants originels des forêts du Cameroun.

Décentralisation : le serpent de mer du pouvoir

La convocation de la session extraordinaire de l’Assemblée le 13 décembre 2019 a laissé croire que l’on pouvait avoir quelque chose de concret pour la bonne tenue des élections locales annoncées pour le 9 février 2020, mais voilà que l’on sert au Camerounais un autre texte de loi sur la décentralisation. Un de trop, ou un de plus ? Le projet de loi portant Code général des collectivités territoriales décentralisées puisqu’il s’agit de ça, est la nouvelle pièce de distraction trouvée par le pouvoir pour gagner encore du temps.

Gouvernance : l’influence de l’impérialisme (4) Les reliques

Il a commencé par venir sur les côtes africaines prendre les Noirs pour aller en faire des esclaves dans des champs de canne à sucre en Amérique, ensuite il a édicté le Code Noir pour dire que ces esclaves étaient des sou hommes, il a qualifié le continent africain de tiers monde, il a écrit la charte de l’impérialisme pour venir le dominer, il est allé à la conférence de Berlin pour le diviser et le coloniser, après les luttes d’indépendance il est parti par la porte mais est revenu de plus fort par la fenêtre, et encore aujourd’hui il continue de dire au noir ce qu’il doit faire

Figures : Rudolf Duala Manga Bell, la résistance des premières heures

Et comme l’avait prédit le combattant de la liberté, l’Allemagne perdra la main sur le Cameroun 4 ans plus tard, en 1918, à la fin de la première guerre mondiale. La Société des nations (Sdn) nouvellement mise sur pied place le pays sous la double tutelle française et anglaise, lesquelles puissances qui, en application de la charte de l’impérialisme ont fait leur chasse gardée, sur laquelle elles gardent encore leurs mains invisibles

Gouvernance : l’influence de l’impérialisme (2) : Le Code noir

Mais il n’était pas question d’abolir l’esclavage et rester les mains croisées. Il fallait aller directement annexer le continent d’où venaient ces nègres moins que rien. S’ils n’ont pas le droit d’avoir un nom, combien de fois posséder une terre. Avant d’adopter le décret d’abolition, les Occidentaux prirent donc soin d’élaborer la charte de l’impérialisme, document guide de la partition de l’Afrique, qui sera discutée en profondeur au cours de la Conférence de Berlin, au pendant laquelle le Continent tel un gâteau d’anniversaire, sera partagé entre les convives.

Budget 2020 : les besoins ont- ils baissé ?

C’est dans un environnement des affaires de plus en plus rude que le budget va passer, avec des grand discours, et tout le long de l’année les grandes théories seront développées pour dire comment il est mis en œuvre avec efficacité. Mais à la fin de l’année, comme d’habite, les conditions de vie se seront dégradées un peu plus

Figures : Roger Milla, le Lion modeste

A l’image de son succès, ce stade est aussi parmi les infrastructures de la Can, celui qui est le plus avancé en termes de finition. Il reste à la patrie reconnaissante, d’inscrire au fronton de ce joyau, le nom de Roger Albert Mooh Miller, pour un hommage bien mérité à l’homme…de son vivant

Justice populaire : Nkongmondo ou l’autre expression du trop plein

Les membres du gouvernement peuvent aussi faire des sorties pour s’indigner de la recrudescence de ce phénomène, et proférer également des menaces vis-à-vis de ceux qui le perpétuent. Au-delà, le gouvernement devrait rassurer les populations, qu’elles n’ont plus besoin de se rendre justice, parce qu’en définitive, dans un état de droit, force doit revenir à la loi, et surtout quand elle connait la même application pour tous.

Elections locales : ira, ira pas

Les partis politiques qui posaient des conditions pour leur participation ont reçu la réponse de la part du gouvernement à travers divers actes posées le 2 décembre. Logiquement ces partis ne devraient pas participer aux élections. Mais en politique y a-t-il de logique ?

Législatives et municipales 2013 : le renouvellement de tous les problèmes

Les trois diplomates du Palais de l’Unité, les menaces réelles et éventuelles de boycott vont-ils faire plier le régime ? la question reste posée, mais en attendant il est permis de constater que le renouvellement des conseillers municipaux et des députés élus en 2013 est devenu un véritable casse-tête chinois pour le président Paul Biya. Après deux prorogations de leurs mandats, l’organisation de l’élection s’avère toujours être une patate chaude, et aucun gang ne semble aider à la tenir.

Figures : Sadou Hayatou, l’homme du premier dialogue

Modèle de discipline et de loyauté, il est l’un des rares fonctionnaires à la carrière exemplaire, qui est entré dans l’administration à 22 ans et a gravi tous les échelons jusqu’au poste de Premier ministre sans se faire épingler par des casseroles qu’il aurait éventuellement laissées trainer derrière lui. Et surtout, à seulement 66 ans, il a su céder la place aux autres, sans vouloir faire ombrage aux jeunes en cherchant à se reconvertir dans des fonctions honorifiques de maire, député ou sénateurs.

Elections locales 2020 : Un boycott pour l’intérêt supérieur de la nation ?

L’annonce est apparue surprenante pour certains, irréfléchie pour d’autres, attendue et à saluer pour une troisième catégorie, et enfin comme une expression de faiblesse et de panique face à l’échec pour les tenants d’un dernier courant, qui estiment que le parti n’a pas été en mesure de présenter des candidats. Mais au-delà des opinions, les faits soulevés pour justifier le retrait de la course restent constants, à savoir la réforme du Code électoral et l’instauration d’un climat de paix dans les régions du Nord- Ouest et du Sud-Ouest. coloniale comme l’a reconnu le président Paul Biya lui-même récemment en parole. Il ne tient qu’à lui de le reconnaitre dans les actes en évitant au pays une autre honte d’une mascarade d’élections, dans des arrondissements où ils ne restent plus que des arbres, pour accueillir les nouveaux sous-préfets

Elections locales 2020 : le Nord-Ouest et le Sud-Ouest en marge

ces deux régions n’avaient pas attendu le grand dialogue national pour acquérir un statut spécial, ils l’ont depuis la période coloniale comme l’a reconnu le président Paul Biya lui-même récemment en parole. Il ne tient qu’à lui de le reconnaitre dans les actes en évitant au pays une autre honte d’une mascarade d’élections, dans des arrondissements où ils ne restent plus que des arbres, pour accueillir les nouveaux sous-préfets

Elections locales : La jeunesse face à son destin

C’est aussi de la responsabilité de la jeunesse de rejeter ces discours et refuser d’être des éternels valets, garçons ou filles de course. Les jeunes doivent cesser d’être ceux devant qui l’on agite un poste ou un emploi qu’ils devaient normalement occuper comme un avantage, pour lequel ils sont même soumis au chantage des promotions canapé ou de parrainage dans des cercles. Les Urnes offrent une opportunité à saisir.

Forum de Paris : Paul Biya et le voyage de trop en Europe

toutes ces images laissent croire que le président Français a voulu à tout prix faire sortir l’homme du 6 novembre 1982 de la maison, juste pour que le monde entier voient comment sa diaspora perturbe ses séjours à l’étranger, et se rendent surtout compte de l’effet que le poids de l’âge a déjà fait sur lui. A quelle fin, peut-on se demander ?

Hommages de la nation : les deuils nationaux à tête chercheuse

Le pouvoir de Yaoundé, après ces agissements, va feindre d’être surpris qu’il y a des Camerounais qui se plaignent d’être marginalisés, délaissés, mis à part, et y trouver des mains ennemies qui veulent déstabiliser le Cameroun. Alors que ses actes quotidiens concourent justement à renforcer les clivages et laisser voir au Camerounais que, comme le dit l’artiste ivoirien, les moutons marchent ensemble… mais n’ont pas le même prix.

Bilan des 37 ans de pouvoir : l’auto flagellation du Rdpc

Quand il faut utiliser les populations comme du bétail électoral, ils s’en gargarisent et brandissent partout que l’Extrême Nord est le vivier électoral du parti au pouvoir, que personne ne peut gagner les élections au Cameroun s’il ne gagne dans cette région. Mais quand vient l’heure d’assurer à cette même population le droit le plus élémentaire, le droit à l’éducation, ils trouvent que le Septentrion fabrique trop d’enfants.

Aide aux sinistrés : les actions discriminatoires de Paul Biya

Et si le président de la république peut toujours intervenir souverainement à tout moment de par ses prérogatives et en fonction des urgences, ces interventions devraient veiller à ne pas laisser croire qu’une vie humaine est plus chère dans un coin du pays que dans l’autre, qu’une maison détruite ou à détruire ici vaut plus que celle qui doit subir le même sort ailleurs.